Avertir le modérateur

jeudi, 16 juin 2011

Insomnie ou sommeil de marmotte ?

Dormir trop ou pas assez lié à la qualité de vie et à la dépression

Dormir six à neuf heures par nuit est associé à une meilleure qualité de vie et moins de dépression que de dormir moins ou plus, confirme une étude américaine publiée présentée Au Congrès de l’Associated Professional Sleep Sociétés LLC (APSS).

Les personnes rapportant être en bonne santé ont, en plus grande proportion, un temps de sommeil « normal », soit entre 6 et 9 heures. La plupart des adultes ont besoin entre 7 et 8 heures de sommeil pour être en forme et reposé durant la journée, selon l’American Academy of Sleep Medicine.

Charles Bae du Cleveland Clinic Sleep Disorders Center en Ohio ont analysé les dossiers médicaux de 10,654 personnes, âgées en moyenne de 52 ans, qui ont répondu à des tests mesurant la qualité de vie liée à la santé et la dépression.

« Les gens peuvent déjà s’attendre à ce que leur qualité de vie puisse être diminuée quand ils ne dorment pas assez, mais ne pas réaliser que trop dormir peut aussi avoir un impact négatif« , commente le chercheur.

«Il est surprenant de voir que moins de sommeil que six heures et plus que neuf heures est associé à une baisse de la qualité de vie et une augmentation des symptômes dépressifs similaires», dit Bae.

 

Sources : psychomedia.qc.ca, Science Daily

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

mercredi, 15 juin 2011

Management : comment diriger une équipe multiculturelle ?

Suite à l’internationalisation croissante de la société, on a de plus en plus souvent affaire à des équipes multiculturelles. Elles peuvent s’avérer très performantes parce qu’elles permettent d’aborder de nouveaux marchés et réseaux. Mais la collaboration manque parfois de souplesse. Voici comme remédier à ce problème.

Cherchez les similitudes. Ne laissez pas les membres de l’équipe se focaliser sur les différences. Mettez dès le début l’accent sur les similitudes en fonction de l’objectif à atteindre. Cet objectif est le facteur qui lie les membres de l’équipe.

Gérez la différence. Les divergences de conceptions et de comportements ne constituent pas un problème en soi. Mais vous devez veiller à ce qu’il y ait suffisamment de concertation pour bien les gérer. Insistez pour savoir ce que quelqu’un veut dire et expliquez ce qui se justifie et ne se justifie pas dans ses propos. Objectivité, transparence et respect sont de rigueur.

Concentrez-vous sur les individus. La collaboration sera plus difficile entre certaines personnes qu’entre d’autres parce qu’il n’y a tout simplement des caractères qui ne sont pas compatibles. Tenez compte de la personne individuellement, non du contexte ou du groupe dont elle fait partie. Donnez surtout la priorité au contenu du travail.

Pas de traitement spécial. Ne vous laissez pas guider par vos préférences mentales et n’appliquez pas une politique distincte à certains groupes car cela engendre la formation de sous-groupes. Veillez à traiter tout le monde de manière égale.

Source : Asja Kalijan e.a., ’75 checklisten voor de nieuwe manager’, Van Duuren Management

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

lundi, 06 juin 2011

Expérience vécue : «Dans la peau d’une personne obèse» (1/2)

Ce n’était pas un one man show, en l’occurrence un one woman show : « Passez du 36 au 58 ! » ou « La difficile marche des obèses ».

Non, ce n’était pas d’un comique annoncé même si oser revêtir un costume de sumo et se lester de 20 kilos exigeaient, au vu des réactions dans la salle, une bonne dose d’humour relevée d’un soupçon d’insolence.

Mais que répondre au challenge lancé récemment par Marie Citrini, la secrétaire générale du CNAO : « il nous faut quelqu’un pour rentrer dans le costume » ? Forcément, la nutritionniste lève le doigt : « moi siou plait m’dame ».

Rentrer dans la peau d’une personne obèse au moins une fois dans ma vie !

Pas un délire, ni une fanfaronnade, encore moins un fantasme. Plutôt saisir l’occasion donnée pour ressentir – brièvement certes – ce que des hommes et des femmes vivent au quotidien

Influencée par des réflexes de terrain, je pousse loin l’empathie, mais ce changement d’identité corporelle, je l’assume complètement. Même sous les flashes des journalistes, même sous l’œil avide de la caméra. Et ma foi, qu’en tirer sinon une leçon supplémentaire d’humanité mêlée à un renforcement des acquis professionnels…

Volume, rondeurs, poids, surpoids, obésité : voici qu’à mon tour, je ne peux plus me baisser avec facilité. Où sont mes pieds ? Pourquoi ne puis-je ramasser sans difficulté cet objet à terre ? Il est vrai que tout déplacement devient très compliqué. Toutefois, l’expérience me permet de saisir une perte de repères dans l’espace.

J’évolue dans un corps devenu trop présent, encombrant et ce, au milieu de personnalités, gênées et médusées pour lesquelles costumes cintrés, sveltesse et escarpins sont de mises en ce jour. J’entends le murmure de tous ces gens. Les femmes, surtout, ont dans les yeux un effroi difficilement dissimulé. Du moins, ai-je le temps de le capter avant que les regards ne se détournent. De toute évidence, il y a un évitement caractérisé pour certaines.

Je sens que l’on me frôle, que l’on me bouscule. Et de mon côté, je ne cesse de m’excuser, à droite, à gauche, consciente de prendre trop de place. De fait, mon périmètre d’intimité s’est largement rétréci. Comment se déplacer sans se cogner ? Humains, chaises, tables, porte… Des obstacles à chaque pas !

Alors que la pesanteur m’enlace plus profondément, je constate que chaque déplacement me coûte en énergie. Je sens la sueur couler sous ce costume infernal. Et pourtant, j’essaie de conserver un sourire. Il ne s’agit pas d’effrayer les gens mais de leur transmettre un message qui se veut rassurant : derrière cette étoffe de gros corps, un être humain existe.

En même temps, je me pose la question :

 

La suite demain.

 

 

Source : Corinne Peirano, diététicienne-nutritionniste

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

samedi, 28 mai 2011

Thérapie-minute pour la dépression ? Lisez mon conseil

« Pour une personne ayant des antécédents de dépression,

analyser et interpréter la tristesse peut être une réaction malsaine

pouvant perpétuer le cycle chronique de la dépression.

Ces personnes à risque pourraient bénéficier d’une attitude qui consisterait

à remarquer et accepter leurs émotions,

plutôt que de tenter de les expliquer et de les analyser. »

 


 

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

mardi, 24 mai 2011

Ce sentiment intime de culpabilité qui vous accompagne...

Ce sentiment intime de culpabilité, votre fidèle compagne…

Vous avez fait quelque chose qu’on vous a toujours interdit : la culpabilité vous ronge.

Contrairement à la honte, la culpabilité est un sentiment que l’on peut ressentir sans le jugement d’autrui.

Par exemple, lorsque des critères personnels auxquels on tient ont été transgressés. La culpabilité est très utile car elle nous montre nos propres limites et nous incite à ne pas recommencer.

L‘éducation est souvent à la source de la culpabilité car ce sont les valeurs inculquées pendant notre enfance qui nous forgent et nous indiquent ce qui est bien ou pas. Lorsque nous agissons d’une mauvaise manière selon ces valeurs, nous nous sentons coupables.

Toutefois, la culpabilité peut être injustifiée car en grandissant nous pouvons nous détacher des valeurs parentales et s’en créer des personnelles. Dans ce cas-là, la culpabilité est souvent de courte durée et permet de rompre ce lien familial, de couper le cordon, si besoin.

Comprendre pourquoi vous vous sentez coupable Le plus important pour maîtriser sa culpabilité est de savoir pourquoi nous la ressentons. Est-ce parce qu’une règle n’a pas été respectée ? A été transgressée ? Va-t-on recommencer ? Grâce à ces réponses, il est alors possible d’évaluer la gravité de l’acte.

Car c’est de cela qu’il s’agit : qui dit culpabilité, dit faute grave. En examinant les conséquences de cet acte, on peut dire que nous sommes coupables (avons-nous blessé ?) ou simplement responsables (sans conséquence négative) ? La différence est grande.

En effet, la responsabilité n’implique pas de conséquences graves comme la culpabilité. Ensuite il est important de se demander s’il était possible de procéder autrement.

En plus, vous pouvez aussi vous demander qui avait fixé cet interdit et pour quelle(s) raison(s) ? En effet, si vos parents vous avaient interdit de manger des bonbons le matin lorsque vous étiez enfant, il n’est pas forcément logique que vous vous sentiez encore coupable à l’âge adulte…

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

mercredi, 18 mai 2011

Cerveau gauche, cerveau droit... A quoi servent-ils ?

En général, la masse de preuves suggère toujours que le cerveau gauche est prédisposé au détail et que le droit est incliné vers plus de globalité.

Mais il faut ajouter que les effets sur l'activité du cerveau dépendent plutôt de la nature de la tâche réalisée.

Même si l'attention dirige le cerveau dans la manière vers laquelle il choisit de traduire un signal, cela ne veut pas dire que la théorie du câblage neural est morte. Il peut toujours y avoir une prédisposition due au câblage, se formant quand le cerveau se développe, qui réaliserait une sorte de classification grossière de l'information entrant dans le cerveau. L'attention amplifierait l'effet lorsque l'appel se focalise dans une direction particulière.

Une telle complexité, et une telle impatience, au sujet du cerveau signifient bien que la recherche récente sur les hémisphères n'en est qu'à ses balbutiements.

En tout cas, cet épisode, qui continue de nos jours, ne semble pas troubler les partisans de la vieille caricature au sujet des hémisphères cérébraux dans l'idée que le cerveau gauche est celui de la raison et le cerveau droit celui du désir, des passions et des affects, ni des bouquins exhortant les gens à "libérer leur cerveau droit et à éviter la sous-occupation ou le sous-développement du côté gauche", "à déterminer si vous êtes plus orienté vers le cerveau gauche ou droit, ou si vous utilisez la totalité du cerveau".

Les stages de "développement personnel" et de management, qui ne développent en fait que le compte en banque de leurs promoteurs en ayant recours aux vieux poncifs du partage des hémisphères. Comme le dise certains cherceurs "quelle que soit l'histoire à propos de la latéralisation, une simple dichotomie des hémisphères est totalement hors sujet. Ce qui compte, c'est comment les deux côtés du cerveau se complètent et s'associent".

Les vieilles théories, récupérées parfois par la "philosophie" new-age, feront encore sûrement parler d'elles, en ce sens qu'il faut bien meubler les stages "comportementaux", en ayant recours, si besoin, à une simplification qui frise la ringardise.

 

Sources : charlatans.info, Psychologie du cerveau : Pour mieux comprendre comment il fonctionne d'Alain Lieury, Pourquoi les chimpanzés ne parlent pas : Et 30 autres questions sur le cerveau de l'homme de Laurent Cohen, Human brain : left-right asymmetries in temporal speech region de Geschwind, W Levitsky. Science 1968, Evaluating the empirical support for the Geschind-Behan-Galaburda model of cerebral lateraltisation de Bryden et Brai & Cognition 1994

lundi, 16 mai 2011

Quand la sexualité devient une obsession et remplie toute la vie.... C'est comme une drogue !

Quand la sexualité devient aliénante…

Il y a les Dom Juan, accumulant les conquêtes, les « femmes à hommes », séductrices de leur état, et puis il y a les autres, les vrais : les sex addict, les   »accros du sexe », ceux pour qui l’activité sexuelle est synonyme de dépendance et conditionne le mode de vie.

Serions-nous tous, à des degrés divers, dépendants de quelque chose ou de quelqu’un ?

La dépendance traduit la difficulté de chacun à être autonome, à trouver un équilibre en soi, à gérer ses besoins, ses manques, ses émotions, ses pulsions… Pour les sex addicts, c’est la sexualité qui devient aliénante, le besoin sexuel est irrépressible, irrésistible, tel une force intérieure impossible à maîtriser.

Quand la sexualité devient souffrance

Chaque personne souffrant d’addiction sexuelle est unique. Mais toutes ont un trait commun : la souffrance. Les sex addict sont soumis à la peur du manque, comme le sont les toxicomanes, peu à peu prisonniers d’un comportement qui rétrécit leur vie et les isole de leur entourage.

Ces dépendants du sexe passent par différentes étapes, au cours desquelles ils négligent de plus en plus leur famille, leurs amis, leur travail. Les contacts sexuels répétés, dénués de tout investissement affectif, les éloignent de tous ceux qui n’entrent pas dans le cycle de l’addiction. Puis, la culpabilité associée à ce comportement les incite à dissimuler à leur entourage ces pulsions, et la vie secrète prend alors le pas sur la vie publique.Lorsque cette dépendance sexuelle s’intensifie, la vie ne se résume plus qu’à l’assouvissement de ce besoin.

Tout comme les toxicomanes ou les alcooliques, les sex addict nient leur comportement, rejetant sur les autres les difficultés qui en résultent.

Une spirale addictive

La dépendance sexuelle s’établit en suivant un cycle de quatre phases qui s’intensifient avec chaque répétition. Les accros du sexe seraient ainsi pris dans une véritable spirale addictive.

  1. La première phase est la phase obsessionnelle : le sujet addict tombe dans un état d’absorption interne dans lequel son champ mental est totalement occupé par les préoccupations sexuelles.
  2. La deuxième phase est celle de ritualisation : le sujet addict exécute certaines actions spécifiques qui précèdent le comportement sexuel. Le rituel intensifie les obsessions, augmentant la stimulation et l’excitation.
  3. La troisième phase est celle durant laquelle le sujet exécute l’acte sexuel précis, dicté par les obsessions et la ritualisation. Le sujet dépendant est alors incapable de contrôler ou d’interrompre son comportement.
  4. Vient ensuite la phase de désespoir : le sujet addict se sent totalement impuissant face à son comportement.

Ne parvenant pas à établir une relation saine et gratifiante avec un ou une partenaire, ces accros, sexuellement dépendants, se promettent de cesser leur conduite compulsive mais deviennent de plus en plus impuissants face au pouvoir de l’addiction, dirigeant peu à peu leur vie dans le seul but de la satisfaire.

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

lundi, 09 mai 2011

Qu'est-ce que la peur ? La ressentez-vous ? (2/2)

a peur nous avertit de la présence possible d’un danger. L’information qu’elle fournit nous permet de prendre les mesures pour nous protéger. À ce titre, elle est très précieuse et même indispensable à la vie. Les animaux disposent eux aussi de cette émotion protectrice.

Nous avons toutes sortes de réactions devant la peur. Certaines fois ces réactions sont tout à fait fonctionnelles mais à d’autres moments, elles nous handicapent.

- La paralysie

Dans certains cas, la paralysie est une réaction protectrice fort efficace. Si j’assiste à un cabriolage où les voleurs sont armés, il est probablement mieux que je me fasse oublier plutôt que de tenter de m’échapper ou de crier de peur. Mais lorsque je rencontre un danger sur la route, il est généralement plus efficace de tenter de l’éviter que d’attendre passivement.

- L’évitement

Il est tentant d’éviter, sans discrimination, tout ce qui nous fait peur. Si on vit ainsi, toutefois, on s’aménage une existence qui s’avérera de plus en plus restreinte. Pour gagner de la liberté dans la vie il est nécessaire, au contraire, d’apprivoiser ses peurs.

Jusqu’à quel point et sur lesquelles de nos peurs nous choisirons d’investir sont des décisions que nous devons prendre en fonction de ce qui nous importe.

Certains mettront beaucoup d’énergie à vaincre leur peur des hauteurs parce que la montagne les attire, mais choisiront de ne jamais relever le défi de donner une allocution ou de se produire devant les médias, parce que le défi leur semble trop grand ou parce que ces activités ne présentent aucun intérêt à leurs yeux. L’important, pour décider de ce que l’on fait avec une peur, est de prendre soin d’évaluer le prix que nous paierons à l’apprivoiser comparativement à celui de l’éviter.

- La négation du danger

À l’opposé de l’évitement on trouve les comportements “contre-phobiques” où la personne fonce, tête baissée, apparemment insensible au danger. Elle aborde le danger en le minimisant ou en ne le considérant pas comme réel.

Une telle attitude amène ces personnes à se lancer dans des aventures qui sont nettement au-delà de leurs forces ou encore à négliger de prendre les précautions nécessaires pour minimiser les dangers.

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

dimanche, 08 mai 2011

Qu'est-ce que la peur ? La ressentez-vous ? (1/2)

 

La peur est une émotion d'anticipation.

Elle informe l’organisme d’un danger potentiel.

Ce n’est pas ce qui se produit dans le présent qui représente un danger, mais ce qui pourrait survenir dans un avenir plus ou moins rapproché (quelques secondes, des jours...).

 

La peur est subjective

L’évaluation du danger est toujours subjective; la peur donc, comme toutes les émotions, est subjective.

Dans le premier exemple, on est enclin à considérer la peur comme “objective”, mais elle ne l’est pas plus que dans les deux autres. Dans cette même situation, en effet, un pilote de voiture de course verrait probablement uniquement un défi alors que moi je crains la catastrophe.

Cette différence d’interprétation du danger repose sur l’inégalité de notre expérience et de nos habiletés en tant que conducteurs.

 

Réaliste ou irréaliste

La peur est déclenchée par la perception d’un danger.

Cette perception n’est pas forcément réaliste même si celui-ci est vécue comme inéluctable. L’imagination joue un rôle important dans la formation de la perception. L’opération mentale qu’est la perception est constituée de quatre éléments: (1) des faits, (2) des émotions, (3) une production de l’imaginaire et (4) un jugement.

Dans le cas de la peur, c’est l’anticipation, donc le fait d’imaginer ce qui pourrait se produire (étant donné les faits observés), qui déclenche l’émotion.

La peur de se noyer dans une déferlante de deux mètres (second exemple) apparaît irréaliste pour certains. Mais celui qui n’est pas familier avec les vagues ou qui est craintif dans l’eau pense que cela est plausible. Il s’imagine, être emporté par le reflux ou encore paniquer si la force de la vague le maintient quelques secondes sous l’eau.

Mais l’événement prédit ne se produit pas fatalement. Et en intervenant sur la situation on peut changer le cours des choses. Ceci est vrai dans le cas d’un accident potentiel: ma perception du danger me pousse à agir pour éviter que l’accident ne se produise. J’analyse rapidement le mouvement de la voiture sans contrôle et je conduis mon véhicule de manière à l’éviter.

Cela est vrai aussi dans les rapports entre personnes. Je peux craindre, comme dans le troisième exemple, que mon ami ne supporte pas l’expression de mes mécontentements et de ma colère. J’appuie cette prédiction sur des faits qui se produisent régulièrement: il m’en veut et s’éloigne pendant un certain temps chaque fois que je me montre mécontente. Mais je puis changer le cours des choses.

Si je considère mon expression comme légitime et non abusive, je peux l’inviter chaque fois à s’interroger sur les raisons qui l’amènent à répudier cette émotion en particulier.

Il est possible qu’avec le temps et sa collaboration, je puisse exprimer ce genre d’émotion sans menace de séparation.

 

Manifestations physiques de la peur

La peur s’accompagne d’une série de réactions physiques de mobilisation. Lorsque l’organisme perçoit un danger, les glandes surrénales augmentent leur production d’adrénaline. L’organisme se mobilise alors pour la fuite ou la défense: accélération des battements du coeur, augmentation de l’acuité mentale, décomposition des graisses pour fournir plus d’énergie, etc...

C’est seulement quand le péril est écarté qu’on ressent toute l’intensité des effets physiologiques de la peur. C’est aussi à ce moment où l’attention se relâche qu’on se met parfois à trembler et à prendre complètement conscience de l’ampleur du danger auquel on a fait face.

 

À quoi sert-elle ? Lisez la suite demain...

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

samedi, 23 avril 2011

3 millions de dépressifs par an ! Etes-vous à l'abri ?

Selon le baromètre santé 2005 qu’a publié l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), la prévalence des épisodes dépressifs caractérisés l’année dernière s’élève à 7,8 %, « ce qui représente 3 millions de personnes chaque année ».

Un chiffre impressionnant auquel il faut ajouter les troubles sub-syndromiques, soit 8 millions de malades supplémentaires. Mais restons-en aux épisodes dépressifs caractérisés, qu’ils soient légers (0,4 %), moyens (4,2 %) ou sévères (3,2 %). Tout d’abord les auteurs notent qu’ils ont tendance à être récurents.

En effet, si 2,9 % en sont à leur premier et unique épisode, on dénombre 3,8 % des personnes interrogées à présenter un trouble dépressif récurrent (et 1,2 % à souffrir de dépression chronique). Globalement, les femmes sont deux fois plus nombreuses à avoir souffert d’un EDC dans l’année qui a précédé l’enquête (10,4 % versus 5,2 %) et elles sont aussi plus nombreuses à avoir présenté un EDC d’intensité sévère. Une différence de genre que l’on découvre toutes tranches d’âge confondues.

Les chercheurs de l’Inpes notent aussi qu’il existe deux pics d’importance : le premier à 20-25 ans (10,9 % tous sexes confondus), le second à 35-44 ans (9,5 %).

Un patient sur trois ne cherche pas d’aide…

Curieusement, « l’importance des épisodes dépressifs diminue plus tardivement chez les femmes que chez les hommes ». Alors qu’elle commence entre 45 et 55 ans chez les hommes, il faut attendre la tranche d’âge 55-64 ans pour observer le même phénomène chez les femmes. L’enquête confirme le poids de la dépression en cas de maladie chronique : « Ce sont les personnes atteintes d’une IST et d’un cancer qui souffrent le plus souvent d’une dépression comorbide à leur trouble (respectivement 19,1 % et 16,1 %) » mais les problèmes articulaires, les rhumatismes, l’asthme et le diabète accroissent aussi le risque dépressif. Enfin, il faut se souvenir que seules deux personnes sur trois cherchent de l’aide en cas d’EDC et que les hommes de 15 à 19 ans, en particulier, sont les plus réticents à le faire.

Outre ces données démographiques, le médecin peut repérer d’autres drapeaux rouges qui doivent le mettre en alerte. Par exemple, être célibataire, séparé(e) ou veuf(ve) augmente le risque de dépression par rapport au fait de vivre en couple, alors que le fait d’avoir des enfants (ou pas) ne change rien. De même, « le type de catégorie socio-professionnelle, le diplôme, le revenu du foyer et la taille de l’agglomération n’ont pas d’effets significatifs sur le fait de connaître un EDC ».

Moins surprenant, chômage et dépression augmentent le risque. Le retentissement de la dépression sur l’activité professionnelle est majeur : « Plus d’un tiers des personnes ont dû arrêter leur travail en raison de problèmes psychologiques. Lorsque l’intensité de l’épisode est sévère, elles sont près de 50 % à interrompre leur activité ». Le taux d’interruption est de l’ordre de 40 % dans deux cas : lorsque l’on rencontre pour la première fois un EDC et lorsque les troubles durent depuis plus de deux ans. Quant à la durée moyenne de l’arrêt de travail, elle est de 81 jours mais varie considérablement en fonction de la sévérité de l’atteinte : 10 jours dans l’EDC léger, 49 jours dans l’EDC moyen et 108 jours dans l’EDC sévère.

« Pour deux tiers des personnes, la durée d’arrêt de travail n’excède pas un mois, tandis que la durée est supérieure à trois mois pour près d’une personne sur cinq environ », note l’Inpes.

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

lundi, 18 avril 2011

Entretien d'embauche : ce qu'il ne faut pas dire et faire (3/3)

Votre personnalité

Quelles sont vos principales qualités et vos principaux défauts (atouts/ faiblesses)?

Parlez-moi de vous. Que dirait de vous votre meilleur ami ?

Etes-vous patient ?

Quelle est l’importance de l’argent pour vous ?

Quelles sont les expériences (stages, associations, voyages, activités artistiques ou sportives, …) qui ont le plus contribué à la formation de votre personnalité ?

Qu’avez-vous appris pendant vos séjours à l’étranger ?

Quelles ont été vos plus grandes difficultés ou joies dans le passé ?

Citez une initiative dont vous êtes fier ?

Quelles ont été vos plus grandes responsabilités (budget, hommes) ?

Avez-vous déjà dirigé une équipe ?

Savez-vous vous remettre en question ?

Comment travaillez-vous avec les gens qui n’ont pas la même formation ou les mêmes intérêts que vous ?

Dans quelle circonstance avez-vous été amené, au cours des 12 derniers mois, à faire preuve de créativité ?

Comportement au travail

Comment réagissez-vous face à la hiérarchie ?

Aimez-vous travailler en groupe et pourquoi ? (exemples)

Comment vous intégrez-vous dans une équipe ?

Comment organisez-vous votre travail ?

Dans quelles conditions travaillez-vous avec le plus d’efficacité ?

Comment travaillez-vous ? Quel est votre style de travail ?

Quel type de hiérarchie souhaiteriez-vous avoir ?

Contraintes

Acceptez-vous de voyager ? de vous déplacer fréquemment ?

Acceptez-vous de changer de résidence/de région pour ce poste ?

Appréciez-vous les obligations sociales ou mondaines ?

Quand serez-vous disponible ?

Activités extrascolaires

Avez-vous gagné de l’argent pendant vos études ?

Quels sont vos centres d’intérêt

Quelle expérience avez-vous tiré de vos activités extrascolaires ?

Que faites-vous durant vos vacances ?

Enfin, les deux dernières questions appréciées des recruteurs :

Avez-vous le sentiment d’avoir tout dit ?

Avez-vous une question à poser ?


Source: lexpansion.lexpress.fr

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

samedi, 09 avril 2011

Tintin chez le psy ? Si si, c'est possible...

 

 

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie  -> cliquez ici

vendredi, 08 avril 2011

Dépression/mal-être : le rôle de la vitamine D

  • Les personnes qui manquent de vitamine D pourraient être plus touchées par la dépression que les autres.
  • Mais les études sont encore trop peu nombreuses pour que l’on puisse conclure formellement.

Ce que disent les études

Un petit nombre d’études épidémiologiques ont exploré la relation entre la vitamine D et la dépression.

Dans une étude sur 25 patients hospitalisés pour dépression majeure, les patients avaient un taux moyen de vitamine D active (1,25(OH)2D) plus bas que les personnes en bonne santé, même si le taux de vitamine D de réserve (25(OH)D) n’était pas différent. On considère que la mesure de la vitamine D active renseigne mal sur le statut en vitamine D. 1

Dans une autre étude, le taux de 25(OH)D était significativement plus bas chez 89 femmes préménopausées atteintes de dépression, en comparaison avec 44 personnes en bonne santé. 2

Une autre étude récente chez 26 personnes souffrant de dépression majeure et 169 souffrant d’une forme mineure a trouvé que le score dépressif était associé au taux de 25(OH)D. 3

D’autres études épidémiologiques n’ont pas trouvé de relation entre vitamine D et dépression. Il est donc difficile de dire s’il existe vraiment un lien de causalité.

Une étude clinique récente vient pourtant soutenir l’idée d’un lien de causalité entre le statut en vitamine D et la dépression. Dans cette étude sur 441 participants des deux sexes âgés de 21 à 70 ans et en surpoids, les chercheurs ont comparé 3 traitements administrés pendant un an :

  • 2 capsule de 20000 UI de vitamine D3 par semaine soit 40000 UI
  • 20000 UI de vitamine D3 plus un placebo par semaine
  • 2 capsules de placebo par semaine

Les taux de vitamine D ont été mesurés tous les 3 mois. Les scores de dépression ont été calculés au début et à la fin de l’étude.

L’évolution des taux de 25(OH)D au cours de l’étude n’est pas associée au score dépressif. Cependant, lorsqu’on divise les participants en deux groupes, ceux dont le niveau de vitamine D est suffisant et ceux dont il est insuffisant (<40 ou ≥ 40 nmol/L), les personnes qui manquent de vitamine D, on voit que le niveau de dépression est plus élevé chez les patients manquant de vitamine D. Par ailleurs, après un an de supplémentation, l’humeur est modérément améliorée chez les 334 patients qui ont participé à l’étude jusqu’au bout, alors qu’elle ne change pas chez celles et ceux qui ont reçu un placebo.

Cette étude ouvre des perspectives intéressantes, mais il faut relever que les doses administrées étaient assez élevées (5714 UI par jour dans le premier groupe, 2857 dans le second groupe) ; malgré de telles doses, l’amélioration est restée modeste. 4

Comment ça marche

De nombreux chercheurs considèrent la vitamine D comme un neurostéroïde (au même titre que la DHEA), donc capable d’exercer des fonctions importantes dans le cerveau. Il existe des récepteurs à la vitamine D dans le système nerveux central, notamment pour le cerveau dans le cortex préfrontal, l’hippocampe, le thalamus, l’hypothalamus, la substance noire. Dans ces régions, il existe aussi des enzymes capables de transformer la vitamine D de réserve, la 25(OH)D, en vitamine D active ou 1,25(OH)2D.

On ne sait pourtant pas très clairement comment la vitamine D pourrait influencer les neurotransmetteurs impliqués dans la dépression. Il semble que la vitamine D active augmente l’expression de gènes qui permettent la synthèse de noradrénaline. La vitamine D active pourrait aussi protéger les neurones qui synthétisent la dopamine et la sérotonine. Par exemple, un déficit en vitamine D pourrait favoriser le développement de la maladie de Parkinson, qui se caractérise par la destruction des neurones dopaminergiques de la substance noire du cerveau.

Les preuves liant la vitamine D et le stress sont aussi limitées. Il semblerait par exemple qu’un « dialogue » existe entre les récepteurs à la vitamine D dans l’hippocampe, et les récepteurs aux glucocorticoïdes, les hormones du stress.

Veiller au statut en vitamine D

Même si les relations entre vitamine D et dépression restent délicates à interpréter, il est préférable de veiller au statut en vitamine D tout au long de l’année pour éviter les déficits.

Aux beaux jours, l’exposition au soleil, même minimale apporte les doses de vitamine D nécessaires.

Michael Holick a calculé que si l’on expose la moitié de sa surface corporelle pendant 12 minutes vers midi en été, on reçoit l’équivalent d’une dose orale de 3000 UI.

A la saison froide, l’exposition au soleil ne permet plus de synthétiser suffisamment de vitamine D en raison d’une variation de la longueur d’ondes du rayonnement ultraviolet B.

L’alimentation seule est elle aussi insuffisante et il faut faire appel à des compléments alimenatires.

Pour aller plus loin

Livres : La diététique anti-dépression (L. Agullo), Soleil, mensonges et propagande (Dr Houssin), Antidépresseurs, mensonges et propagande (G. Hugnet).

Compléments alimentaires : Vitamine D3 (Vit’all+) ou vitaminshoppe.com

Références

1. Schneider B, Weber B, Frensch A, Stein J, Fritze J. Vitamin D in schizophrenia, major depression and alcoholism. J Neural Transm. 2000;107:839–842. [back]
2. Eskandari F, Martinez PE, Torvik S, et al. Low bone mass in premenopausal women with depression. Arch Intern Med. 2007;167:2329–2336 [back]
3. Hoogendijk WJG, Lips P, Dik MG, Deeg DJ, Beekman ATF, Penninx BWJH. Depression is associated with decreased 25-hydroxyvitmain D and increased parathyroid hormone levels in older adults. Arch Gen Psychiatry. 2008;65:508–512. [back]
4. Beck AT, Ward CH, Mendelson M, Mock J, Erbaugh J. An inventory for measuring depression.Arch Gen Psychiatry. 1961;4:225–236.

Source : lanutrition.fr

 

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie  -> cliquez ici

lundi, 04 avril 2011

Alcool : qu'est-ce que l'intoxication? Comment est-ce qu'on la mesure ?

Au sens clinique, l’intoxication fait référence à une altération de l’état de conscience ou des facultés, suite à une grande consommation d’alcool lors d’une occasion.

Au plan physiologique, l’intoxication résulte d’une accumulation progressive d’alcool dans le système, ce qui se produit lorsque l’absorption d’alcool est supérieure à son élimination (Nadeau & Biron, 1998). Cela peut être mesuré par le degré de concentration d’alcool dans le sang.

Cependant, cette mesure objective n’exclut pas qu’il faille déterminer un seuil au-delà duquel on considère qu’il y a altération des facultés, et donc intoxication.  Par exemple, en matière de conduite automobile, la législation canadienne fixe ce seuil à .08g par 100 ml de sang.  Ce type de mesure est notamment utilisé pour comptabiliser les cas de suicides ou d’accidents où l’intoxication peut être mise en cause.

Les mesures cliniques ou physiologiques sont cependant difficilement utilisables dans le cadre d’enquêtes populationnelles.  En l’absence de telles mesures, l’intoxication est une réalité difficile à cerner.  En effet, une même quantité d’alcool consommée lors d’une occasion n’a pas les mêmes effets physiologiques pour tous, tout dépendant de la vitesse d’absorption et d’élimination.

Il n’existe donc pas de consensus parmi les chercheurs quant à une définition opérationnelle de l’intoxication (Heath, 1995).  Les indicateurs utilisés sont plutôt des indicateurs de grands volumes consommés lors d’une occasion de consommation ou de la perception subjective de l’intoxication par les répondants (voir le tableau en annexe concernant les différentes mesures utilisées dans les diverses études mentionnées dans ce texte).

La quantité consommée

La mesure la plus couramment utilisée en Amérique du Nord est la fréquence de  cinq consommations ou plus par occasion (5+) (Room, 1990). Cependant, certaines études suggèrent également le critère de quatre consommations ou plus par occasion (4+) pour les femmes (Wechsler et al., 1995b).

Plus rarement, un critère de huit consommations ou plus par occasion (8+) est aussi utilisé (voir notamment Knupfer, 1984).  Il est à noter que ces mesures ne sont pas réellement des mesures d’intoxication puisqu’elles ne tiennent pas compte du laps de temps que dure l’occasion de consommation et ne nous renseignent donc qu’indirectement sur l’altération des facultés.

La perception subjective du répondant

Certaines enquêtes, notamment les enquêtes scandinaves (voir notamment Hauge &  Irgens-Jensen, 1986; 1990; Rossow, 1996), interrogent directement les sujets sur la fréquence à laquelle ils s’intoxiquent, sans définir le concept d’intoxication.  Dans ces pays, l’intoxication fait partie de la culture de consommation d’alcool et renvoie vraisemblablement à une consommation fort différente de celle mesurée par la fréquence de consommation de 5+.

Malgré des différences importantes dans la façon dont l’intoxication est mesurée, toutes les études convergent pour montrer l’association entre l’intoxication et la probabilité de rencontrer des problèmes de différents ordres, et ce, en contrôlant pour le volume consommé (Kuzminski & Demers, 1998).

Ainsi, l’intoxication a un effet propre qui se retrouve peu importe le type de buveur, qu’il soit dépendant ou modéré.

Cependant, dans l’état actuel des connaissances, il est impossible de chiffrer avec précision l’impact négatif global des intoxications en termes de santé et de bien-être.

En effet, le risque associé à l’intoxication varie selon la nature des problèmes, les caractéristiques des individus, le contexte culturel et, bien sûr, selon l’indicateur d’intoxication utilisé (Harford, Grant & Hasin., 1991; Hauge & Irgens-Jensen, 1986; Knupfer, 1984; Mäkelä & Mustonen, 1988).

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie  -> cliquez ici

mardi, 29 mars 2011

Un autre moyen pour lutter contre la dépression, l'anxiété et autres troubles mentaux...

Des changements dans le mode de vie peuvent être aussi efficaces que les médicaments ou le counseling pour la dépression et l’anxiété (étude publiée dans l’American Psychologist, la revue phare de l’American Psychological Association).

Roger Walsh, de l’Université de Californie à Irvine, a analysé les études sur les effets de ce qu’il appelle «les changements thérapeutiques du mode de vie», qui incluent l’exercice, l’alimentation, les relations, les loisirs, la relaxation, la gestion du stress, le temps passé dans la nature et l’aide apportée aux autres.

Il a analysé les études sur l’efficacité et les avantages des « changements de vie thérapeutiques » ainsi que les coûts psychologiques associés aux faits de passer trop de temps devant la télévision ou l’écran d’ordinateur, de ne pas sortir assez à l’extérieur et de devenir isolé socialement.

« Les changements au mode de vie peuvent apporter d’importants avantages thérapeutiques, mais ne sont pas suffisamment appréciés, enseignés et utilisés », note-t-il. L’étude décrit ces changements comme étant aussi efficaces, avec moins d’effets secondaires et de complications que les médicaments tout en étant peu coûteux et souvent agréables. « Au 21e siècle, les modes de vie thérapeutiques pourraient devenir centraux en santé mentale, en médecine et en santé publique », dit-il.

Selon les études passées en revue:

  1. L’exercice non seulement aide à se sentir mieux en réduisant l’anxiété et la dépression mais aide aussi les enfants à réussir mieux à l’école, améliore les performances cognitives chez l’adulte, réduit les pertes de mémoire liées à l’âge chez les personnes âgées et augmente la formation de nouveaux neurones (cellules nerveuses) dans le cerveau.
  2. Une alimentation riche en légumes, fruits et poissons peut aider à améliorer les performances scolaires chez les enfants, à maintenir les fonctions cognitives chez les adultes et réduire les symptômes de troubles affectifs et schizophréniques.
  3. Passer du temps dans la nature peut favoriser les fonctions cognitives et le bien-être.
  4. De bonnes relations peuvent réduire les risques pour la santé, allant du simple rhume aux accidents vasculaires cérébraux ainsi que plusieurs maladies mentales, et peuvent améliorer le bien-être psychologique de façon spectaculaire.
  5. Les loisirs et divertissements peuvent réduire l’attitude défensive et favoriser les compétences sociales.
  6. La relaxation et la gestion du stress peuvent traiter une variété de troubles anxieux tels que la panique ainsi que l’insomnie.
  7. La méditation peut améliorer l’empathie, la sensibilité et la stabilité émotionnelle, réduire le stress et l’épuisement professionnel, et améliorer les fonctions cognitives.
  8. Les services aux autres et l’altruisme peuvent améliorer la joie et la générosité en produisant le « high » de l’aidant. L’altruisme est bénéfique également pour la santé physique et mentale, et allonge peut-être même la durée de vie. Une exception majeure, note l’auteur, est « l’épuisement vécu par les membres d’une famille qui s’occupent d’un conjoint ou d’un parent souffrant de démence. »
  9. Les changements de mode de vie sont toutefois parfois difficiles à réaliser, demandant des efforts soutenus. «Une attente passive que la guérison vienne d’une autorité externe ou d’une pilule» peut souvent être une embûche.

« Les gens doivent aussi composer avec un déluge de publicités psychologiquement sophistiquées qui font la promotion d’habitudes de vie malsaines telles que fumer, boire de l’alcool et manger du fast-food », commente le chercheur.

 

Sources : Psychomedia.qc.ca, PsychCentral

 

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie  -> cliquez ici

lundi, 28 mars 2011

"La loi sur la psychiatrie est absurde, incohérente et inapplicable !"

"Les députés ont adopté en première lecture dans la nuit du 16 mars, le projet de loi "relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge". Le vote solennel du projet a eu lieu mardi 22 mars, avant d'être envoyé au Sénat pour examen. Mais, il n'y aura pas de seconde lecture.

Le gouvernement ayant choisi la procédure accélérée, le texte, même éventuellement modifié par les sénateurs, pourra être adopté selon la première lecture de l'Assemblée nationale ! Pourtant ce projet de loi provoque un basculement radical de la pratique psychiatrie, une transformation démente et inquiétante de la psychiatrie !

Les équipes soignantes vont être transformées par cette loi en une "police sanitaire psychiatrique" dont le rôle va être réduit à "surveiller, contrôler, injecter" !

Cette loi a été voulue par le président de la République réagissant dans l'émotion et la précipitation au meurtre d'un étudiant par un malade. Cette loi devrait concerner les personnes actuellement sous contrainte, c'est à dire 70 000 personnes sur les 300 000 hospitalisées. Mais elle est organisée à partir des situations en hospitalisation d'office, c'est à dire 10 000 personnes ! Elle a pour socle, le présupposé totalement erroné sur le plan scientifique, énoncé par le président en décembre 2008 : "Tous les malades mentaux sont potentiellement dangereux, potentiellement criminels !"

Ainsi l'ensemble des personnes soignées en psychiatrie, celles qui choisissent librement de se soigner, c'est à dire 80 % des malades hospitalisés, mais aussi les trois millions de personnes ayant consulté et traités pour un trouble psychique vont se retrouver confrontés "par contamination" aux mêmes a priori, aux mêmes préjugés, aux mêmes risques, et tomber potentiellement dans les "soins sans consentement".

Ce message terrible, ravageant, faisant appel aux peurs ancestrales de la folie, désigne à la vindicte populaire ces personnes, amplifie la peur de l'autre, renforce la stigmatisation. La loi vient l'instituer de façon insupportable, indigne !

Les 23 000 signataires de l'Appel lancé par le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire : "Réforme de la psychiatrie : une déraison d'Etat", la totalité des syndicats de psychiatres – fait inédit – le syndicat national des psychologues, les syndicats de personnels soignants, des associations de psychanalystes, des associations de patients, des associations de familles, le Syndicat de la magistrature, plusieurs centaines de manifestants mardi 15 mars devant l'assemblée, rien n'y a fait !

La psychiatrie est pourtant dans un état catastrophique depuis plus de dix ans. Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté vient de rendre public un rapport accablant sur la situation dans les hôpitaux psychiatriques. Sa conclusion, la psychiatrie est un monde caché, "et dans ce monde-là, ce n'est pas tant la loi, quelle qu'elle soit qui est en cause, mais la réalité des pratiques" !

DÉRIVES

Depuis deux ans qu'il s'est constitué, le Collectif des 39 dénonce la dérive des pratiques, des situations de maltraitance des malades, la banalisation des contentions, l'abandon des familles à leur désarroi. Les Etats généraux de la psychiatrie en juin 2003 avaient déjà réclamé vingt-deux mesures d'urgence pour tenter de lutter contre le péril menaçant l'ensemble de la psychiatrie !

Cette situation n'est en rien dû à la mauvaise volonté des soignants, à une indifférence au sort des malades et des familles. Elle est le résultat de plusieurs éléments : conception de la maladie mentale qui s'est imposée avec le scientisme dominant des dernières années, formation indigente des psychiatres réduite aux seuls traitements médicamenteux, absence quasi-totale d'une formation digne de ce nom pour les infirmiers, laminage des esprits par l'idéologie de l'hôpital-entreprise, de la gestion bureaucratique parachevée par la récente loi Hôpital, patients, santé, territoires, à la pénurie organisée, enfin absence de budget spécifique pour la psychiatrie.

Aux arguments étayés de toute la profession, tous statuts confondus, dénonçant une loi sécuritaire mais revendiquant l'urgence d'une loi sanitaire, aux appels au secours d'associations de patients, aux rejets par de nombreuses associations régionales des de familles de malades, le rapporteur du projet de loi n'a opposé qu'arrogance, falsification, mystification, ignorance.

Falsification, lorsqu'il déclare que la loi va permettre de sauver les quatre mille personnes qui se suicident chaque année !

Mystification, quand il proclame que les 30 000 à 60 000 personnes sans domicile fixe qui souffrent de troubles mentaux, abandonnées par leur famille,vont pouvoir être prises en charge !

Ignorance de la pratique psychiatrique, quand il déclare que les patients qui dénient leur pathologie vont être enfin traitées grâce à ce dispositif !

De plus, avec ce projet de loi, force reste au préfet. La disqualification des professionnels est totale, la suspicion à leur égard comme à l'égard des magistrats est entérinée par le texte.

Pire, dans leur aveuglement politique, dans leur méconnaissance de la clinique psychiatrique la plus élémentaire, les députés de la majorité n'ont pas pris la mesure du plus grave : cette loi, si elle est adoptée, va aboutir à l'exacte inverse de ce à quoi elle prétend répondre : la sécurité et la prévention des passages à l'acte dangereux.

En effet, les personnes les plus perturbées, les plus en souffrance, sont aux prises avec une méfiance extrême, voire des sentiments de persécution, des sentiments d'être surveillés, épiés. Ces personnes lorsqu'elles sauront qu'elles seront dénoncées par leur psychiatre, leurs soignants au directeur de l'hôpital et au préfet, en cas de refus ou d'opposition aux soins et risquant un retour forcée à l'hôpital, vont tout faire pour échapper, pour se sauver. Et c'est dans un tel contexte, que des individus ayant le sentiment d'être cernés, pourchassés, forcés, risquent de basculer dans des passages à l'acte les plus graves…

La psychiatrie, dans une perspective thérapeutique, ne peut travailler qu'en favorisant la confiance, l'instauration d'une relation rassurante, le tissage d'un lien avec une personne malade. C'est dans ce cadre, et uniquement dans ce cadre, que nous pouvons imposer une contrainte parfois nécessaire, que la psychiatrie peut prétendre être thérapeutique.

Mesdames, messieurs les parlementaires, prenez conscience de l'immense responsabilité que vous prenez, de l'absurdité de ce dispositif législatif, de cette monstruosité qui est en train de se créer !"

Paul Machto, psychiatre des hôpitaux

Marie Cathelineau, psychologue

Hervé Bokobza, psychiatre

pour le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire

 

Source : lemonde.fr

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie  -> cliquez ici

vendredi, 18 mars 2011

La dépression, c'est quoi ? Etes-vous touché ?

Attention ! La dépression, ce n’est pas un « mal-être » existentiel, ni un « coup de déprime »

Le fait de se sentir triste, d’être « déprimé », d’avoir des « idées noires » ou des difficultés à dormir ne veut pas forcément dire que l’on souffre de dépression. Les moments de cafard, de « blues », de doute ou de questionnement font partie de la vie. Au fil du temps et des événements, chacun de nous expérimente toute une gamme de sentiments, du plus triste au plus optimiste. À l’intérieur de cette large palette d’émotions, la tristesse, le découragement et le désespoir représentent des expériences humaines normales.

Ces variations et ces baisses de l’humeur ne doivent pas être confondues avec ce qu’éprouve une personne dépressive.

Pour pouvoir parler de dépression, et donc de maladie, il faut :

• que ces perturbations de l’humeur soient multiples et bien caractérisées
• qu’elles se manifestent de façon (quasi) permanente pendant une période supérieure à deux semaines
• qu’elles entraînent une gêne importante dans un ou plusieurs domaines de la vie quotidienne (difficulté ou incapacité de se lever, d’aller à son travail, de sortir faire ses courses…).

La dépression est l’une des maladies psychiques les plus répandues. Selon une enquête réalisée en 2005* par l’Inpes :

• 8 % des Français de 15 à 75 ans (soit près de 3 millions de personnes) ont vécu une dépression au cours des douze mois précédant l’enquête ;
• 19 % des Français de 15 à 75 ans (soit près de 8 millions de personnes) ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie. La dépression est une maladie qui semble toucher davantage les femmes : environ deux fois plus de femmes sont diagnostiquées comme souffrant de dépression.

La dépression, c’est une maladie qui entraîne souffrances et gênes. Nous pouvons avoir l’impression de connaître cette maladie sans pour autant en avoir jamais été atteint. L’explication est simple : parmi la large gamme d’émotions et de sensations que nous éprouvons au cours de notre vie, certaines sont très douloureuses. Nous en concluons hâtivement qu’être dépressif consiste à ressentir plus fortement et plus longtemps de telles souffrances. Et cela nous incite à croire que nous pouvons facilement comprendre ce que vit une personne souffrant de dépression.

Mais la réalité est différente. En effet, avant leur entrée dans cette maladie, les personnes souffrant de dépression ressentaient elles aussi un large éventail d’émotions, agréables ou douloureuses. Or toutes ces personnes disent que leur état au cours de la dépression est très différent de tout ce qu’elles pouvaient avoir connu auparavant. Les émotions qu’elles éprouvent, les idées qui les traversent sont imprégnées d’une souffrance morale permanente, plus insupportable que toute autre souffrance déjà endurée. Autre différence avec les émotions habituelles de la vie, les personnes ont l’impression d’être coupées de leur entourage. L’état dépressif se caractérise par un changement profond (une véritable rupture) par rapport au fonctionnement habituel.

Trois éléments principaux sont typiques de cet état :

• une tristesse inhabituelle, différente d’après les personnes qui souffrent de dépression de la tristesse normale (cette tristesse est particulièrement intense, elle n’est pas « directement » reliée à une cause, rien ne l’apaise, elle se mêle d’angoisse et d’un sentiment de « fatalité ») ;
• une perte d’intérêt et de plaisir qui touche tous les domaines de la vie ;
• une association de plusieurs symptômes durables qui entravent douloureusement la vie quotidienne.

La dépression est une maladie qui peut toucher chacun d’entre nous (quels que soient son âge, son sexe, son niveau social…). Contrairement à certaines idées reçues, elle ne relève ni d’une « fatalité », ni d’une faiblesse de caractère. La volonté seule ne suffit pas pour en sortir, notamment parce que la maladie provoque un sentiment de dévalorisation de soi et des pensées négatives.

*Enquête Baromètre santé 2005

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

jeudi, 17 mars 2011

De la demande, parfois irréaliste, des patients envers leur psy...

 

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

dimanche, 13 mars 2011

Bye bye tristesse, bonjour la Liberté, le Désir, la Vie !

 

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici


vendredi, 11 mars 2011

Alcool et mal-être : boire un peu trop, tous les jours, abime votre santé

La consommation d’alcool a été divisée par deux en quarante ans.

Il reste néanmoins un hic : elle provoque en France plus de 35 000 décès par an.

D’où une nouvelle campagne télévisée : on y voit un quadra, en costume-cravate, boire un verre de vin rouge le midi, puis rebelote avec une bière à la sortie du travail. Arrivé à la maison, encore un petit whisky, histoire de décompresser.

La nouvelle campagne de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé entend mettre l’accent sur les méfaits de l’alcoolisation quotidienne.

Elle s’intitule : « Boire un peu trop tous les jours, c’est mettre sa vie en danger. » Elle vise l’abus d’alcool, « qui ne conduit ni à l’ivresse ni même à la perception d’un comportement à risque », explique Nora Berra, secrétaire d’État chargée de la Santé. Les hommes de 40 ans sont particulièrement visés. La consommation régulière d’alcool étant presque inexistante avant cet âge.

Les quadragénaires gardent aussi des habitudes de consommation ponctuelle importante. 45 % déclarent avoir bu au moins six verres ou plus en une même occasion, au cours des douze derniers mois (15 % des femmes).

« On a spontanément tendance à minimiser sa consommation », souligne Didier Houssin, directeur général de la Santé. « Avec le temps, on a tendance à consommer un petit peu plus et on minimise toujours. Au final, ça finit par faire une consommation importante. « Et de citer les risques : cirrhose, cancers… L’alcool est responsable d’1,3 million de séjours à l’hôpital et de 37 000 décès par an.

Psychiatre et alcoologue, Philippe Batel espère que la campagne, qui démarre dimanche, permette une prise de conscience. « Prendre un apéro à midi, deux verres de vin à table peut paraître anodin. On n’est pas dans la dépendance, on n’est pas dans l’excès perceptible, mais ça n’est pas rien. »

 

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

jeudi, 03 mars 2011

Un peu d’humour… l’été approche !

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

mercredi, 02 mars 2011

Mal-être : la rupture amoureuse (3/3)

La contre-attaque (ou l’art de devenir un nouveau soi)

Pendant les semaines ou vous vous remettez d’une rupture, votre inconscient remonte une immense pente et votre corps se gorge d’une énergie sans précédent et trop peu utilisée.

rupture12Contre toute attente, ce moment fait parti des rares dans une vie ou vous avez la capacité de lancer de gros projets et d’atteindre des rêves auxquels vous osez à peine rêver. Le moment de changer pour devenir une nouvelle personne.

En acceptant de contre-attaquer, vous entrez dans un cercle vertueux extrêmement favorable, que je vais tâcher de décrire ici :

1- Vous vous lancez dans un projet personnel qui vous tient à cœur, quelque chose que vous avez toujours rêvé de faire ou qui au moment de votre rupture vous apparait comme une évidence.

Peu importe l’ampleur du projet, qu’il puisse vous occuper une semaine ou un an, lancez-vous. Si vous êtes à court d’idées sur cette partie, ou que votre rupture vous a complètement désorienté, n’hésitez pas à faire le point sur votre vie (en mettant de coté la composante « vie amoureuse » qui ne ferait que vous rappeler votre rupture) afin d’avoir une visibilité accrue sur les directions à prendre.
2- Utiliser l’énergie conférée par la rupture que vous êtes en train de surmonter pour avancer dans votre projet. Motivez-vous en repensant à ce dont vous êtes en train de sortir, et à ce que ce projet apportera à votre vie. Imaginez la personne que vous deviendrez en menant à bien ce projet et tâchez de ressentir le bonheur de cette nouvelle personne.

Evitez en revanche de vous motiver en vous disant que c’est un bon moyen de retrouver l’être aimé, vous prendriez un risque de retourner en arrière. Concentrez-vous sur vous et sur l’image épanouie qui émanera de vous alors que ce projet avancera.
3- Continuez à oublier votre séparation en vous dévouant à votre projet. Vous allez consacrer du temps à atteindre ce que vous voulez atteindre, du temps pendant lequel votre déception sera loin de vous. Vous pouvez même choisir de vous plonger votre projet chaque fois qu’une pointe d’amertume fait surface, cela vous aidera à limiter l’occurrence de vos pensées négatives. Deux remarques à ce sujet :

  • Utilisez un carnet de route dans lequel vous suivrez votre la progression de votre projet (listes de tâches, notes diverses) et l’évolution de vos émotions. Ce carnet peut prendre la forme que vous désirez, l’important c’est qu’il vous suive et vous permette de voir clairement à quelle vitesse vous avancez.
  • Associez de la musique à votre « guérison » et aux projets que vous avez lancés. En ancrant toutes cette énergie positive à des morceaux bien choisis, vous pourrez rapidement sortir de tout les passages à vide qui sont monnaie courante quelques mois après une rupture amoureuse difficile.

4- Vos progrès, tant sur le plan sentimental que dans votre nouveau projet devraient alors continuer à booster votre énergie vous donnant la capacité de lancer d’autres projets, ou d’aller encore plus loin dans celui que vous avez entrepris.

rupture11

C’est le moment idéal pour se lancer dans la rédaction d’une bucket-list (si vous ne l’avez jamais fait) et dessiner plus clairement les contours de votre nouveau « moi » tel que vous l’envisagez. L’important est de continuer à déployer toute l’énergie que dégage votre retour post séparation amoureuse.

Pour beaucoup d’entre vous, qui lisez cet article peu de temps après une rupture, il reste une question essentielle en suspens. Une mauvaise question, mais que vous ne pouvez pas vous empêcher de vous poser, et je vous comprends. Comment tout cela va-t-il bien pouvoir faire revenir la personne que j’aime tant ? J’ai deux bonnes nouvelles à vous annoncer :

  • La première, c’est que s’il existe une moindre chance que cette personne revienne vers vous, elle reviendra à un moment durant votre processus de contre-attaque. Durant ces quelques mois, vous jouissez en effet d’une aura terriblement attractive, largement suffisante pour faire revenir quelqu’un ayant encore une once de sentiments pour vous. Si votre ancien partenaire ne revient pas dans une situation comme celle-ci, il/elle ne reviendra pas. Ce processus a donc l’avantage de vous donner la certitude que vous avez fait tout ce qui était en votre pouvoir.
  • La deuxième, c’est qu’au milieu de votre contre-attaque, vous ne vous soucierez beaucoup moins du retour de cette personne. Vous aurez relativisé alors que cela vous paraissait impossible quelques mois plus tôt, juste après votre séparation. Vous aurez pris beaucoup de recul sur votre rupture et sur l’importance de celle-ci sur votre vie.

N’attendez donc plus pour vous lancer…

Source : worldemotions.net

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

mercredi, 22 avril 2009

Anti-Cancer : Vous êtes invité à la Conférence Gratuite de David Servan-Schreiber

anti-cancer-david-servan-schreiberDavid Servan-Schreiber est l’invité du Cercle PRG de Toulouse le 6 mai prochain pour une conférence publique et gratuite intitulée “Anti-cancer” à Toulouse.

Cette conférence associera également le professeur de cancérologie Roland Bugat.

Cette conférence débutera à 19h à la Salle de Barcelone située allées de Barcelone (à quelques pas de la sation de métro ligne B Compans Cafarelli).

Plus d’infos sur guérir.fr ou ici

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu