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mardi, 24 mai 2011

Ce sentiment intime de culpabilité qui vous accompagne...

Ce sentiment intime de culpabilité, votre fidèle compagne…

Vous avez fait quelque chose qu’on vous a toujours interdit : la culpabilité vous ronge.

Contrairement à la honte, la culpabilité est un sentiment que l’on peut ressentir sans le jugement d’autrui.

Par exemple, lorsque des critères personnels auxquels on tient ont été transgressés. La culpabilité est très utile car elle nous montre nos propres limites et nous incite à ne pas recommencer.

L‘éducation est souvent à la source de la culpabilité car ce sont les valeurs inculquées pendant notre enfance qui nous forgent et nous indiquent ce qui est bien ou pas. Lorsque nous agissons d’une mauvaise manière selon ces valeurs, nous nous sentons coupables.

Toutefois, la culpabilité peut être injustifiée car en grandissant nous pouvons nous détacher des valeurs parentales et s’en créer des personnelles. Dans ce cas-là, la culpabilité est souvent de courte durée et permet de rompre ce lien familial, de couper le cordon, si besoin.

Comprendre pourquoi vous vous sentez coupable Le plus important pour maîtriser sa culpabilité est de savoir pourquoi nous la ressentons. Est-ce parce qu’une règle n’a pas été respectée ? A été transgressée ? Va-t-on recommencer ? Grâce à ces réponses, il est alors possible d’évaluer la gravité de l’acte.

Car c’est de cela qu’il s’agit : qui dit culpabilité, dit faute grave. En examinant les conséquences de cet acte, on peut dire que nous sommes coupables (avons-nous blessé ?) ou simplement responsables (sans conséquence négative) ? La différence est grande.

En effet, la responsabilité n’implique pas de conséquences graves comme la culpabilité. Ensuite il est important de se demander s’il était possible de procéder autrement.

En plus, vous pouvez aussi vous demander qui avait fixé cet interdit et pour quelle(s) raison(s) ? En effet, si vos parents vous avaient interdit de manger des bonbons le matin lorsque vous étiez enfant, il n’est pas forcément logique que vous vous sentiez encore coupable à l’âge adulte…

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samedi, 21 mai 2011

Affaire DSK : "Oui, il faut prendre au sérieux la femme victime !"

Les hommes et femmes politiques français(es), ainsi que les médias, ont répété à l’envi que Dominique Strauss-Kahn était « présumé innocent ». Peu ont cru bon de préciser que la femme de chambre était, elle, « présumée victime »Jusqu’à preuve du contraire, et même si c’est un exercice difficile, on doit les croire tous les deux.

Il n’y a aucune raison de remettre en cause a priori la parole de cette femme: même si son statut social est considéré comme inférieur à celui de l’accusé, sa parole, devant la justice, vaut autant, et il faut se réjouir de ce principe d’égalité. Pourquoi n’est-ce pas le principe qui prévaut dans le traitement médiatique de cette affaire ? Parce que la victime présumée est une immigrée? Parce qu’elle est femme de chambre ? Ou simplement parce qu’il s’agit d’un crime sexuel et sexiste ?

La mise en doute de la parole des victimes de viol ou d’agression sexuelle est monnaie courante, beaucoup plus que pour d’autres types d’agressions. Leur entourage, puis parfois la police, peut les accuser d’affabuler, d’exagérer; au mieux, elles sont soupçonnées d’avoir été imprudentes, peut-être même tentatrices. Et si on finit par les croire, les pressions sont souvent fortes pour étouffer l’affaire.
C’est pour ces raisons que seule 1 victime sur 10 porte plainte, alors que plus de 75 000 femmes sont violées chaque année en France.

Dans cette mesure, comment reprocher aux femmes victimes de violences sexuelles de ne pas avoir parlé ou porté plainte immédiatement –comme on l’a entendu sur certains plateaux de télévision? Lorsque, au surplus, l’agresseur est un homme disposant d’une aura médiatique, d’une position sociale privilégiée, est-il si difficile d’imaginer leur sentiment d’impuissance et d’écrasement ?

Dans ce contexte, il faut saluer le courage de cette femme de chambre, qui maintient sa version malgré les pressions de l’opinion internationale voire les insultes, ainsi que celui de son employeur, qui l’a soutenue dans sa plainte contre un client pourtant rémunérateur…

Le soupçon systématique qui pèse sur les victimes d’agression sexuelle sévit de nouveau. Les commentaires au sujet de l’aspect physique de la femme de chambre plaignante, « peu séduisante » pour certains, « très jolie » pour d’autres, sont hors de propos : cherche-t-on à établir le profil type de la « bonne » victime ? Il n’existe pas, les associations d’aide aux victimes le savent. On voit bien, en revanche, quel est le but de ces remarques: si elle n’est pas séduisante, il n’y a, dit-on, aucune raison de la violer; si elle l’est, elle a donc aguiché; dans les deux cas, sa parole est disqualifiée. Par chance pour elle, l’enquête de voisinage se révèle favorable; ses voisins n’en disent que du bien et sa vie semble « moralement irréprochable », selon les critères retenus.

On comprend que le viol d’une femme désagréable avec les voisins et ayant plusieurs amants ne serait plus vraiment un crime!

LIBERTINAGE

Cette façon de jauger la légitimité de la victime renvoie à la confusion entre ce qui relève de la vie privée et des actes condamnables au regard du code pénal. Pourtant,entre des relations sexuelles et un crime sexuel, la frontière est claire: le consentement entre adultes. Un homme qui plaque une femme au sol et tente de lui arracher ses vêtements contre son gré, c’est une tentative de viol. Un homme qui, après avoir rencontré une femme dans un cadre professionnel, multiplie les messages insistants et grossiers, c’est du harcèlement sexuel. Un homme qui abuse de sa position professionnelle pour forcer une collaboratrice à avoir une liaison, c’est du harcèlement sexuel et un viol.

Un homme qui va, seul ou accompagné, dans des bars échangistes… il s’agit alors de vie privée. Lorsque les journalistes parlent de libertinage pour évoquer l’agression sexuelle dont Dominique Strauss-Kahn est accusé, ils participent de cette confusion et confortent la tolérance de notre société envers les violences sexuelles, au nom d’une pseudo-séduction à la française.

Pour faire reculer ces violences, il est essentiel d’écouter la parole des victimes, même supposées. Si la présomption d’innocence est un principe fondamental, elle ne peut être un alibi à la négation de cette parole. Dominique Strauss-Kahn dispose d’avocats efficaces, de moyens financiers, d’une famille et d’amis prêts à le défendre.

Souhaitons à cette femme migrante, mère seule avec enfant, autant de soutiens à l’heure où sa vie, en plus d’être bouleversée, va être disséquée.

Sources : lemonde, Béatrice Gamba, Agnès Guérin-Battesti, porte-parole de l’association Mix-Cité Paris

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lundi, 09 mai 2011

Qu'est-ce que la peur ? La ressentez-vous ? (2/2)

a peur nous avertit de la présence possible d’un danger. L’information qu’elle fournit nous permet de prendre les mesures pour nous protéger. À ce titre, elle est très précieuse et même indispensable à la vie. Les animaux disposent eux aussi de cette émotion protectrice.

Nous avons toutes sortes de réactions devant la peur. Certaines fois ces réactions sont tout à fait fonctionnelles mais à d’autres moments, elles nous handicapent.

- La paralysie

Dans certains cas, la paralysie est une réaction protectrice fort efficace. Si j’assiste à un cabriolage où les voleurs sont armés, il est probablement mieux que je me fasse oublier plutôt que de tenter de m’échapper ou de crier de peur. Mais lorsque je rencontre un danger sur la route, il est généralement plus efficace de tenter de l’éviter que d’attendre passivement.

- L’évitement

Il est tentant d’éviter, sans discrimination, tout ce qui nous fait peur. Si on vit ainsi, toutefois, on s’aménage une existence qui s’avérera de plus en plus restreinte. Pour gagner de la liberté dans la vie il est nécessaire, au contraire, d’apprivoiser ses peurs.

Jusqu’à quel point et sur lesquelles de nos peurs nous choisirons d’investir sont des décisions que nous devons prendre en fonction de ce qui nous importe.

Certains mettront beaucoup d’énergie à vaincre leur peur des hauteurs parce que la montagne les attire, mais choisiront de ne jamais relever le défi de donner une allocution ou de se produire devant les médias, parce que le défi leur semble trop grand ou parce que ces activités ne présentent aucun intérêt à leurs yeux. L’important, pour décider de ce que l’on fait avec une peur, est de prendre soin d’évaluer le prix que nous paierons à l’apprivoiser comparativement à celui de l’éviter.

- La négation du danger

À l’opposé de l’évitement on trouve les comportements “contre-phobiques” où la personne fonce, tête baissée, apparemment insensible au danger. Elle aborde le danger en le minimisant ou en ne le considérant pas comme réel.

Une telle attitude amène ces personnes à se lancer dans des aventures qui sont nettement au-delà de leurs forces ou encore à négliger de prendre les précautions nécessaires pour minimiser les dangers.

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dimanche, 08 mai 2011

Qu'est-ce que la peur ? La ressentez-vous ? (1/2)

 

La peur est une émotion d'anticipation.

Elle informe l’organisme d’un danger potentiel.

Ce n’est pas ce qui se produit dans le présent qui représente un danger, mais ce qui pourrait survenir dans un avenir plus ou moins rapproché (quelques secondes, des jours...).

 

La peur est subjective

L’évaluation du danger est toujours subjective; la peur donc, comme toutes les émotions, est subjective.

Dans le premier exemple, on est enclin à considérer la peur comme “objective”, mais elle ne l’est pas plus que dans les deux autres. Dans cette même situation, en effet, un pilote de voiture de course verrait probablement uniquement un défi alors que moi je crains la catastrophe.

Cette différence d’interprétation du danger repose sur l’inégalité de notre expérience et de nos habiletés en tant que conducteurs.

 

Réaliste ou irréaliste

La peur est déclenchée par la perception d’un danger.

Cette perception n’est pas forcément réaliste même si celui-ci est vécue comme inéluctable. L’imagination joue un rôle important dans la formation de la perception. L’opération mentale qu’est la perception est constituée de quatre éléments: (1) des faits, (2) des émotions, (3) une production de l’imaginaire et (4) un jugement.

Dans le cas de la peur, c’est l’anticipation, donc le fait d’imaginer ce qui pourrait se produire (étant donné les faits observés), qui déclenche l’émotion.

La peur de se noyer dans une déferlante de deux mètres (second exemple) apparaît irréaliste pour certains. Mais celui qui n’est pas familier avec les vagues ou qui est craintif dans l’eau pense que cela est plausible. Il s’imagine, être emporté par le reflux ou encore paniquer si la force de la vague le maintient quelques secondes sous l’eau.

Mais l’événement prédit ne se produit pas fatalement. Et en intervenant sur la situation on peut changer le cours des choses. Ceci est vrai dans le cas d’un accident potentiel: ma perception du danger me pousse à agir pour éviter que l’accident ne se produise. J’analyse rapidement le mouvement de la voiture sans contrôle et je conduis mon véhicule de manière à l’éviter.

Cela est vrai aussi dans les rapports entre personnes. Je peux craindre, comme dans le troisième exemple, que mon ami ne supporte pas l’expression de mes mécontentements et de ma colère. J’appuie cette prédiction sur des faits qui se produisent régulièrement: il m’en veut et s’éloigne pendant un certain temps chaque fois que je me montre mécontente. Mais je puis changer le cours des choses.

Si je considère mon expression comme légitime et non abusive, je peux l’inviter chaque fois à s’interroger sur les raisons qui l’amènent à répudier cette émotion en particulier.

Il est possible qu’avec le temps et sa collaboration, je puisse exprimer ce genre d’émotion sans menace de séparation.

 

Manifestations physiques de la peur

La peur s’accompagne d’une série de réactions physiques de mobilisation. Lorsque l’organisme perçoit un danger, les glandes surrénales augmentent leur production d’adrénaline. L’organisme se mobilise alors pour la fuite ou la défense: accélération des battements du coeur, augmentation de l’acuité mentale, décomposition des graisses pour fournir plus d’énergie, etc...

C’est seulement quand le péril est écarté qu’on ressent toute l’intensité des effets physiologiques de la peur. C’est aussi à ce moment où l’attention se relâche qu’on se met parfois à trembler et à prendre complètement conscience de l’ampleur du danger auquel on a fait face.

 

À quoi sert-elle ? Lisez la suite demain...

 

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samedi, 23 avril 2011

3 millions de dépressifs par an ! Etes-vous à l'abri ?

Selon le baromètre santé 2005 qu’a publié l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), la prévalence des épisodes dépressifs caractérisés l’année dernière s’élève à 7,8 %, « ce qui représente 3 millions de personnes chaque année ».

Un chiffre impressionnant auquel il faut ajouter les troubles sub-syndromiques, soit 8 millions de malades supplémentaires. Mais restons-en aux épisodes dépressifs caractérisés, qu’ils soient légers (0,4 %), moyens (4,2 %) ou sévères (3,2 %). Tout d’abord les auteurs notent qu’ils ont tendance à être récurents.

En effet, si 2,9 % en sont à leur premier et unique épisode, on dénombre 3,8 % des personnes interrogées à présenter un trouble dépressif récurrent (et 1,2 % à souffrir de dépression chronique). Globalement, les femmes sont deux fois plus nombreuses à avoir souffert d’un EDC dans l’année qui a précédé l’enquête (10,4 % versus 5,2 %) et elles sont aussi plus nombreuses à avoir présenté un EDC d’intensité sévère. Une différence de genre que l’on découvre toutes tranches d’âge confondues.

Les chercheurs de l’Inpes notent aussi qu’il existe deux pics d’importance : le premier à 20-25 ans (10,9 % tous sexes confondus), le second à 35-44 ans (9,5 %).

Un patient sur trois ne cherche pas d’aide…

Curieusement, « l’importance des épisodes dépressifs diminue plus tardivement chez les femmes que chez les hommes ». Alors qu’elle commence entre 45 et 55 ans chez les hommes, il faut attendre la tranche d’âge 55-64 ans pour observer le même phénomène chez les femmes. L’enquête confirme le poids de la dépression en cas de maladie chronique : « Ce sont les personnes atteintes d’une IST et d’un cancer qui souffrent le plus souvent d’une dépression comorbide à leur trouble (respectivement 19,1 % et 16,1 %) » mais les problèmes articulaires, les rhumatismes, l’asthme et le diabète accroissent aussi le risque dépressif. Enfin, il faut se souvenir que seules deux personnes sur trois cherchent de l’aide en cas d’EDC et que les hommes de 15 à 19 ans, en particulier, sont les plus réticents à le faire.

Outre ces données démographiques, le médecin peut repérer d’autres drapeaux rouges qui doivent le mettre en alerte. Par exemple, être célibataire, séparé(e) ou veuf(ve) augmente le risque de dépression par rapport au fait de vivre en couple, alors que le fait d’avoir des enfants (ou pas) ne change rien. De même, « le type de catégorie socio-professionnelle, le diplôme, le revenu du foyer et la taille de l’agglomération n’ont pas d’effets significatifs sur le fait de connaître un EDC ».

Moins surprenant, chômage et dépression augmentent le risque. Le retentissement de la dépression sur l’activité professionnelle est majeur : « Plus d’un tiers des personnes ont dû arrêter leur travail en raison de problèmes psychologiques. Lorsque l’intensité de l’épisode est sévère, elles sont près de 50 % à interrompre leur activité ». Le taux d’interruption est de l’ordre de 40 % dans deux cas : lorsque l’on rencontre pour la première fois un EDC et lorsque les troubles durent depuis plus de deux ans. Quant à la durée moyenne de l’arrêt de travail, elle est de 81 jours mais varie considérablement en fonction de la sévérité de l’atteinte : 10 jours dans l’EDC léger, 49 jours dans l’EDC moyen et 108 jours dans l’EDC sévère.

« Pour deux tiers des personnes, la durée d’arrêt de travail n’excède pas un mois, tandis que la durée est supérieure à trois mois pour près d’une personne sur cinq environ », note l’Inpes.

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mardi, 29 mars 2011

Un autre moyen pour lutter contre la dépression, l'anxiété et autres troubles mentaux...

Des changements dans le mode de vie peuvent être aussi efficaces que les médicaments ou le counseling pour la dépression et l’anxiété (étude publiée dans l’American Psychologist, la revue phare de l’American Psychological Association).

Roger Walsh, de l’Université de Californie à Irvine, a analysé les études sur les effets de ce qu’il appelle «les changements thérapeutiques du mode de vie», qui incluent l’exercice, l’alimentation, les relations, les loisirs, la relaxation, la gestion du stress, le temps passé dans la nature et l’aide apportée aux autres.

Il a analysé les études sur l’efficacité et les avantages des « changements de vie thérapeutiques » ainsi que les coûts psychologiques associés aux faits de passer trop de temps devant la télévision ou l’écran d’ordinateur, de ne pas sortir assez à l’extérieur et de devenir isolé socialement.

« Les changements au mode de vie peuvent apporter d’importants avantages thérapeutiques, mais ne sont pas suffisamment appréciés, enseignés et utilisés », note-t-il. L’étude décrit ces changements comme étant aussi efficaces, avec moins d’effets secondaires et de complications que les médicaments tout en étant peu coûteux et souvent agréables. « Au 21e siècle, les modes de vie thérapeutiques pourraient devenir centraux en santé mentale, en médecine et en santé publique », dit-il.

Selon les études passées en revue:

  1. L’exercice non seulement aide à se sentir mieux en réduisant l’anxiété et la dépression mais aide aussi les enfants à réussir mieux à l’école, améliore les performances cognitives chez l’adulte, réduit les pertes de mémoire liées à l’âge chez les personnes âgées et augmente la formation de nouveaux neurones (cellules nerveuses) dans le cerveau.
  2. Une alimentation riche en légumes, fruits et poissons peut aider à améliorer les performances scolaires chez les enfants, à maintenir les fonctions cognitives chez les adultes et réduire les symptômes de troubles affectifs et schizophréniques.
  3. Passer du temps dans la nature peut favoriser les fonctions cognitives et le bien-être.
  4. De bonnes relations peuvent réduire les risques pour la santé, allant du simple rhume aux accidents vasculaires cérébraux ainsi que plusieurs maladies mentales, et peuvent améliorer le bien-être psychologique de façon spectaculaire.
  5. Les loisirs et divertissements peuvent réduire l’attitude défensive et favoriser les compétences sociales.
  6. La relaxation et la gestion du stress peuvent traiter une variété de troubles anxieux tels que la panique ainsi que l’insomnie.
  7. La méditation peut améliorer l’empathie, la sensibilité et la stabilité émotionnelle, réduire le stress et l’épuisement professionnel, et améliorer les fonctions cognitives.
  8. Les services aux autres et l’altruisme peuvent améliorer la joie et la générosité en produisant le « high » de l’aidant. L’altruisme est bénéfique également pour la santé physique et mentale, et allonge peut-être même la durée de vie. Une exception majeure, note l’auteur, est « l’épuisement vécu par les membres d’une famille qui s’occupent d’un conjoint ou d’un parent souffrant de démence. »
  9. Les changements de mode de vie sont toutefois parfois difficiles à réaliser, demandant des efforts soutenus. «Une attente passive que la guérison vienne d’une autorité externe ou d’une pilule» peut souvent être une embûche.

« Les gens doivent aussi composer avec un déluge de publicités psychologiquement sophistiquées qui font la promotion d’habitudes de vie malsaines telles que fumer, boire de l’alcool et manger du fast-food », commente le chercheur.

 

Sources : Psychomedia.qc.ca, PsychCentral

 

 

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vendredi, 18 mars 2011

La dépression, c'est quoi ? Etes-vous touché ?

Attention ! La dépression, ce n’est pas un « mal-être » existentiel, ni un « coup de déprime »

Le fait de se sentir triste, d’être « déprimé », d’avoir des « idées noires » ou des difficultés à dormir ne veut pas forcément dire que l’on souffre de dépression. Les moments de cafard, de « blues », de doute ou de questionnement font partie de la vie. Au fil du temps et des événements, chacun de nous expérimente toute une gamme de sentiments, du plus triste au plus optimiste. À l’intérieur de cette large palette d’émotions, la tristesse, le découragement et le désespoir représentent des expériences humaines normales.

Ces variations et ces baisses de l’humeur ne doivent pas être confondues avec ce qu’éprouve une personne dépressive.

Pour pouvoir parler de dépression, et donc de maladie, il faut :

• que ces perturbations de l’humeur soient multiples et bien caractérisées
• qu’elles se manifestent de façon (quasi) permanente pendant une période supérieure à deux semaines
• qu’elles entraînent une gêne importante dans un ou plusieurs domaines de la vie quotidienne (difficulté ou incapacité de se lever, d’aller à son travail, de sortir faire ses courses…).

La dépression est l’une des maladies psychiques les plus répandues. Selon une enquête réalisée en 2005* par l’Inpes :

• 8 % des Français de 15 à 75 ans (soit près de 3 millions de personnes) ont vécu une dépression au cours des douze mois précédant l’enquête ;
• 19 % des Français de 15 à 75 ans (soit près de 8 millions de personnes) ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie. La dépression est une maladie qui semble toucher davantage les femmes : environ deux fois plus de femmes sont diagnostiquées comme souffrant de dépression.

La dépression, c’est une maladie qui entraîne souffrances et gênes. Nous pouvons avoir l’impression de connaître cette maladie sans pour autant en avoir jamais été atteint. L’explication est simple : parmi la large gamme d’émotions et de sensations que nous éprouvons au cours de notre vie, certaines sont très douloureuses. Nous en concluons hâtivement qu’être dépressif consiste à ressentir plus fortement et plus longtemps de telles souffrances. Et cela nous incite à croire que nous pouvons facilement comprendre ce que vit une personne souffrant de dépression.

Mais la réalité est différente. En effet, avant leur entrée dans cette maladie, les personnes souffrant de dépression ressentaient elles aussi un large éventail d’émotions, agréables ou douloureuses. Or toutes ces personnes disent que leur état au cours de la dépression est très différent de tout ce qu’elles pouvaient avoir connu auparavant. Les émotions qu’elles éprouvent, les idées qui les traversent sont imprégnées d’une souffrance morale permanente, plus insupportable que toute autre souffrance déjà endurée. Autre différence avec les émotions habituelles de la vie, les personnes ont l’impression d’être coupées de leur entourage. L’état dépressif se caractérise par un changement profond (une véritable rupture) par rapport au fonctionnement habituel.

Trois éléments principaux sont typiques de cet état :

• une tristesse inhabituelle, différente d’après les personnes qui souffrent de dépression de la tristesse normale (cette tristesse est particulièrement intense, elle n’est pas « directement » reliée à une cause, rien ne l’apaise, elle se mêle d’angoisse et d’un sentiment de « fatalité ») ;
• une perte d’intérêt et de plaisir qui touche tous les domaines de la vie ;
• une association de plusieurs symptômes durables qui entravent douloureusement la vie quotidienne.

La dépression est une maladie qui peut toucher chacun d’entre nous (quels que soient son âge, son sexe, son niveau social…). Contrairement à certaines idées reçues, elle ne relève ni d’une « fatalité », ni d’une faiblesse de caractère. La volonté seule ne suffit pas pour en sortir, notamment parce que la maladie provoque un sentiment de dévalorisation de soi et des pensées négatives.

*Enquête Baromètre santé 2005

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mardi, 08 mars 2011

Mobilisation, toute la semaine, pour le don de moelle osseuse : appel à votre générosité !

La 6e semaine de mobilisation pour le don de moelle osseuse s’ouvre à partir de lundi.

Le registre français des volontaires au don de moelle osseuse compte aujourd’hui 190.000 inscrits.

L’objectif de l’Agence de la biomédecine est d’atteindre 240.000 à l’horizon 2015, dont 18.000 nouveaux inscrits dès 2011.

Chaque année, 2.000 personnes ont besoin d’une greffe de moelle osseuse pour remplacer leur système immunitaire déficient. En 2009, 1.538 greffes avec donneur ont été réalisées en France, la majorité (60%) faisant appel à un donneur anonyme, extérieur à la fratrie.

La 6e semaine nationale de mobilisation «a pour but de recruter de nouveaux donneurs, mais aussi de rendre hommage à leur communauté», a indiqué à la presse la directrice générale de l’agence, Emmanuelle Prada-Bordenave. Le but est aussi de diversifier les profils génétiques des donneurs.

Symboliquement, une grande veilleuse rouge illumine ce week-end le Parvis des droits de l’Homme du Trocadéro, à Paris. En région, des manifestations seront organisées les 11 et 12 mars à Bordeaux, Rennes, Rouen, Strasbourg, Grenoble, Limoges, Marseille et Nice.

 

 

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jeudi, 12 mars 2009

EDVIGE (Edvirsp) Servira à Recruter… et à Vous Licencier !

Le ministère de l’Intérieur vient enfin de répondre aux 70 parlementaires (17 au Sénat, 53 à l’Assemblée) qui s’étaient inquiétés, l’an passé, de la mise en place du désormais célèbre fichier Edvige (pour “Exploitation documentaire et valorisation de l’information nérale”).

Pour mémoire, Edvige était accusé d’instituer un “fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux“. Lisez mes articles  ici et et les jours suivants.

Dans sa réponse (la même, quelles que soient les questions), MAM rétorque aux parlementaires inquiets que les recours déposés par les opposants à Edvige ont été rejetés eu égard notamment à la décision du ministre de retirer le décret portant création d’Edvige“.

Ce qui ne résoud donc rien, sur le fond.

D’autant que le problème reste entier :

le nouveau fichier ne comportera que des données directement liées à la sécurité publique ou permettant de répondre aux demandes d’enquêtes de recrutement imposées par la loi.

Ce qui ne répond que très modérément à l’inquiétude exprimée par les 220 000 signataires de la pétition réclamant l’abandon d’Edvige, non plus qu’à celle des parlementaires… mais qui, a contrario, met en lumière un problème étrangement passé sous silence lors de la polémique de l’an passé : les services de renseignement servent aussi désormais à surveiller le million de salariés qui font l’objet d’enquêtes de recrutement“.

Un million de salariés suspectés de “comportements contraires aux bonnes moeurs

Trop peu de gens le savent, mais le travail d’un million de salariés dépend en effet de l’”enquête administrative de moralité” (sic) qui est effectuée à leur sujet, comme le rappelait récemment la CNIL.

J’avais d’ailleurs dressé la liste des emplois concernés, qui vont des emplois liés à la sécurité (policiers, gendarmes, gardes du corps, détectives privés, gardes champêtres, vigiles, contrôleurs de la RATP et de la SNCF) aux jeux d’argent (entraîneurs de courses de chevaux -et lévriers-, employés de casinos et cercles de jeux, et même les assesseurs des parties de pelote basque !).

Sont également concernés les agents des concessionnaires d’autoroute, mais aussi et surtout les employés des aéroports (en 2002, et en deux ans, 3500 salariés avaient ainsi perdu leur habilitation, et donc leur emploi, rien qu’à Roissy), ainsi que les personnes sollicitant l’autorisation d’effectuer des prises de vue aérienne…

Rajoutons enfin, au million de salariés concernés, les ambassadeurs, consuls et autres personnalités désireuses d’obtenir la légion d’honneur et autres promotions dans les “ordres nationaux”, mais aussi ceux qui veulent acquérir la nationalité française, obtenir ou renouveler leurs titres de séjour. Ce qui doit, au total, faire bien plus qu’un million de gens.

Or, le problème (l’un des problèmes) est qu’il suffit d’être “suspecté” de “comportements” contraire “à l’honneur” ou aux “bonnes moeurs” pour être fiché… notions pour le moins vagues, et propices à débordements et “dommages collatéraux“.

D’autant que la majeure partie du temps, les personnes chargées d’effectuer ces “enquêtes administratives de moralité” se contentent de regarder si l’individu en question est fiché, sans forcément vérifier la réalité, ni la teneur, de cette suspicion.

Autrement dit, et quand bien même, en démocratie, la présomption d’innocence est la règle, et non l’exception, ces fichiers policiers et “enquêtes administratives de moralité” font de tous ceux qui y sont fichés autant de “présumés suspects”.

Une logique ubuesque

Problème supplémentaire : contrairement au casier judiciaire, qui répertorie les personnes ayant été condamnées, les fichiers policiers qui sont utilisés pour ces “enquêtes administratives de moralité” recensent victimes & suspects. La moitié des Français y sont fichés. Et ils sont truffés d’erreurs.

En 2001, la CNIL rapportait ainsi que 25% des fichiers qu’elle avait été amenée à contrôler étaient “inexacts, incomplets ou périmés“. En 2008, le taux d’erreur est de 83% !

Or, et à en croire ce qu’explique MAM à nos parlementaires, Edvige (renommé Edvirsp, pour “Exploitation documentaire et de la valorisation de l’information relative à la sécurité publique”, ce qui est déjà bien moins sexy) servira donc aussi à effectuer les “enquêtes administratives de moralité“.

090301_edvigeCe qui fait bondir Virginie Gautron, maître de conférences à la faculté de droit de Nantes :

“La possibilité d’utiliser ces données pour des enquêtes de moralité pose de très graves questions. La CNIL dénonce de longue date l’utilisation des fichiers policiers comme casier judiciaire parallèle, et ce au mépris de la présomption d’innocence.

Cette situation ne pourra que s’aggraver avec la consultation d’Edvige. Les enquêtes de moralité ne s’effectueront plus sur la seule base de faits délinquants supposés, mais de comportements « susceptibles » de troubler l’ordre public ou, pire encore, d’affiliations partisanes, religieuses ou syndicales.

Des militants syndicaux et politiques, voire même des personnes périodiquement présentes dans telle ou telle manifestation, ne risquent-ils pas, dès lors que leurs engagements ne correspondraient pas à la ligne politique du pouvoir en place, d’être privés d’accès à la magistrature ou aux autres missions de souveraineté ?”

Dit autrement : jusqu’alors, le million de salariés dont l’emploi dépend d’une “enquête administrative de moralité” (plus tous ceux qui veulent acquérir la nationalité française, obtenir ou renouveler leurs titres de séjour, ou encore… la Légion d’honneur), ne risquaient “que” d’être “suspectés”, à tort ou à raison, de “comportements” contraire “à l’honneur” ou aux “bonnes moeurs”…

Aujourd’hui, ils risquent aussi de se voir reprocher d’avoir été repérés par les services de renseignement comme “potentiellement” délinquants, ou parce qu’ils ont manifesté, ou exprimé leur opposition aux désidératas du gouvernement.

Ce qu’on appelle un délit d’opinion qui, a priori, n’existe pourtant pas en démocratie.

En résumé, et après les détecteurs de mensonge, en matière de recrutement, il faudra aussi désormais apprendre à gérer, et se méfier, des services de renseignement.

 
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