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vendredi, 08 avril 2011

Dépression/mal-être : le rôle de la vitamine D

  • Les personnes qui manquent de vitamine D pourraient être plus touchées par la dépression que les autres.
  • Mais les études sont encore trop peu nombreuses pour que l’on puisse conclure formellement.

Ce que disent les études

Un petit nombre d’études épidémiologiques ont exploré la relation entre la vitamine D et la dépression.

Dans une étude sur 25 patients hospitalisés pour dépression majeure, les patients avaient un taux moyen de vitamine D active (1,25(OH)2D) plus bas que les personnes en bonne santé, même si le taux de vitamine D de réserve (25(OH)D) n’était pas différent. On considère que la mesure de la vitamine D active renseigne mal sur le statut en vitamine D. 1

Dans une autre étude, le taux de 25(OH)D était significativement plus bas chez 89 femmes préménopausées atteintes de dépression, en comparaison avec 44 personnes en bonne santé. 2

Une autre étude récente chez 26 personnes souffrant de dépression majeure et 169 souffrant d’une forme mineure a trouvé que le score dépressif était associé au taux de 25(OH)D. 3

D’autres études épidémiologiques n’ont pas trouvé de relation entre vitamine D et dépression. Il est donc difficile de dire s’il existe vraiment un lien de causalité.

Une étude clinique récente vient pourtant soutenir l’idée d’un lien de causalité entre le statut en vitamine D et la dépression. Dans cette étude sur 441 participants des deux sexes âgés de 21 à 70 ans et en surpoids, les chercheurs ont comparé 3 traitements administrés pendant un an :

  • 2 capsule de 20000 UI de vitamine D3 par semaine soit 40000 UI
  • 20000 UI de vitamine D3 plus un placebo par semaine
  • 2 capsules de placebo par semaine

Les taux de vitamine D ont été mesurés tous les 3 mois. Les scores de dépression ont été calculés au début et à la fin de l’étude.

L’évolution des taux de 25(OH)D au cours de l’étude n’est pas associée au score dépressif. Cependant, lorsqu’on divise les participants en deux groupes, ceux dont le niveau de vitamine D est suffisant et ceux dont il est insuffisant (<40 ou ≥ 40 nmol/L), les personnes qui manquent de vitamine D, on voit que le niveau de dépression est plus élevé chez les patients manquant de vitamine D. Par ailleurs, après un an de supplémentation, l’humeur est modérément améliorée chez les 334 patients qui ont participé à l’étude jusqu’au bout, alors qu’elle ne change pas chez celles et ceux qui ont reçu un placebo.

Cette étude ouvre des perspectives intéressantes, mais il faut relever que les doses administrées étaient assez élevées (5714 UI par jour dans le premier groupe, 2857 dans le second groupe) ; malgré de telles doses, l’amélioration est restée modeste. 4

Comment ça marche

De nombreux chercheurs considèrent la vitamine D comme un neurostéroïde (au même titre que la DHEA), donc capable d’exercer des fonctions importantes dans le cerveau. Il existe des récepteurs à la vitamine D dans le système nerveux central, notamment pour le cerveau dans le cortex préfrontal, l’hippocampe, le thalamus, l’hypothalamus, la substance noire. Dans ces régions, il existe aussi des enzymes capables de transformer la vitamine D de réserve, la 25(OH)D, en vitamine D active ou 1,25(OH)2D.

On ne sait pourtant pas très clairement comment la vitamine D pourrait influencer les neurotransmetteurs impliqués dans la dépression. Il semble que la vitamine D active augmente l’expression de gènes qui permettent la synthèse de noradrénaline. La vitamine D active pourrait aussi protéger les neurones qui synthétisent la dopamine et la sérotonine. Par exemple, un déficit en vitamine D pourrait favoriser le développement de la maladie de Parkinson, qui se caractérise par la destruction des neurones dopaminergiques de la substance noire du cerveau.

Les preuves liant la vitamine D et le stress sont aussi limitées. Il semblerait par exemple qu’un « dialogue » existe entre les récepteurs à la vitamine D dans l’hippocampe, et les récepteurs aux glucocorticoïdes, les hormones du stress.

Veiller au statut en vitamine D

Même si les relations entre vitamine D et dépression restent délicates à interpréter, il est préférable de veiller au statut en vitamine D tout au long de l’année pour éviter les déficits.

Aux beaux jours, l’exposition au soleil, même minimale apporte les doses de vitamine D nécessaires.

Michael Holick a calculé que si l’on expose la moitié de sa surface corporelle pendant 12 minutes vers midi en été, on reçoit l’équivalent d’une dose orale de 3000 UI.

A la saison froide, l’exposition au soleil ne permet plus de synthétiser suffisamment de vitamine D en raison d’une variation de la longueur d’ondes du rayonnement ultraviolet B.

L’alimentation seule est elle aussi insuffisante et il faut faire appel à des compléments alimenatires.

Pour aller plus loin

Livres : La diététique anti-dépression (L. Agullo), Soleil, mensonges et propagande (Dr Houssin), Antidépresseurs, mensonges et propagande (G. Hugnet).

Compléments alimentaires : Vitamine D3 (Vit’all+) ou vitaminshoppe.com

Références

1. Schneider B, Weber B, Frensch A, Stein J, Fritze J. Vitamin D in schizophrenia, major depression and alcoholism. J Neural Transm. 2000;107:839–842. [back]
2. Eskandari F, Martinez PE, Torvik S, et al. Low bone mass in premenopausal women with depression. Arch Intern Med. 2007;167:2329–2336 [back]
3. Hoogendijk WJG, Lips P, Dik MG, Deeg DJ, Beekman ATF, Penninx BWJH. Depression is associated with decreased 25-hydroxyvitmain D and increased parathyroid hormone levels in older adults. Arch Gen Psychiatry. 2008;65:508–512. [back]
4. Beck AT, Ward CH, Mendelson M, Mock J, Erbaugh J. An inventory for measuring depression.Arch Gen Psychiatry. 1961;4:225–236.

Source : lanutrition.fr

 

 

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vendredi, 01 avril 2011

Cancer du sein : éviter les rechutes, en continuant le Tamoxifène

Cancer du sein : éviter les rechutes en continuant le TamoxifèneLes chercheurs d’une nouvelle étude parue dans le Journal of Clinical Oncology recommandent aux femmes atteintes d’un cancer du sein et prenant du Tamoxifène de poursuivre leur traitement sur cinq années.

Les effets secondaires du Tamoxifène poussent plus de la moitié des femmes atteintes du cancer du sein et prenant ce médicament à arrêter ce traitement au bout de deux ans.  Pourtant, en continuant le cycle complet de cinq ans, le risque de récidive est diminué de 17% et celui de développer une autre tumeur est diminuer de 30%, par rapport aux femmes qui arrêtent le traitement au bout de deux ans.

Ces résultats ont été obtenus après l’étude sur 15 ans de 3400 femmes séparées en  deux groupes : celles qui ont suivi le traitement deux ans et celles qui ont suivi le cycle complet.

Rappelons qu’en France, le cancer du sein touche près de 50 000 femmes par an, et ce fléau est encore responsable de 11 000 décès. Voilà donc une nouvelle qui devrait inciter beaucoup de femmes à persévérer dans la prise de leur traitement.

Source : Journal of Clinical Oncology 2011,Long-Term Benefits of 5 Years of Tamoxifen: 10-Year Follow-Up of a Large Randomized Trial in Women at Least 50 Years of Age With Early Breast Cancer, crédit photo  fotolia, guerir.org

 

 

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samedi, 26 mars 2011

Connaissez-vous les 5 phrases qui peuvent détruire votre mariage ?

La solidité de la relation que vous entretenez avec votre conjoint vous semble évidente. Cela vous entraîne parfois à baisser la garde de la vigilance. A vous laisser aller lors d’épisodes où vous pouvez vous montrer blessant.

Or, dire une seule chose négative contribue à détruire la base de la relation, parce que les autres choses que l’on va dire ou faire dans la même journée, ne pourront plus exister.

Les phrases négatives et blessantes ont le pouvoir de trancher l’étoffe dont est faite le lien entre deux personnes qui s’aiment.
Voici 5 choses à éviter de dire absolument à votre conjoint(e)

  1. « C’est ta faute ! » C’est vrai, parfois, l’on prend de mauvaises décisions, financièrement ou pour l’éducation des enfants, par exemple. Et parfois, aussi, le couple ne va pas bien, et cela arrive dans tous les couples. Mais le jeu du reproche ne marche jamais. Il divise, il vous rend étranger l’un à l’autre. Il mine la confiance et l’ouverture de la relation.
  2. « Je te l’avais bien dit ! » Ce type de remarque n’a pas de place dans une relation d’amour. Cela ne vous apportera rien de rappeler à votre conjoint(e) que vous aviez raison à propos de quelque chose et qu’il(elle) avait tort.
  3. Lui reprocher quelque chose en public. Raconter des secrets de couples ou critiquer votre partenaire en public ou auprès de quelqu’un peut endommager durablement la confiance du couple. Le privé…doit rester privé.
  4. « Pourquoi fais-tu toujours… » Se concentrer sur les défauts de votre moitié plutôt que de construire sur son potentiel n’a pour effet que de renforcer ses faiblesses, et la priver de sa force. Cette habitude peut entrainer la relation dans un cercle vicieux si l’on passe son temps à pointer les faiblesses et à en faire des histoires. C’est le succès qui génère davantage de succès.
  5. Demander l’opinion de votre partenaire et faire le contraire de ce qu’il vous a suggéré. Dans beaucoup de divorces, cela est cité comme un élément démontrant une absence de respect. Si vous demandez son avis à votre conjoint(e), vous devez en tenir compte.

Source : psychologytoday.com

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mardi, 22 mars 2011

Opacité renforcée sur le prix des prothèses dentaires : dites merci à nos chers et vieux sénateurs :-(

Le Sénat a supprimé mercredi dernier l’obligation faite aux dentistes d’indiquer sur leurs devis le coût de revient des prothèses.

Les tarifs proposés aux patients varient pourtant quasiment du simple au double selon les praticiens…

Les consommateurs n’y gagneront pas, mais les chirurgiens dentistes peuvent se réjouir. Les sénateurs se sont prononcés mercredi pour la suppression de l’obligation faite aux praticiens de mentionner le prix d’achat des prothèses qu’ils proposent à leurs patients. Cette indication était devenue obligatoire depuis l’application de la loi «Hôpital, patient, santé, territoire» (HPST) en mars 2010, et visait à introduire davantage de transparence dans les prix pratiqués par les chirurgiens-dentistes.

Car les prix des prothèses varient quasiment du simple au double selon les cabinets, analysait en février dernier l’organisme mutuelle.com. Des tarifs qui dépendent de plusieurs facteurs : de la qualité de la prothèse, de la notoriété du dentiste, du quartier où il exerce, mais aussi du niveau de couverture médicale du patient. «Il est presque de règle que le praticien s’informe de celle-ci, de sorte que cette couverture complémentaire contribue de facto à tirer les prix à la hausse et bénéficie en bonne part au prestataire de soins», notait la Cour des comptes dans un rapport publié l’année dernière.

Pas de répercussion des importations sur les prix

Disparates, les tarifs pratiqués sont aussi particulièrement élevés. Citant un rapport de 2005 publié en Belgique, la Cour des comptes relevait que le prix d’une pose de prothèse en France est 2,5 fois supérieur à celui d’une pose de prothèse en Allemagne, lui-même 25% plus onéreux qu’aux Pays-Bas.

Circonstance aggravante pour les praticiens français : la part croissante des modèles importés (de l’ordre de 15% en 2010 selon l’association dentaire française) ne s’est jamais répercutée sur le prix moyen pratiqué par les chirurgiens dentistes. Pourtant, le coût de revient de ces prothèses fabriquées en Chine, à Madagascar ou en Afrique du Nord est trois fois moindre (40 euros contre 120 euros) que celui des modèles fabriqués en France.

«Concurrence insuffisante»

Conséquence, c’est 10% de la population française qui se trouve contrainte de renoncer aux soins dentaires en raison de leur coût, souligne l’institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes). Globalement, les frais dentaires constituent à eux seuls plus de la moitié des prestations médicales auxquelles les patients renoncent pour ce motif.

C’est en vertu de ces constats que la Cour des comptes plaidait l’année dernière pour que les devis proposés aux patients incluent le prix d’achat de la prothèse. «Améliorer la transparence aiderait à remédier à une concurrence aujourd’hui insuffisante», estimait l’institution.

«Lobbying intensif»

Les sénateurs, pourtant, en ont mercredi décidé autrement. Gilbert Barbier, à l’origine de l’amendement supprimant cette obligation, s’en explique : «Le texte était pratiquement inapplicable. Si l’on veut calculer le prix de revient d’une prothèse, il faut décortiquer tout un tas de frais annexes, explique-t-il. Par ailleurs, pourquoi n’imposer cette obligation qu’aux seuls dentistes, et non aux garagistes par exemple ?», s’interroge-t-il. «Les dentistes ont eu le sentiment d’être montrés du doigt. Sachons raison garder», est venu appuyer mercredi en séance le ministre de la santé Xavier Bertrand.

Leurs électeurs apprécieront et sauront s’en rappeler aux prochaines élections. Gageons que leurs mutuelles soient plus que confortables…

Autre argument avancé par les sénateurs : les prix des actes dits «conservateurs» (détartrage, traitement d’une carie, dévitalisation…) seraient sous-évalués par la sécurité sociale. «Cela fait dix ans qu’ils n’ont pas été réajustés. Cela explique que les dentistes compensent parfois en augmentant leur marge sur les prothèses», avance Gilbert Barbier. Pourtant, d’après la Cour des comptes, une partie de ces tarifs ont été réévalués de 30% en 2006. Parallèlement, les prix des prothèses ont continué à progresser à un rythme annuel de plus de 3%…

Pour l’UFC-Que Choisir, la situation est claire. «Le lobbying intensif des professionnels a eu raison de l’intérêt des patients», déclarait jeudi Cédric Musso, directeur des relations institutionnelles au sein de l’association, dans les colonnes du «Parisien-Aujourd’hui» en France. «Les dentistes ne sont pas des professions commerciales. En tant que professionnels de santé, ils n’ont pas à faire de profit sur la vente de matériels».

Directeur des relations institutionnelles au sein de l’association de consommateurs UFC-Que choisir, Cédric Musso regrette que les sénateurs soient revenus sur la transparence qu’ils avaient instaurée en 2009 :

Les sénateurs ont voté hier la fin de l’obligation des dentistes d’afficher le prix d’achat des prothèses. Qu’en pensez-vous ?
Cédric Musso : Le lobbying intensif des professionnels a eu raison de l’intérêt des patients. C’est aussi un pied de nez aux recommandations de la Cour des comptes, sur lesquelles s’était pourtant appuyée la commission des Affaires sociales du Sénat lorsqu’elle s’est prononcée en faveur de cette mesure en 2009.

Xavier Bertrand a défendu l’amendement, faisant valoir hier devant les sénateurs que le texte initial était inapplicable…
C’est toujours ce qu’on dit quand on veut changer une loi. Cet argument avait déjà été soulevé devant la commission des Affaires sociales en 2009. A l’époque, il avait été rejeté, la commission indiquant que cette réforme était non seulement faisable mais souhaitable pour les consommateurs.

Les partisans du texte ont mis en avant la rémunération des dentistes, qui n’a pas été réactualisée depuis plusieurs années…
Ce n’est pas en créant du brouillard informatif et des artifices tarifaires qu’on va régler leurs problèmes. S’il y a un problème d’honoraires, qu’on le règle clairement.

Qu’est-ce qui vous choque le plus ?
D’abord, le fait que les dentistes puissent désobéir impunément : ils ont refusé d’appliquer la loi depuis l’ordonnance de mars 2010, qui l’a rendue tout à fait applicable. Les lois sont faites pour être appliquées. Ensuite, il faut tout de même rappeler que les dentistes ne sont pas des professions commerciales ; en tant que professionnels de santé, ils n’ont pas à faire de profits sur la vente de matériels. C’était d’ailleurs un des fondements de l’article 57 de la loi HPST, qui permettait de distinguer le prix de la prothèse et celui des prestations associées.

Source : lefigaro.fr, leparisien.fr, Sénat

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lundi, 21 mars 2011

« Dis, la différence entre une névrose et une psychose, c’est quoi ? »


Le psychotique sait que deux et deux font cinq.
Le névrotique sait que deux et deux font quatre, mais ça l’énerve…

vendredi, 18 mars 2011

La dépression, c'est quoi ? Etes-vous touché ?

Attention ! La dépression, ce n’est pas un « mal-être » existentiel, ni un « coup de déprime »

Le fait de se sentir triste, d’être « déprimé », d’avoir des « idées noires » ou des difficultés à dormir ne veut pas forcément dire que l’on souffre de dépression. Les moments de cafard, de « blues », de doute ou de questionnement font partie de la vie. Au fil du temps et des événements, chacun de nous expérimente toute une gamme de sentiments, du plus triste au plus optimiste. À l’intérieur de cette large palette d’émotions, la tristesse, le découragement et le désespoir représentent des expériences humaines normales.

Ces variations et ces baisses de l’humeur ne doivent pas être confondues avec ce qu’éprouve une personne dépressive.

Pour pouvoir parler de dépression, et donc de maladie, il faut :

• que ces perturbations de l’humeur soient multiples et bien caractérisées
• qu’elles se manifestent de façon (quasi) permanente pendant une période supérieure à deux semaines
• qu’elles entraînent une gêne importante dans un ou plusieurs domaines de la vie quotidienne (difficulté ou incapacité de se lever, d’aller à son travail, de sortir faire ses courses…).

La dépression est l’une des maladies psychiques les plus répandues. Selon une enquête réalisée en 2005* par l’Inpes :

• 8 % des Français de 15 à 75 ans (soit près de 3 millions de personnes) ont vécu une dépression au cours des douze mois précédant l’enquête ;
• 19 % des Français de 15 à 75 ans (soit près de 8 millions de personnes) ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie. La dépression est une maladie qui semble toucher davantage les femmes : environ deux fois plus de femmes sont diagnostiquées comme souffrant de dépression.

La dépression, c’est une maladie qui entraîne souffrances et gênes. Nous pouvons avoir l’impression de connaître cette maladie sans pour autant en avoir jamais été atteint. L’explication est simple : parmi la large gamme d’émotions et de sensations que nous éprouvons au cours de notre vie, certaines sont très douloureuses. Nous en concluons hâtivement qu’être dépressif consiste à ressentir plus fortement et plus longtemps de telles souffrances. Et cela nous incite à croire que nous pouvons facilement comprendre ce que vit une personne souffrant de dépression.

Mais la réalité est différente. En effet, avant leur entrée dans cette maladie, les personnes souffrant de dépression ressentaient elles aussi un large éventail d’émotions, agréables ou douloureuses. Or toutes ces personnes disent que leur état au cours de la dépression est très différent de tout ce qu’elles pouvaient avoir connu auparavant. Les émotions qu’elles éprouvent, les idées qui les traversent sont imprégnées d’une souffrance morale permanente, plus insupportable que toute autre souffrance déjà endurée. Autre différence avec les émotions habituelles de la vie, les personnes ont l’impression d’être coupées de leur entourage. L’état dépressif se caractérise par un changement profond (une véritable rupture) par rapport au fonctionnement habituel.

Trois éléments principaux sont typiques de cet état :

• une tristesse inhabituelle, différente d’après les personnes qui souffrent de dépression de la tristesse normale (cette tristesse est particulièrement intense, elle n’est pas « directement » reliée à une cause, rien ne l’apaise, elle se mêle d’angoisse et d’un sentiment de « fatalité ») ;
• une perte d’intérêt et de plaisir qui touche tous les domaines de la vie ;
• une association de plusieurs symptômes durables qui entravent douloureusement la vie quotidienne.

La dépression est une maladie qui peut toucher chacun d’entre nous (quels que soient son âge, son sexe, son niveau social…). Contrairement à certaines idées reçues, elle ne relève ni d’une « fatalité », ni d’une faiblesse de caractère. La volonté seule ne suffit pas pour en sortir, notamment parce que la maladie provoque un sentiment de dévalorisation de soi et des pensées négatives.

*Enquête Baromètre santé 2005

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jeudi, 17 mars 2011

De la demande, parfois irréaliste, des patients envers leur psy...

 

 

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mercredi, 09 mars 2011

« Dis, c’est quoi une mammographie ? »

La mammographie est un examen qui utilise les rayons X pour produire des images du sein.

Réalisée soit dans un cabinet de radiologie, soit dans un service hospitalier de radiologie, la mammographie repose aujourd’hui sur la technique du numérique.

Quelles sont les indications ?

Elle peut être réalisée dans le cadre d’un test de dépistage ou de diagnostic d’un cancer du sein. Dans le premier cas, l’examen vise à détecter un cancer encore trop petit pour être décelé par un auto-examen ou un médecin. Dans le second cas l’objectif est de déterminer avec précision la taille et l’emplacement de la lésion. L’examen permet de reproduire en images le tissu et les ganglions lymphatiques environnants.

Comment se déroule une mammographie ?

La mammographie s’effectue en position debout. Le sein est positionné entre un porte-cassette et un dispositif de compression. Dans la grande majorité des cas, deux clichés sont effectués pour chaque sein : un de face et un avec une incidence oblique, soit un total de 4 clichés.

Des risques ?

La mammographie n’expose à aucun risque. Les doses d’irradiation utilisées sont faibles. Lors de l’examen, il est nécessaire pour obtenir des images de qualité de comprimer le sein, ce qui peut occasionner un inconfort. Il est conseillé de faire une mammographie en première partie du cycle menstruel, ou durant une période d’interruption du traitement hormonal de la ménopause.

Source : AFSSaPS, 2005, Collège national des gynécologues et obstétriciens français, 2009

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