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vendredi, 21 octobre 2011

Le Secret du bonheur

Comptez vos petits bonheurs quotidiens !

Les Français sont les champions du monde de la mauvaise humeur, dit-on.

Et si on renversait la vapeur ?

Et si au lieu de râler, on comptait tous les petits plaisirs du quotidien en étant reconnaissant de leur existence ?

C’est en tout cas une clé importante du bien-être physique et psychologique, preuves scientifiques à l’appui.

Il existe de nombreuses études sur les bénéfices du sentiment de gratitude sur la santé et la longévité.

La gratitude aide notamment à lutter contre la dépression ainsi que le montre une synthèse d’études récente (1). Difficile néanmoins de comprendre par quels mécanismes la gratitude est liée au bonheur et au bien-être. Pour élucider ce mystère, deux chercheurs américains, Robert A. Emmons et Michael E. McCullough ont tenté trois expériences (2).

Dans la première et la seconde, plus de 300 étudiants en psychologie ont soit fait la liste des choses vécues ou ressenties pour lesquelles ils se sentaient reconnaissants, soit celle des tracas qu’ils avaient rencontrés, ou encore celle des événements qui avaient selon eux eu un impact sur leur vie. Parallèlement, ils rapportaient leur humeur, leur activité sportive et leurs éventuels symptômes physiques. Les rapports étaient hebdomadaires dans la première étude (9 semaines en tout), quotidiens dans la seconde (sur deux semaines).

Dans la dernière expérience, 65 personnes souffrant de maladie neuro-musculaire ont noté quotidiennement (pendant 21 jours) leur humeur, leur activité physique et leur état de santé. 33 d’entre elles ont aussi fait la liste des événements pour lesquels elles ressentaient de la gratitude, de leurs petits bonheurs quotidiens.

Résultats : dans les trois expériences, ce sont les personnes qui listaient les événements pour lesquels elles se sentaient reconnaissantes qui ont montré le meilleur niveau de bien-être. Prendre conscience des petits événements positifs que l’on vit chaque jour entraîne ainsi des bénéfices émotionnels et interpersonnels non négligeables.

Réjouissons-nous et remplissons toujours le verre de notre gratitude (celui qui est à moitié plein, pas celui à moitié vide).

Pour cela, vous pouvez lister régulièrement les événements, les personnes, les ambiances qui vous emplissent de joie ou vous donnent envie de remercier la vie. Ou pensez-y quand vous vous lavez les dents par exemple ! Vous pouvez aussi suivre la méthode proposée par Emmanuel Pascal dans « Les 3 émotions qui guérissent ».

A la clé : une meilleure qualité de relations avec les autres, un mieux être évident, une humeur au beau fixe… et, bien sûr, une meilleure santé.

Sources:  lanutrition.fr, expériences de vie, (1) Lambert NM, Fincham FD, Stillman TF : « Gratitude and depressive symptoms: The role of positive reframing and positive emotion ». Cogn Emot. 2011 Sep 19. (2) Robert A Emmons, Michael E. McCullough : « Counting Blessins Versus Burdens : An Experimental Investigation of Gratitude and Subjective Well-Being in Daily Life ». Journal of Personality and Social Psychology 2003, vol 84, n°2, 377-389.

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jeudi, 22 septembre 2011

Jeux d’argent : 600.000 Français totalement accros. Et vous ?

Jeux d’argent : 600.000 Français totalement accros

Addiction aux jeux de tirage, Rapido, paris sportifs… Quelque 600.000 Français (1,3% de la population) sont concernés, selon la première enquête menée en France sur ce sujet par le très sérieux Observatoire des drogues et toxicomanies.

L’enquête, réalisée en juin 2010, avant l’ouverture du marché français des jeux en ligne, a été menée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) dans le cadre du Baromètre santé 2010, auprès de 25.034 personnes.

L’addiction aux jeux d’argent et de hasard est une pathologie comparable à la dépendance à l’alcool, à la nourriture, au tabac ou au cannabis.

Les enquêteurs ont mesuré l’addiction grâce à l’outil de repérage du jeu « problématique », dit « indice canadien du jeu excessif » (ICJE). Il permet de calculer, parmi les joueurs actifs, la proportion de joueurs à « risque modéré » et de joueurs « excessifs ».

Les jeux concernés sont ceux de tirage, de grattage, le Rapido, le PMU, les paris sportifs, les machines à sous et le poker (casinos), et les jeux sur internet.

Parmi les joueurs problématiques, 0,9% (400.000 personnes) présentent un « risque modéré » et 0,4% sont des joueurs « excessifs » (200.000 personnes), soit 1,3% de joueurs « problématiques » en France.

Le profil du joueur « excessif » : des hommes à 75%, jeunes (41 ans en moyenne). Près de la moitié d’entre eux (47%) dépensent plus de 1.500 euros par an contre 7,1% pour l’ensemble des joueurs actifs.

« On peut considérer qu’il y a addiction à partir du moment où la personne concernée essaye de réduire sa conduite sans y parvenir, » explique Marc Valleur, psychiatre et médecin chef de l’hôpital Marmottan spécialisé dans les soins et l’accompagnement des pratiques addictives.

« La dépendance aux jeux est un peu comparable à une dépendance aux excitants. Les jeux de sensations sont des décharges d’adrénaline réputées. »

Les opérateurs de jeux en ligne demandent une réforme fiscale afin de rendre les paris sportifs et hippiques et le poker en ligne « plus attractifs ». Ils attendent une réponse du gouvernement à l’automne…

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

Sources : franceinfo.fr, Nathanaël Charbonnier

 

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Puis-je vous recommander de jeter un oeil à mes articles ci-dessous ? Ils pourraient beaucoup vous aider :

Et la Boulimie, savez-Vous ce que c’est ?

Etes-Vous Hyperphagique ? Vous en êtes Sûr ?

C’est Prouvé ! L’Anorexie peut se Guérir selon cette Etude Finlandaise

L’addiction sexuelle : entre obsession et tabou ! (presque identique à la boulimie alimentaire)

Dépression et Prise de poids vont Ensemble : que Faire pour Guérir ?

Mal-Etre, Dépression : 7 Conseils Pratiques pour Aller Mieux !

Le Mal-Etre, c’est Quoi au Juste ?

mercredi, 07 septembre 2011

Qu’est-ce que l’addiction sexuelle ? Comment s’en sortir ?

L’affaire DSK a popularisé la notion d’ « addiction sexuelle ».

Je le vois bien aux demandes de thérapie que je reçois depuis ce printemps !

Considérée comme une pathologie très sérieuse aux Etats-Unis, la dépendance au sexe reste encore assez controversée en France.

De quoi s’agit-il au juste ?

Et qui sont les « drogués du sexe » ?

Le terme d’« addiction sexuelle » est employé pour la première fois en 1983 par un psychologue américain, Patrick Carnes, pour rendre compte des « drogués du sexe ». On ne se situe pas dans le cadre de la simple boulimie sexuelle, mais dans « le développement d’une dépendance, avec ses critères traditionnels (perte du contrôle, poursuite malgré les conséquences négatives), vis-à-vis de n’importe quelle forme de sexualité » ( 1).

L’addiction sexuelle n’est pas unanimement reconnue dans le milieu psychiatrique comme une perversion, mais certains spécialistes la considèrent comme une réelle aliénation, qui toucherait aux Etats-Unis 6 % des hommes et des femmes.

Le « sex-addict » peut tout sacrifier à sa dépendance, travail, vie sociale et familiale. Obsédé par ses pensées sexuelles, il a besoin sans cesse d’expériences érotiques, nouvelles et multiformes, du cybersexe à la pornographie, de la sexualité collective à la prostitution.

Préférant une sexualité anonyme, détachée de toute émotion, le sujet ressent d’abord le soulagement procuré par l’acte, puis une culpabilité teintée de honte.

L’addiction serait une solution comportementale pour faire face à des difficultés psychologiques, notamment une faible estime de soi. Ce point correspond également au départ du cycle dans lequel le sex-addict entre peu à peu.

Insatisfait par sa vie, il s’isole dans ses fantasmes, qui seront ensuite mis en acte. Puis il s’enferme dans un scénario répétitif : culpabilité-lutte pour ne pas « replonger », puis échec-augmentation du malaise-passage à l’acte pour se sentir mieux.

Les hypothèses sur l’origine de l’addiction, trouble encore peu reconnu en France, sont multiples : psychologiques, médicales…

Une étude de P. Carnes recense un grand nombre d’abus sexuels (82 % des cas) survenus dans l’enfance, ainsi que de fréquents comportements addictifs sexuels ou non (alcoolisme, boulimie) dans l’entourage familial.

 

Les femmes peuvent-elles aussi être dépendantes sexuelles?

Oui ! Le nombre de femmes désirant se libérer d’une dépendance sexuelle ne cesse d’augmenter. Les comportements sont les mêmes que pour les hommes: masturbation, pornographie, activité sur Internet, rencontres et relations amoureuses anonymes.

Une vingtaine de femmes guéries ont écrit ensemble le livre  « She Has a Secret: Understanding Female Sexual Addiction » (Elle a un secret – Comprendre les dépendances sexuelles des femmes).

C’est un livre excellent pour toutes les femmes concernées.

(1) Encore plus ! Jeu, sexe, travail, argent , de Jean Adès et Michel Lejoyeux, Odile Jacob, 2001

Sources : Gilles Marchand , Manuel de psychiatrie (par Julien-Daniel Guelfi,Frédéric Rouillon), P. Carnes

 

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jeudi, 17 juin 2010

"Vous savez plus de choses que vous savez que vous savez"

"Vous savez plus de choses que vous savez que vous savez"

Voilà une phrase que se plaisait à répéter Milton Erickson (célèbre thérapeute américain).

Elle résume à elle seule la confiance que l’on peut avoir en l’être humain lorsqu’il s’agit de puiser dans ses ressources cachées …

jeudi, 10 juin 2010

Entre ce que je pense, Ce que je veux dire, Ce que je crois dire, Ce que je dis réellement, Ce que tu veux entendre, Ce que tu entends, Ce que tu crois comprendre, Ce que tu veux comprendre, Et ce que tu comprends réellement, Il y a neuf possibilités de n

  1. Entre ce que je pense,

  2. Ce que je veux dire,

  3. Ce que je crois dire,

  4. Ce que je dis réellement,

  5. Ce que tu veux entendre,

  6. Ce que tu entends,

  7. Ce que tu crois comprendre,

  8. Ce que tu veux comprendre,

  9. Et ce que tu comprends réellement,

Il y a 9 possibilités de ne pas s’entendre !

mardi, 25 mai 2010

Les femmes de plus en plus nombreuses à mourir d'un cancer du poumon !


LEMONDE.FR avec AFP | 25.05.10 | 07h28


a mortalité par cancer du poumon a été divisée par deux en dix ans chez les hommes de 40 ans, alors qu'elle était multipliée par quatre en quinze ans chez les femmes du même d'âge. Cette tendance s'explique par un phénomène clairement observable : les hommes ont réduit leur consommation de tabac durant cette période, tandis que les femmes l'ont accru.

Chez les hommes, la consommation a commencé à décroître en 1980 grâce aux politiques de prévention, selon le dernier bulletin épidémiologique (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (Invs), consacré au tabac à la veille de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai. Conséquemment, la mortalité par cancer du poumon a atteint un maximum en 1993 chez les hommes et a nettement baissé depuis, diminuant de moitié en dix ans entre 35 et 44 ans.

Pour les femmes, la mortalité augmente depuis 1980 et "s'est accélérée dans les années récentes", selon une étude pilotée par Catherine Hill, de l'Institut Gustave Roussy. Elle a ainsi été multipliée par quatre entre 1984 et 1999. La mortalité par cancer du poumon chez les femmes de 35 à 54 ans en 2000-2007 "est proche de la mortalité chez les hommes de même âge observée durant les années 1950", note l'étude.

Selon cette étude, "on peut prévoir que l'épidémie va continuer chez les femmes au fur et à mesure que vieilliront les générations qui ont beaucoup fumé". Et on peut s'attendre à un ralentissement de la diminution de la mortalité chez les hommes, les ventes de cigarettes étant restées constantes de 2004 à 2009.

En effet, si l'augmentation des prix de 37 % intervenue en octobre 2003 et janvier 2004 a entraîné une baisse de 27 % des ventes de tabac, à moitié compensée par les achats frontaliers, les augmentations intervenues depuis 2007, faibles et très inégales selon les marques, n'ont pas eu d'effet sur les ventes.

 

Source : lemonde.fr

 

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vendredi, 21 mai 2010

Working girl : negative attitude or Positive Attitude !

 

jeudi, 20 mai 2010

Anorexie-Boulimie : Allez à cette Conférence Gratuite, à Toulouse !

ABMP vous invite à découvrir un concept nouveau (cela dépend pour qui, cela fait des années que je l’utilise pour mes patientes…) en psychologie : la co-dépendance.

Pour vous guider, la psychologue clinicienne Daisy Planas vous parlera de “La co-dépendance, ou quand l’alimentation occulte toute relation sociale, et notamment familiale”

Rencontre gratuite, suivie d’un débat ouvert à tous

Lieu : la CMS, 2 rue Malbec, 31000 Toulouse

Renseignements : 0561579102

ABMP : Anorexie-Boulimie Midi-Pyrénées

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vendredi, 07 mai 2010

Michel Onfray : "Psychanalystes, encore un effort si vous voulez être républicains…"



ocrate a raison, ô combien !, d'affirmer qu'il vaut mieux subir l'injustice que la commettre. Dans le flot de haine qui a accueilli un livre d'un million de signes qu'on n'aura pas eu le temps de lire vraiment pour le critiquer dignement, j'aurais au moins eu la satisfaction d'opposer ma décence et ma retenue en ne tombant pas dans le caniveau où d'aucuns souhaitaient me conduire.

Pour ma part, en effet, je n'ai traité personne de nazi, de fasciste, de pétainiste, de vichyste alors qu'il m'aurait été facile de souligner le paradoxe qu'il y a à m'invectiver avec pareilles insultes pour sauver Freud qui , lui, a manifesté sa sympathie pour Mussolini et l'austro-fascisme du Chancelier Dollfuss, avant de travailler avec les envoyés de l'Institut Göring pour que la psychanalyse puisse continuer à exister dans un régime national-socialiste ; je n'ai pas eu non plus recours aux facilités d'une psychanalyse sauvage de tel ou tel de mes adversaires pour attaquer sa vie privée, salir son père ou sa mère, stigmatiser son enfance comme il a été fait à mon propos ; de même, je n'ai pas utilisé les nombreuses informations qui m'ont été données depuis par d'anciens patients sur le comportement délinquant et délictuel de certains analystes très en vue à Paris qui utilisent le divan d'une façon qui pourrait les conduire en correctionnelle si les victimes osaient parler ; enfin, je n'ai pas effectué d'attaques ad hominem, tout ceci est vérifiable.

QUANT À L'ARGENT, QU'ON ME PERMETTE DE SOURIRE

On a cru voir dans un livre qui d'ores et déjà est un succès de librairie une stratégie médiatique de ma part sous tendue par un goût de l'argent ! Faut-il croire qu'en plus de leurs vices déjà bien connus les journalistes soient serviles avec un philosophe qui ne dispose d'aucun moyen de nuire comme ils le sont habituellement avec les grands de ce monde , les politiciens en particulier ? Les ministres ou le président de la République convoquent la presse, qui accourt, mais elle ne se déplace pas pour un philosophe qu'on s'évertue en même temps et sans craindre la contradiction à présenter comme un négligeable "penseur du bocage normand"… Elle est tout juste dans son rôle qui consiste à arriver après, car la rumeur est la seule maîtresse du journaliste. Le crépuscule d'une idole est mon cinquante troisième livre, combien ont été des succès de librairie ? Combien de livres ai-je publié sans bénéficier d' un seul papier dans la presse, sans une seule invitation à la télévision, ou à la radio ? Soyons sérieux…

Quant à l'argent, qu'on me permette de sourire : la création de l' Université Populaire de Caen en 2002 que j'anime bénévolement depuis huit années avec des amis eux aussi bénévoles, celle de l'Université Populaire du goût d'Argentan depuis 2006, sans parler d'autres activités gratuites que je ne vais pas ici détailler, montrent qu'en effet, c'est le lucre qui me guide ! J'assure vingt-et-une séances chaque année, chacune est constituée de deux heures, la première est un exposé qui me demande environ une trentaine d'heures de travail pour lequel je ne suis pas payé. Faudrait-il que je renonce aussi à publier ce cours et à vivre des droits d'auteur que m'accordent les lecteurs qui achètent mes livres ?

Car ce texte de plus de six cent pages sur Freud, rappelons le, est issu de ma huitième année de cours à l'UP de Caen. Il n'est pas question pour moi de faire un petit commerce lucratif de ce personnage dans les années à venir.

Ici comme ailleurs, certains me prêtent des travers qui sont les leurs ou qu'ils auraient à ma place. J'ai commencé mon cours en 2002 avec Leucippe et Démocrite, personne ne me reprochait alors de vouloir faire de l'argent ! J'ai continué l'année suivante avec les gnostiques licencieux, les Frères et Sœurs du Libre Esprit, puis plus tard avec les libertins baroques : des sujets racoleurs pour engranger de substantiels bénéfices ? L'an dernier il était question de Jean-Marie Guyau : pour me remplir les poches ? L'an prochain, je réhabiliterai le freudo-marxisme contre la psychanalyse freudienne : là encore pour remplir mon portefeuille ? Après dix années de labeur, j'aurais mené à bien mon travail de Contre histoire de la philosophie dans un séminaire tenu en Normandie, sans gagner d'autre argent que celui des droits d'auteur de mon cours. Je ne détaillerai pas combien de refus j'ai signifié de faire mon UP à Paris pour de l'argent sonnant et trébuchant…

L'Université Populaire, UN LIEU DE DÉBAT

Cette Université Populaire est ma création. Des amis m'ont apporté leur concours dès la première année. Nous existons depuis huit années. Aujourd'hui, il existe dix-sept séminaires – dont un de psychanalyse. En 2002, j'avais rencontré un psychanalyste de Caen pour lui proposer d'enseigner les grands concepts de sa discipline. Il a refusé de s'associer bénévolement à cette aventure. L'année suivante, j'ai sollicité Françoise Gorog qui, avec son équipe de Sainte-Anne, a assuré bénévolement elle aussi, quatre années de cours. L'an dernier, j'ai demandé à Myriam Illouz, psychanalyste, ( la compagne de Jean-Yves Clément, un ami de plus de vingt-cinq ans qui anime pour sa part un séminaire musique), d'assurer ce séminaire.

Car l'UP est un lieu de débat : je n'ai jamais caché mon athéisme, et pour cause, le Traité d'athéologie témoigne, toutefois, à ma demande, une amie catholique pratiquante qui enseigne également au séminaire de Caen assure un cours de littérature contemporaine ; je n'ai jamais fait mystère de mes positions de gauche antilibérale, mais un autre ami, libéral affiché, propose un séminaire d'idées politique , et ce depuis la première année ; je consacre mon travail de cette session 2009/2010 à Freud, et, en même temps, on peut assister à un cours de défense et illustration de la psychanalyse. Car le libertaire que je suis n'aspire pas à une UP dirigée de main de maître idéologique par un gourou : dans notre aventure, c'est l'autonomie, sinon l'autogestion qui fait la loi. Je crois aux vertus du débat, du dialogue et de l'échange afin de solliciter la pensée critique des auditeurs. Je n'aspire pas à ce qu'on pense comme moi, mais qu'on s'interroge et réfléchisse à partir des propositions faites par l'UP, dont moi parmi d'autres.

Voilà pourquoi, puisque l'invective et la haine ont tenu lieu de "débat", je souhaite dire que j'aimerais que ce livre soit aussi et surtout l'occasion de penser une psychothérapie pour aujourd'hui. Dès lors que je ne peux me prévaloir de la clinique, il n'est pas question pour moi d'élaborer seul et pour le papier une psychanalyse post-freudienne. Je crois aux vertus de ce que Bourdieu nommait "un intellectuel collectif" , un groupe de travail dans lequel chacun se soucie moins de faire triompher les passions tristes, la haine en premier lieu, que les passions de ce que Habermas nomme "l'agir communicationnel".

LE MARXISME EST MORT DE N'AVOIR PAS SU ÊTRE DIALECTIQUE

Le marxisme se présentait comme un matérialisme dialectique , il est mort de n'avoir pas su être dialectique. De la même manière, la psychanalyse meurt de n'avoir pas été, elle non plus, dialectique. Elle s'est trop souvent fossilisée dans un corpus daté, historiquement dépassé, contextuellement suranné. Elle a transformé la vérité solipsiste freudienne en vérité universelle anhistorique. Le lacanisme a moins été une Réforme au sens de Luther qu'une contre-réforme freudienne. Pour en rester à la France : le coup de génie sartrien de la psychanalyse existentielle dans L'Etre et le Néant, puis dans L'idiot de la famille, la proposition faite par Politzer d'une psychologie scientifique, les immenses potentialités freudo-marxistes, L'anti-Œdipe de Deleuze et Guattari ou Le psychanalysme de Robert Castel, sinon les pages extrêmement critiques de Derrida contre la psychanalyse dans un livre d'entretien avec une certaine… Elisabeth Roudinesco intitulé De quoi demain…, ou bien encore les acquis des sciences nouvelles, de l'éthologie aux neurosciences en passant par la biologie moléculaire, toutes ces critiques fournissent pourtant depuis un demi-siècle de véritables occasions philosophiques de réforme – elle n'a pas eu lieu.

On peut ne pas vouloir débattre, ne pas entendre les voix discordantes, les criminaliser de la façon la plus pitoyable qui soit : ça n'est pas ainsi qu'on sauve un bateau qui coule. L'an prochain, quand les vociférations parisiennes et médiatiques auront cessé, dans le calme provincial de l'UP de Caen, je poursuivrai mon travail de contre histoire de la philosophie en examinant la richesse potentielle des œuvres de Reich, de Fromm et de Marcuse. L'UP accueillerait volontiers des voix de psychanalystes libres avec lesquels un véritable dialogue pourrait se nouer afin d'envisager la positivité d'une psychanalyse post-freudienne. Mais la positivité est une aspiration si peu dans l'air du temps…

Michel Onfray est philosophe et écrivain

 

Source : lemonde.fr

mardi, 27 avril 2010

"Mais pourquoi ils font pas comme ça, les profs français ?" dit un enfant bon dernier en classe...

vendredi, 01 mai 2009

Pour Rire ou Sourire Ensemble…

affreux-gentil-monstre

mardi, 28 avril 2009

“C’est suite à nos propres recherches que nous avons découvert des liens, souvent majeurs, entre certains médecins et l’industrie pharmaceutique"

LE MONDE du 27.04.09

‘information médicale est-elle transparente ?
Non, répondent sans détour le collectif Formindep (Pour une formation et une information médicales indépendantes) et l’association de consommateurs UFC-Que choisir.
Selon eux, la loi qui oblige les professionnels de santé à déclarer leurs éventuels conflits d’intérêts avec les firmes pharmaceutiques lorsqu’ils s’expriment publiquement sur un produit de santé, n’est pas respectée.

C’est pourquoi l’UFC-Que choisir a annoncé, lundi 27 avril, qu’elle portait plainte contre neuf médecins pour non-respect de l’article L.4113-13 du code de santé publique. “Nous avons, symboliquement, choisi des leaders d’opinion pour susciter un électrochoc, mais il ne s’agit que des arbres qui cachent la forêt”, explique Christophe Leguehennec, chargé de mission santé à l’UFC.

argent-labo-pharmacieCes plaintes ont pour origine l’enquête menée en avril 2008 par le Formindep. Durant un mois, ce collectif de professionnels de santé a observé les prises de position de plus de 150 médecins dans les médias et les congrès. Résultat : alors qu’aucun d’entre eux n’avait déclaré de liens d’intérêts, en réalité près d’une soixantaine en avait.

Le collectif a écrit aux conseils départementaux de l’ordre des médecins, chargé du respect de la loi et du contrôle des conventions passées entre les médecins et les laboratoires pharmaceutiques. “A de rares exceptions près, c’est l’opacité générale”, constate le docteur Philippe Foucras, responsable du Formindep. “Nous n’avons pas à répondre à vos questions extrêmement pernicieuses”, a fait valoir le secrétaire général du conseil de l’ordre de Paris.

Son homologue du Pas-de-Calais confirme que son instance est bien “garante des contrats et conventions signés entre un médecin et l’industrie” mais, ajoute-t-il, “les formations médicales continues ne pourraient pas, dans la plupart des cas, être réalisées sans le support de l’industrie pharmaceutique”.

D’autres ont rétorqué que “les documents contractuels en notre possession sont et doivent demeurer confidentiels”. Finalement, c’est suite à nos propres recherches que nous avons découvert des liens, souvent majeurs, entre certains médecins et l’industrie pharmaceutique, explique le docteur Foucras.

Directs ou indirects, durables ou ponctuels, ces liens d’intérêts peuvent recouvrir des fonctions rémunérées de consultant, de conseil, des participations à des essais cliniques, des rapports d’expertise, des conférences, des actions de formation, etc…

Les médecins mis en cause sont essentiellement des spécialistes (gynécologue, cardiologue, diabétologue, professeur de nutrition, etc.) à qui il est reproché de mettre en avant certains traitements sans préciser les liens qu’ils ont avec les laboratoires qui les commercialisent. “Tous les médecins qui ont un certain renom ont peu ou prou des liens avec l’industrie pharmaceutique et tous les congrès médicaux ainsi que la formation continue vivent en partie grâce aux laboratoires”, justifie le docteur Henri Rozenbaum, président de l’Association française pour l’étude de la ménopause (AFEM), l’un des neuf médecins visés par une plainte. “Une plainte ? Vous me l’apprenez. En 2008, j’avais un lien avec un seul labo ; je n’en ai plus aucun à l’heure actuelle et je ne crois pas avoir enfreint la loi”, souligne-t-il.

“Savoir qui parle, pouvoir distinguer la communication de l’information, n’est pas un point de détail ; c’est la qualité des soins mais aussi les répercussions sur les prescriptions et leur coût pour l’assurance-maladie qui sont en jeu”, considère l’UFC-Que choisir. L’association réclame la création “d’une base de données publique recensant les déclarations d’intérêts des médecins”.

Dans son rapport de 2007 consacré à l’information des médecins généralistes sur le médicament, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) pointait du doigt “les conflits d’intérêts omniprésents” et “la nécessité d’appliquer de manière rigoureuse la loi relative aux conventions et aux liens unissant les professionnels de santé aux entreprises”.

Sandrine Blanchard

La communication médicale encadrée
La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé encadre la communication médicale.L’article L4113-13 du code de la santé publique prévoit ainsi que : “Les membres des professions médicales qui ont des liens avec des entreprises et établissements produisant ou exploitant des produits de santé ou des organismes de conseil intervenant sur ces produits sont tenus de les faire connaître au public lorsqu’ils s’expriment lors d’une manifestation publique ou dans la presse écrite ou audiovisuelle sur de tels produits. Les manquements aux règles sont punis de sanctions prononcées par l’ordre professionnel compétent.”

Il a toutefois fallu attendre le 25 mars 2007 pour que le décret d’application de la loi soit publié.

Article paru dans l’édition du 28.04.09

dimanche, 05 avril 2009

Autisme: des Traitements Relevant de la Maltraitance Dénoncés en France !

L‘association contre l’autisme “Léa pour Samy” mène pendant 15 jours sa première campagne de sensibilisation et d’appel aux dons.

Cette campagne se déroule en marge de la Journée mondiale de l’autisme, qui a eu lieu le 2 avril. L’association dénonce le « retard scientifique et médical » français en matière de prise en charge des enfants autistes.

Alors que l’autisme est reconnu comme une maladie neurologique à travers le monde, elle est trop souvent prise pour une psychose en France, ce qui s’accompagne de traitements inadéquats, en décalage avec les méthodes éducatives et comportementales développées internationalement.

Logo de l'association Léa pour SamyElle dénonce des traitements qui relèvent de la maltraitance physique et psychique, en particulier le “packing” (”barbare et archaïque”), pratique qui consiste à enrouler la personne dans des draps trempés dans l’eau froide. Ce “traitement” est utilisé sur les enfants (et adultes) atteints d’autisme par quelques 300 hôpitaux français et structures médicalisées, “sans protocole, sans évaluation ni résultat”, dénonce l’association.

Alors que la plan autiste gouvernemental annoncé en mai dernier vise à favoriser le développement des approches éducatives et à prendre du recul par rapport aux approches de la psychiatrie et de la psychanalyse, les pratiques de prise en charge dans les établissements évoluent très peu.

Depuis des décennies, l’autisme est traité en France par diverses méthodes obscures, scandaleuses et inutiles, dénonce l’association. Elle cite dans son dossier de presse:

“Le packing : (ou séances d’enveloppements dans des draps froids et humides) est proposé pour le traitement des enfants et adolescents autistes dans les hôpitaux psychiatriques pour enfants (hôpitaux de jour). Le packing a pour but d’aider le patient à retrouver une image corporelle en privilégiant ses vécus sensoriels et émotionnels.La pataugeoire : piscine thérapeutique où l’on observe les enfants et où on les prépare à une psychothérapie, un grand classique dans les hôpitaux de jour.

Le holding : découle du courant psychanalytique selon lequel les TED sont causés par un déséquilibre émotionnel dominé par l’anxiété, qui résulterait d’un manque de lien entre la mère et l’enfant. La holding thérapie se propose de restaurer ce lien lors de sessions de 45 minutes durant lesquelles les parents sont encouragés à contenir leur enfant en lui exprimant des affects positifs et en le regardant dans les yeux.

Les animaux (zoothérapies, équithérapies, etc.), les fermes thérapeutiques, la musico-thérapie : ces « thérapies » sont considérées comme un traitement pour soigner une maladie au lieu d’être considérées comme un loisir.

Les psychotropes et neuroleptiques sont utilisés non pas de manière ponctuelle pour faire face à certains troubles violents, mais comme manière de rendre léthargique, d’assommer les « patients ».”

D’autres méthodes (comme l’oxygénation hyperbare) n’ont pas fait l’objet de validation scientifique, sont pratiquées sur les enfants sans évaluation voire sans suivi médical et coûte une fortune aux familles, met en garde l’association qui réclame que le Ministère de la Santé se prononce sur ces traitements.


Source: www.leapoursamy.com

dimanche, 22 mars 2009

"J'ai Gagné 32 dollars!"

 

Il était musicien.

C’était un matin froid, en janvier dernier.

Debout dans l’entrée de la station L’Enfant Plaza du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon. Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l’Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et de nouveau Bach.

A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur boulot.

Après trois minutes, un homme d’âge mûr a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s’est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant. Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l’argent dans son petit pot. Quelques minutes ensuite, un quidam s’est appuyé sur le mur d’en face pour l’écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en retard.

Celui qui a marqué le plus d’attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l’a tiré, pressé mais l’enfant s’est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement sa mère l’a secoué et agrippé brutalement afin que l’enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien. Cette scène s’est répétée plusieurs fois avec d’autres enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.

Durant les trois quarts d’heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l’écouter un temps. Une vingtaine environ lui a donné de l’argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32 dollars. Quand il a eu fini de jouer, personne ne l’a remarqué. Personne n’a applaudi. Seule une personne l’a reconnu sur plus de mille personnes.

Personne ne savait pas ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs musiciens sur terre. Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites avec un Stradivarius de 1713 valant 3,5 millions de dollars. Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était “sold out” avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.

Joshua Bell jouant incognito dans une station de métro a été organisé par le « Washington Post » dans le cadre d’une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d’action des gens.

Les questions étaient :

- dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvez-vous percevoir la beauté ?

- Vous arrêtez-vous pour l’apprécier ?

- Reconnaissez-vous le talent dans un contexte inattendu ?

- Si vous n’avez pas le temps pour vous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté de combien d’autres choses passez-vous ?

Voyez la vidéo ici.

 
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