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vendredi, 21 octobre 2011

Le Secret du bonheur

Comptez vos petits bonheurs quotidiens !

Les Français sont les champions du monde de la mauvaise humeur, dit-on.

Et si on renversait la vapeur ?

Et si au lieu de râler, on comptait tous les petits plaisirs du quotidien en étant reconnaissant de leur existence ?

C’est en tout cas une clé importante du bien-être physique et psychologique, preuves scientifiques à l’appui.

Il existe de nombreuses études sur les bénéfices du sentiment de gratitude sur la santé et la longévité.

La gratitude aide notamment à lutter contre la dépression ainsi que le montre une synthèse d’études récente (1). Difficile néanmoins de comprendre par quels mécanismes la gratitude est liée au bonheur et au bien-être. Pour élucider ce mystère, deux chercheurs américains, Robert A. Emmons et Michael E. McCullough ont tenté trois expériences (2).

Dans la première et la seconde, plus de 300 étudiants en psychologie ont soit fait la liste des choses vécues ou ressenties pour lesquelles ils se sentaient reconnaissants, soit celle des tracas qu’ils avaient rencontrés, ou encore celle des événements qui avaient selon eux eu un impact sur leur vie. Parallèlement, ils rapportaient leur humeur, leur activité sportive et leurs éventuels symptômes physiques. Les rapports étaient hebdomadaires dans la première étude (9 semaines en tout), quotidiens dans la seconde (sur deux semaines).

Dans la dernière expérience, 65 personnes souffrant de maladie neuro-musculaire ont noté quotidiennement (pendant 21 jours) leur humeur, leur activité physique et leur état de santé. 33 d’entre elles ont aussi fait la liste des événements pour lesquels elles ressentaient de la gratitude, de leurs petits bonheurs quotidiens.

Résultats : dans les trois expériences, ce sont les personnes qui listaient les événements pour lesquels elles se sentaient reconnaissantes qui ont montré le meilleur niveau de bien-être. Prendre conscience des petits événements positifs que l’on vit chaque jour entraîne ainsi des bénéfices émotionnels et interpersonnels non négligeables.

Réjouissons-nous et remplissons toujours le verre de notre gratitude (celui qui est à moitié plein, pas celui à moitié vide).

Pour cela, vous pouvez lister régulièrement les événements, les personnes, les ambiances qui vous emplissent de joie ou vous donnent envie de remercier la vie. Ou pensez-y quand vous vous lavez les dents par exemple ! Vous pouvez aussi suivre la méthode proposée par Emmanuel Pascal dans « Les 3 émotions qui guérissent ».

A la clé : une meilleure qualité de relations avec les autres, un mieux être évident, une humeur au beau fixe… et, bien sûr, une meilleure santé.

Sources:  lanutrition.fr, expériences de vie, (1) Lambert NM, Fincham FD, Stillman TF : « Gratitude and depressive symptoms: The role of positive reframing and positive emotion ». Cogn Emot. 2011 Sep 19. (2) Robert A Emmons, Michael E. McCullough : « Counting Blessins Versus Burdens : An Experimental Investigation of Gratitude and Subjective Well-Being in Daily Life ». Journal of Personality and Social Psychology 2003, vol 84, n°2, 377-389.

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jeudi, 16 juin 2011

Insomnie ou sommeil de marmotte ?

Dormir trop ou pas assez lié à la qualité de vie et à la dépression

Dormir six à neuf heures par nuit est associé à une meilleure qualité de vie et moins de dépression que de dormir moins ou plus, confirme une étude américaine publiée présentée Au Congrès de l’Associated Professional Sleep Sociétés LLC (APSS).

Les personnes rapportant être en bonne santé ont, en plus grande proportion, un temps de sommeil « normal », soit entre 6 et 9 heures. La plupart des adultes ont besoin entre 7 et 8 heures de sommeil pour être en forme et reposé durant la journée, selon l’American Academy of Sleep Medicine.

Charles Bae du Cleveland Clinic Sleep Disorders Center en Ohio ont analysé les dossiers médicaux de 10,654 personnes, âgées en moyenne de 52 ans, qui ont répondu à des tests mesurant la qualité de vie liée à la santé et la dépression.

« Les gens peuvent déjà s’attendre à ce que leur qualité de vie puisse être diminuée quand ils ne dorment pas assez, mais ne pas réaliser que trop dormir peut aussi avoir un impact négatif« , commente le chercheur.

«Il est surprenant de voir que moins de sommeil que six heures et plus que neuf heures est associé à une baisse de la qualité de vie et une augmentation des symptômes dépressifs similaires», dit Bae.

 

Sources : psychomedia.qc.ca, Science Daily

 

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lundi, 30 mai 2011

Cancer de la prostate : combien d'heures de marche rapide hebdomadaires pour freiner la progression de la maladie

Cancer de la prostate : 3 heures de marche rapide hebdomadaires freinent la progression de la maladie

Cancer de la prostate : 3 heures de marche rapide hebdomadaires freinent la progression de la maladie

D’après une récente étude publiée dans Cancer Research, quelques heures de marche rapide par semaine suffisent pour stopper la progression d’un cancer de la prostate. Outre ses nombreux bienfaits pour la santé, la marche, accessible à tous, serait ainsi pour certains une véritable bouée de sauvetage.

Pratiquer 3 heures de marche rapide ou plus toutes les semaines diminue de 57% le risque de propagation d’un cancer de la prostate, par rapport aux hommes qui marchent plus lentement ou moins de 3 heures par semaine.

A noter que plus le rythme de marche est rapide, plus le risque de progression de la maladie diminue. Mais la durée de marche n’est pas associée à un risque plus faible lorsque l’intensité n’est plus prise en compte. C’est donc bien l’association de 3 heures de marche par semaine, à un rythme soutenu, qui est associée à une diminution du risque de progression d’un cancer de la prostate.

Ces résultats sont issus d’une étude menée sur près de 1500 hommes diagnostiqués d’un cancer précoce de la prostate, qui ont donné les informations concernant leur alimentation et leur activité physique sur 2 ans (2004 à 2005). Les participants de l’étude ont rempli un questionnaire concernant leur pratique de la marche ou de la randonnée, de la course, l’aérobie, l’aviron, le cyclisme ou encore le squash. Les réponses allaient de « jamais » à « 11 heures par semaine ». Ces hommes ont également été interrogés sur leur rythme de marche.

Les chercheurs concluent que la marche rapide après le diagnostic peut empêcher ou retarder la progression du cancer de la prostate, lorsque le cancer est cliniquement localisé.

Comment expliquer un tel résultat ? La marche rapide pourrait affecter la prolifération des cellules cancéreuses de la prostate de diverses façons, notamment en réduisant la résistance à l’insuline et l’inflammation.

Source: guerir.org, Cancer Research; 71(11); 1-7 doi: 10.1158/0008-5472.CAN-10-3932  Physical Activity after Diagnosis and Risk of Prostate Cancer Progression: Data from the Cancer of the Prostate Strategic Urologic Research Endeavor. AACR Brisk Walking Could Improve Prostate Cancer Outcomes

Crédit photo : fotolia.com

 

 

 

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mardi, 10 mai 2011

Ne travaillez pas plus mais mieux !

Une bonne journée de travail n’est pas une journée au cours de laquelle vous dévorez une tâche après l’autre. Vous êtes beaucoup plus productif quand vous planifiez bien le temps disponible et quand vous savez quand votre niveau d’énergie faiblit.

Faites d’abord le principal. C’est quand vous arrivez à votre travail le matin que vous avez probablement le plus d’énergie et risquez le moins d’être distrait. Décidez le soir de la tâche qui mérite le plus de bénéficier de toute votre attention. Exécutez cette tâche pendant 90 minutes maximum.

Travaillez comme un sprinter. Celui qui travaille constamment toute la journée voit son niveau d’énergie baisser à mesure que le temps passe. En vous ménageant régulièrement une pause, vous régénérerez vos réserves d’énergie.

Surveillez votre humeur. Quand le travail devient trop pesant, on commence à avoir des émotions négatives. On devient plus impulsif et on réfléchit moins. Peut-être vous sentez-vous fatigué, surchargé, menacé ou avez-vous tout simplement faim. Posez-vous la question : « pourquoi est-ce que je me sens ainsi et que puis-je faire pour me sentir mieux ? »

Ménagez du temps pour des affaires non urgentes. En vous concentrant toute la journée sur des affaires urgentes, vous perdez de vue d’autres choses importantes : entretenir des relations, élaborer une stratégie, penser de façon créative…

Dormez suffisamment. Fixez l’heure du coucher et commencez à adapter votre activité au moins 45 minutes avant d’aller au lit. 98 % de l’humanité a besoin de 7 à 8 heures de sommeil. Même un petit manque de sommeil peut donner lieu à une perte de créativité, de punch et de qualité.

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mardi, 12 avril 2011

Le régime Okinawa pour les nuls

La minceur durable. Pour vivre centenaire et en bonne santé…

Sur l’île d’Okinawa au Japon, les habitant détiennent le record mondial de longévité en bonne santé, trois fois plus qu’en France pourtant 2e pays au monde pour l’espérance de vie. Et ces vénérables centenaires sont bien portants !

Une meilleure santé

Les hormones anti-âge, naturellement sécrétées par le corps (DHEA, œstrogènes) restent à un niveau très élevé chez les séniors d’Okinawa, alors que le taux s’effondre chez nous. Les maladies cardiaques y frappent environ 80% moins que dans les pays occidentaux, les attaques cérébrales y sont moins fréquentes aussi, la tension artérielle est inférieure à celle observée chez nous, et le taux de cholestérol hyper bas. De même les Okinawans souffrent rarement de maladies inflammatoires invalidantes, et sont fort peu touchés par les cancers du côlon, du sein, de l’utérus et de la prostate. Leur squelette est solide en dépit du fait qu’ils ne consomment pas de laitages, le surpoids est rarissime et le diabète n’est qu’une curiosité. Quel est donc leur secret ?

Le bon sens !

Le « régime » Okinawa ne dépend pas de l’état de santé ou financier, ni de l’âge ou de la profession, il est fondé sur l’alimentation, et les habitudes de vie aussi. Pas de fast-food et de l’activité même « vieux » et c’est sûr qu’habiter dans la nature, vivre au calme et avoir une météo clémente facilitent les choses. Mais déjà si j’adopte leur comportement, je prolonge ma vie de quelques années.

10 règles de vie

Adopter une alimentation frugale, car plus on mange, plus le corps doit brûler de calories, et cette combustion accélère notre vieillissement.

Donc consommer de petites portions, de tout un peu, fin et délicat, à mastiquer longtemps.
Faire « hara achi bu », autrement dit ne manger qu’à 80 % de sa faim, ne pas arriver au « ventre plein ».
Raisonner végétal, forcer sur les fruits et légumes (7/j. au lieu des 5 préconisés en France), les céréales, les légumes secs, le riz et le tofu, sources de protéines afin de limiter les produits animaux.
Consommer peu de viande au profit des œufs, du poulet (quand même) et du poisson.
Limiter la cuisson des aliments. Faire cuire rapidement et légèrement, au wok, en grillades (yakitori, teriyaki), éventuellement en friture légère (tempura), poché au bouillon, et manger au maximum cru (sushi, sashimi).
Se déshabituer du sucre, à réserver pour les occasions particulières. Préférer les fruits.
Respecter l’aliment, le choisir exclusivement sain, simple, nature, de saison, et l’apprécier au calme, à la table bien dressée, bien habillé, tout un cérémonial (pas le machin gras avalé à la va-vite dans le métro).
Respecter les saisons de la terre, à Okinawa « seul le vivant peut nourrir le vivant », il faut travailler le sol sans l’abîmer (out les pesticides) et consommer de saison, rapidement pour que l’aliment soit encore frais, gorgé de vitamines ( fruits et légumes).
S’inspirer des principes de la cuisine zen. Couper chaque aliment et préparer ses petits plats soi-même plutôt que « d’ouvrir une boîte ». Regarder la bouchée avant de l’enfourner et l’apprécier en bouche pour en ressentir toutes les nuances aromatiques, plutôt que de se baffrer. Plaisir en vue…

Les 20 meilleurs aliments Okinawa

À toujours avoir dans le frigo et le placard : ail, algues, champignons, chou, citron, courgettes, gingembre, haricots rouges, huiles de colza, de soja et de sésame, nouilles de sarrazin et de blé, œuf, riz, sardine, graines de sésame, sauce soja, saumon, sushi, thé vert généralement aux fleurs de jasmin, tofu à gogo, et vinaigre de riz.

M’y mettre dare dare

Je retrouve toutes ces infos, préparatifs et recettes dans « 100 recettes express Okinawa » par Anne Dufour (5,90 €, Leduc.s Éditions).
Ainsi que tous l’aspect santé-nutrition lié à Okinawa auprès du Dr Jean-Paul Curtay qui travaille avec les Thermes d’Allevard sur des protocoles surpoids, vitalité-longévité, fibromyalgie, nutrithérapie et rhumatologie, nutrithérapie et voies respiratoires… Lire La minceur zen Okinawa.
Je trouve tous les ingrédients et accessoires de préparation à la boutique Kiria et sur le site Okinawa Trésors de Longévité fondé par Jean-Christophe Loric, selon le programme global du Dr Curtay.

Lire également Ma recette Okinawa.

 

Source : jemesensbien.fr

 

 

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samedi, 09 avril 2011

Tintin chez le psy ? Si si, c'est possible...

 

 

 

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lundi, 28 mars 2011

"La loi sur la psychiatrie est absurde, incohérente et inapplicable !"

"Les députés ont adopté en première lecture dans la nuit du 16 mars, le projet de loi "relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge". Le vote solennel du projet a eu lieu mardi 22 mars, avant d'être envoyé au Sénat pour examen. Mais, il n'y aura pas de seconde lecture.

Le gouvernement ayant choisi la procédure accélérée, le texte, même éventuellement modifié par les sénateurs, pourra être adopté selon la première lecture de l'Assemblée nationale ! Pourtant ce projet de loi provoque un basculement radical de la pratique psychiatrie, une transformation démente et inquiétante de la psychiatrie !

Les équipes soignantes vont être transformées par cette loi en une "police sanitaire psychiatrique" dont le rôle va être réduit à "surveiller, contrôler, injecter" !

Cette loi a été voulue par le président de la République réagissant dans l'émotion et la précipitation au meurtre d'un étudiant par un malade. Cette loi devrait concerner les personnes actuellement sous contrainte, c'est à dire 70 000 personnes sur les 300 000 hospitalisées. Mais elle est organisée à partir des situations en hospitalisation d'office, c'est à dire 10 000 personnes ! Elle a pour socle, le présupposé totalement erroné sur le plan scientifique, énoncé par le président en décembre 2008 : "Tous les malades mentaux sont potentiellement dangereux, potentiellement criminels !"

Ainsi l'ensemble des personnes soignées en psychiatrie, celles qui choisissent librement de se soigner, c'est à dire 80 % des malades hospitalisés, mais aussi les trois millions de personnes ayant consulté et traités pour un trouble psychique vont se retrouver confrontés "par contamination" aux mêmes a priori, aux mêmes préjugés, aux mêmes risques, et tomber potentiellement dans les "soins sans consentement".

Ce message terrible, ravageant, faisant appel aux peurs ancestrales de la folie, désigne à la vindicte populaire ces personnes, amplifie la peur de l'autre, renforce la stigmatisation. La loi vient l'instituer de façon insupportable, indigne !

Les 23 000 signataires de l'Appel lancé par le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire : "Réforme de la psychiatrie : une déraison d'Etat", la totalité des syndicats de psychiatres – fait inédit – le syndicat national des psychologues, les syndicats de personnels soignants, des associations de psychanalystes, des associations de patients, des associations de familles, le Syndicat de la magistrature, plusieurs centaines de manifestants mardi 15 mars devant l'assemblée, rien n'y a fait !

La psychiatrie est pourtant dans un état catastrophique depuis plus de dix ans. Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté vient de rendre public un rapport accablant sur la situation dans les hôpitaux psychiatriques. Sa conclusion, la psychiatrie est un monde caché, "et dans ce monde-là, ce n'est pas tant la loi, quelle qu'elle soit qui est en cause, mais la réalité des pratiques" !

DÉRIVES

Depuis deux ans qu'il s'est constitué, le Collectif des 39 dénonce la dérive des pratiques, des situations de maltraitance des malades, la banalisation des contentions, l'abandon des familles à leur désarroi. Les Etats généraux de la psychiatrie en juin 2003 avaient déjà réclamé vingt-deux mesures d'urgence pour tenter de lutter contre le péril menaçant l'ensemble de la psychiatrie !

Cette situation n'est en rien dû à la mauvaise volonté des soignants, à une indifférence au sort des malades et des familles. Elle est le résultat de plusieurs éléments : conception de la maladie mentale qui s'est imposée avec le scientisme dominant des dernières années, formation indigente des psychiatres réduite aux seuls traitements médicamenteux, absence quasi-totale d'une formation digne de ce nom pour les infirmiers, laminage des esprits par l'idéologie de l'hôpital-entreprise, de la gestion bureaucratique parachevée par la récente loi Hôpital, patients, santé, territoires, à la pénurie organisée, enfin absence de budget spécifique pour la psychiatrie.

Aux arguments étayés de toute la profession, tous statuts confondus, dénonçant une loi sécuritaire mais revendiquant l'urgence d'une loi sanitaire, aux appels au secours d'associations de patients, aux rejets par de nombreuses associations régionales des de familles de malades, le rapporteur du projet de loi n'a opposé qu'arrogance, falsification, mystification, ignorance.

Falsification, lorsqu'il déclare que la loi va permettre de sauver les quatre mille personnes qui se suicident chaque année !

Mystification, quand il proclame que les 30 000 à 60 000 personnes sans domicile fixe qui souffrent de troubles mentaux, abandonnées par leur famille,vont pouvoir être prises en charge !

Ignorance de la pratique psychiatrique, quand il déclare que les patients qui dénient leur pathologie vont être enfin traitées grâce à ce dispositif !

De plus, avec ce projet de loi, force reste au préfet. La disqualification des professionnels est totale, la suspicion à leur égard comme à l'égard des magistrats est entérinée par le texte.

Pire, dans leur aveuglement politique, dans leur méconnaissance de la clinique psychiatrique la plus élémentaire, les députés de la majorité n'ont pas pris la mesure du plus grave : cette loi, si elle est adoptée, va aboutir à l'exacte inverse de ce à quoi elle prétend répondre : la sécurité et la prévention des passages à l'acte dangereux.

En effet, les personnes les plus perturbées, les plus en souffrance, sont aux prises avec une méfiance extrême, voire des sentiments de persécution, des sentiments d'être surveillés, épiés. Ces personnes lorsqu'elles sauront qu'elles seront dénoncées par leur psychiatre, leurs soignants au directeur de l'hôpital et au préfet, en cas de refus ou d'opposition aux soins et risquant un retour forcée à l'hôpital, vont tout faire pour échapper, pour se sauver. Et c'est dans un tel contexte, que des individus ayant le sentiment d'être cernés, pourchassés, forcés, risquent de basculer dans des passages à l'acte les plus graves…

La psychiatrie, dans une perspective thérapeutique, ne peut travailler qu'en favorisant la confiance, l'instauration d'une relation rassurante, le tissage d'un lien avec une personne malade. C'est dans ce cadre, et uniquement dans ce cadre, que nous pouvons imposer une contrainte parfois nécessaire, que la psychiatrie peut prétendre être thérapeutique.

Mesdames, messieurs les parlementaires, prenez conscience de l'immense responsabilité que vous prenez, de l'absurdité de ce dispositif législatif, de cette monstruosité qui est en train de se créer !"

Paul Machto, psychiatre des hôpitaux

Marie Cathelineau, psychologue

Hervé Bokobza, psychiatre

pour le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire

 

Source : lemonde.fr

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mardi, 22 mars 2011

Opacité renforcée sur le prix des prothèses dentaires : dites merci à nos chers et vieux sénateurs :-(

Le Sénat a supprimé mercredi dernier l’obligation faite aux dentistes d’indiquer sur leurs devis le coût de revient des prothèses.

Les tarifs proposés aux patients varient pourtant quasiment du simple au double selon les praticiens…

Les consommateurs n’y gagneront pas, mais les chirurgiens dentistes peuvent se réjouir. Les sénateurs se sont prononcés mercredi pour la suppression de l’obligation faite aux praticiens de mentionner le prix d’achat des prothèses qu’ils proposent à leurs patients. Cette indication était devenue obligatoire depuis l’application de la loi «Hôpital, patient, santé, territoire» (HPST) en mars 2010, et visait à introduire davantage de transparence dans les prix pratiqués par les chirurgiens-dentistes.

Car les prix des prothèses varient quasiment du simple au double selon les cabinets, analysait en février dernier l’organisme mutuelle.com. Des tarifs qui dépendent de plusieurs facteurs : de la qualité de la prothèse, de la notoriété du dentiste, du quartier où il exerce, mais aussi du niveau de couverture médicale du patient. «Il est presque de règle que le praticien s’informe de celle-ci, de sorte que cette couverture complémentaire contribue de facto à tirer les prix à la hausse et bénéficie en bonne part au prestataire de soins», notait la Cour des comptes dans un rapport publié l’année dernière.

Pas de répercussion des importations sur les prix

Disparates, les tarifs pratiqués sont aussi particulièrement élevés. Citant un rapport de 2005 publié en Belgique, la Cour des comptes relevait que le prix d’une pose de prothèse en France est 2,5 fois supérieur à celui d’une pose de prothèse en Allemagne, lui-même 25% plus onéreux qu’aux Pays-Bas.

Circonstance aggravante pour les praticiens français : la part croissante des modèles importés (de l’ordre de 15% en 2010 selon l’association dentaire française) ne s’est jamais répercutée sur le prix moyen pratiqué par les chirurgiens dentistes. Pourtant, le coût de revient de ces prothèses fabriquées en Chine, à Madagascar ou en Afrique du Nord est trois fois moindre (40 euros contre 120 euros) que celui des modèles fabriqués en France.

«Concurrence insuffisante»

Conséquence, c’est 10% de la population française qui se trouve contrainte de renoncer aux soins dentaires en raison de leur coût, souligne l’institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes). Globalement, les frais dentaires constituent à eux seuls plus de la moitié des prestations médicales auxquelles les patients renoncent pour ce motif.

C’est en vertu de ces constats que la Cour des comptes plaidait l’année dernière pour que les devis proposés aux patients incluent le prix d’achat de la prothèse. «Améliorer la transparence aiderait à remédier à une concurrence aujourd’hui insuffisante», estimait l’institution.

«Lobbying intensif»

Les sénateurs, pourtant, en ont mercredi décidé autrement. Gilbert Barbier, à l’origine de l’amendement supprimant cette obligation, s’en explique : «Le texte était pratiquement inapplicable. Si l’on veut calculer le prix de revient d’une prothèse, il faut décortiquer tout un tas de frais annexes, explique-t-il. Par ailleurs, pourquoi n’imposer cette obligation qu’aux seuls dentistes, et non aux garagistes par exemple ?», s’interroge-t-il. «Les dentistes ont eu le sentiment d’être montrés du doigt. Sachons raison garder», est venu appuyer mercredi en séance le ministre de la santé Xavier Bertrand.

Leurs électeurs apprécieront et sauront s’en rappeler aux prochaines élections. Gageons que leurs mutuelles soient plus que confortables…

Autre argument avancé par les sénateurs : les prix des actes dits «conservateurs» (détartrage, traitement d’une carie, dévitalisation…) seraient sous-évalués par la sécurité sociale. «Cela fait dix ans qu’ils n’ont pas été réajustés. Cela explique que les dentistes compensent parfois en augmentant leur marge sur les prothèses», avance Gilbert Barbier. Pourtant, d’après la Cour des comptes, une partie de ces tarifs ont été réévalués de 30% en 2006. Parallèlement, les prix des prothèses ont continué à progresser à un rythme annuel de plus de 3%…

Pour l’UFC-Que Choisir, la situation est claire. «Le lobbying intensif des professionnels a eu raison de l’intérêt des patients», déclarait jeudi Cédric Musso, directeur des relations institutionnelles au sein de l’association, dans les colonnes du «Parisien-Aujourd’hui» en France. «Les dentistes ne sont pas des professions commerciales. En tant que professionnels de santé, ils n’ont pas à faire de profit sur la vente de matériels».

Directeur des relations institutionnelles au sein de l’association de consommateurs UFC-Que choisir, Cédric Musso regrette que les sénateurs soient revenus sur la transparence qu’ils avaient instaurée en 2009 :

Les sénateurs ont voté hier la fin de l’obligation des dentistes d’afficher le prix d’achat des prothèses. Qu’en pensez-vous ?
Cédric Musso : Le lobbying intensif des professionnels a eu raison de l’intérêt des patients. C’est aussi un pied de nez aux recommandations de la Cour des comptes, sur lesquelles s’était pourtant appuyée la commission des Affaires sociales du Sénat lorsqu’elle s’est prononcée en faveur de cette mesure en 2009.

Xavier Bertrand a défendu l’amendement, faisant valoir hier devant les sénateurs que le texte initial était inapplicable…
C’est toujours ce qu’on dit quand on veut changer une loi. Cet argument avait déjà été soulevé devant la commission des Affaires sociales en 2009. A l’époque, il avait été rejeté, la commission indiquant que cette réforme était non seulement faisable mais souhaitable pour les consommateurs.

Les partisans du texte ont mis en avant la rémunération des dentistes, qui n’a pas été réactualisée depuis plusieurs années…
Ce n’est pas en créant du brouillard informatif et des artifices tarifaires qu’on va régler leurs problèmes. S’il y a un problème d’honoraires, qu’on le règle clairement.

Qu’est-ce qui vous choque le plus ?
D’abord, le fait que les dentistes puissent désobéir impunément : ils ont refusé d’appliquer la loi depuis l’ordonnance de mars 2010, qui l’a rendue tout à fait applicable. Les lois sont faites pour être appliquées. Ensuite, il faut tout de même rappeler que les dentistes ne sont pas des professions commerciales ; en tant que professionnels de santé, ils n’ont pas à faire de profits sur la vente de matériels. C’était d’ailleurs un des fondements de l’article 57 de la loi HPST, qui permettait de distinguer le prix de la prothèse et celui des prestations associées.

Source : lefigaro.fr, leparisien.fr, Sénat

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samedi, 18 avril 2009

Aujourd’hui : Journée pour les Droits des Patients

Une journée pour les droits des patients

Droits à l’information, au consentement éclairé, à l’accès aux services de santé, à la confidentialité… Ce samedi 18 avril, c’est la 3ème Journée européenne des droits des patients.

Le Collectif inter-associatif sur la Santé (CISS) saisit cette occasion pour insister sur l’importance de la Charte européenne des droits du patient.

Ce texte de 2002 proclame 14 « droits des patients » qui visent à « garantir un niveau élevé de protection de la santé humaine et de la qualité des services de santé dans les pays européens ».

Cette journée doit notamment permettre « de mieux faire connaître cette Charte », auprès des usagers du système de santé bien sûr, mais aussi des professionnels de santé et des décideurs politiques.

Pour le CISS, c’est enfin l’occasion d’insister sur l’importance de la très méconnue Carte européenne d’assurance maladie. Elle permet à son détenteur de se faire soigner dans un Etat de l’Union en bénéficiant de la prise en charge de ses frais médicaux. Elle peut être obtenue gratuitement.

Source : CISS, 16 avril 2009
 
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