Avertir le modérateur

mercredi, 03 août 2011

Binoclard timide et coincé : la fin d’un mythe !

Attention, voilà un scoop : les porteurs de lunettes ne sont pas tous timides et introvertis. Un mythe s’effondre, et ce, à cause d’une équipe de chercheurs australiens.

« Non, j’veux pas porter des lunettes après tout le monde va me prendre pour un intello timide et coincé. » Si vous ne savez pas comment répondre à votre chère tête blonde qui sort effondré de son rendez-vous chez l’ophtalmo, voilà un bon moyen de le rassurer : des chercheurs, des vrais, des scientifiques, viennent de prouver que les porteurs de lunettes ne sont pas tous des timides introvertis. Ouf !

Ophtalmologistes et psychologues ont réuni leurs forces de travail pour mettre à mal ce stéréotype. Des centaines de myopes ont été livrés à un bataillon de psychologues de l’université de Melbourne pour évaluer leur personnalité. Verdict : non, les porteurs de lunettes ne sont pas particulièrement timides ou introvertis.

« Ils auraient même une légère tendance à présenter une personnalité agréable », soulignent les auteurs.

Si après ça les chercheurs ont encore des crédits à dépenser, ils pourront s’attaquer au mythe de la femme à lunette…


Source: lanutrition.fr, Aline Périault, Robert van de Berg, Mohamed Dirani, Christine Y. Chen, Nicholas Haslam, and Paul N. Baird Myopia and Personality: The Genes in Myopia (GEM) Personality Study  Investigative Ophthalmology and Visual Science. 2008;49:882-886

mardi, 19 juillet 2011

Du spirituel en psychothérapie…

"J‘essaie d’aider les gens…

à travailler leur connexion spirituelle en leur permettant de se mettre en relation avec leur « tendresse » et avec leur « pouvoir ».

Pour les atteindre… nous devons comprendre que nous sommes nés pour évoluer… C’est quelque chose d’enrichissant – et il n’y a pas à avoir peur.

Ce n’est pas la première fois que nous entendons ce message. Le Christ en parlait ainsi que Bouddha et bien d’autres encore.

Mais, jadis, la plupart d’entre nous disions… : « Ils sont au-delà de nous, ils sont divins… nous ne sommes que des hommes, nous ne pouvons donc avoir les mêmes connexions.»

Cependant, maintenant, nous commençons à savoir que c’est possible"

 

Virginia Satir

(née le 26 juin 1916 et décédée le 10 septembre 1988 aux États-Unis était une psychothérapeute américaine, célèbre particulièrement pour son approche de la thérapie familiale. Ses livres les plus connus sont : Conjoint Family Therapy, Peoplemaking et The New Peoplemaking)

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

lundi, 11 juillet 2011

Célibataires: trop élitistes et mythomanes dans leurs recherches de l’âme soeur ?

Les célibataires sont-ils trop élitistes et mythomanes?

75% choisissent par rapport au physique, au niveau de revenus et d’études.

Seulement 21% choisissent en fonction de projets de vie communs

Voici des statistiques sur les tendances de vie et les choix des membres de sites de rencontre en ligne. Il apparaît que les célibataires français tendent à être extrêmement pointilleux dans leur choix de partenaires, et à se mentir à eux-mêmes afin d’avoir plus de chances de plaire au sexe opposé.

Ces données indiquent que le célibataire français moyen inscrit sur un site de rencontres à 34 ans, n’est plus en couple depuis plus de 3 ans, et recherche en général une histoire sérieuse pour 67% des répondants, et même 64% qui souhaitent fonder une famille.

Plus surprenant, presque 75% des répondants reconnaissent spontanément choisir leurs « cibles » en fonction de leur physique, de leur niveau de revenu ou niveau d’études, soit des critères qui peuvent sembler très élitistes. Seuls 21% estiment choisir leurs contacts en fonction de projets de vie communs, alors que ce critère peut sembler le plus important dans une vie de couple.

Par ailleurs, cette exigence forte dans le choix des partenaires se reflète dans la description que font d’eux-mêmes les membres. Ainsi, les répondants admettent dans le sondage être en moyenne titulaire d’un bac +2/3, alors que sur le site, la moyenne déclarative est bac +4. Cela révèle que les célibataires français tendent à « gonfler » leurs diplômes, afin de plaire plus au sexe opposé.

F.Duval-Levesque, thérapeute en psychothérapie

Pour Fabrice Le Parc, PDG de Smartdate, « Cette tendance ne fait que refléter la pression ressentie par les célibataires. Tout le monde est exigeant, mais du coup tout le monde craint de ne pas être à la hauteur ! »

4,8 partenaires sexuels pour les hommes… 1,3 pour les femmes ?

Cette tendance à se surestimer transparaît enfin dans les données déclaratives d’activité sexuelle. Ainsi, les hommes célibataires annoncent avoir eu en moyenne 4.8 partenaires sexuels dans les 12 derniers mois, alors que les femmes n’en avouent que 1.3. Une dichotomie qui montre que les hommes, ou les femmes, ou les deux mentent, puisque la moyenne des deux sexes est censée s’équilibrer. « Là encore, estime Fabrice Le Parc, on n’annonce que ce qui nous flatte : les femmes se veulent inaccessibles, et les hommes, séducteurs invétérés !«

Source: smartdate.fr

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

dimanche, 10 juillet 2011

"La marche est un authentique exercice spirituel" (2/2)

On parle d’un succès croissant des activités de randonnée. Elle compterait de plus en plus d’adeptes. Peut-on parler d’une nouvelle actualité de la marche ?

Il faut répondre à votre question en plusieurs temps. Premièrement, rappeler quand même que la marche, par sa lenteur, par la fatigue qu’elle entraîne, n’a pas cessé de représenter pour l’homme une contrainte dont il fallait se débarrasser par la richesse ou le progrès technique.

Si on redécouvre aujourd’hui les bienfaits de la marche, c’est que l’on commence à ressentir que la vitesse, l’immédiateté, la réactivité peuvent devenir des aliénations. On finit, dans nos vies ultramodernes, par n’être plus présent à rien, par n’avoir plus qu’un écran comme interlocuteur. Nous sommes des connectés permanents. Ce qui fait l’actualité critique de la marche, c’est qu’elle nous fait ressentir la déconnexion comme une délivrance.

Est-ce qu’on marche pour se retrouver ?

Pour se retrouver, bien sûr, au sens où, en marchant, vous laissez au bord des chemins les masques sociaux, les rôles imposés, parce qu’ils n’ont plus leur utilité. La marche permet aussi de redécouvrir un certain nombre de joies simples. On retrouve un plaisir de manger, boire, se reposer, dormir. Plaisirs au ras de l’existence : la jouissance de l’élémentaire. Tout cela, je crois, permet à chacun de reconquérir un certain niveau d’authenticité.

Mais on peut aller encore plus loin : la marche permet aussi de se réinventer. Je veux dire qu’à la fois, en marchant, on se débarrasse d’anciennes fatigues, on se déleste de rôles factices, et on se donne du champ.

En marchant, tout redevient possible, on redécouvre le sens de l’horizon. Ce qui manque aujourd’hui, c’est le sens de l’horizon : tout est à plat. Labyrinthique, infini, mais à plat. On surfe, on glisse, mais on reste à la surface, une surface sans profondeur, désespérément. Le réseau n’a pas d’horizon.

Toutes les marches se ressemblent-elles ?

Vous avez raison, il faut absolument distinguer, car il existe des styles de marche irréductibles. Il y a la flânerie en ville, poétique, amicale, électrique. Il y a la promenade qui nous permet de sortir d’un espace confiné, de nous défaire un moment des soucis du travail, des nervosités ambiantes.

Il y a le pèlerinage, qui est tout à la fois un défi, une expiation, une ascèse, un accomplissement. Il y a la grande excursion, qui présente une dimension plus sportive, mais offre aussi la promesse de paysages grandioses.

Alors, « marcher, une philosophie » ?

Peut-être davantage : un exercice spirituel.

Sources: Nicolas Truong, lemonde.fr

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

samedi, 09 juillet 2011

« La marche est un authentique exercice spirituel » (1/2)

Professeur de philosophie politique à l’université Paris-XII et à l’Institut d’études politiques de Paris, spécialiste de l’oeuvre de Michel Foucault, Frédéric Gros a écrit un livre intitulé « Marcher, une philosophie » (Carnet Nord, 2009).

Suffit-il de mettre des chaussures de randonnée et de se mettre en marche pour aussitôt se transformer en philosophe ?

Malheureusement ou heureusement, ce n’est ni aussi facile ni aussi automatique. Pour devenir philosophe, philosophe « professionnel » – pour peu que cette expression ait un sens -, on doit sans doute préférer les lectures patientes, les discussions contradictoires, la composition de dissertations ou la construction de démonstrations. Mais en marchant, surtout s’il s’agit de randonnées qui s’étalent sur plusieurs jours, il est impossible de ne pas éprouver un certain nombre d’émotions, de ne pas faire l’expérience de certaines dimensions, qui précisément sont d’une très grande richesse et constituent des objets de pensée précieux pour la philosophie.

Mais à quoi pensez-vous ? Autant on voit bien comment l’expérience esthétique peut nous permettre de construire le concept du beau, comment l’expérience révolutionnaire nous fait accéder à des problématiques politiques, autant marcher semble, aux yeux de beaucoup, une expérience plus banale, plus pauvre…

Alors prenez l’expérience d’une journée de marche. La lenteur de la marche, sa régularité, cela allonge considérablement la journée. Et en ne faisant que mettre un pied devant l’autre, vous verrez que vous aurez étiré démesurément les heures. De sorte qu’on vit plus longtemps en marchant, pas au sens où cela rallongerait votre durée de vie, mais au sens où, dans la marche, le temps ralentit, il prend une respiration plus ample.

Par ailleurs, le rapport du corps à l’espace est aussi très impressionnant : par exemple la beauté des paysages est plus intense quand on a fait des heures de marche pour franchir un col.

C’est comme si le fait d’avoir fait preuve de persévérance et de courage physique pour parvenir à tel ou tel panorama était récompensé. Il y a, dans la contemplation des paysages par le marcheur, une dimension de gratitude, sans qu’on sache exactement si c’est le marcheur qui se récompense lui-même de ses efforts en s’offrant le plaisir d’un repos contemplatif ou si c’est le paysage qui remercie par une intensité supérieure offerte au seul marcheur.

De manière plus générale, un espace que vous appréhendez par la marche, vous ne le dominez pas simplement par le regard en sortant de la voiture (une prise de vue), car vous l’avez inscrit progressivement dans votre corps.

La marche nous permet d’aller au-delà d’une conception purement mathématique ou géométrique de l’espace et du temps. L’expérience de la marche permet aussi d’illustrer un certain nombre de paradoxes philosophiques, comme par exemple : l’éternité d’un instant, l’union de l’âme et du corps dans la patience, l’effort et le courage, une solitude peuplée de présences, le vide créateur, etc.

On connaît la promenade de Kant dans les jardins de Königsberg, les voyages du jeune Rousseau à pied, d’Annecy à Turin, de Paris à Chambéry, les promenades de Nietzsche dans les hautes montagnes de l’Engadine, les sorties quotidiennes de Thoreau en forêt. Tous les penseurs ont-ils été aussi de grands marcheurs ?

Pas tous, loin de là. L’espace naturel des penseurs et des intellectuels reste majoritairement la bibliothèque ou la salle de conférences. Mais si vous prenez les penseurs que vous citez (à part Kant, qui a une conception plus hygiénique de la promenade), ils insistent pour dire ce que leur oeuvre doit à cet exercice régulier, solitaire. C’est en marchant qu’ils ont composé leur oeuvre, reçu et combiné leurs pensées, ouvert de nouvelles perspectives.

Ce n’est pas tant que marcher nous rend intelligents, mais que cela nous rend, et c’est bien plus fécond, disponibles. On n’est plus dans le recopiage, le commentaire, la réfutation mesquine, on n’est plus prisonnier de la culture ni des livres, mais rendu simplement disponible à la pensée.

La suite demain…

 

Sources: Nicolas Truong, lemonde.fr

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

vendredi, 08 juillet 2011

Sexe-addict: quand l’amour devient obsessionnel

Pour certaines personnes, le sexe constitue une manière de soulager leur angoisse et de faire face au stress. Ces «accros» ou «drogués» du sexe peuvent avoir 21 rapports sexuels par semaine.

Qu’entendons-nous par dépendance sexuelle ?

Quels sont les signes cliniques ?

Comment peut-on traiter l’obsession sexuelle ?

Si certaines personnes sont addicts à l’alcool, la drogue ou à d’autre paradis artificiel, d’autres le sont au sexe.

Comportements sexuels compulsifs, idées obsédantes, masturbation excessive tels sont les caractéristiques des dépendants sexuels.

Pour ces personnes, le sexe constitue une manière de soulager leur angoisse et de faire face aux tensions. Autrement dit, le comportement sexuel devient le principal mécanisme de défense face au stress. «Un dépendant sexuel est une personne qui est en quête permanente de plaisir sexuel», explique le sexologue Mustapha Rassi.
En psychiatrie clinique, on parle de dépendance lorsqu’une personne aliène sa liberté et organise son existence autour d’un produit ou d’un comportement. Cela peut être le sexe, mais aussi la nourriture, le jeux etc…

Selon le Dr Rassi, plusieurs signes cliniques doivent être présents pour pouvoir parler de dépendance sexuelle. «Il faut tout d’abord qu’il y ait un besoin pathologique de passer à l’acte. Le dépendant sexuel est une personne qui a besoin de contrôler le partenaire. Dans son comportement, on relève une répétition boulimique c’est-à-dire qu’après un rapport sexuel, il éprouve à nouveau le besoin d’avoir un autre rapport. C’est une personne qui ne peut pas se retenir», souligne-t-il.

Et d’ajouter : «le dépendant sexuel n’a pas d’affection envers son partenaire qui est considéré comme un simple objet sexuel. Ce qui compte pour lui c’est de l’utiliser pour soulager une souffrance, une anxiété ou une situation de stress. Ce sont des personnes qui sont constamment à la recherche de sécurité, ils ont besoin de se sentir protégées».

Selon le Dr Rassi, la dépendance sexuelle concerne davantage les hommes que la gent féminine. «Chez les femmes, l’addiction affective ou la drague compulsive est beaucoup plus fréquente que l’addiction sexuelle».

Une personne dépendante sexuelle passe la majorité de son temps à la recherche de l’assouvissement de ses fantasmes ou de ses comportements sexuels.

«Certains ont besoin de faire l’amour 3 fois par jour. Un addict sexuel peut avoir jusqu’à 21 rapports par semaine», précise Dr Rassi.

Contrairement aux hommes et aux femmes qui trouvent dans leurs rapports sexuels un certain épanouissement, les victimes de dépendance sexuelle ont un rapport douloureux avec leur sexualité et ne sont jamais satisfaits.

«Le passage à l’acte sexuel constitue normalement un moment agréable, de bien être, qui apporte une certaine assurance. Ce qui est loin d’être le cas pour les personnes accro au sexe. La durée de satisfaction est très courte chez ces personnes», affirme Dr Rassi.

Comme dans la plupart des dépendances, l’appétit sexuel est progressif. Les dépendants sexuels ont besoin de plus de sexe, «de meilleur sexe», ou même de sexe plus varié. Ils sont engagés dans un engrenage dont ils ne peuvent plus sortir.

Et leurs comportements ne sont pas sans conséquences: négligence du partenaire, divorce, perte d’emploi, dépression, voire même suicide.

Quant au traitement, celui-ci repose sur la prise d’antidépresseurs et la thérapie comportementale.

Celle-ci permet de lutter contre l’angoisse associée à l’addiction. La psychothérapie demeure un atout essentiel puisqu’elle permet non seulement à long terme, de mettre fin au comportement addictif, mais de mieux comprendre l’origine de cette souffrance. Comme pour toute addiction, le traitement doit passer par une acceptation du problème par le patient. « La guérison demande du temps et un effort important de la part du patient. Le patient doit accepter son trouble. Le thérapeute doit le mettre en confiance et l’aider à se déculpabiliser», conclut-il.

Comment reconnaître et combattre votre dépendance au sexe• Une personne dépendante au sexe va en permanence parler de ses exploits

• Cette personne ne changera jamais sa routine même si elle change de partenaire

• La dépendance au sexe peut être accompagnée d’une dépendance à la drogue ou à l’alcool

• Évaluez le nombre de partenaires sexuels, s’il est supérieur à 1 ou 2 par mois, il y a probablement une dépendance au sexe

• Comme toute dépendance, la dépendance au sexe est destructive. Il est nécessaire d’en parler sans avoir honte. Le mieux est de s’adresser à un proche qui ne portera aucun jugement

• Si cette dépendance a des conséquences importantes sur la vie quotidienne et le rapport aux proches, alors un psychopraticien certifié est nécessaire

• Les rapports sexuels doivent être protégés

• Il faut être à l’écoute de la personne dépendante pour comprendre ses mécanismes et lui permettre de les éviter

Sources: aujourdhui.ma, Laila Zerrour

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

mardi, 28 juin 2011

Viol conjugal: il reste toujours tabou en France

Le Collectif féministe contre le viol lance, mardi 14 juin, la première campagne télévisée sur le viol au sein du couple. Aujourd’hui, malgré la loi, peu de femmes osent porter plainte.

C’était il y a plus de trente ans, au cours d’une consultation de gynécologie. "Je recevais une femme qui venait d’accoucher dans des conditions difficiles, avec une épisiotomie très douloureuse," se souvient le docteur Emmanuelle Piet, aujourd’hui présidente du Collectif féministe contre le viol (CFCV).

Je lui ai donc proposé un certifcat de contre-indication des rapports sexuels et elle m’a répondu : “Si vous croyez que c’est moi qui décide…” "Médicalement, on ne pouvait imaginer cette femme, dans son état, avoir des relations sexuelles !" , poursuit le médecin qui prend alors conscience de la terrible réalité de ce qu’on peut appeler un viol conjugal.

Depuis, la loi française a reconnu ce type de viol, notamment grâce à deux arrêts de la Cour de cassation, en 1990 et 1992. En 2006, le législateur en a même fait une circonstance aggravante. Pourtant, rares sont les femmes qui osent porter plainte alors que, d’après les estimations du Collectif, 30 % des 75 000 viols commis chaque année le seraient au sein du couple.


« Lever la loi du silence »

D’où l’idée d’une campagne choc pour ouvrir le débat. Dévoilé mardi matin, un spot de 30 secondes, - financé par l’agence New BBDO et diffusé gratuitement à la télévision ce mois-ci (notamment sur TF1, France Télévisions et Arte), vise à « lever la loi du silence », selon Emmanuelle Piet, dont le Collectif informe et soutient les victimes depuis 1986 à travers un numéro Vert (1).

« Nous recevons peu d’appels pour des viols commis par le mari ou le concubin, environ 10 %, calcule-telle. C’est mieux qu’il y a dix ans, mais il reste beaucoup à faire, parce que l’idée du “devoir conjugal” est encore très prégnante », note la gynécologue.

Avocate spécialiste, Me Lisa Laonet fait le même constat. « Il y a des progrès, mais il ne faut pas relâcher l’effort ! », souligne cette dernière, citant le cas d’une cliente dont l’enquête, huit mois après le dépôt de plainte est au point mort.


Porter plainte est ardu du fait de la proximité de l’agresseur

« Lorsqu’elle a raconté son histoire, l’accueil des policiers a été bon. Mais visiblement, ce type d’affaire n’est pas la priorité du parquet », regrette l’avocate. D’autant que porter plainte est ardu en raison de la proximité de l’agresseur et de son emprise sur la victime.

Certes, l’absence de consentement est diffcile à prouver, ce qui peut décourager certains juges. Il en va aussi « d’une évolution des mentalités, souligne Me Laonet. Trop souvent, dans le cas d’un viol conjugal, on pense que le consentement est présumé. Admettre que des violences sexuelles ont lieu dans la sphère privée prendra du temps ».

La campagne dévoilée mardi matin y contribuera, espère le collectif.

 

NB : tous les 3 jours, en France, une femme meurt sous les coups de son compagnon

( 1) Viols informations Femmes, Tél. : 0800. 05. 95. 95 (appel anonyme et gratuit du lundi au vendredi de 10 heures à 19 heures). Site internet : www.cfcv.asso.fr

Sources : lacroix.com, Marine Lamoureux

 

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

vendredi, 24 juin 2011

Après-rupture : 10 étapes pour retrouver la joie de vivre, même si cela vous parait impossible (3/3)

(Pour les besoins de l’écriture, j’écris « il », mais « elle » pourrait tout aussi bien convenir…)

  • L’étape nostalgie : « On passait de bons moments, quand même… »

Vous commenciez à décrocher, mais vous réalisez qu’il vous manque. Vos activités ressemblent fort à celles de la midinette amoureuse : vous appelez à un moment où vous êtes sûre de tomber sur son répondeur, juste pour entendre sa voix ; vous décrochez le téléphone, composez son numéro, puis raccrochez ; vous prétextez une course dans le quartier pour aller hanter les lieux symboliques de la relation : le banc de votre premier baiser, le cinéma de votre premier rendez-vous… Vous traînez à la maison en portant le vieux tee-shirt qu’il a oublié ; vous ressortez les vieilles photos, pour les trier bien sûr, et vous vous arrêtez sur son portrait, il a quand même de beaux yeux inoffensifs, ce garçon. Vous montez des scénarios qui pourraient vous permettre de le recontacter. Attention, danger : si vous le croisiez, vous seriez capable de recoucher avec lui et de reprendre une relation vouée à l’échec.

L’avis du psy : c’est d’abord un phénomène biologique : le cerveau va vers ce qu’il connaît. Le vécu est plus rassurant que la nouveauté. On embellit les choses par peur d’avancer. S’il y a eu de beaux moments dans la relation, ce n’est pas un aspect à négliger, mais il faut inverser la vapeur et s’en servir comme d’une force pour avancer.

  • L’étape compréhension : « Qu’est-ce qui s’est passé au juste ? »

Vous avez décidé de tourner la page une bonne fois pour toutes, mais vous avez quand même besoin pour ça de comprendre ce qui s’est passé. Est-ce que ce type était un véritable mufle ou est-ce que vous avez tout faux ? Est-ce que vos spaghettis à la bolonaise sont si mauvais que ça ? Toutes ces questions passionnantes risquent fort de rester sans réponse… Ce qui est sûr, c’est que, si vous ne faites rien, il emportera son secret dans la tombe. Chacune sa méthode d’investigation. Certaines vont entamer une grande autocritique, d’autres voudront savoir ce qui s’est passé de son côté en questionnant ses proches, voire le principal intéressé si le contact n’est pas totalement rompu.

L’avis du psy : la quête de sens est une démarche naturelle et saine car, sans elle, on ne peut pas continuer à avancer. On n’aura jamais réponse à tout, mais l’on doit trouver un sens acceptable. S’il n’est pas nécessaire de tout comprendre, on ne peut dépasser quelque chose d’insensé.

  • L’étape liberté : « Aaah ! C’est bon de vivre ! »

Vous vous surprenez à ne pas penser à lui pendant plusieurs jours. Vous avez envie de modifier de petites choses dans votre quotidien, plutôt déplacer le canapé que changer de job. Vous changez de coupe de cheveux, achetez des vêtements qu’il n’aurait pas aimés. Vous reprenez goût aux petits plaisirs de la vie, sans abus. Vous êtes plus ouverte et, du coup, vous remarquez les œillades que vous recevez chaque jour. Puis ce beau brun à la bibliothèque, étrange que vous ne l’ayez pas repéré plus tôt… Vous vous sentez légère. Bien sûr, vous avez des petits pincements au cœur quand vous repensez à l’époque où vous étiez avec lui, mais vous avez vraiment envie de passer à autre chose.

L’avis du psy : bravo. Il n’y a plus de fixette, c’est enfin la libération. Il peut maintenant y avoir réinvestissement sur autre chose, le travail, les amis, voire une nouvelle relation amoureuse.

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

mercredi, 22 juin 2011

Après-rupture : 10 étapes pour retrouver la joie de vivre, même si cela vous parait impossible (2/3)

(Pour les besoins de l’écriture, j’écris « il », mais « elle » pourrait tout aussi bien convenir…)

  • L’étape reniement : « De toute façon, ce type était nul »

Il ne veut plus de vous ? Tant mieux, vous non plus, vous n’en vouliez plus depuis longtemps. Il n’assurait pas, il était distant, pas assez attentionné, colérique. Il avait tous les défauts du monde. Vous vous demandez comment vous avez pu tenir aussi longtemps. Vous n’en vouliez plus, de cet homme nuisible et ridicule. Oui, parfaitement, ridicule : il portait des chaussettes blanches parfois, on n’a pas idée. Ça tombe bien finalement, parce que vous ne saviez pas comment le lui dire sans le blesser, le pauvre. C’est très bien comme ça. Qu’il s’en aille, et loin, car, c’est sûr, vous n’avez plus envie de lui, plus envie de le supporter.

L’avis du psy : il s’agit simplement d’un travail d’autopersuasion pour éviter d’être trop blessée. On colmate la brèche en modifiant le réel. Mais on a beau tout faire pour y croire, inconsciemment on sait très bien à quoi s’en tenir. Le vrai choc est dépassé, c’est plutôt bon signe. On peut utiliser cette phase pour rebondir et passer à autre chose, si on y arrive ; on évitera de se prendre le boomerang affectif.

  • L’étape repli sur soi : « Personne ne m’aime et personne ne m’aimera. Jamais »

Quoi de mieux qu’un bon cocon quand le monde extérieur se révèle plutôt menaçant pour votre ego ? Un joli pyjama, un bon canapé, une bonne télé, et le monde paraît déjà moins hostile. Vous restez à la maison, vous n’allez plus travailler (pour quoi, pour qui ? ), vous ne sortez plus avec vos amis. Qu’ils vous lâchent, ces traîtres, ils n’ont rien vu venir, alors à quoi servent-ils ? Vous dormez, oui mais n’importe quand, et vous mangez, oui mais n’importe quoi… Ou bien vous ne dormez ni ne mangez plus du tout. Vous regardez en boucle vos DVD fétiches que vous connaissez par cœur. Parfois, vous buvez pour oublier, mais vous vous souvenez de tout, sauf de ce que vous faites tout de suite après. Vous consommez des kilos de mouchoirs, et Kleenex vous dit merci ?Votre mascara apprécie moins, pas grave, vous avez arrêté d’en mettre.

L’avis du psy : comme l’extérieur n’est pas régi par nos désirs, on nie son existence, on se referme sur soi, il n’y a plus d’extérieur. C’est une phase égocentrique nécessaire pour trouver la force de passer à autre chose. Mais attention, il ne faut pas s’y perdre, on ne peut rester dans cette gestation. Le meilleur moyen étant de faire, dès le départ, un contrat avec soi-même : on s’accorde une période bien définie, après laquelle on se force à se rouvrir au monde.

  • L’étape marchandage : « Si je perds 2 kilos, il reviendra »

Passé la grosse déprime, vous vous sentez neuve, changée, et du coup tout est à nouveau possible. Et s’il était parti à cause de vos cuisses molles ? Vous vous mettez au sport, ça le fera revenir… À moins que ce ne soient vos 2 kilos en trop qui l’aient fait fuir ; si vous les perdiez, il pourrait se réintéresser à vous. Puis cette intégrale de Zweig qu’il vous a offerte pour Noël, si vous la lisez il vous aimera à nouveau…. Mais comment n’y avez-vous pas pensé avant ? En vous mettant en action, vous allez le faire changer d’avis. Élémentaire. Même s’il ne veut plus entendre parler de vous. Même s’il a déjà rencontré quelqu’un d’autre. Hum… Sûr ?

L’avis du psy : c’est une phase positive, car l’autre n’est plus un ennemi ni un frein, il devient une motivation. On fait des choses bénéfiques pour soi et, même si elles sont en rapport avec lui, la finalité est bonne. Petit à petit, il faudra réaliser que la relation de cause à effet n’a pas de sens et accepter de faire égoïstement des choses pour soi.

  • L’étape faux revival : « C’est génial d’être seule. Je fais ce que je veux. Toute seule »

Ça y est. Vous allez très bien, très très bien. Vous êtes merveilleusement heureuse d’être une célibattante épanouie qui ne dépend pas des hommes. C’est formidable, vous sortez tous les soirs, dansez jusqu’au matin et personne pour vous le reprocher, personne. Vous êtes libre, alors vous avez un emploi du temps de ministre, rempli de nouvelles activités, de rendez-vous avec de nouveaux amis, vous n’avez pas une minute de… libre (tiens, tiens). Si par hasard vous en trouvez une, vous avez tout de suite envie de vous mettre à apprendre le chinois, ou pourquoi pas la flûte de Pan ? Orgie d’occupations, de sorties, voire d’hommes, rien n’est trop beau pour votre nouveau moi. Vous multipliez les rencontres avec de petits amis éventuels, quitte à aller les chercher sur le Net ou à participer à des speed datings. Ça ne ressemblerait pas un peu à de la compensation, tout ça ?

L’avis du psy : c’est une période où l’on comble le vide par une excitation disproportionnée, où on bouge tout le temps pour ne pas se sentir disparaître. On surinvestit les choses pour avoir l’impression d’exister. Il faut mettre à profit cette imagination dynamique en se concentrant sur des activités constructives, se remettre à l’anglais plutôt que d’apprendre le mandarin pendant un mois et demi.

La dernière partie, c’est pour demain…

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

mardi, 21 juin 2011

Après-rupture : 10 étapes pour retrouver la joie de vivre, même si cela vous parait impossible (1/3)

Vous shoppez frénétiquement, vous vous ruez sur le chocolat ou vous rappelez votre ex en douce ?

Pas d’inquiétude : c’est normal, c’est obligé, et c’est bon signe.

Rompre n’est pas jouer. Ça fait mal, ça fait pleurer et ça donne envie de dormir toute la vie.

Cela dit, rompre ressemble assez à une mini-marelle, avec des cases sur lesquelles on doit toutes s’arrêter, quitte à passer son tour jusqu’à ce qu’on ait compris.

Colère, euphorie, blues : ce qu’il y a de bien, c’est que tout le monde est passé par là. Ce qu’il y a de mieux, c’est que l’on va décrypter tout ça et avancer vitesse grand V jusqu’à la case « liberté ».

(Pour les besoins de l’écriture, j’écris « il », mais « elle » pourrait tout aussi bien convenir…)

  • L’étape refus : « Il va revenir »

« Je ne t’aime plus, je te quitte » Sa phrase a beau être claire (sujet-insulte-conséquence), elle vous glisse dessus comme un seau d’eau sur une toile cirée. Il est fatigué, surmené, il pète les plombs, ça va lui passer. Tout va rentrer dans l’ordre. Pourtant, il est parti avec trois sacs de voyage et il a claqué la porte. Bon, il a laissé sa brosse à dents (la vieille) et un bouquin (qu’il a fini de lire), c’est bon signe ça, non ? Non. De toute façon, c’est impossible qu’il vous laisse. Vous interprétez chacun de ses gestes, chacun de ses mots de manière à vous convaincre qu’il va revenir. « Tu crois que la troisième virgule à la fin de son mail veut dire qu’il est prêt à discuter ? » Vous l’attendez, vous y croyez, la rupture, c’est comme les accidents, ça n’arrive qu’aux autres. Le risque : continuer à laver son linge des années après son départ et avoir le cœur qui fait des bonds à chaque fois que la porte ou le téléphone sonne : et si c’était lui ?

L’avis du psy : l’abandon est une des plus grandes blessures de l’être humain. La rupture ramène à toutes les situations d’abandon du passé, la première étant la naissance. C’est pour cette raison qu’elle est intolérable. Le cerveau filtre l’information, le message ne passe pas, car l’inconscient n’est pas prêt à vivre un tel choc. La réalité finit le plus souvent par reprendre le dessus car on perçoit plus ou moins vite la faille entre ce que l’on vit et ce que l’on voudrait se laisser croire.

  • L’étape colère : « Tu n’es qu’un sale con, pauvre minable »

Ça y est ! La réalité vous est apparue sous la forme d’une grande claque. Aïe. Mais comment ose-t-il vous insulter à ce point ? Vous zappez la crise de larmes et vous mettez directement en mode crise de nerfs. Il n’a pas le droit de vous faire ça à vous. C’est un scandale. Du coup, vous n’avez plus qu’un but : le blesser. Pour séduire ou briser un homme, une seule cible : sous la ceinture. Vous lui lancez un méprisant : « De toute façon, tu ne m’as jamais fait jouir ! » Ou bien vous vous attaquez au prolongement de son pénis : vous rayez sa voiture. Non mais. Vous avez les nerfs à vif, tout est prétexte à casser ou à crier. Si vous vous écoutiez, vous vous mettriez facilement à détester tous les hommes jusqu’à nouvel ordre.

L’avis du psy : nous ne sommes plus l’enfant roi qui régit son monde par ses cris. C’est cette perte de contrôle qui nous met dans un tel état de rage. Comme l’enfant qui casse son jouet après avoir hurlé pour l’obtenir, on ne peut ni posséder l’autre ni le gérer, alors on veut le démolir. La colère est bénéfique dans un premier temps car elle permet de dégager la frustration et d’exprimer ses émotions. Par contre, il faut la réguler en étant bien consciente de son origine. Pensez à mettre à profit la période qui suit une explosion de colère pour vous demander ce que vous voulez vraiment.

  • L’étape harcèlement : « Il y a de la lumière chez lui… »

Bon, il est parti, cette fois c’est sûr. Il n’a absolument pas l’air d’avoir la moindre envie de repointer son nez, ne serait-ce que pour discuter. Pas un signe de vie depuis des jours, voire des semaines… Il est hors de question qu’il vous oublie. Il n’a pas le droit de vivre « happily ever after » de son côté, ça n’est pas du tout comme ça que ça se termine normalement. Alors vous l’appelez vingt fois par heure ? Il ne répond pas ? Qu’à cela ne tienne, vous saturez son répondeur de messages interminables. Il les ignore ? Vous squattez son palier. Il dort chez une copine ? Vous le suivez dès la sortie du boulot. Vous êtes présente coûte que coûte, peu importe les conséquences.

L’avis du psy : on ne peut pas admettre que l’autre nous échappe. Alors on met toute son énergie à le reprendre. Comme on ne peut posséder personne, le résultat de cet acharnement ne peut être que nocif, pour l’autre et pour soi. Il faut se rendre à l’évidence qu’il a le droit d’avoir sa vie en dehors de nous, la liberté est une valeur fondamentale ; en ne la respectant pas, on perd sa propre dignité.

La suite demain et après-demain…

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

samedi, 18 juin 2011

Connaissez-vous le quotidien d’un service de cancérologie ?

Dans le quotidien d’un service de cancérologie…

Une des photos de l'exposition./Photo Stéphane Régnier pour AstraZeneca
Une des photos de l’exposition.

Réunions d’équipe, regards croisés au bloc opératoire ou encore soins esthétiques.

Tous ces moments capturés dans le quotidien du service d’oncologie cervico-thoracique de l’hôpital Larrey, le photographe Stéphane Régnier en a fait un livre.

« Quotidiens partagés », un projet du laboratoire AstraZeneca Oncologie, offre des instantanés de la vie quotidienne dans différents services oncologiques en France.

À Toulouse, où il a passé trois jours, ses images sont exposées dans le hall d’accueil de l’hôpital Larrey.

« Ce sont des scènes rarement prises en photo. Elles nous correspondent, elles valorisent toute l’équipe, parce qu’on parle moins souvent des kinés, des aides-soignantes ou des psychologues » souligne le professeur Julien Mazières, à la tête de ce jeune service ouvert en 2008 dans le cadre du plan cancer. Il accueille 400 nouveaux patients chaque année dont 90 % atteints du cancer du poumon.

« Quand on parle d’oncologie, on pense souvent à la chimiothérapie, aux traitements. Ces photos montrent aussi le contact humain, la prise en charge. Nous sommes là pour faire bénéficier les patients des dernières techniques mais aussi pour leur tenir la main », ajoute le professeur.

Exposition « Quotidiens partagés » du 14 au 24 juin, hall d’accueil de l’hôpital Larrey

Source : ladepeche.fr, photo Stéphane Régnier pour AstraZeneca

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

jeudi, 09 juin 2011

5 Astuces pour Découvrir Votre Passion… et en Vivre !

Certaines personnes savent une chose avec certitude : elles veulent tôt ou tard vivre de leur passion. Mais dans quel domaine ? Les cinq astuces suivantes vous permettront de découvrir la passion avec laquelle vous voulez vous investir.

Replongez-vous dans votre jeunesse. Dressez une liste des choses que vous aimiez faire quand vous étiez enfant. Ces activités vous plairaient-elles encore toujours aujourd’hui ? Comment peuvent-elles influencer votre carrière ?

Réalisez un panneau de créativité. Prenez une grande feuille de papier ou de carton et écrivez au milieu : nouveau travail/nouvelle entreprise. Entourez ensuite ce centre d’images de votre rêve et vous verrez votre passion grandir. A mesure que l’affiche évoluera, vous verrez ce qui manque et découvrirez comment vous devez remplir les vides.

Dressez une liste de figures-clés. Etudiez les gens qui ont réalisé l’objectif que vous voulez atteindre. Comment ont-il survécu à la récession ?

Faites ce que vous trouvez amusant. Même si vous n’avez pas de business plan ou d’investisseur, vous devez tout simplement commencer à faire ce que vous trouvez amusant. Testez votre projet, construisez un réseau et demander du feedback.

Poussez sur la touche pause. Ne soyez pas constamment en train de penser à votre affaire. Changez-vous les idées en écrivant, en faisant du sport, de la peinture, du jardinage, etc. C’est ainsi que vous viendront des idées neuves. Notez-les et utilisez-les.

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

samedi, 04 juin 2011

Psychothérapie à Toulouse : voici quelques réflexions pour guérir de la boulimie et autres TCA

 

  • Mise en évidence des croyances en rapport avec l’addiction à la nourriture, voire affective,
  • Mise en évidence des croyances favorisant la réussite thérapeutique,
  • Mise en évidence des stratégies d’anorexie-boulimie,
  • Définition d’un objectif : déterminer comment transformer une demande ambivalente en objectif positif selon des critères précis,
  • La dissociation séquentielle : prendre en compte la nature très particulière de la personnalité « dissociée » d’une jeune femme dépendante et utiliser les moyens adéquats pour lui permettre de trouver d’autres moyens que la nourriture pour résoudre ses difficultés personnelles,
  • Compulsion (craving) : résoudre cette fameuse compulsion ou supprimer chez vous le besoin irrésistible de manger,
  • Prendre en compte et résoudre la culpabilité et la honte,
  • Identifier les émotions que vous ne savez pas gérer.
  • Gérer ses besoins : découvrir les besoins réels derrière le besoin de boire, de fumer, de sexe, de manger ou le refus de s’alimenter,
  • Mettre en évidence les problématiques spécifiques,
  • Créer un futur : vous apprendre à vous créer des projets d’avenir et à donner un sens à votre vie,
  • Mise en place de repères aidants,
  • La codépendance : sortir d’un schéma de codépendance,
  • Etc… etc…

jeudi, 02 juin 2011

Un réseau pour guérir de l'anorexie et de la boulimie (1/2)

Les causes de l’anorexie et des TCA sont multifactorielles (prédisposition, culture, environnement, mode de vie, stress…).

Le contexte social est bien sûr déterminant. L’offre alimentaire abondante, le matraquage publicitaire sur l’idéal de minceur, le temps et l’importance moindres accordés aux repas… sont autant de facteurs déclencheurs.

Aussi bien dans la boulimie que dans les autres TCA, c’est souvent la pensée anorexique qui pilote les crises. Elles reviennent avec le besoin de maigrir ou le sentiment insupportable d’être trop gros. »Dans la boulimie, les patients confondent la faim et l’envie de manger, souvent liée à des émotions qu’ils ne savent pas gérer autrement. Toutes les émotions peuvent être sources de compulsions alimentaires. Il fautapprendre à gérer les émotions autrement qu’avec la nourriture« , explique Anne-Françoise Chaperon, psychologue clinicienne spécialisée en thérapies cognitives et comportementales.

« Dans tous les cas, il y a la stigmatisation du corps non parfait », souligne Laurence Collet-Roth, psychologue.

Selon une récente étude du psychiatre Christopher Fairburn, chercheur à Oxford (Angleterre) : « Les patients basculent souvent d’un trouble à l’autre. La symptomatologie des TCA peut être commune. » Point inquiétant : « La moitié des patients souffrant de TCA n’accèdent jamais à des soins« , insiste le professeur Jean-Claude Melchior. Surtout les personnes atteintes de boulimie, puisque c’est le plus souvent une maladie non visible.

Le retard de prise en charge a de multiples raisons : « Le refus des patientes, qui restent focalisées sur leur volonté de perdre du poids et craignent toute intervention qui s’y opposerait ; les parents qui se sentent responsables dès lors que l’on évoque un problème psychiatrique et sont parfois dans l’évitement ; le médecin traitant qui a des connaissances souvent insuffisantes, énumère Renaud de Tournemire, pédiatre, responsable de l’unité de médecine de l’adolescent à l’hôpital de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

Ainsi, lorsque la situation devient grave, les familles ont souvent déjà toqué à de multiples portes. » Une perte de temps préjudiciable car, comme le souligne le docteur Nathalie Godart, « plus la prise en charge est précoce, meilleur est le pronostic de guérison ».

Même si la voie est longue et sinueuse, on peut en effet guérir de l’anorexie et de la boulimie.

Sources : Pascale Santi, lemonde.fr

mercredi, 01 juin 2011

Un réseau pour guérir de l'anorexie et de la boulimie (1/2)

dèle, 13 ans, a beaucoup maigri. Inquiets, ses parents consultent leur médecin. Celui-ci envoie la jeune fille consulter un endocrinologue. Le diagnostic tombe : « anorexie mentale », terme médical pour l’anorexie.La jeune fille est dirigée vers un psychiatre.
Semaine après semaine, Adèle continue de perdre du poids.
Son anorexie a démarré il y a environ six mois.
Elle dit s’être sentie « plutôt bouboule » et a voulu commencer à perdre du poids. Elle a arrêté le grignotage, puis les produits sucrés, les féculents…
Ses parents sont désemparés.
Conseillés par la mère d’une camarade de classe, ils appellent un service spécialisé.
Adèle pèse 25 kg et mesure 1,42 mètre. Le médecin décide de l’hospitaliser. En grande souffrance, Adèle a besoin qu’on l’aide.
Face à l’anorexie ou à la boulimie, les parents ne savent pas à qui s’adresser.
Pour répondre à leur attente, un réseau sur les troubles du comportement alimentaire (TCA) a été lancé au niveau de l’Ile-de-France, vendredi 29 janvier. « Nous voulons coordonner les structures de soin des patients souffrant de TCA », explique son président, le professeur Jean-Claude Melchior, nutritionniste à l’hôpital Raymond-Poincaré, à Garches (Hauts-de-Seine).
Les services hospitaliers spécialisés en TCA d’Ile-de-France reçoivent plusieurs dizaines d’appels chaque jour. « Le traitement de ces pathologies est axé sur le travail pluridisciplinaire« , explique l’Association française pour le développement des approches spécialisées des troubles du comportement alimentaire (Afdas-TCA).
Maladie complexe, l’anorexie mentale touche un nombre stable de Français depuis plusieurs décennies.
En revanche, même s’il n’existe que peu d’études sur l’évolution des troubles alimentaires, « la fréquence de la boulimie augmente, notamment dans les zones urbaines », explique Nathalie Godart, pédopsychiatre à l’Institut mutualiste Montsouris, dans le 14e arrondissement de Paris. 1,5 % des femmes et 0,16 % des hommes souffriraient d’anorexie mentale. Elle touche 1 % des adolescentes ; et la boulimie 3 %.
Mais les autres troubles alimentaires, comme l’hyperphagie (se lever la nuit pour dévaliser son frigo ou grignoter frénétiquement entre les repas), progressent, et concerneraient 20 à 30 % des adolescents.
Les TCA frappent davantage la gent féminine : on compte huit à neuf filles malades pour un garçon. En Ile-de-France, on dénombre 180 000 cas d’anorexie mentale chez les femmes et 19 000 cas chez les hommes.
« Beaucoup de femmes sont en boulimie chronique depuis parfois des décennies, affirme Frédéric Duval-Levesque, thérapeute en psychothérapie à Toulouse. Leurs compagnons et surtout leur entourage proche, n’est pas au courant de leur souffrance. »
Les formes intermédiaires affectent 600 000 personnes, selon les chiffres rendus publics vendredi 29 janvier par le réseau TCA d’Ile-de-France.
« Les troubles du comportement alimentaire, pas forcément sous leurs formes les plus graves mais modérées ou transitoires, ont fortement augmenté. Et particulièrement, depuis vingt ans, les crises de boulimie suivies de vomissements provoqués, qui touchent aujourd’hui une à deux jeunes filles sur dix« , explique Xavier Pommereau, psychiatre et responsable du Pôle aquitain de l’adolescence au CHU de Bordeaux.
La suite demain sur mon blog.

Sur le Web : – Anorexieboulimie-afdas.fr ; – Reseautca-idf.org.

Sources : Pascale Santi, lemonde.fr

dimanche, 29 mai 2011

La belle pensée du jour, sur la gratitude

 

"Faites votre chemin dans le vide... ne vous laissez pas convaincre qu'il n'y a pas de beauté.

Négligez les sceptiques loin de l'enfance...

et n'ayez que mépris pour les persifleurs : les choses sont encore - soyez reconnaissants.

La reconnaissance c'est l'enthousiasme - la gratitude seule donne la vision du vaste monde."

 


Handke, 1983

samedi, 28 mai 2011

Thérapie-minute pour la dépression ? Lisez mon conseil

« Pour une personne ayant des antécédents de dépression,

analyser et interpréter la tristesse peut être une réaction malsaine

pouvant perpétuer le cycle chronique de la dépression.

Ces personnes à risque pourraient bénéficier d’une attitude qui consisterait

à remarquer et accepter leurs émotions,

plutôt que de tenter de les expliquer et de les analyser. »

 


 

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

jeudi, 26 mai 2011

Livre : Voici le "Guide de premiers secours de la grossesse" ;-)

  1. C’est un guide astucieux qui vous suit jusqu’à l’arrivée de votre bébé
  2. Des recommandations d’experts santé
  3. Mais aussi des conseils drôles qui dédramatisent intelligemment cette période
  4. Toutes les questions abordées sans langue de bois !

Votre test de grossesse est positif ? Félicitations !

Vous voilà partie pour neuf mois chrono : examens médicaux, gestion des maux de grossesse, achats de matériel pour votre bébé, choix du mode de garde, du prénom, sélection de la maternité, préparation à la naissance…

Vous ne savez pas par où commencer, ni comment faire ? Il y a des conseils concrets et efficaces de 11 experts santé (gynécologue, obstétricien, sexologue, nutritionniste etc). Ce livre vous explique toutes les solutions pratiques pour tout gérer avec sérénité, de votre santé à votre agenda médical, en passant par votre alimentation et vos conditions de travail. Sans oublier les astuces pour bien préparer vos autres enfants à l’arrivée du bébé.

Vous pourrez télécharger les fiches techniques les plus utiles sur un site internet :

www.lescarnetsdel’info.com

« Guide des premiers secours de ma grossesse », de Audrey Loubens, avec Ambre Michel, édition Les Carnets de l’info, 13.90€

samedi, 21 mai 2011

Affaire DSK : "Oui, il faut prendre au sérieux la femme victime !"

Les hommes et femmes politiques français(es), ainsi que les médias, ont répété à l’envi que Dominique Strauss-Kahn était « présumé innocent ». Peu ont cru bon de préciser que la femme de chambre était, elle, « présumée victime »Jusqu’à preuve du contraire, et même si c’est un exercice difficile, on doit les croire tous les deux.

Il n’y a aucune raison de remettre en cause a priori la parole de cette femme: même si son statut social est considéré comme inférieur à celui de l’accusé, sa parole, devant la justice, vaut autant, et il faut se réjouir de ce principe d’égalité. Pourquoi n’est-ce pas le principe qui prévaut dans le traitement médiatique de cette affaire ? Parce que la victime présumée est une immigrée? Parce qu’elle est femme de chambre ? Ou simplement parce qu’il s’agit d’un crime sexuel et sexiste ?

La mise en doute de la parole des victimes de viol ou d’agression sexuelle est monnaie courante, beaucoup plus que pour d’autres types d’agressions. Leur entourage, puis parfois la police, peut les accuser d’affabuler, d’exagérer; au mieux, elles sont soupçonnées d’avoir été imprudentes, peut-être même tentatrices. Et si on finit par les croire, les pressions sont souvent fortes pour étouffer l’affaire.
C’est pour ces raisons que seule 1 victime sur 10 porte plainte, alors que plus de 75 000 femmes sont violées chaque année en France.

Dans cette mesure, comment reprocher aux femmes victimes de violences sexuelles de ne pas avoir parlé ou porté plainte immédiatement –comme on l’a entendu sur certains plateaux de télévision? Lorsque, au surplus, l’agresseur est un homme disposant d’une aura médiatique, d’une position sociale privilégiée, est-il si difficile d’imaginer leur sentiment d’impuissance et d’écrasement ?

Dans ce contexte, il faut saluer le courage de cette femme de chambre, qui maintient sa version malgré les pressions de l’opinion internationale voire les insultes, ainsi que celui de son employeur, qui l’a soutenue dans sa plainte contre un client pourtant rémunérateur…

Le soupçon systématique qui pèse sur les victimes d’agression sexuelle sévit de nouveau. Les commentaires au sujet de l’aspect physique de la femme de chambre plaignante, « peu séduisante » pour certains, « très jolie » pour d’autres, sont hors de propos : cherche-t-on à établir le profil type de la « bonne » victime ? Il n’existe pas, les associations d’aide aux victimes le savent. On voit bien, en revanche, quel est le but de ces remarques: si elle n’est pas séduisante, il n’y a, dit-on, aucune raison de la violer; si elle l’est, elle a donc aguiché; dans les deux cas, sa parole est disqualifiée. Par chance pour elle, l’enquête de voisinage se révèle favorable; ses voisins n’en disent que du bien et sa vie semble « moralement irréprochable », selon les critères retenus.

On comprend que le viol d’une femme désagréable avec les voisins et ayant plusieurs amants ne serait plus vraiment un crime!

LIBERTINAGE

Cette façon de jauger la légitimité de la victime renvoie à la confusion entre ce qui relève de la vie privée et des actes condamnables au regard du code pénal. Pourtant,entre des relations sexuelles et un crime sexuel, la frontière est claire: le consentement entre adultes. Un homme qui plaque une femme au sol et tente de lui arracher ses vêtements contre son gré, c’est une tentative de viol. Un homme qui, après avoir rencontré une femme dans un cadre professionnel, multiplie les messages insistants et grossiers, c’est du harcèlement sexuel. Un homme qui abuse de sa position professionnelle pour forcer une collaboratrice à avoir une liaison, c’est du harcèlement sexuel et un viol.

Un homme qui va, seul ou accompagné, dans des bars échangistes… il s’agit alors de vie privée. Lorsque les journalistes parlent de libertinage pour évoquer l’agression sexuelle dont Dominique Strauss-Kahn est accusé, ils participent de cette confusion et confortent la tolérance de notre société envers les violences sexuelles, au nom d’une pseudo-séduction à la française.

Pour faire reculer ces violences, il est essentiel d’écouter la parole des victimes, même supposées. Si la présomption d’innocence est un principe fondamental, elle ne peut être un alibi à la négation de cette parole. Dominique Strauss-Kahn dispose d’avocats efficaces, de moyens financiers, d’une famille et d’amis prêts à le défendre.

Souhaitons à cette femme migrante, mère seule avec enfant, autant de soutiens à l’heure où sa vie, en plus d’être bouleversée, va être disséquée.

Sources : lemonde, Béatrice Gamba, Agnès Guérin-Battesti, porte-parole de l’association Mix-Cité Paris

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

vendredi, 20 mai 2011

Découvrez les croyances limitantes sur l’Amour. Quelles sont les vôtres ?

 

  1. J’ai besoin de me sentir nécessaire à quelqu’un pour me sentir aimé
  2. Il faut essayer de reconquérir le partenaire perdu en continuant de l’aimer
  3. Si je souffre et me sacrifie pour l’autre, je serai digne de son amour
  4. En amour, je dois donner toute la place à l’autre
  5. Pour ne plus me sentir déprimé, je compense en cherchant des amours passagères
  6. S’il n’y a pas de passion, ce n’est pas de l’amour
  7. Si je commets une erreur, je ne serai pas aimé de mon entourage
  8. Je prends le maximum de torts dans une discussion, ainsi j’évite les conflits
  9. L’amour viendra à moi parce que j’y mets de l’effort
  10. Une bonne façon d’être aimé, c’est de rendre service
  11. Je ferais n’importe quoi pour éviter que mon couple se brise
  12. L’amour peut tout arranger

 

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

lundi, 16 mai 2011

Quand la sexualité devient une obsession et remplie toute la vie.... C'est comme une drogue !

Quand la sexualité devient aliénante…

Il y a les Dom Juan, accumulant les conquêtes, les « femmes à hommes », séductrices de leur état, et puis il y a les autres, les vrais : les sex addict, les   »accros du sexe », ceux pour qui l’activité sexuelle est synonyme de dépendance et conditionne le mode de vie.

Serions-nous tous, à des degrés divers, dépendants de quelque chose ou de quelqu’un ?

La dépendance traduit la difficulté de chacun à être autonome, à trouver un équilibre en soi, à gérer ses besoins, ses manques, ses émotions, ses pulsions… Pour les sex addicts, c’est la sexualité qui devient aliénante, le besoin sexuel est irrépressible, irrésistible, tel une force intérieure impossible à maîtriser.

Quand la sexualité devient souffrance

Chaque personne souffrant d’addiction sexuelle est unique. Mais toutes ont un trait commun : la souffrance. Les sex addict sont soumis à la peur du manque, comme le sont les toxicomanes, peu à peu prisonniers d’un comportement qui rétrécit leur vie et les isole de leur entourage.

Ces dépendants du sexe passent par différentes étapes, au cours desquelles ils négligent de plus en plus leur famille, leurs amis, leur travail. Les contacts sexuels répétés, dénués de tout investissement affectif, les éloignent de tous ceux qui n’entrent pas dans le cycle de l’addiction. Puis, la culpabilité associée à ce comportement les incite à dissimuler à leur entourage ces pulsions, et la vie secrète prend alors le pas sur la vie publique.Lorsque cette dépendance sexuelle s’intensifie, la vie ne se résume plus qu’à l’assouvissement de ce besoin.

Tout comme les toxicomanes ou les alcooliques, les sex addict nient leur comportement, rejetant sur les autres les difficultés qui en résultent.

Une spirale addictive

La dépendance sexuelle s’établit en suivant un cycle de quatre phases qui s’intensifient avec chaque répétition. Les accros du sexe seraient ainsi pris dans une véritable spirale addictive.

  1. La première phase est la phase obsessionnelle : le sujet addict tombe dans un état d’absorption interne dans lequel son champ mental est totalement occupé par les préoccupations sexuelles.
  2. La deuxième phase est celle de ritualisation : le sujet addict exécute certaines actions spécifiques qui précèdent le comportement sexuel. Le rituel intensifie les obsessions, augmentant la stimulation et l’excitation.
  3. La troisième phase est celle durant laquelle le sujet exécute l’acte sexuel précis, dicté par les obsessions et la ritualisation. Le sujet dépendant est alors incapable de contrôler ou d’interrompre son comportement.
  4. Vient ensuite la phase de désespoir : le sujet addict se sent totalement impuissant face à son comportement.

Ne parvenant pas à établir une relation saine et gratifiante avec un ou une partenaire, ces accros, sexuellement dépendants, se promettent de cesser leur conduite compulsive mais deviennent de plus en plus impuissants face au pouvoir de l’addiction, dirigeant peu à peu leur vie dans le seul but de la satisfaire.

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

"La boulimie pour les Nuls"

La boulimie, c'est quoi?

On distingue  deux types de boulimie :

  • la boulimie avec vomissements où le poids est normal ou légèrement inférieur à la normale et qui correspond aux deux tiers des cas
  • la boulimie sans vomissements où le poids est normal ou légèrement supérieur à la normale. La boulimie masculine est beaucoup plus rare (environ un homme pour dix femmes).

Pour faire le diagnostic de boulimie on recherche essentiellement trois critères :

  • Il y a d'abord la crise de boulimie elle-même qui associe l'épisode hyperphagique (ingestion d'une grande quantité d'aliments dans un temps assez court) et le sentiment d'une perte du contrôle alimentaire à ce moment-là (de ne pas contrôler la quantité, de ne pas pouvoir s'arrêter). Cette crise se fait en cachette.
  • Un comportement compensatoire pour prévenir la prise de poids (vomissements, jeûne, prise de médicaments, exercice physique excessif).
  • Car comme dans l'anorexie il y a une perturbation de l'image corporelle (dysmorphophobie) qui se traduit ici surtout par cette obsession et cette peur panique de prendre du poids.

L'âge de survenue le plus fréquent se situe entre 18-20 ans, le plus souvent il s'agit de jeunes filles.

En général les boulimiques font au moins deux crises par semaines et peuvent faire jusqu'à plusieurs crises chaque jour. Il existe plus rarement des épisodes où les crises s'enchaînent parfois jours et nuits : on parle alors d'état de mal boulimique.

La boulimie, pourquoi?

On ne peut comprendre la boulimie sans la relier à l'anorexie. D'abord parce qu'une fois sur deux, des crises de boulimie émaillent les épisodes anorexiques. Ensuite parce que très souvent on retrouve dans les antécédents d'un patient boulimique, un court épisode anorexique passé inaperçu. Comme nous l'avons développé dans le chapitre sur l'anorexie il s'agit d'un déplacement de l'investissement affectif vers des préoccupations alimentaires. « L'objet » alimentaire, surinvesti, occupe alors tout le champ de la conscience. Mais, à la différence de l'anorexique, qui se sent toujours trop  « grosse de ses envies » et  cherche à maigrir sans fin, il y a, dans la boulimie, perte de cette maîtrise. Le passage à l'acte se termine alors par une sensation de malaise, bien sûr physique (la sensation d'avoir trop mangé), mais aussi psychique avec des idées de culpabilité et d'autodépréciation.

Quel traitement, quelle prise en charge?

Le traitement reprend les mêmes principes que celui de l'anorexie avec une prise en charge pluridisciplinaire. Cependant, s'adressant à un public de jeunes adultes et très souvent d'adultes, l'aspect familial y est beaucoup moins développé ainsi que l'aspect organique. La prise en charge la plus classique associe une thérapie bifocale, c'est à dire d'un coté des consultations régulières avec le psychiatre référent et d'un autre un suivi hebdomadaire avec un thérapeute en psychothérapie. L'aspect corporel est privilégié avec des séances de relaxation et parfois de massages. Il existe également des groupes de parole.

Quelle évolution?

La boulimie est une maladie avec une forte propension à la chronicisation cependant son intensité est très variable dans le temps. Il existe des périodes asymptomatiques qui peuvent durer plusieurs mois avant d'observer une nouvelle rechute.

Au niveau organique la complication la plus fréquente est une baisse du potassium sanguin. On note également la survenue de problèmes dentaires, oesophagiens et une augmentation caractéristique du volume des glandes parotides.

L'hyperphagie boulimique c'est quoi ?

Quand il y a des crises de boulimie (cf. ci-dessus) sans comportement compensatoire pour prévenir la prise de poids, sans préoccupations excessives sur son poids ni problème important d'estime de soi, on parle d'hyperphagie boulimique (ou d'hyperphagie incontrôlée), elle s'accompagne souvent d'une obésité.

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

dimanche, 15 mai 2011

"Les régimes pour maigrir, Dukan et autres, sont dangereux" met en garde l'Anses

Le 25 novembre 2010, l'Anses a publié un rapport d'expertise sur l'évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d'amaigrissement.

Elle a soumis ce travail à consultation auprès de toutes les parties prenantes. A la lumière des éléments reçus, l'Agence rend aujourd'hui son avis et réaffirme que la pratique de régimes à visée amaigrissante n'est pas un acte anodin et nécessite un suivi personnalisé par un thérapeute.


Suite à une phase de consultation, l'Anses publie son avis sur les régimes amaigrissants

Cet automne, l'Anses a publié un rapport d'expertise sur l'évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d'amaigrissement. Considérant l'importance, la complexité et la sensibilité du sujet, l'Agence a souhaité porter ce rapport à la connaissance des membres de la communauté scientifique et médicale, des représentants associatifs et des responsables des organisations professionnelles afin de pouvoir prendre en compte d'éventuelles contributions scientifiques complémentaires dans l'élaboration de son avis.

Une dizaine de contributions ont ainsi été reçues. Elles proviennent en particulier de sociétés savantes et groupes de réflexions (fédération nationale des associations médicales de nutrition, groupe éthique et santé, groupes de réflexion sur l'obésité et le surpoids), d'associations de consommateurs (Famille de France), de promoteurs de régimes et de syndicats professionnels.

A la lumière de ces apports, l'Anses rend aujourd'hui son avis qui établit des recommandations et des conclusions définitives.

En complément, l'Agence publie également les contributions reçues ainsi que les éléments d'éclairage qu'elle apporte aux remarques des parties prenantes.

 

Régimes amaigrissants : des pratiques à risque

L'avis de l'Agence réaffirme les conclusions de son rapport : la pratique de régimes à visée amaigrissante n'est pas un acte anodin, en particulier pour des populations sensibles (adolescentes, femmes, enceintes, personnes âgées, …). Le risque d'apparition de conséquences néfastes plus ou moins graves sur la santé ne doit pas être négligé.

Cette expertise collective a en effet permis de mettre en évidence, sur la base de la littérature scientifique, des risques cliniques, biologiques, comportementaux, ou psychologiques liés à la pratique des régimes amaigrissants, menés sans recommandation ni suivi d'un spécialiste, très largement diffusés auprès du public dans le commerce et sur Internet.

L'analyse des données scientifiques établit également que la pratique des régimes peut provoquer des modifications profondes du métabolisme énergétique du corps. Ces dernières modifications sont souvent à l'origine du cercle vicieux d'une reprise de poids, éventuellement plus sévère, à plus ou moins long terme. Une des conséquences majeure et récurrente des privations et exclusions pratiquées, quelque soit le régime, est ainsi, paradoxalement, la reprise de poids, voire le surpoids : plus on fait de régimes, plus on favorise la reprise pondérale, a fortiori en l'absence d'activité physique, qui constitue un facteur essentiel de stabilisation du poids.

La conclusion centrale de ce rapport est que la recherche de perte de poids par des mesures alimentaires ne peut être justifiée médicalement que par un excès pondéral effectif et que cette démarche doit faire l'objet d'une prise en charge par des spécialistes - médecins nutritionnistes, diététiciens, thérapeutes en psychothérapie - qui seront les plus à même de proposer le régime alimentaire correspondant le mieux aux caractéristiques de la personne. L'Anses rappelle en outre que rien ne peut remplacer, en terme de santé, une alimentation équilibrée, diversifiée, en veillant à ce que les apports énergétiques journaliers ne dépassent pas les besoins. Par ailleurs, pour réduire les risques de prise de poids, l'évolution des habitudes alimentaires doit être associée à une activité physique régulière.

 

Le contexte du rapport

Le surpoids et l'obésité, qui touchent respectivement 32 % et 15 % des personnes de plus de 18 ans en France, constituent un véritable problème de santé publique qui nécessite la prise en charge par un professionnel de santé et peut justifier la mise en œuvre d'un régime alimentaire sous contrôle médical. Mais, dans de nombreux cas, des pratiques alimentaires d'amaigrissement sont adoptées en l'absence de surpoids ou de toute indication médicale, pour des raisons essentiellement esthétiques.

L'Anses a ainsi été saisie par le ministère chargé de la santé pour évaluer les risques qu'engendrent ces pratiques. L'évaluation conduite s'inscrit dans le cadre global de la problématique de « l'image du corps », prévue par le Programme National Nutrition Santé (PNNS 2 : 2006-2010). Ce rapport est le fruit d'un processus d'expertise collective réalisé par un groupe de travail composé de scientifiques et d'experts en nutrition. Ce travail, validé par le comité d'expert spécialisé « nutrition humaine » de l'Anses, s'appuie sur une revue de la littérature scientifique nationale et internationale et des auditions.

Source : anses.fr

 

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

vendredi, 13 mai 2011

Qu’est-ce que l’anorexie mentale ? La boulimie ? En souffrez-vous ?

L’anorexie ?

Le diagnostic est retenu en cas de :

  1. - refus de maintenir un poids au-dessus d’un niveau minimum normal,
  2. - une peur intense de prendre du poids alors que celui-ci est inférieur à la normale,
  3. - la perturbation de l’estimation de son poids, de sa taille,
  4. - d’aménorrhée (absence d’au moins trois cycles menstruels consécutifs).

On distingue l’anorexie restrictive et l’anorexie avec vomissements.

La boulimie ?

C’est l’absorption, en une période de temps limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient en un laps de temps similaire et dans les mêmes circonstances.

Par peur de grossir, le sujet peut avoir des comportements compensatoires (vomissements, laxatifs, sports excessifs…).

Les autres troubles du comportement alimentaire ?

C’est le plus souvent l’hyperphagie, une prise alimentaire démesurée, dans un temps court, mais sans vomissements : grignoter de manière incontrôlée ou se lever la nuit pour dévaliser le frigo…

Et il existe aussi l’orthorexie…

mercredi, 04 mai 2011

Même un licenciement est négociable... alors, ne partez pas les mains vides !

Bien que la crise soit passée, les entreprises continuent de licencier. Même si vous ne quittez pas votre emploi de votre propre chef, il y a moyen de négocier.

Réclamer plus d’argent. Demandez une indemnité de licenciement plus élevée. Vous ne risquez rien à demander, n’est-ce pas ?
Reportez votre dernier jour de travail. Reportez votre dernier jour de travail le plus loin possible. Proposez de finaliser un projet, d’informer un successeur ou de remplacer quelqu’un qui est en congé.
Proposez vos services en tant que collaborateur freelance. Bien souvent, les entreprises licencient pour faire des économies sur les frais de personnel (fixes) mais elles ont parfois encore besoin des compétences et prestations des collaborateurs licenciés. Voyez si vous ne pouvez pas continuer à travailler sur base d’un contrat de freelance jusqu’à ce que vous trouviez un nouvel emploi.
Consommez vos jours de vacances. Ou veillez à ce qu’on vous les paie.
Négociez le récit de votre départ. Imaginez un récit acceptable qui vous présente, vous-même et votre entreprise, sous un jour favorable et qui donne à votre ex-employeur la possibilité de vous recommander pour un autre emploi.
Utilisez votre réseau interne. Si vous avez une bonne relation avec des gens de la direction, entretenez-vous avec eux de votre règlement de licenciement et de références qu’ils pourraient éventuellement vous fournir pour un futur emploi.
Demandez si vous pouvez postuler pour un emploi pendant votre temps de travail. Bien souvent, on peut utiliser l’ordinateur ou le GSM de l’entreprise pour postuler pour un emploi au cours des dernières semaines.
Essayez de garder vos gadgets. Il se peut que vous puissiez conserver un laptop vieux de deux ans ou un Blackberry quelque peu griffé.

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

samedi, 30 avril 2011

Pas facile de retravailler après un cancer...

Pas facile de retravailler après un cancer !

Quatre Français sur dix pensent que la réinsertion professionnelle est la principale difficulté de l’après-maladie, selon un sondage.

Et de leur côté, les patients confirment.

Dans une autre étude présentée jeudi à l’Institut Curie auprès de plus de 400 malades salariés, ceux-ci soulignent les difficultés de reprise de la vie professionnelle.

La première info est une bonne nouvelle. Près de huit salariés sur dix victimes d’un cancer retravaillent après leur maladie et d’ailleurs près d’un tiers des malades touchés par un cancer continuent de travailler. La seconde en revanche tire la sonnette d’alarme sur les conditions effectives du retour à l’activité professionnelle des personnes ayant été traitées pour un cancer. Selon le sondage que VIAVOICE* vient de réaliser pour l’institut Curie, si 43% des Français considèrent que la réinsertion professionnelle est la principale difficulté rencontrée après un cancer, ils sont tout de même 66% estimer que l’on peut parfaitement retravailler après un cancer.

La perception par les malades ou ex-malades est encore moins optimiste. A écouter Monique Sevellec, psychosociologue à l’Institut Curie et co-auteur d’une deuxième étude, « Répercussions du cancer sur la vie professionnelle » réalisée auprès de 402 salariés atteints d’un cancer en Ile-de-France, « le patient et l’entreprise ne sont généralement pas prêts à ce retour au travail. » Le résultat de cette enquête permet de définir les principaux obstacles à une reprise professionnelle réussie.

Côté patients, 61% se disent plus fatigués, 41% ont des troubles de sommeil et 33% de la mémoire et de la concentration. Perte de l’estime de soi, de confiance liée à la peur de la récidive sont par ailleurs les éléments les plus cités. Pire même, environ 20% des salariés « disent avoir été pénalisés dans leur emploi à cause de la maladie ». Côté vie de l’entreprise, on relève encore au chapitre des critiques formulées «l’incompréhension de la hiérarchie et des collègues », mais aussi « le dialogue insuffisant avec le médecin du travail.» Un dernier grief qui s’explique par le fait que pour 92% des salariés malades, ce dernier n’a pas été en contact avec les équipes soignantes. Quant à la fameuse «consultation de reprise», elle n’a concerné qu’à peine un quart des salariés. Certes, elle n’est pas obligatoire, mais tout de même...

Afin de lever ces obstacles, l’Institut Curie, par la voix de Monique Sevellec et du Dr Bernard Asselain, proposent « la mise en place d’actions concertées entre les différents acteurs ». Objectif : faciliter le passage du statut de malade à celui de personne de retour dans la vie. Dans l’immédiat, cette démarche prendra la forme d’un livret d’information « reprenant l’expérience d’anciens patients, qui permettrait au salarié une meilleure anticipation de sa situation ». Et demain, de la création de cellules de dialogue impliquant tous les acteurs concernés (salarié, médecin traitant, médecin du travail, oncologue, ressources humaines).

« Tout doit être mis en oeuvre pour aider les patients à entrer dans l’après cancer », affirme le Dr Laure Copel, responsable de l’Unité mobile d’accompagnement et de soins continus de l’Institut Curie. Pour mémoire, le Plan Cancer 2009-2013 fait de cette phase de reconstruction essentielle l’un de ses axes prioritaires. Chaque année, en France, près de 350 000 personnes sont touchées par un cancer. 100 000 d’entre elles travaillent.

* sondage réalisé par téléphone en deux étapes auprès d’un échantillon de 1007 et de 1006 personnes selon la méthode des quotas.

Sources : legeneraliste.fr,François Petty


mercredi, 27 avril 2011

Stress au travail : pénibilité, burning-out, suicides progressent encore

Même si les salariés se sont détournés des métiers réputés physiques, la pénibilité n’a que faiblement diminué. La preuve, ce suicide, par imolation hier à Bordeaux, d’un autre employé de France Telecom/Orange.

En cause, les pressions psychologiques et la violence au travail.

Davantage de contraintes dues à un rythme de travail plus intensif. La pénibilité a peu diminué, avec des métiers moins physiques mais soumis à des pressions psychologiques plus importantes.

En 1960, 21 % des actifs français étaient agriculteurs, 38 % travaillaient dans l’industrie, et à peine plus, dans les services. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 5 % à travailler aux champs, et 20 % à l’usine. Trois Français sur quatre travaillent donc dans les services, souvent considérés comme des emplois non pénibles qu’on effectue « tranquillement », pas plus de trente-cinq heures par semaine.

La pénibilité au travail ne régresse pasErreur ! Loin de reculer, la pénibilité au travail n’a cessé de progresser. D’abord, parce que la difficulté physique a peu diminué. Selon une enquête de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), 40 % des emplois pouvaient encore être considérés comme pénibles en 2003, soit à peine moins qu’au début des années 90 (45 %). Ensuite, les contraintes liées à l’intensification des rythmes de travail ont explosé : 53 % des salariés étaient exposés à une contrainte de satisfaction immédiate d’une demande extérieure en 2005, deux fois plus qu’en 1984, et 25 % se plaignaient de se voir imposer des normes de production très courtes (5 % en 1984).

Enfin, les rares chiffres disponibles sur la violence au travail sont éloquents.

En un an, d’après l’Institut de veille sanitaire, 16 % des salariés ont été victimes d’au moins un épisode de violence à leur travail. Selon le ministère du Travail, 34 % se disent stressés par leur job. Des souffrances qui jouent un rôle dans l’apparition de dépressions, de troubles musculo-squelettiques et de maladies cardio-vasculaires. Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), le coût pour la société serait au minimum de 830 millions à 1,6 milliard d’euros par an. Et l’Organisation mondiale de la santé affirme que 50 à 60 % des jours de travail perdus en Europe résulteraient du stress.

L’absence de reconnaissance aggrave le malaise

L’isolement des individus est souvent dévastateur. Et il va croissant, favorisé « par l’affaiblissement des syndicats, par la baisse du nombre de managers de proximité et par des DRH trop polarisés sur les contraintes juridiques », selon Thierry Rochefort, de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail. Et aussi par certaines méthodes de management. A l’image du travail en « mode projet », qui a tendance à diluer les responsabilités hiérarchiques et à les faire reposer sur les épaules des subalternes.

Autre mal : l’absence de reconnaissance. A l’heure où les récompenses traditionnelles, telles les augmentations, deviennent incertaines, les compliments sont indispensables pour apaiser les tensions. De même, un cadre de travail à l’ergonomie optimale est crucial. Un centre d’appels bruyant, une usine crasseuse, montrent la faible considération accordée aux employés.

La crise n’a fait qu’aggraver la tendance : 95 % des salariés considèrent qu’on leur demande de produire toujours davantage, plus vite et à moindre coût ; 89 % estiment que les entreprises recherchent uniquement la performance financière pour satisfaire leurs actionnaires, et que ce sont surtout sur leurs épaules que pèsent les efforts, montre un sondage réalisé par l’Ifop pour le cabinet de conseil Methys.

« Beaucoup d’entreprises cherchent à s’en sortir avec une forme de néo-taylorisme fondé sur le modèle process, reporting, indicateurs de performances. » Or ça ne fonctionne pas bien, constate François Dupuy, sociologue spécialiste des organisations : 75 % des personnes sondées par Ifop-Methys se plaignent de la façon dont la performance est mesurée dans leurs sociétés, et 90 % d’entre eux jugent que la mesure de la performance est génératrice de stress.

« Le travail a besoin de sens et de reconnaissance, conclut Patrick Legeron, le fondateur du cabinet Stimulus. Il faut revenir à ces notions fondamentales, comme au temps où les gens disaient avoir un métier plus qu’un travail. »

Sources : lexpansion.fr, lexpress.fr, Emmanuel Lechypre

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

lundi, 18 avril 2011

Entretien d'embauche : ce qu'il ne faut pas dire et faire (3/3)

Votre personnalité

Quelles sont vos principales qualités et vos principaux défauts (atouts/ faiblesses)?

Parlez-moi de vous. Que dirait de vous votre meilleur ami ?

Etes-vous patient ?

Quelle est l’importance de l’argent pour vous ?

Quelles sont les expériences (stages, associations, voyages, activités artistiques ou sportives, …) qui ont le plus contribué à la formation de votre personnalité ?

Qu’avez-vous appris pendant vos séjours à l’étranger ?

Quelles ont été vos plus grandes difficultés ou joies dans le passé ?

Citez une initiative dont vous êtes fier ?

Quelles ont été vos plus grandes responsabilités (budget, hommes) ?

Avez-vous déjà dirigé une équipe ?

Savez-vous vous remettre en question ?

Comment travaillez-vous avec les gens qui n’ont pas la même formation ou les mêmes intérêts que vous ?

Dans quelle circonstance avez-vous été amené, au cours des 12 derniers mois, à faire preuve de créativité ?

Comportement au travail

Comment réagissez-vous face à la hiérarchie ?

Aimez-vous travailler en groupe et pourquoi ? (exemples)

Comment vous intégrez-vous dans une équipe ?

Comment organisez-vous votre travail ?

Dans quelles conditions travaillez-vous avec le plus d’efficacité ?

Comment travaillez-vous ? Quel est votre style de travail ?

Quel type de hiérarchie souhaiteriez-vous avoir ?

Contraintes

Acceptez-vous de voyager ? de vous déplacer fréquemment ?

Acceptez-vous de changer de résidence/de région pour ce poste ?

Appréciez-vous les obligations sociales ou mondaines ?

Quand serez-vous disponible ?

Activités extrascolaires

Avez-vous gagné de l’argent pendant vos études ?

Quels sont vos centres d’intérêt

Quelle expérience avez-vous tiré de vos activités extrascolaires ?

Que faites-vous durant vos vacances ?

Enfin, les deux dernières questions appréciées des recruteurs :

Avez-vous le sentiment d’avoir tout dit ?

Avez-vous une question à poser ?


Source: lexpansion.lexpress.fr

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

vendredi, 15 avril 2011

Entretien d’embauche : ce qu’il ne faut pas dire et faire (1/3)

L’entretien de recrutement est un art paradoxal : il faut être vous-même, naturel et authentique tout en vous y préparant soigneusement.

L’entretien demeure l’étape essentielle de la rencontre entre un candidat et une entreprise : pour le réussir il faut s’y préparer.

Vous serez d’autant plus percutant si vous êtes prêt à répondre à toutes les questions spontanément en choisissant les exemples de votre parcours les plus adaptés aux questions.

Si l’entretien génère souvent une appréhension compréhensible, souvenez vous aussi que l’objectif de ces échanges est double et donc plus équilibré qu’il n’y parait.

  • permettre au recruteur de mieux cerner vos compétences et votre personnalité afin de déterminer si vous êtes en mesure d’être rapidement opérationnel dans le poste ou si des perspectives de carrières s’offrent à vous.
  • vous permettre d’en apprendre davantage sur ce que fait et ce qu’est l’entreprise pour éclairer votre choix professionnel et prendre votre décision.

C’est donc la rencontre de deux intérêts qui convergent : l’entreprise veut choisir le candidat dont le profil est le plus adapté à son poste et vous, le poste le plus adapté à votre profil.

Ayez en tête en débutant l’entretien que le recruteur n’est pas là pour vous torturer ni perdre son temps et qu’il souhaite aussi fort que vous que vous soyez le candidat adéquat.

Un bon recruteur saura vous mettre à l’aise, même s’il cherche quelquefois à imposer un peu de pression pour vérifier votre aptitude à résister aux situations difficiles.

Le recruteur guide généralement l’entretien, il le débute et il lui revient de le conclure. Il peut mener l’entretien de façon directive, semi-directive ou non-directive.

Structuré ou directif

Le recruteur vous pose des questions prédéfinies et l’entretien ressemble un peu à un interrogatoire, comportant de nombreuses questions précises sur les sujets le plus divers suivant souvent le fil directeur du CV. Vos réponses doivent être courtes, en termes clairs, également très précises, sans bavardage inutile et en évitant les monosyllabes et les hésitations.

Semi-directif

Ce mode d’entretien est le plus fréquent alternant des questions précises et une discussion plus libre. Il débute souvent pas une phase de présentation. Vous devez restez attentif, prendre le temps de répondre précisément à toutes ses questions, rester naturel tout en maîtrisant la qualité de votre expression.

Non structuré ou non directif

Peu fréquent mais difficile ce type d’entretien exige de maîtriser encore plus votre CV. Le recruteur intervient très peu et vous laisse parler: des silences déstabilisants peuvent alors s’installer, n’en ayez pas peur. Vous devez pouvoir relancer en présentant vos expériences dans un exposé clair et ordonné sans donner l’impression du « par coeur ». Entraînez-vous avec une webcam ou avec un ami à vérifier la cohérence et la pertinence de vos propos.

Une apparence froide ou joviale du recruteur ne signifie pas nécessairement son implacabilité ou son indulgence. Déterminez plutôt le style d’entretien qu’il souhaite mener pour savoir quelle attitude vous devez adopter.

Si vous rencontrez un recruteur issu des RH il sera plus attentif à votre capacité à avoir l’esprit maison, à vous intégrer rapidement et à être en adéquation avec les autres jeunes cadres.

Il cherchera à savoir qui vous êtes avant de savoir ce que vous savez ou saurez faire.

Si vous rencontrez un opérationnel, l’entretien sera nettement plus tourné vers le métier et la fonction à exercer. Dans cette discussion votre intérêt est d’être très honnête notamment sur vos connaissances techniques mais vous ne serez pas jugé sur celles-ci ; les recruteurs ne se font en effet guère d’illusions sur la technicité des connaissances acquises par les jeunes diplômés mais cherchent surtout à savoir si votre capacité intellectuelle vous permettra d’assimiler la formation que l’entreprise souhaite vous donner.

Source: lexpansion.lexpress.fr

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

mercredi, 13 avril 2011

Cancer et guérison : le témoignage de Guy Corneau

Il y a trois ans, Guy Corneau apprend qu’il est atteint d’un lymphome cancéreux de grade 4.

Dans le bureau de son oncologue, qui lui apprend la nouvelle, il n’est plus ce célèbre psychanalyste, mais un homme seul et anonyme, qui n’a pas dormi la veille, et s’accroche à un petit espoir.

Avec humour et humilité, il se livre dans un récit personnel et intime. Etape par étape, émotion par émotion, il fait partager ses rencontres et ses découvertes sur son chemin de guérison, du désespoir à la joie; quand il est au plus mal, il dialogue avec ses états intérieurs et parvient à les transformer.

Il nous entraîne aussi aux côtés de son amie, Yanna, atteinte du même mal que lui, et qu’il a accompagnée jusqu’au bout.

Dans la vie comme dans la mort, l’amour demeure le maître invisible…

Au delà du témoignage, Guy Corneau raconte dans son livre « Revivre ! » les moments clefs de son expérience avec tous ceux (malades et accompagnants) qui sont confrontés à l’épreuve du cancer. Il propose aussi quelques exercices en cours de route. Son livre ne se présente jamais  avec la prétention d’un guide infaillible, mais avec l’humanité d’un ami qui partage et conseille son expérience de vie.

« Revivre ! » est également un plaidoyer sans ambiguïté pour l’alliance de trois types de médecine : la médecine moderne, la médecine des plantes, et la médecine énergétique. De la chimiothérapie à la radiothérapie, de la diététique à la visualisation, de la méditation à la re-découverte d’une vie remplie de par l’amitié et l’affection, il s’agit d’offrir à son corps et à son esprit toutes les chances de guérir.

Il retrace les étapes d’un parcours qui l’a ramené, il y a quelques mois, dans le bureau de la même oncologue qui lui a dit : « Je ne sais pas ce que vous avez fait, mais ça a marché ».

 

Source : Revivre ! de Guy Corneau, aux Editions de l'Homme et Versilio, 310 pages, publié fin janvier 2011

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu