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jeudi, 30 juin 2011

10 phrases qu’on déteste entendre quand on a peur de l’avion !

Quand on a une phobie, certains discours sont insupportables à écouter. Oui, il y a plein d’arguments pour prouver que l’avion est un moyen de transport sûr. Mais ce n’est pas pour ça que la peur s’estompe ! Florilège des phrases qu’un phobique de l’avion n’en peut plus d’entendre…

1. « Tu sais que statistiquement l’avion est le moyen de transport le plus sûr au monde ? »

Tu oublies le train, qui d’après les statistiques est encore plus sûr. Et quand le conducteur arrive en gare, personne ne l’applaudit…

2. « C’est fou ce que la technologie s’est améliorée… Faire voler un avion qui dépasse les 300 tonnes ! »
Oui c’est « fou », c’est le mot. C’est un peu comme si on faisait voler 60 éléphants ou 150 voitures, sans que personne ne s’en étonne…

3. « PNC aux portes, parés pour le décollage »
Trop tard, impossible de revenir en arrière, je suis bloqué dans l’avion…

4. « Ne t’inquiète pas, si jamais y’a un problème, t’as ton gilet de sauvetage sous ton siège »
Sauf que le gilet de sauvetage, c’est pas le meilleur accessoire pour voler…

5. « Nous traversons actuellement une zone de turbulences… Rejoignez votre siège et veuillez attacher vos ceintures »
Ça fait 6 heures que je suis dans cette configuration, pas la peine de préciser…

6. « Tu sais que si les quatre moteurs ne fonctionnent plus, l’avion réussit quand même à planer… C’est drôle non ? »
Je ne suis pas sûr que le mot «  drôle  » soit le bon adjectif pour qualifier la situation…

7. « T’imagines que t’es en train de boire ton soda à plus de douze milles mètres d’altitude ? »
J’aurais dû prendre du vin…

8. « Ah tu pars avec cette compagnie ? J’ai entendu dire qu’elle n’était pas top… »
Dénigrer une compagnie aérienne sans fondement n’est pas le meilleur moyen pour rassurer un phobique de l’avion !

9. « C’est marrant ce bruit, tout à l’heure on ne l’entendait pas ! »
L’absence de bruits, tout comme la présence d’un bruit, c’est toujours douteux dans un avion…

10. Bonus track : vous écoutez la musique en mode aléatoire et le baladeur a la très bonne idée de choisir « Comme un avion sans ailes » de Charlélie Couture…

 

Source: linternaute.com

 

 

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mardi, 28 juin 2011

Viol conjugal: il reste toujours tabou en France

Le Collectif féministe contre le viol lance, mardi 14 juin, la première campagne télévisée sur le viol au sein du couple. Aujourd’hui, malgré la loi, peu de femmes osent porter plainte.

C’était il y a plus de trente ans, au cours d’une consultation de gynécologie. "Je recevais une femme qui venait d’accoucher dans des conditions difficiles, avec une épisiotomie très douloureuse," se souvient le docteur Emmanuelle Piet, aujourd’hui présidente du Collectif féministe contre le viol (CFCV).

Je lui ai donc proposé un certifcat de contre-indication des rapports sexuels et elle m’a répondu : “Si vous croyez que c’est moi qui décide…” "Médicalement, on ne pouvait imaginer cette femme, dans son état, avoir des relations sexuelles !" , poursuit le médecin qui prend alors conscience de la terrible réalité de ce qu’on peut appeler un viol conjugal.

Depuis, la loi française a reconnu ce type de viol, notamment grâce à deux arrêts de la Cour de cassation, en 1990 et 1992. En 2006, le législateur en a même fait une circonstance aggravante. Pourtant, rares sont les femmes qui osent porter plainte alors que, d’après les estimations du Collectif, 30 % des 75 000 viols commis chaque année le seraient au sein du couple.


« Lever la loi du silence »

D’où l’idée d’une campagne choc pour ouvrir le débat. Dévoilé mardi matin, un spot de 30 secondes, - financé par l’agence New BBDO et diffusé gratuitement à la télévision ce mois-ci (notamment sur TF1, France Télévisions et Arte), vise à « lever la loi du silence », selon Emmanuelle Piet, dont le Collectif informe et soutient les victimes depuis 1986 à travers un numéro Vert (1).

« Nous recevons peu d’appels pour des viols commis par le mari ou le concubin, environ 10 %, calcule-telle. C’est mieux qu’il y a dix ans, mais il reste beaucoup à faire, parce que l’idée du “devoir conjugal” est encore très prégnante », note la gynécologue.

Avocate spécialiste, Me Lisa Laonet fait le même constat. « Il y a des progrès, mais il ne faut pas relâcher l’effort ! », souligne cette dernière, citant le cas d’une cliente dont l’enquête, huit mois après le dépôt de plainte est au point mort.


Porter plainte est ardu du fait de la proximité de l’agresseur

« Lorsqu’elle a raconté son histoire, l’accueil des policiers a été bon. Mais visiblement, ce type d’affaire n’est pas la priorité du parquet », regrette l’avocate. D’autant que porter plainte est ardu en raison de la proximité de l’agresseur et de son emprise sur la victime.

Certes, l’absence de consentement est diffcile à prouver, ce qui peut décourager certains juges. Il en va aussi « d’une évolution des mentalités, souligne Me Laonet. Trop souvent, dans le cas d’un viol conjugal, on pense que le consentement est présumé. Admettre que des violences sexuelles ont lieu dans la sphère privée prendra du temps ».

La campagne dévoilée mardi matin y contribuera, espère le collectif.

 

NB : tous les 3 jours, en France, une femme meurt sous les coups de son compagnon

( 1) Viols informations Femmes, Tél. : 0800. 05. 95. 95 (appel anonyme et gratuit du lundi au vendredi de 10 heures à 19 heures). Site internet : www.cfcv.asso.fr

Sources : lacroix.com, Marine Lamoureux

 

 

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mercredi, 22 juin 2011

Après-rupture : 10 étapes pour retrouver la joie de vivre, même si cela vous parait impossible (2/3)

(Pour les besoins de l’écriture, j’écris « il », mais « elle » pourrait tout aussi bien convenir…)

  • L’étape reniement : « De toute façon, ce type était nul »

Il ne veut plus de vous ? Tant mieux, vous non plus, vous n’en vouliez plus depuis longtemps. Il n’assurait pas, il était distant, pas assez attentionné, colérique. Il avait tous les défauts du monde. Vous vous demandez comment vous avez pu tenir aussi longtemps. Vous n’en vouliez plus, de cet homme nuisible et ridicule. Oui, parfaitement, ridicule : il portait des chaussettes blanches parfois, on n’a pas idée. Ça tombe bien finalement, parce que vous ne saviez pas comment le lui dire sans le blesser, le pauvre. C’est très bien comme ça. Qu’il s’en aille, et loin, car, c’est sûr, vous n’avez plus envie de lui, plus envie de le supporter.

L’avis du psy : il s’agit simplement d’un travail d’autopersuasion pour éviter d’être trop blessée. On colmate la brèche en modifiant le réel. Mais on a beau tout faire pour y croire, inconsciemment on sait très bien à quoi s’en tenir. Le vrai choc est dépassé, c’est plutôt bon signe. On peut utiliser cette phase pour rebondir et passer à autre chose, si on y arrive ; on évitera de se prendre le boomerang affectif.

  • L’étape repli sur soi : « Personne ne m’aime et personne ne m’aimera. Jamais »

Quoi de mieux qu’un bon cocon quand le monde extérieur se révèle plutôt menaçant pour votre ego ? Un joli pyjama, un bon canapé, une bonne télé, et le monde paraît déjà moins hostile. Vous restez à la maison, vous n’allez plus travailler (pour quoi, pour qui ? ), vous ne sortez plus avec vos amis. Qu’ils vous lâchent, ces traîtres, ils n’ont rien vu venir, alors à quoi servent-ils ? Vous dormez, oui mais n’importe quand, et vous mangez, oui mais n’importe quoi… Ou bien vous ne dormez ni ne mangez plus du tout. Vous regardez en boucle vos DVD fétiches que vous connaissez par cœur. Parfois, vous buvez pour oublier, mais vous vous souvenez de tout, sauf de ce que vous faites tout de suite après. Vous consommez des kilos de mouchoirs, et Kleenex vous dit merci ?Votre mascara apprécie moins, pas grave, vous avez arrêté d’en mettre.

L’avis du psy : comme l’extérieur n’est pas régi par nos désirs, on nie son existence, on se referme sur soi, il n’y a plus d’extérieur. C’est une phase égocentrique nécessaire pour trouver la force de passer à autre chose. Mais attention, il ne faut pas s’y perdre, on ne peut rester dans cette gestation. Le meilleur moyen étant de faire, dès le départ, un contrat avec soi-même : on s’accorde une période bien définie, après laquelle on se force à se rouvrir au monde.

  • L’étape marchandage : « Si je perds 2 kilos, il reviendra »

Passé la grosse déprime, vous vous sentez neuve, changée, et du coup tout est à nouveau possible. Et s’il était parti à cause de vos cuisses molles ? Vous vous mettez au sport, ça le fera revenir… À moins que ce ne soient vos 2 kilos en trop qui l’aient fait fuir ; si vous les perdiez, il pourrait se réintéresser à vous. Puis cette intégrale de Zweig qu’il vous a offerte pour Noël, si vous la lisez il vous aimera à nouveau…. Mais comment n’y avez-vous pas pensé avant ? En vous mettant en action, vous allez le faire changer d’avis. Élémentaire. Même s’il ne veut plus entendre parler de vous. Même s’il a déjà rencontré quelqu’un d’autre. Hum… Sûr ?

L’avis du psy : c’est une phase positive, car l’autre n’est plus un ennemi ni un frein, il devient une motivation. On fait des choses bénéfiques pour soi et, même si elles sont en rapport avec lui, la finalité est bonne. Petit à petit, il faudra réaliser que la relation de cause à effet n’a pas de sens et accepter de faire égoïstement des choses pour soi.

  • L’étape faux revival : « C’est génial d’être seule. Je fais ce que je veux. Toute seule »

Ça y est. Vous allez très bien, très très bien. Vous êtes merveilleusement heureuse d’être une célibattante épanouie qui ne dépend pas des hommes. C’est formidable, vous sortez tous les soirs, dansez jusqu’au matin et personne pour vous le reprocher, personne. Vous êtes libre, alors vous avez un emploi du temps de ministre, rempli de nouvelles activités, de rendez-vous avec de nouveaux amis, vous n’avez pas une minute de… libre (tiens, tiens). Si par hasard vous en trouvez une, vous avez tout de suite envie de vous mettre à apprendre le chinois, ou pourquoi pas la flûte de Pan ? Orgie d’occupations, de sorties, voire d’hommes, rien n’est trop beau pour votre nouveau moi. Vous multipliez les rencontres avec de petits amis éventuels, quitte à aller les chercher sur le Net ou à participer à des speed datings. Ça ne ressemblerait pas un peu à de la compensation, tout ça ?

L’avis du psy : c’est une période où l’on comble le vide par une excitation disproportionnée, où on bouge tout le temps pour ne pas se sentir disparaître. On surinvestit les choses pour avoir l’impression d’exister. Il faut mettre à profit cette imagination dynamique en se concentrant sur des activités constructives, se remettre à l’anglais plutôt que d’apprendre le mandarin pendant un mois et demi.

La dernière partie, c’est pour demain…

 

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mardi, 21 juin 2011

Après-rupture : 10 étapes pour retrouver la joie de vivre, même si cela vous parait impossible (1/3)

Vous shoppez frénétiquement, vous vous ruez sur le chocolat ou vous rappelez votre ex en douce ?

Pas d’inquiétude : c’est normal, c’est obligé, et c’est bon signe.

Rompre n’est pas jouer. Ça fait mal, ça fait pleurer et ça donne envie de dormir toute la vie.

Cela dit, rompre ressemble assez à une mini-marelle, avec des cases sur lesquelles on doit toutes s’arrêter, quitte à passer son tour jusqu’à ce qu’on ait compris.

Colère, euphorie, blues : ce qu’il y a de bien, c’est que tout le monde est passé par là. Ce qu’il y a de mieux, c’est que l’on va décrypter tout ça et avancer vitesse grand V jusqu’à la case « liberté ».

(Pour les besoins de l’écriture, j’écris « il », mais « elle » pourrait tout aussi bien convenir…)

  • L’étape refus : « Il va revenir »

« Je ne t’aime plus, je te quitte » Sa phrase a beau être claire (sujet-insulte-conséquence), elle vous glisse dessus comme un seau d’eau sur une toile cirée. Il est fatigué, surmené, il pète les plombs, ça va lui passer. Tout va rentrer dans l’ordre. Pourtant, il est parti avec trois sacs de voyage et il a claqué la porte. Bon, il a laissé sa brosse à dents (la vieille) et un bouquin (qu’il a fini de lire), c’est bon signe ça, non ? Non. De toute façon, c’est impossible qu’il vous laisse. Vous interprétez chacun de ses gestes, chacun de ses mots de manière à vous convaincre qu’il va revenir. « Tu crois que la troisième virgule à la fin de son mail veut dire qu’il est prêt à discuter ? » Vous l’attendez, vous y croyez, la rupture, c’est comme les accidents, ça n’arrive qu’aux autres. Le risque : continuer à laver son linge des années après son départ et avoir le cœur qui fait des bonds à chaque fois que la porte ou le téléphone sonne : et si c’était lui ?

L’avis du psy : l’abandon est une des plus grandes blessures de l’être humain. La rupture ramène à toutes les situations d’abandon du passé, la première étant la naissance. C’est pour cette raison qu’elle est intolérable. Le cerveau filtre l’information, le message ne passe pas, car l’inconscient n’est pas prêt à vivre un tel choc. La réalité finit le plus souvent par reprendre le dessus car on perçoit plus ou moins vite la faille entre ce que l’on vit et ce que l’on voudrait se laisser croire.

  • L’étape colère : « Tu n’es qu’un sale con, pauvre minable »

Ça y est ! La réalité vous est apparue sous la forme d’une grande claque. Aïe. Mais comment ose-t-il vous insulter à ce point ? Vous zappez la crise de larmes et vous mettez directement en mode crise de nerfs. Il n’a pas le droit de vous faire ça à vous. C’est un scandale. Du coup, vous n’avez plus qu’un but : le blesser. Pour séduire ou briser un homme, une seule cible : sous la ceinture. Vous lui lancez un méprisant : « De toute façon, tu ne m’as jamais fait jouir ! » Ou bien vous vous attaquez au prolongement de son pénis : vous rayez sa voiture. Non mais. Vous avez les nerfs à vif, tout est prétexte à casser ou à crier. Si vous vous écoutiez, vous vous mettriez facilement à détester tous les hommes jusqu’à nouvel ordre.

L’avis du psy : nous ne sommes plus l’enfant roi qui régit son monde par ses cris. C’est cette perte de contrôle qui nous met dans un tel état de rage. Comme l’enfant qui casse son jouet après avoir hurlé pour l’obtenir, on ne peut ni posséder l’autre ni le gérer, alors on veut le démolir. La colère est bénéfique dans un premier temps car elle permet de dégager la frustration et d’exprimer ses émotions. Par contre, il faut la réguler en étant bien consciente de son origine. Pensez à mettre à profit la période qui suit une explosion de colère pour vous demander ce que vous voulez vraiment.

  • L’étape harcèlement : « Il y a de la lumière chez lui… »

Bon, il est parti, cette fois c’est sûr. Il n’a absolument pas l’air d’avoir la moindre envie de repointer son nez, ne serait-ce que pour discuter. Pas un signe de vie depuis des jours, voire des semaines… Il est hors de question qu’il vous oublie. Il n’a pas le droit de vivre « happily ever after » de son côté, ça n’est pas du tout comme ça que ça se termine normalement. Alors vous l’appelez vingt fois par heure ? Il ne répond pas ? Qu’à cela ne tienne, vous saturez son répondeur de messages interminables. Il les ignore ? Vous squattez son palier. Il dort chez une copine ? Vous le suivez dès la sortie du boulot. Vous êtes présente coûte que coûte, peu importe les conséquences.

L’avis du psy : on ne peut pas admettre que l’autre nous échappe. Alors on met toute son énergie à le reprendre. Comme on ne peut posséder personne, le résultat de cet acharnement ne peut être que nocif, pour l’autre et pour soi. Il faut se rendre à l’évidence qu’il a le droit d’avoir sa vie en dehors de nous, la liberté est une valeur fondamentale ; en ne la respectant pas, on perd sa propre dignité.

La suite demain et après-demain…

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jeudi, 16 juin 2011

Insomnie ou sommeil de marmotte ?

Dormir trop ou pas assez lié à la qualité de vie et à la dépression

Dormir six à neuf heures par nuit est associé à une meilleure qualité de vie et moins de dépression que de dormir moins ou plus, confirme une étude américaine publiée présentée Au Congrès de l’Associated Professional Sleep Sociétés LLC (APSS).

Les personnes rapportant être en bonne santé ont, en plus grande proportion, un temps de sommeil « normal », soit entre 6 et 9 heures. La plupart des adultes ont besoin entre 7 et 8 heures de sommeil pour être en forme et reposé durant la journée, selon l’American Academy of Sleep Medicine.

Charles Bae du Cleveland Clinic Sleep Disorders Center en Ohio ont analysé les dossiers médicaux de 10,654 personnes, âgées en moyenne de 52 ans, qui ont répondu à des tests mesurant la qualité de vie liée à la santé et la dépression.

« Les gens peuvent déjà s’attendre à ce que leur qualité de vie puisse être diminuée quand ils ne dorment pas assez, mais ne pas réaliser que trop dormir peut aussi avoir un impact négatif« , commente le chercheur.

«Il est surprenant de voir que moins de sommeil que six heures et plus que neuf heures est associé à une baisse de la qualité de vie et une augmentation des symptômes dépressifs similaires», dit Bae.

 

Sources : psychomedia.qc.ca, Science Daily

 

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mardi, 07 juin 2011

Expérience vécue : «Dans la peau d’une personne obèse» (2/2)

En même temps, je me pose la question : sait-on réellement ce que c’est que c’est que d’être confronté aux jugements des Autres ?

Oui, vous, vous savez. Mais eux ?

C’est-à-dire ceux qui n’ont jamais essayé un corps de gros, ne serait-ce que quelques minutes ? Entendre ces remarques qui se veulent anodines et qui même si contenues ne m’en ont pas moins marqué – j’aurai cette impression du « chassez le naturel, il revient au galop ».

Tableau : devant moi, minestrone de fraise et toute petite quenelle d’amandes confites. L’assiette est raffinée, colorée et appétissante et… peu sucrée. Je joue mon rôle à fond : ce n’est pas parce que je suis momentanément obèse que je n’ai pas faim et que je n’ai pas le droit de manger. Que n’ai-je fait là ! Aussitôt la remarque fuse : « vous pouvez manger, c’est un plat bon pour vous, c’est light ».

J’en aurais presque rougi. Très bien, c’est formateur.

Poursuivons la visite, confrontons-nous encore à la foule… mais auparavant, il faut se réhydrater rapidement.

Marie est aux petits soins pour moi. Nos échanges verbaux abasourdissent l’auditoire. Elle me provoque dans mon ressenti, je lui réponds du tac au tac, consciente d’être écoutée par un public à mille lieux de se douter de la réalité.

Aucun ne voudra essayer ce costume, être acteur ne serait-ce qu’un instant. Mais vite, un verre d’eau. Je transpire abondamment. Et j’ai encore faim. Trois petits fours aux légumes engloutis et voilà deux tâches sur ma belle chemise de sumo : mais comment faire avec cette masse devant moi ? Je suis obligée de me pencher en avant exagérément pour porter la moindre nourriture à ma bouche.

Ma posture pour manger s’est modifiée. Tiens donc ! Ma démarche également. Se déplacer, se mouvoir entre les obstacles est devenu trop difficile. Même si je marche en crabe, et que je rentre le ventre au maximum. J’essaie de conserver un style mais je n’ai pas l’habitude de vivre cela au quotidien : mes cuisses se frottent l’une à l’autre. Je pense aux irritations habituelles des plis cutanés, intertrigo de leur vrai nom.

Je m’imagine en train de courir essoufflée (dyspnée au moindre effort) après un bus ? Comment monter et descendre en courant les escaliers ? « Bougez ! Faites du sport, c’est bon pour maigrir, c’est bon pour la santé ». Le sport je connais, je suis nutritionniste du sport et sportive, mais comment faire avec un centre de gravité qui n’est plus le mien ?

A.P.A ai-je l’habitude de répondre. Activité Physique Adaptée à la personne. C’est fondamental.

Et je le ressens d’autant plus en ce jour. Mais la salle se vide. Il est temps de rendre mon habit de non lumière et de retrouver ma taille 36. Et de remercier les anges du CNAO, Anne-Sophie, Marie et Valérie, pour m’avoir permis de peser le temps d’une heure, tout le poids des préjugés qui entourent la personne obèse.

 

Source : Corinne Peirano, diététicienne-nutritionniste

 

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lundi, 06 juin 2011

Expérience vécue : «Dans la peau d’une personne obèse» (1/2)

Ce n’était pas un one man show, en l’occurrence un one woman show : « Passez du 36 au 58 ! » ou « La difficile marche des obèses ».

Non, ce n’était pas d’un comique annoncé même si oser revêtir un costume de sumo et se lester de 20 kilos exigeaient, au vu des réactions dans la salle, une bonne dose d’humour relevée d’un soupçon d’insolence.

Mais que répondre au challenge lancé récemment par Marie Citrini, la secrétaire générale du CNAO : « il nous faut quelqu’un pour rentrer dans le costume » ? Forcément, la nutritionniste lève le doigt : « moi siou plait m’dame ».

Rentrer dans la peau d’une personne obèse au moins une fois dans ma vie !

Pas un délire, ni une fanfaronnade, encore moins un fantasme. Plutôt saisir l’occasion donnée pour ressentir – brièvement certes – ce que des hommes et des femmes vivent au quotidien

Influencée par des réflexes de terrain, je pousse loin l’empathie, mais ce changement d’identité corporelle, je l’assume complètement. Même sous les flashes des journalistes, même sous l’œil avide de la caméra. Et ma foi, qu’en tirer sinon une leçon supplémentaire d’humanité mêlée à un renforcement des acquis professionnels…

Volume, rondeurs, poids, surpoids, obésité : voici qu’à mon tour, je ne peux plus me baisser avec facilité. Où sont mes pieds ? Pourquoi ne puis-je ramasser sans difficulté cet objet à terre ? Il est vrai que tout déplacement devient très compliqué. Toutefois, l’expérience me permet de saisir une perte de repères dans l’espace.

J’évolue dans un corps devenu trop présent, encombrant et ce, au milieu de personnalités, gênées et médusées pour lesquelles costumes cintrés, sveltesse et escarpins sont de mises en ce jour. J’entends le murmure de tous ces gens. Les femmes, surtout, ont dans les yeux un effroi difficilement dissimulé. Du moins, ai-je le temps de le capter avant que les regards ne se détournent. De toute évidence, il y a un évitement caractérisé pour certaines.

Je sens que l’on me frôle, que l’on me bouscule. Et de mon côté, je ne cesse de m’excuser, à droite, à gauche, consciente de prendre trop de place. De fait, mon périmètre d’intimité s’est largement rétréci. Comment se déplacer sans se cogner ? Humains, chaises, tables, porte… Des obstacles à chaque pas !

Alors que la pesanteur m’enlace plus profondément, je constate que chaque déplacement me coûte en énergie. Je sens la sueur couler sous ce costume infernal. Et pourtant, j’essaie de conserver un sourire. Il ne s’agit pas d’effrayer les gens mais de leur transmettre un message qui se veut rassurant : derrière cette étoffe de gros corps, un être humain existe.

En même temps, je me pose la question :

 

La suite demain.

 

 

Source : Corinne Peirano, diététicienne-nutritionniste

 

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samedi, 28 mai 2011

Thérapie-minute pour la dépression ? Lisez mon conseil

« Pour une personne ayant des antécédents de dépression,

analyser et interpréter la tristesse peut être une réaction malsaine

pouvant perpétuer le cycle chronique de la dépression.

Ces personnes à risque pourraient bénéficier d’une attitude qui consisterait

à remarquer et accepter leurs émotions,

plutôt que de tenter de les expliquer et de les analyser. »

 


 

 

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vendredi, 27 mai 2011

L'addiction sexuelle : entre obsession et tabou !

Article de R. Bartet, journaliste à Carevox, publié avec son accord

Le sexe s’affiche. Il est partout et fait recette : publicité, télévision, DVD, journaux, Internet… Pourtant, il existe encore un certain tabou autour de l’addiction sexuelle. Si l’affaire Strauss-Kahn l’a largement évoquée, des anonymes sont chaque année de plus en plus nombreux, selon les psychanalystes, à franchir leurs portes pour essayer de mettre un nom autour d’un comportement compulsif des plus troublants.

Les Etats-Unis ont, comme souvent, déjà pris une longueur d’avance sur la France en la matière ! Le pays compte son lot de people « addicts sexuels » : Tiger Woods, Michael Douglas David Duchovny et Charlie Sheen, tous prétendument guéris après s’être fait soigner dans des cliniques spécialisées ou centres de désintoxication prévus à cet effet et avoir fait un mea culpa public à la Bill Clinton. En France, s’il n’existe pas encore de telles cliniques, des consultations d’addictologie dans de nombreux centres hospitaliers sont destinées à soigner un comportement « déviant » dont on parle encore assez peu : l’addictologie sexuelle.

Une véritable pathologie

Ce comportement compulsif, au même titre que la boulimie ou le jeu, entraîne une dépendance au sexe similaire à celle observée par une drogue. Le docteur Nathalie Dudoret, médecin sexologue la décrit comme « un type de conduite que le sujet est poussé à accomplir, par une contrainte interne, associée à un syndrome de manque et syndrome anxio-dépressif dont l’orgasme joue un rôle d’anxiolytique naturel ». Or l’addiction sexuelle reste honteuse, surtout si le diagnostic n’a pas été posé par un spécialiste. Selon le docteur Reed, la spirale addictive se manifeste par un cycle enchaînant 4 phases répétitives :

  • La première phase dite obsessionnelle : le malade est dans un état d’absorption interne. Son champ mental est totalement occupé par des préoccupations sexuelles. Il est alors en phase de « drague compulsive » et multiplie la recherche de partenaires.
  • La seconde phase de ritualisation intensifie les obsessions compulsives liées au sexe. L’addictif fait une véritable « fixation » amoureuse.
  • La troisième phase est la phase d’exécution proprement dite de l’acte sexuel dicté par les deux premières phases.
  • La dernière et quatrième phase est une phase de désespoir et d’impuissance du malade face à son comportement.

Serge Hefez définit ainsi le trouble : «  la compulsion, non pas du registre du désir, mais de celui du besoin : d’un besoin qui s’impose et agit contre la volonté consciente de l’individu ».

Une vie sous le signe de la dépendance

Les malades expérimentent notamment la peur du manque, aux syndromes bien réels pouvant provoquer des douleurs thoraciques, des insomnies et des angoisses. Les crises, récurrentes et irrépressibles, ne s’apaisent que grâce au passage à l’acte sexuel et à l’atteinte de l’orgasme. Mais une fois ce moment de libération et d’apaisement passé, le malade éprouve un sentiment de culpabilité et souvent de souffrance. Il risque alors une baisse de l’estime de soi et un syndrome dépressif. C’est sans compter les problèmes d’ordre psychologique, relationnels, familiaux et professionnels. Les malades, pour multiplier leur quête de sexe, se coupent de leurs réseaux et amis. Ils ont une vie cachée qui prend progressivement le dessus pour finalement ne se résumer qu’à l’assouvissement de leur besoin de sexe. La vie amoureuse devient impossible, le temps libre se rétrécit. Les addicts contractent même parfois des dettes : un article du journal britannique The Guardian de janvier 2008 révélait qu’en Angleterreune personne sur 4 contacterait un service d’aide au surendettement pour faire face à des dépenses… liées au sexe.

Il n’y a pas de profil type de l’accro au sexe

Si les addictions peuvent commencer avec des films pornographiques, des forums de rencontre et sites spécialisés sur Internet ou par une dépendance sexuelle solitaire, les malades euxproviennent de tous les milieux sociaux, culturels, toutes origines confondues. Le Professeur Thibaut, psychiatre au CHU de Rouen, estime qu’ils représentent 3 à 6 % des personnes ayant des rapports sexuels et que 80 % d’entre eux sont des hommes. Les spécialistes reconnaissent également que la plupart de ces malades sont poly-addictifs cumulant parfois leur addiction avec une autre dépendance : tabac, alcool, travail…Si les causes de cette addiction sont encore mal perçues, on les associe souvent à une vulnérabilité personnelle et psychologique liée à au vécu, des facteurs génétiques, une problématique de l’engagement ou encore un déficit d’attachement.

Les traitements : médicaments et thérapies

Les thérapies varient en fonction des médecins et des spécialistes. Le traitement médicamenteux est souvent initialement préconisé et passe par la prise d’antidépresseurs et/ou d’anxiolytiques. Il s’accompagne souvent par la suite d’unethérapie individuelle (comportementale et/ou cognitive) et/ou de couple. Lesassociations d’aide aux addicts sexuels sur le modèle américain des Alcooliques Anonymes peuvent être un bon recours, mais sont beaucoup moins florissantes qu’outre-Atlantique. Il est difficile, voire impossible, de conditionner la guérison au principe usuel de suppression totale du comportement addictif, (comme c’est le cas pour la boisson, la drogue, ou le jeu par exemple). On ne peut en effet prôner une disparition totale du sexe. Les psychiatres font en tout cas en sorte de faire retrouver à leurs patients une sexualité « normale » ou d’origine, en essayant d’éviter les rechutes et les autres formes de dépendances. Si les « drogués du sexe » nous semblent parfois relever du comique ou de la presse people, mieux vaut se souvenir que, détectée suffisamment tôt, la maladie s’en soignera d’autant mieux !

Article de R. Bartet, journaliste à Carevox, publié avec son accord écrit.

Sources :

- psychologies.com/Couple/Problemes-sexuels/Libido/Interviews/Qu-est-ce-que-l-addiction-sexuelle
- actualite.nouvelobs.com/addiction%20sexuelle/
- tempsreel.nouvelobs.com/actualite/l-affaire-dsk/20110515.OBS3194/les-agresseurs-sexuels-ne-sont-pas-des-sex
- addicts.html savoir.fr/Addictions_sexuelles maxisciences.com/d%E9sespoir/quand-la-sexualite-devient-une-obsession-et-remplie-toute-la-vie-c-est-comme-une-drogue_mrm70951.html
- doctissimo.fr/html/sexualite/mag_2000/mag0908/se_2230_addictions_sex_niv2.htm
- lefigaro.fr/sante/2011/05/21/01004-20110521ARTFIG00002-certains-seducteurs-n-acceptent-pas-la-resistance.php

jeudi, 26 mai 2011

Livre : Voici le "Guide de premiers secours de la grossesse" ;-)

  1. C’est un guide astucieux qui vous suit jusqu’à l’arrivée de votre bébé
  2. Des recommandations d’experts santé
  3. Mais aussi des conseils drôles qui dédramatisent intelligemment cette période
  4. Toutes les questions abordées sans langue de bois !

Votre test de grossesse est positif ? Félicitations !

Vous voilà partie pour neuf mois chrono : examens médicaux, gestion des maux de grossesse, achats de matériel pour votre bébé, choix du mode de garde, du prénom, sélection de la maternité, préparation à la naissance…

Vous ne savez pas par où commencer, ni comment faire ? Il y a des conseils concrets et efficaces de 11 experts santé (gynécologue, obstétricien, sexologue, nutritionniste etc). Ce livre vous explique toutes les solutions pratiques pour tout gérer avec sérénité, de votre santé à votre agenda médical, en passant par votre alimentation et vos conditions de travail. Sans oublier les astuces pour bien préparer vos autres enfants à l’arrivée du bébé.

Vous pourrez télécharger les fiches techniques les plus utiles sur un site internet :

www.lescarnetsdel’info.com

« Guide des premiers secours de ma grossesse », de Audrey Loubens, avec Ambre Michel, édition Les Carnets de l’info, 13.90€

mardi, 24 mai 2011

Ce sentiment intime de culpabilité qui vous accompagne...

Ce sentiment intime de culpabilité, votre fidèle compagne…

Vous avez fait quelque chose qu’on vous a toujours interdit : la culpabilité vous ronge.

Contrairement à la honte, la culpabilité est un sentiment que l’on peut ressentir sans le jugement d’autrui.

Par exemple, lorsque des critères personnels auxquels on tient ont été transgressés. La culpabilité est très utile car elle nous montre nos propres limites et nous incite à ne pas recommencer.

L‘éducation est souvent à la source de la culpabilité car ce sont les valeurs inculquées pendant notre enfance qui nous forgent et nous indiquent ce qui est bien ou pas. Lorsque nous agissons d’une mauvaise manière selon ces valeurs, nous nous sentons coupables.

Toutefois, la culpabilité peut être injustifiée car en grandissant nous pouvons nous détacher des valeurs parentales et s’en créer des personnelles. Dans ce cas-là, la culpabilité est souvent de courte durée et permet de rompre ce lien familial, de couper le cordon, si besoin.

Comprendre pourquoi vous vous sentez coupable Le plus important pour maîtriser sa culpabilité est de savoir pourquoi nous la ressentons. Est-ce parce qu’une règle n’a pas été respectée ? A été transgressée ? Va-t-on recommencer ? Grâce à ces réponses, il est alors possible d’évaluer la gravité de l’acte.

Car c’est de cela qu’il s’agit : qui dit culpabilité, dit faute grave. En examinant les conséquences de cet acte, on peut dire que nous sommes coupables (avons-nous blessé ?) ou simplement responsables (sans conséquence négative) ? La différence est grande.

En effet, la responsabilité n’implique pas de conséquences graves comme la culpabilité. Ensuite il est important de se demander s’il était possible de procéder autrement.

En plus, vous pouvez aussi vous demander qui avait fixé cet interdit et pour quelle(s) raison(s) ? En effet, si vos parents vous avaient interdit de manger des bonbons le matin lorsque vous étiez enfant, il n’est pas forcément logique que vous vous sentiez encore coupable à l’âge adulte…

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

vendredi, 20 mai 2011

Découvrez les croyances limitantes sur l’Amour. Quelles sont les vôtres ?

 

  1. J’ai besoin de me sentir nécessaire à quelqu’un pour me sentir aimé
  2. Il faut essayer de reconquérir le partenaire perdu en continuant de l’aimer
  3. Si je souffre et me sacrifie pour l’autre, je serai digne de son amour
  4. En amour, je dois donner toute la place à l’autre
  5. Pour ne plus me sentir déprimé, je compense en cherchant des amours passagères
  6. S’il n’y a pas de passion, ce n’est pas de l’amour
  7. Si je commets une erreur, je ne serai pas aimé de mon entourage
  8. Je prends le maximum de torts dans une discussion, ainsi j’évite les conflits
  9. L’amour viendra à moi parce que j’y mets de l’effort
  10. Une bonne façon d’être aimé, c’est de rendre service
  11. Je ferais n’importe quoi pour éviter que mon couple se brise
  12. L’amour peut tout arranger

 

 

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lundi, 16 mai 2011

Quand la sexualité devient une obsession et remplie toute la vie.... C'est comme une drogue !

Quand la sexualité devient aliénante…

Il y a les Dom Juan, accumulant les conquêtes, les « femmes à hommes », séductrices de leur état, et puis il y a les autres, les vrais : les sex addict, les   »accros du sexe », ceux pour qui l’activité sexuelle est synonyme de dépendance et conditionne le mode de vie.

Serions-nous tous, à des degrés divers, dépendants de quelque chose ou de quelqu’un ?

La dépendance traduit la difficulté de chacun à être autonome, à trouver un équilibre en soi, à gérer ses besoins, ses manques, ses émotions, ses pulsions… Pour les sex addicts, c’est la sexualité qui devient aliénante, le besoin sexuel est irrépressible, irrésistible, tel une force intérieure impossible à maîtriser.

Quand la sexualité devient souffrance

Chaque personne souffrant d’addiction sexuelle est unique. Mais toutes ont un trait commun : la souffrance. Les sex addict sont soumis à la peur du manque, comme le sont les toxicomanes, peu à peu prisonniers d’un comportement qui rétrécit leur vie et les isole de leur entourage.

Ces dépendants du sexe passent par différentes étapes, au cours desquelles ils négligent de plus en plus leur famille, leurs amis, leur travail. Les contacts sexuels répétés, dénués de tout investissement affectif, les éloignent de tous ceux qui n’entrent pas dans le cycle de l’addiction. Puis, la culpabilité associée à ce comportement les incite à dissimuler à leur entourage ces pulsions, et la vie secrète prend alors le pas sur la vie publique.Lorsque cette dépendance sexuelle s’intensifie, la vie ne se résume plus qu’à l’assouvissement de ce besoin.

Tout comme les toxicomanes ou les alcooliques, les sex addict nient leur comportement, rejetant sur les autres les difficultés qui en résultent.

Une spirale addictive

La dépendance sexuelle s’établit en suivant un cycle de quatre phases qui s’intensifient avec chaque répétition. Les accros du sexe seraient ainsi pris dans une véritable spirale addictive.

  1. La première phase est la phase obsessionnelle : le sujet addict tombe dans un état d’absorption interne dans lequel son champ mental est totalement occupé par les préoccupations sexuelles.
  2. La deuxième phase est celle de ritualisation : le sujet addict exécute certaines actions spécifiques qui précèdent le comportement sexuel. Le rituel intensifie les obsessions, augmentant la stimulation et l’excitation.
  3. La troisième phase est celle durant laquelle le sujet exécute l’acte sexuel précis, dicté par les obsessions et la ritualisation. Le sujet dépendant est alors incapable de contrôler ou d’interrompre son comportement.
  4. Vient ensuite la phase de désespoir : le sujet addict se sent totalement impuissant face à son comportement.

Ne parvenant pas à établir une relation saine et gratifiante avec un ou une partenaire, ces accros, sexuellement dépendants, se promettent de cesser leur conduite compulsive mais deviennent de plus en plus impuissants face au pouvoir de l’addiction, dirigeant peu à peu leur vie dans le seul but de la satisfaire.

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"La boulimie pour les Nuls"

La boulimie, c'est quoi?

On distingue  deux types de boulimie :

  • la boulimie avec vomissements où le poids est normal ou légèrement inférieur à la normale et qui correspond aux deux tiers des cas
  • la boulimie sans vomissements où le poids est normal ou légèrement supérieur à la normale. La boulimie masculine est beaucoup plus rare (environ un homme pour dix femmes).

Pour faire le diagnostic de boulimie on recherche essentiellement trois critères :

  • Il y a d'abord la crise de boulimie elle-même qui associe l'épisode hyperphagique (ingestion d'une grande quantité d'aliments dans un temps assez court) et le sentiment d'une perte du contrôle alimentaire à ce moment-là (de ne pas contrôler la quantité, de ne pas pouvoir s'arrêter). Cette crise se fait en cachette.
  • Un comportement compensatoire pour prévenir la prise de poids (vomissements, jeûne, prise de médicaments, exercice physique excessif).
  • Car comme dans l'anorexie il y a une perturbation de l'image corporelle (dysmorphophobie) qui se traduit ici surtout par cette obsession et cette peur panique de prendre du poids.

L'âge de survenue le plus fréquent se situe entre 18-20 ans, le plus souvent il s'agit de jeunes filles.

En général les boulimiques font au moins deux crises par semaines et peuvent faire jusqu'à plusieurs crises chaque jour. Il existe plus rarement des épisodes où les crises s'enchaînent parfois jours et nuits : on parle alors d'état de mal boulimique.

La boulimie, pourquoi?

On ne peut comprendre la boulimie sans la relier à l'anorexie. D'abord parce qu'une fois sur deux, des crises de boulimie émaillent les épisodes anorexiques. Ensuite parce que très souvent on retrouve dans les antécédents d'un patient boulimique, un court épisode anorexique passé inaperçu. Comme nous l'avons développé dans le chapitre sur l'anorexie il s'agit d'un déplacement de l'investissement affectif vers des préoccupations alimentaires. « L'objet » alimentaire, surinvesti, occupe alors tout le champ de la conscience. Mais, à la différence de l'anorexique, qui se sent toujours trop  « grosse de ses envies » et  cherche à maigrir sans fin, il y a, dans la boulimie, perte de cette maîtrise. Le passage à l'acte se termine alors par une sensation de malaise, bien sûr physique (la sensation d'avoir trop mangé), mais aussi psychique avec des idées de culpabilité et d'autodépréciation.

Quel traitement, quelle prise en charge?

Le traitement reprend les mêmes principes que celui de l'anorexie avec une prise en charge pluridisciplinaire. Cependant, s'adressant à un public de jeunes adultes et très souvent d'adultes, l'aspect familial y est beaucoup moins développé ainsi que l'aspect organique. La prise en charge la plus classique associe une thérapie bifocale, c'est à dire d'un coté des consultations régulières avec le psychiatre référent et d'un autre un suivi hebdomadaire avec un thérapeute en psychothérapie. L'aspect corporel est privilégié avec des séances de relaxation et parfois de massages. Il existe également des groupes de parole.

Quelle évolution?

La boulimie est une maladie avec une forte propension à la chronicisation cependant son intensité est très variable dans le temps. Il existe des périodes asymptomatiques qui peuvent durer plusieurs mois avant d'observer une nouvelle rechute.

Au niveau organique la complication la plus fréquente est une baisse du potassium sanguin. On note également la survenue de problèmes dentaires, oesophagiens et une augmentation caractéristique du volume des glandes parotides.

L'hyperphagie boulimique c'est quoi ?

Quand il y a des crises de boulimie (cf. ci-dessus) sans comportement compensatoire pour prévenir la prise de poids, sans préoccupations excessives sur son poids ni problème important d'estime de soi, on parle d'hyperphagie boulimique (ou d'hyperphagie incontrôlée), elle s'accompagne souvent d'une obésité.

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dimanche, 15 mai 2011

"Les régimes pour maigrir, Dukan et autres, sont dangereux" met en garde l'Anses

Le 25 novembre 2010, l'Anses a publié un rapport d'expertise sur l'évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d'amaigrissement.

Elle a soumis ce travail à consultation auprès de toutes les parties prenantes. A la lumière des éléments reçus, l'Agence rend aujourd'hui son avis et réaffirme que la pratique de régimes à visée amaigrissante n'est pas un acte anodin et nécessite un suivi personnalisé par un thérapeute.


Suite à une phase de consultation, l'Anses publie son avis sur les régimes amaigrissants

Cet automne, l'Anses a publié un rapport d'expertise sur l'évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d'amaigrissement. Considérant l'importance, la complexité et la sensibilité du sujet, l'Agence a souhaité porter ce rapport à la connaissance des membres de la communauté scientifique et médicale, des représentants associatifs et des responsables des organisations professionnelles afin de pouvoir prendre en compte d'éventuelles contributions scientifiques complémentaires dans l'élaboration de son avis.

Une dizaine de contributions ont ainsi été reçues. Elles proviennent en particulier de sociétés savantes et groupes de réflexions (fédération nationale des associations médicales de nutrition, groupe éthique et santé, groupes de réflexion sur l'obésité et le surpoids), d'associations de consommateurs (Famille de France), de promoteurs de régimes et de syndicats professionnels.

A la lumière de ces apports, l'Anses rend aujourd'hui son avis qui établit des recommandations et des conclusions définitives.

En complément, l'Agence publie également les contributions reçues ainsi que les éléments d'éclairage qu'elle apporte aux remarques des parties prenantes.

 

Régimes amaigrissants : des pratiques à risque

L'avis de l'Agence réaffirme les conclusions de son rapport : la pratique de régimes à visée amaigrissante n'est pas un acte anodin, en particulier pour des populations sensibles (adolescentes, femmes, enceintes, personnes âgées, …). Le risque d'apparition de conséquences néfastes plus ou moins graves sur la santé ne doit pas être négligé.

Cette expertise collective a en effet permis de mettre en évidence, sur la base de la littérature scientifique, des risques cliniques, biologiques, comportementaux, ou psychologiques liés à la pratique des régimes amaigrissants, menés sans recommandation ni suivi d'un spécialiste, très largement diffusés auprès du public dans le commerce et sur Internet.

L'analyse des données scientifiques établit également que la pratique des régimes peut provoquer des modifications profondes du métabolisme énergétique du corps. Ces dernières modifications sont souvent à l'origine du cercle vicieux d'une reprise de poids, éventuellement plus sévère, à plus ou moins long terme. Une des conséquences majeure et récurrente des privations et exclusions pratiquées, quelque soit le régime, est ainsi, paradoxalement, la reprise de poids, voire le surpoids : plus on fait de régimes, plus on favorise la reprise pondérale, a fortiori en l'absence d'activité physique, qui constitue un facteur essentiel de stabilisation du poids.

La conclusion centrale de ce rapport est que la recherche de perte de poids par des mesures alimentaires ne peut être justifiée médicalement que par un excès pondéral effectif et que cette démarche doit faire l'objet d'une prise en charge par des spécialistes - médecins nutritionnistes, diététiciens, thérapeutes en psychothérapie - qui seront les plus à même de proposer le régime alimentaire correspondant le mieux aux caractéristiques de la personne. L'Anses rappelle en outre que rien ne peut remplacer, en terme de santé, une alimentation équilibrée, diversifiée, en veillant à ce que les apports énergétiques journaliers ne dépassent pas les besoins. Par ailleurs, pour réduire les risques de prise de poids, l'évolution des habitudes alimentaires doit être associée à une activité physique régulière.

 

Le contexte du rapport

Le surpoids et l'obésité, qui touchent respectivement 32 % et 15 % des personnes de plus de 18 ans en France, constituent un véritable problème de santé publique qui nécessite la prise en charge par un professionnel de santé et peut justifier la mise en œuvre d'un régime alimentaire sous contrôle médical. Mais, dans de nombreux cas, des pratiques alimentaires d'amaigrissement sont adoptées en l'absence de surpoids ou de toute indication médicale, pour des raisons essentiellement esthétiques.

L'Anses a ainsi été saisie par le ministère chargé de la santé pour évaluer les risques qu'engendrent ces pratiques. L'évaluation conduite s'inscrit dans le cadre global de la problématique de « l'image du corps », prévue par le Programme National Nutrition Santé (PNNS 2 : 2006-2010). Ce rapport est le fruit d'un processus d'expertise collective réalisé par un groupe de travail composé de scientifiques et d'experts en nutrition. Ce travail, validé par le comité d'expert spécialisé « nutrition humaine » de l'Anses, s'appuie sur une revue de la littérature scientifique nationale et internationale et des auditions.

Source : anses.fr

 

 

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vendredi, 13 mai 2011

Qu’est-ce que l’anorexie mentale ? La boulimie ? En souffrez-vous ?

L’anorexie ?

Le diagnostic est retenu en cas de :

  1. - refus de maintenir un poids au-dessus d’un niveau minimum normal,
  2. - une peur intense de prendre du poids alors que celui-ci est inférieur à la normale,
  3. - la perturbation de l’estimation de son poids, de sa taille,
  4. - d’aménorrhée (absence d’au moins trois cycles menstruels consécutifs).

On distingue l’anorexie restrictive et l’anorexie avec vomissements.

La boulimie ?

C’est l’absorption, en une période de temps limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient en un laps de temps similaire et dans les mêmes circonstances.

Par peur de grossir, le sujet peut avoir des comportements compensatoires (vomissements, laxatifs, sports excessifs…).

Les autres troubles du comportement alimentaire ?

C’est le plus souvent l’hyperphagie, une prise alimentaire démesurée, dans un temps court, mais sans vomissements : grignoter de manière incontrôlée ou se lever la nuit pour dévaliser le frigo…

Et il existe aussi l’orthorexie…

lundi, 09 mai 2011

Qu'est-ce que la peur ? La ressentez-vous ? (2/2)

a peur nous avertit de la présence possible d’un danger. L’information qu’elle fournit nous permet de prendre les mesures pour nous protéger. À ce titre, elle est très précieuse et même indispensable à la vie. Les animaux disposent eux aussi de cette émotion protectrice.

Nous avons toutes sortes de réactions devant la peur. Certaines fois ces réactions sont tout à fait fonctionnelles mais à d’autres moments, elles nous handicapent.

- La paralysie

Dans certains cas, la paralysie est une réaction protectrice fort efficace. Si j’assiste à un cabriolage où les voleurs sont armés, il est probablement mieux que je me fasse oublier plutôt que de tenter de m’échapper ou de crier de peur. Mais lorsque je rencontre un danger sur la route, il est généralement plus efficace de tenter de l’éviter que d’attendre passivement.

- L’évitement

Il est tentant d’éviter, sans discrimination, tout ce qui nous fait peur. Si on vit ainsi, toutefois, on s’aménage une existence qui s’avérera de plus en plus restreinte. Pour gagner de la liberté dans la vie il est nécessaire, au contraire, d’apprivoiser ses peurs.

Jusqu’à quel point et sur lesquelles de nos peurs nous choisirons d’investir sont des décisions que nous devons prendre en fonction de ce qui nous importe.

Certains mettront beaucoup d’énergie à vaincre leur peur des hauteurs parce que la montagne les attire, mais choisiront de ne jamais relever le défi de donner une allocution ou de se produire devant les médias, parce que le défi leur semble trop grand ou parce que ces activités ne présentent aucun intérêt à leurs yeux. L’important, pour décider de ce que l’on fait avec une peur, est de prendre soin d’évaluer le prix que nous paierons à l’apprivoiser comparativement à celui de l’éviter.

- La négation du danger

À l’opposé de l’évitement on trouve les comportements “contre-phobiques” où la personne fonce, tête baissée, apparemment insensible au danger. Elle aborde le danger en le minimisant ou en ne le considérant pas comme réel.

Une telle attitude amène ces personnes à se lancer dans des aventures qui sont nettement au-delà de leurs forces ou encore à négliger de prendre les précautions nécessaires pour minimiser les dangers.

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jeudi, 05 mai 2011

Connaissez-vous le mécanisme de votre boulimie ?

Le manque de confiance et la peur de l’autre conduisent le futur malade à une crise compulsive. Cette crise l’angoisse de la peur de grossir.
Le premier vomissement apparaît, qui annule les effets de la crise, mais la transforme en un gouffre sans faim ni plaisir.
Le jeûne que le malade s’impose pour ne pas grossir renforce le besoin de faire une nouvelle crise.

Source : www.anorexie-et-boulimie.fr

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mardi, 03 mai 2011

Harcèlement à l'école : "Ça reste gravé dans ma mémoire, je n'aurai jamais de bons souvenirs d'enfance"

Souvent, les enfants victimes de harcèlement n’osent pas en parler à leurs parents…

C’était il y a six ans.

Elève de quatrième d’un collège très calme de la banlieue de Rouen, Sébastien bégayait un peu.

Ce fut assez pour tout déclencher.

Au début de l’année, alertés par des moqueries d’adolescents au téléphone, ses parents en parlent au professeur principal. Chacun croit l’affaire close. Par la suite, aucun incident n’est signalé. « Sébastien ne disait rien« , rapporte sa mère, Monique Teriac. Mais un jour de mars, le collégien prend un appel sur la ligne fixe du domicile. La communication dure trois minutes, puis il remonte dans sa chambre… et se pend.

Ses parents n’ont alors aucune idée de ce qui a pu se passer, jusqu’à la découverte sur le blog de leur fils d’un message laissé après le drame par un élève. Ils comprennent que Sébastien était persécuté. Une plainte est déposée, d’abord classée sans suite, mais l’enquête révèle peu à peu l’ampleur de ce que le jeune garçon avait subi. Finalement, plusieurs de ses tourmenteurs sont reconnus coupables par un tribunal pour enfants. Les violences physiques n’étaient pas les pires.

« On voulait le pousser à bout », dit sa mère, qui rapporte l’exemple de courriels orduriers envoyés à son fils lors d’un cours de technologie. « Des profs, assure-t-elle, étaient au courant, ils n’ont pas bougé. Si nous avions su, nous aurions pu le changer de collège. » Les parents ont attaqué l’Etat devant le tribunal administratif. L’audience a eu lieu le 14 avril, le jugement est en délibéré. « C’est pour que d’autres ne subissent pas la même chose que nous agissons. »

UN « LAXISME AHURISSANT »

Le harcèlement peut donc détruire.

Le plus souvent, il ne fait « que » blesser profondément. Laurent, 25 ans, fleuriste, ne veut pas que soit publié son patronyme. « Ça ferait trop plaisir à certaines personnes », dit-il en pensant à ceux qui, il y a bientôt douze ans, l’ont fait souffrir. Alors en quatrième dans un collège du Val-de-Marne, en zone résidentielle, il venait de prendre conscience de son homosexualité et ressentait une attirance envers un autre élève. Il se confie à une amie proche, connue à l’école primaire.

Celle-ci le trahit aussitôt. Quelques jours plus tard, commencent les agressions verbales et physiques. « On fouillait mes affaires, on écrivait sur mes vêtements, on me frappait », raconte-t-il. En s’excusant d’user de mots crus, il ajoute : « Je me faisais choper les couilles dans un couloir au prétexte de voir si j’en avais, j’étais suivi dans la rue avec des phrases obscènes »… Plus que d’homophobie, il s’agissait surtout, selon lui, d’un « rejet de toute différence ». A la fin de la quatrième, il ne sortait plus en récréation et ses résultats s’étaient effondrés.

Impossible d’en parler avec ses parents ignorant son homosexualité. Pas d’autres interlocuteurs. « Les profs étaient d’un laxisme ahurissant, j’en veux beaucoup au corps enseignant« , dit-il. Finalement, Laurent a redoublé et poursuivi sa scolarité dans le même collège, où sa situation s’est progressivement améliorée. « J’étais avec des élèves plus jeunes. Je me suis fait oublier, je me suis blindé, aussi. C’est après que j’ai eu une dépression. Ça m’a laissé une fragilité. »

« NE SURTOUT PAS EN PARLER »

Aurélie Piaud, 27 ans aujourd’hui, a été harcelée dès les petites classes. L’élément déclencheur est souvent dérisoire : pour elle, c’était l’habillement. « Ma famille n’avait pas beaucoup de moyens, on s’habillait au Secours catholique. » A l’école primaire, elle était la cible d’attaques verbales. A son entrée en sixième, dans un collège public d’Eure-et-Loir, le phénomène passe au stade supérieur : elle prend des coups.

Le stress et l’anxiété lui font déclarer une épilepsie dont elle a une première crise en classe. Ses bourreaux se déchaînent en imitant ses convulsions. Un jour, elle est mise à nu dans un car scolaire : zéro réaction du côté de l’encadrement de son établissement. « Il ne s’était rien passé, il ne fallait surtout pas en parler », dit-elle. La plupart des ex-harcelés ne pardonnent pas aux adultes qui n’ont pas su les protéger. Même s’ils se rappellent aussi, selon un schéma classique de culpabilité, avoir tout fait pour cacher leur malheur.

C’est au lycée, après avoir failli « sauter à la gorge » d’une persécutrice, qu’Aurélie a « cessé de se laisser faire ». Elle témoigne d’une voix claire et énergique, comme une personne définitivement tirée d’affaire et surtout préoccupée d’éviter que « ça continue » pour des élèves d’aujourd’hui. Mais, dit-elle, « ça reste gravé dans ma mémoire, je n’aurai jamais de bons souvenirs d’enfance ».

UNE AIGUILLE DANS LE DOS

Gabriel Gonnet, 57 ans, est l’auteur de Kenny, un film de fiction, réalisé en 2010 avec une classe de seconde du lycée Claude-Bernard, à Paris, qui doit être projeté aux Assises sur le harcèlement organisées par le ministère de l’éducation nationale les 2 et 3 mai. L’histoire d’un lycéen harcelé parce qu’il est roux.

Mais le cinéaste a lui-même été un élève harcelé, verbalement et physiquement, au motif que son apparence était jugée ridiculement hors de la mode. L’affaire a pris des proportions insensées. « Un élève se mettait derrière moi en classe et me plantait une aiguille dans le dos. J’avais très mal mais je ne criais pas car je ne voulais pas que mon cas soit public, je pensais arranger les choses tout seul. » Ses bourreaux lui avaient donné un surnom… qu’il refuse de prononcer. « Non, je ne tiens pas à réveiller tout ça… » A quarante-cinq ans de distance, c’est encore douloureux.

Sources : lemonde.fr, Luc Cédelle

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jeudi, 28 avril 2011

Stress au travail : voici la lettre réquisitoire de Rémy L., l'employé de France Télécom qui s'est suicidé ce mardi

En septembre 2009, Rémy L., l’employé de France Télécom Orange qui s’est immolé mardi par le feu, lançait une «lettre ouverte» à son «employeur» et à l’Etat.

Dans ce document transmis sur Frenchleaks, Rémy L. dénonçait en termes crus sa «mise à la poubelle». Il tirait la sonnette d’alarme sur la situation de certains collègues, et analysait les ratés du groupe.

Mediapart publie ce jeudi la lettre de Rémy L., l’employé de France Télécom-Orange de 57 ans qui s’est immolé mardi devant l’agence de Mérignac, en Gironde. Le document a été adressé à la direction pendant la série de suicides de plusieurs salariés du groupe, en septembre 2009.

« Lâcheté, indigence, manque de responsabilité managériale », conclut-il après avoir décrit un climat social délétère et des conditions de travail pesantes. « Continuons tous, employeur, Etat actionnaire et décideur, syndicats, salariés, à ignorer les vraies causes profondes: dans dix ans on sera encore à traiter de ce même sujet… enfin non… une certaine catégorie du personnel aura disparu par départ en retraite ou par suicide: et le problème sera réglé, enfin! », écrit-il, estimant que « cette situation est endémique du fait que rien n’est fait pour y faire face: le suicide reste comme étant LA SOLUTION! »

Toujours selon Mediapart, cette lettre devrait constituer un nouvel élément de l’enquête du CHSCT de France Télécom qui pourrait être lancée ce jeudi.

La lettre/source ici : http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/immolation-la-lettre-de-desespoir-du-salarie-a-france-telecom-en-2009_254345.html?xtor=EPR-237

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mercredi, 27 avril 2011

Stress au travail : pénibilité, burning-out, suicides progressent encore

Même si les salariés se sont détournés des métiers réputés physiques, la pénibilité n’a que faiblement diminué. La preuve, ce suicide, par imolation hier à Bordeaux, d’un autre employé de France Telecom/Orange.

En cause, les pressions psychologiques et la violence au travail.

Davantage de contraintes dues à un rythme de travail plus intensif. La pénibilité a peu diminué, avec des métiers moins physiques mais soumis à des pressions psychologiques plus importantes.

En 1960, 21 % des actifs français étaient agriculteurs, 38 % travaillaient dans l’industrie, et à peine plus, dans les services. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 5 % à travailler aux champs, et 20 % à l’usine. Trois Français sur quatre travaillent donc dans les services, souvent considérés comme des emplois non pénibles qu’on effectue « tranquillement », pas plus de trente-cinq heures par semaine.

La pénibilité au travail ne régresse pasErreur ! Loin de reculer, la pénibilité au travail n’a cessé de progresser. D’abord, parce que la difficulté physique a peu diminué. Selon une enquête de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), 40 % des emplois pouvaient encore être considérés comme pénibles en 2003, soit à peine moins qu’au début des années 90 (45 %). Ensuite, les contraintes liées à l’intensification des rythmes de travail ont explosé : 53 % des salariés étaient exposés à une contrainte de satisfaction immédiate d’une demande extérieure en 2005, deux fois plus qu’en 1984, et 25 % se plaignaient de se voir imposer des normes de production très courtes (5 % en 1984).

Enfin, les rares chiffres disponibles sur la violence au travail sont éloquents.

En un an, d’après l’Institut de veille sanitaire, 16 % des salariés ont été victimes d’au moins un épisode de violence à leur travail. Selon le ministère du Travail, 34 % se disent stressés par leur job. Des souffrances qui jouent un rôle dans l’apparition de dépressions, de troubles musculo-squelettiques et de maladies cardio-vasculaires. Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), le coût pour la société serait au minimum de 830 millions à 1,6 milliard d’euros par an. Et l’Organisation mondiale de la santé affirme que 50 à 60 % des jours de travail perdus en Europe résulteraient du stress.

L’absence de reconnaissance aggrave le malaise

L’isolement des individus est souvent dévastateur. Et il va croissant, favorisé « par l’affaiblissement des syndicats, par la baisse du nombre de managers de proximité et par des DRH trop polarisés sur les contraintes juridiques », selon Thierry Rochefort, de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail. Et aussi par certaines méthodes de management. A l’image du travail en « mode projet », qui a tendance à diluer les responsabilités hiérarchiques et à les faire reposer sur les épaules des subalternes.

Autre mal : l’absence de reconnaissance. A l’heure où les récompenses traditionnelles, telles les augmentations, deviennent incertaines, les compliments sont indispensables pour apaiser les tensions. De même, un cadre de travail à l’ergonomie optimale est crucial. Un centre d’appels bruyant, une usine crasseuse, montrent la faible considération accordée aux employés.

La crise n’a fait qu’aggraver la tendance : 95 % des salariés considèrent qu’on leur demande de produire toujours davantage, plus vite et à moindre coût ; 89 % estiment que les entreprises recherchent uniquement la performance financière pour satisfaire leurs actionnaires, et que ce sont surtout sur leurs épaules que pèsent les efforts, montre un sondage réalisé par l’Ifop pour le cabinet de conseil Methys.

« Beaucoup d’entreprises cherchent à s’en sortir avec une forme de néo-taylorisme fondé sur le modèle process, reporting, indicateurs de performances. » Or ça ne fonctionne pas bien, constate François Dupuy, sociologue spécialiste des organisations : 75 % des personnes sondées par Ifop-Methys se plaignent de la façon dont la performance est mesurée dans leurs sociétés, et 90 % d’entre eux jugent que la mesure de la performance est génératrice de stress.

« Le travail a besoin de sens et de reconnaissance, conclut Patrick Legeron, le fondateur du cabinet Stimulus. Il faut revenir à ces notions fondamentales, comme au temps où les gens disaient avoir un métier plus qu’un travail. »

Sources : lexpansion.fr, lexpress.fr, Emmanuel Lechypre

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mardi, 26 avril 2011

Suicides à France Télécom : laborieuses négociations sur le stress au travail

A France Télécom, les négociations sur le stress au travail, commencées en septembre après une série de suicides de salariés, se poursuivent tant bien que mal.

Deux accords ont jusqu’ici été soumis aux syndicats, qui doivent y répondre d’ici à vendredi. Ils concernent la mobilité au sein de l’entreprise et l‘équilibre vie privée-vie professionnelle.

Le texte sur la mobilité, qui instaure une politique basée sur le volontariat et rend exceptionnelles les mutations géographiques imposées, a été approuvé par la CFTC et la CFDT. SUD, troisième syndicat, a salué un « texte important » mais n’a pas signé, car le document « ne comporte pas d’engagement sur une politique de stabilité à long terme et sur une politique de recrutement important ».

4 autres négociation en cours

Le texte sur sur l’équilibre vie privée-vie professionnelle, qui harmonise les règles pour les congés pris en raison d’événements familiaux ou personnels, n’a en revanche été paraphé que par la CFTC. La CFDT et SUD l’ont rejeté, estimant qu’il « manque d’ambition ».

Quatre autres négociations sont encore en cours au sein du groupe : elles portent sur l’organisation du travail, les conditions de travail et les institutions représentatives du personnel, auxquelles s’ajoute une négociation sur la déclinaison de l’accord interprofessionnel sur le stress.

Selon la direction de France Télécom, 35 salariés se sont suicidés en deux ans. Depuis le 1er janvier, huit salariés ont mis fin à leurs jours, tous en dehors de leur lieu de travail, selon syndicats et direction.

Source : lemonde.fr

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samedi, 23 avril 2011

3 millions de dépressifs par an ! Etes-vous à l'abri ?

Selon le baromètre santé 2005 qu’a publié l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), la prévalence des épisodes dépressifs caractérisés l’année dernière s’élève à 7,8 %, « ce qui représente 3 millions de personnes chaque année ».

Un chiffre impressionnant auquel il faut ajouter les troubles sub-syndromiques, soit 8 millions de malades supplémentaires. Mais restons-en aux épisodes dépressifs caractérisés, qu’ils soient légers (0,4 %), moyens (4,2 %) ou sévères (3,2 %). Tout d’abord les auteurs notent qu’ils ont tendance à être récurents.

En effet, si 2,9 % en sont à leur premier et unique épisode, on dénombre 3,8 % des personnes interrogées à présenter un trouble dépressif récurrent (et 1,2 % à souffrir de dépression chronique). Globalement, les femmes sont deux fois plus nombreuses à avoir souffert d’un EDC dans l’année qui a précédé l’enquête (10,4 % versus 5,2 %) et elles sont aussi plus nombreuses à avoir présenté un EDC d’intensité sévère. Une différence de genre que l’on découvre toutes tranches d’âge confondues.

Les chercheurs de l’Inpes notent aussi qu’il existe deux pics d’importance : le premier à 20-25 ans (10,9 % tous sexes confondus), le second à 35-44 ans (9,5 %).

Un patient sur trois ne cherche pas d’aide…

Curieusement, « l’importance des épisodes dépressifs diminue plus tardivement chez les femmes que chez les hommes ». Alors qu’elle commence entre 45 et 55 ans chez les hommes, il faut attendre la tranche d’âge 55-64 ans pour observer le même phénomène chez les femmes. L’enquête confirme le poids de la dépression en cas de maladie chronique : « Ce sont les personnes atteintes d’une IST et d’un cancer qui souffrent le plus souvent d’une dépression comorbide à leur trouble (respectivement 19,1 % et 16,1 %) » mais les problèmes articulaires, les rhumatismes, l’asthme et le diabète accroissent aussi le risque dépressif. Enfin, il faut se souvenir que seules deux personnes sur trois cherchent de l’aide en cas d’EDC et que les hommes de 15 à 19 ans, en particulier, sont les plus réticents à le faire.

Outre ces données démographiques, le médecin peut repérer d’autres drapeaux rouges qui doivent le mettre en alerte. Par exemple, être célibataire, séparé(e) ou veuf(ve) augmente le risque de dépression par rapport au fait de vivre en couple, alors que le fait d’avoir des enfants (ou pas) ne change rien. De même, « le type de catégorie socio-professionnelle, le diplôme, le revenu du foyer et la taille de l’agglomération n’ont pas d’effets significatifs sur le fait de connaître un EDC ».

Moins surprenant, chômage et dépression augmentent le risque. Le retentissement de la dépression sur l’activité professionnelle est majeur : « Plus d’un tiers des personnes ont dû arrêter leur travail en raison de problèmes psychologiques. Lorsque l’intensité de l’épisode est sévère, elles sont près de 50 % à interrompre leur activité ». Le taux d’interruption est de l’ordre de 40 % dans deux cas : lorsque l’on rencontre pour la première fois un EDC et lorsque les troubles durent depuis plus de deux ans. Quant à la durée moyenne de l’arrêt de travail, elle est de 81 jours mais varie considérablement en fonction de la sévérité de l’atteinte : 10 jours dans l’EDC léger, 49 jours dans l’EDC moyen et 108 jours dans l’EDC sévère.

« Pour deux tiers des personnes, la durée d’arrêt de travail n’excède pas un mois, tandis que la durée est supérieure à trois mois pour près d’une personne sur cinq environ », note l’Inpes.

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jeudi, 21 avril 2011

La jalousie, ennemie de votre mariage ?

La jalousie fait plus de dégâts dans un couple marié que dans toute autre relation, selon une récente étude américaine...
Alors, la jalousie, ennemie de l’harmonie au sein du couple ?
C’est ce que suggère une étude de l’université de l’Iowa (États-Unis). Elle serait en effet capable de ruiner le romantisme et l’intimité sexuelle des couples mariés.
L’étude a été menée sur 681 couples hétérosexuels, mariés ou non, vivant ensemble ou séparément. Les chercheurs ont demandé aux participants s’ils étaient jaloux et s’ils étaient heureux ou non, physiquement et émotionnellement, avec leur partenaire.
L’étude montre que si la jalousie n’intervient pas, 3 couples mariés sur 4 sont grandement satisfaits de leur union. Mais dès que la jalousie s’immisce dans la relation, le niveau de satisfaction chute sous la barre des 50 %. Les chercheurs ont aussi observé que la jalousie sème moins la zizanie au sein des couples non mariés.
« Être marié fait  "monter les enchères" parce que le mariage nécessite plus de complicité et d’implication dans la relation » explique Anthony Paix, professeur assistant du département sociologie de l’université de l’Iowa et co-auteur de l’étude.
Chez les personnes unies par le mariage, « il existe "un contrat psychologique" bien défini, qui inclut des attentes et des obligations considérables, indique Anthony Paix. Des manquements à ces contrats suscitent des réactions dont l’ampleur dépend du niveau de confiance, d’attachement et d’engagement. »

Source : www.lanutrition.fr, Kristell Roser, Mariana Gatzeva, Anthony Paik. Emotional and Physical Satisfaction in Noncohabiting, Cohabiting, and Marital Relationships: The Importance of Jealous Conflict. Journal of Sex Research, 1559-8519, First published on 25 November 2009

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mardi, 19 avril 2011

Vivre avec le cancer : « Cancer : le malade est une personne », d’Antoine Spire et Mano Siri

Ne plus être considéré comme des cellules cancéreuses mais comme des personnes, c’est la demande de patients atteints de cancer.

Et si les derniers chiffres de la mortalité indiquent une baisse de 22 % chez l’homme et de 14 % chez la femme en vingt ans, selon un rapport de l’Institut national du cancer (INCa), le cancer reste la première cause de mortalité chez l’homme et la deuxième chez la femme.

« Si la science a beaucoup progressé ces dernières années, avec des traitements de plus en plus personnalisés, les médecins perdent de vue leurs patients », dit Antoine Spire, journaliste, longtemps producteur à France Culture. Pendant trois ans, avec la philosophe Mano Siri, il a observé des cancéreux. Le professeur David Khayat, alors président de l’INCa, lui avait donné carte blanche, en 2005, en créant le département recherche en sciences humaines de l’INCa. « Le changement de présidence de l’INCa (Dominique Maraninchi en a pris la présidence en 2006) a compromis cet effort et réduit à presque rien ce département de sciences humaines », regrette-t-il.

Au cours de ces centaines de consultations auxquelles il a assisté, Antoine Spire constate « la mort de la clinique, du soin que l’on donne au malade ». Bien souvent, le médecin est penché sur les résultats en biologie, en imagerie, mais ne prend pas en compte l’histoire de la personne, son travail, son rapport au conjoint, aux enfants« J’ai constaté une grande lacune », déplore-t-il. Beaucoup de patients ne se sentent pas écoutés, et nombreux sont ceux qui se tournent vers les médecines parallèles (acupuncture, homéopathie…).

Autre écueil, la France compte 0,7 oncologue pour 100 000 habitants, pointe Antoine Spire. « L’oncologie médicale est sinistrée et délaissée », lançait, en 2009, le professeur Daniel Serin, cancérologue. Les suppressions de postes prévues par le gouvernement risquent de ne pas améliorer la situation.

Le moment de l’annonce d’un cancer est capital. Un tremblement de terre, une sidération, un traumatisme, un choc… pour le malade, et pour le médecin qui l’assène. Le malade a l’impression que sa vie bascule. Un dispositif d’annonce a certes été mis en place par les institutions, mais il y a encore beaucoup à faire, d’autant plus que la qualité de l’annonce joue sur le parcours thérapeutique.

« Il n’y a pas que les malades qui manifestent leur insatisfaction », insiste Antoine Spire, mais aussi le praticien, « ce funeste messager », en demande de formation. Pourtant, l’annonce n’est abordée ni au cours des études de médecine, ni dans la formation continue. « Je plaide pour une nouvelle impulsion du travail en sciences humaines articulé avec la médecine la plus performante. Les malades du cancer en ont urgemment besoin. Ils y ont droit », ajoute Antoine Spire. C’est pour lui « une révolution dans la réflexion et la pratique des équipes de cancérologie invitées à retourner à la clinique, à l’art médical individualisé, sans rien perdre de ses avancées technologiques ».

C’est un appel qui est lancé pour une médecine à dimension humaine, dont le cancérologue serait le vecteur idéal. Les deux auteurs prônent avant tout une meilleure relation médecin-patient, pour le bénéfice des deux parties.

Sources : lemonde.fr, « Cancer : le malade est une personne » d’Antoine Spire et Mano Siri, édition Odile Jacob

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lundi, 11 avril 2011

La Boulimie, ça vous dire quelque chose ?

La boulimie consiste en une ingestion rapide et incontrôlable d’une quantité excessive d’aliments caloriques.

Il s’agit d’une compulsion.

Malgré le sentiment de honte et de dégout ressenti par la malade, rien ne peut arrêter la crise boulimique une fois commencée.

Cette personne sait la place énorme que tient l’obsession de la nourriture dans sa vie. Elle a cette pulsion qui la submerge en permanence, du matin au soir, gâchant sa vie. Même lorsqu’elle se retient d’avoir des crises, elle finit par arriver : la volonté n’a aucun pouvoir, sinon de retarder la crise.

La boulimique se lève le matin avec l’idée qu’elle ne va pas craquer, que ça va enfin être une bonne journée, qu’elle va pouvoir penser à autre chose. Mais plus elle se retient et plus l’obsession de la nourriture augmente. Au fur et à mesure que la journée avance, elle sente une pression de plus en plus violente.

Et puis c’est plus fort qu’elle, elle finit par craquer, même si certaines réussissent néanmoins à contrôler leur alimentation pendant de longues périodes.

vomissement, boulimie, anorexie, honte, wc, compulsion, nourritureDe plus, elle se dévalorise beaucoup et a une image d’elle-même très négative. La boulimie est une souffrance réelle, et une souffrance cachée. La vie de l’adolescente et de l’adulte est minée par le mensonge, la peur, la haine de soi. Elle se sent prisonnière de pensées intérieures négatives qui la dévalorisent sans cesse et qui sont d’une exigence terrible.

Le regard des autres, leurs opinions sont essentielles pour ces femme qui sont tout le temps à la recherche d’amour et de reconnaissance.

C’est pourquoi j’affirme que la boulimie n’est pas un problème de nutrition mais de personnalité.

Sachez aussi qu’une boulimique maintient un poids normal ou un peu au-dessus, ce qui lui permet de cacher son problème pendant des années.

Alors comment est-ce que je repère cette pathologie ? Cinq points à retenir :

1) Apparition fréquente de crises de boulimie. Une crise répond à ces deux caractéristiques : – absorption, en une période limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens mangeraient en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances, – sentiment d’une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise : ne pas pouvoir s’arrêter de manger, ne pas pouvoir contrôler ce que l’on mange ou la quantité de ce que l’on mange.

2) Comportements compensatoires inappropriés et réguliers visant à prévenir la prise de poids : vomissements provoqués, emploi abusif de laxatifs, diurétiques, lavements ou autres médicaments, jeûne, exercice physique excessif.
3) Les crises de boulimie et les comportements ci-dessus surviennent tous deux, en moyenne, au moins deux fois par semaine pendant trois mois.
4) L’estime de soi est influencée de manière excessive par le poids et la forme corporelle.
5) Le trouble ne survient pas exclusivement pendant des périodes d’anorexie mentale.

La boulimie peut engendrer un arrêt des règles avec les mêmes types de conséquences physiques que pour l’anorexie : patrimoine osseux compromis, troubles cardiaques etc… (voir mon précédent article sur l’anorexie).

Suite aux vomissements acides répétés, l’émail des dents s’altère, les rendant alors très fragiles et cassantes. Ils peuvent aussi causer des déséquilibres sur le plan des taux corporels d’acidité, de sodium et de potassium, des ulcères de l’œsophage et de l’estomac ainsi que des risques d’hémorragies œsophagiennes.

Enfin, la plupart des boulimiques présentent des symptômes de dépression.

 

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samedi, 09 avril 2011

Tintin chez le psy ? Si si, c'est possible...

 

 

 

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vendredi, 08 avril 2011

Dépression/mal-être : le rôle de la vitamine D

  • Les personnes qui manquent de vitamine D pourraient être plus touchées par la dépression que les autres.
  • Mais les études sont encore trop peu nombreuses pour que l’on puisse conclure formellement.

Ce que disent les études

Un petit nombre d’études épidémiologiques ont exploré la relation entre la vitamine D et la dépression.

Dans une étude sur 25 patients hospitalisés pour dépression majeure, les patients avaient un taux moyen de vitamine D active (1,25(OH)2D) plus bas que les personnes en bonne santé, même si le taux de vitamine D de réserve (25(OH)D) n’était pas différent. On considère que la mesure de la vitamine D active renseigne mal sur le statut en vitamine D. 1

Dans une autre étude, le taux de 25(OH)D était significativement plus bas chez 89 femmes préménopausées atteintes de dépression, en comparaison avec 44 personnes en bonne santé. 2

Une autre étude récente chez 26 personnes souffrant de dépression majeure et 169 souffrant d’une forme mineure a trouvé que le score dépressif était associé au taux de 25(OH)D. 3

D’autres études épidémiologiques n’ont pas trouvé de relation entre vitamine D et dépression. Il est donc difficile de dire s’il existe vraiment un lien de causalité.

Une étude clinique récente vient pourtant soutenir l’idée d’un lien de causalité entre le statut en vitamine D et la dépression. Dans cette étude sur 441 participants des deux sexes âgés de 21 à 70 ans et en surpoids, les chercheurs ont comparé 3 traitements administrés pendant un an :

  • 2 capsule de 20000 UI de vitamine D3 par semaine soit 40000 UI
  • 20000 UI de vitamine D3 plus un placebo par semaine
  • 2 capsules de placebo par semaine

Les taux de vitamine D ont été mesurés tous les 3 mois. Les scores de dépression ont été calculés au début et à la fin de l’étude.

L’évolution des taux de 25(OH)D au cours de l’étude n’est pas associée au score dépressif. Cependant, lorsqu’on divise les participants en deux groupes, ceux dont le niveau de vitamine D est suffisant et ceux dont il est insuffisant (<40 ou ≥ 40 nmol/L), les personnes qui manquent de vitamine D, on voit que le niveau de dépression est plus élevé chez les patients manquant de vitamine D. Par ailleurs, après un an de supplémentation, l’humeur est modérément améliorée chez les 334 patients qui ont participé à l’étude jusqu’au bout, alors qu’elle ne change pas chez celles et ceux qui ont reçu un placebo.

Cette étude ouvre des perspectives intéressantes, mais il faut relever que les doses administrées étaient assez élevées (5714 UI par jour dans le premier groupe, 2857 dans le second groupe) ; malgré de telles doses, l’amélioration est restée modeste. 4

Comment ça marche

De nombreux chercheurs considèrent la vitamine D comme un neurostéroïde (au même titre que la DHEA), donc capable d’exercer des fonctions importantes dans le cerveau. Il existe des récepteurs à la vitamine D dans le système nerveux central, notamment pour le cerveau dans le cortex préfrontal, l’hippocampe, le thalamus, l’hypothalamus, la substance noire. Dans ces régions, il existe aussi des enzymes capables de transformer la vitamine D de réserve, la 25(OH)D, en vitamine D active ou 1,25(OH)2D.

On ne sait pourtant pas très clairement comment la vitamine D pourrait influencer les neurotransmetteurs impliqués dans la dépression. Il semble que la vitamine D active augmente l’expression de gènes qui permettent la synthèse de noradrénaline. La vitamine D active pourrait aussi protéger les neurones qui synthétisent la dopamine et la sérotonine. Par exemple, un déficit en vitamine D pourrait favoriser le développement de la maladie de Parkinson, qui se caractérise par la destruction des neurones dopaminergiques de la substance noire du cerveau.

Les preuves liant la vitamine D et le stress sont aussi limitées. Il semblerait par exemple qu’un « dialogue » existe entre les récepteurs à la vitamine D dans l’hippocampe, et les récepteurs aux glucocorticoïdes, les hormones du stress.

Veiller au statut en vitamine D

Même si les relations entre vitamine D et dépression restent délicates à interpréter, il est préférable de veiller au statut en vitamine D tout au long de l’année pour éviter les déficits.

Aux beaux jours, l’exposition au soleil, même minimale apporte les doses de vitamine D nécessaires.

Michael Holick a calculé que si l’on expose la moitié de sa surface corporelle pendant 12 minutes vers midi en été, on reçoit l’équivalent d’une dose orale de 3000 UI.

A la saison froide, l’exposition au soleil ne permet plus de synthétiser suffisamment de vitamine D en raison d’une variation de la longueur d’ondes du rayonnement ultraviolet B.

L’alimentation seule est elle aussi insuffisante et il faut faire appel à des compléments alimenatires.

Pour aller plus loin

Livres : La diététique anti-dépression (L. Agullo), Soleil, mensonges et propagande (Dr Houssin), Antidépresseurs, mensonges et propagande (G. Hugnet).

Compléments alimentaires : Vitamine D3 (Vit’all+) ou vitaminshoppe.com

Références

1. Schneider B, Weber B, Frensch A, Stein J, Fritze J. Vitamin D in schizophrenia, major depression and alcoholism. J Neural Transm. 2000;107:839–842. [back]
2. Eskandari F, Martinez PE, Torvik S, et al. Low bone mass in premenopausal women with depression. Arch Intern Med. 2007;167:2329–2336 [back]
3. Hoogendijk WJG, Lips P, Dik MG, Deeg DJ, Beekman ATF, Penninx BWJH. Depression is associated with decreased 25-hydroxyvitmain D and increased parathyroid hormone levels in older adults. Arch Gen Psychiatry. 2008;65:508–512. [back]
4. Beck AT, Ward CH, Mendelson M, Mock J, Erbaugh J. An inventory for measuring depression.Arch Gen Psychiatry. 1961;4:225–236.

Source : lanutrition.fr

 

 

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jeudi, 31 mars 2011

Radioactivité de l’air avec FUKUSHIMA: les dissimulations de la France (encore !) et du département américain de l’énergie

COLERE ET INDIGNATION !

Alors que les masses d’air contaminé ont été détectées en Islande, en Suède, en Finlande et en Allemagne, la CRIIRAD dénonce les dissimulations du Département de L’Energie des Etats-Unis (2).

Elle réitère son appel à se mobiliser afin que tous les résultats d’analyse du réseau du CTBTO soient rendus publics.

Les Etats qui s’y opposent doivent être identifiés :
c’est par exemple le cas de la France.

Chaque citoyen doit connaitre l’identité de ceux qui le privent d’informations fiables sur le niveau de radioactivité de l’air qu’il respire.

La CRIIRAD a lancé, mercredi 23 mars, un appel international pour que soient rendus publics tous les résultats d’analyse de la radioactivité de l’air.

L’appel concernait tout particulièrement les données du réseau international mis en place dans la cadre du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires (TICE ou CTBT) (3). Ayant en effet mission de détecter toute élévation de la radioactivité de l’air susceptible d’indiquer qu’un essai nucléaire a été effectué en violation du traité, les laboratoires du réseau sont équipés d’instruments de détection très performants et répartis sur l’ensemble de la planète. Chaque Etat a accès aux résultats de l’ensemble du réseau ; les résultats d’analyse lui sont envoyés quotidiennement.

Pour visualiser l’animation montrant la détection de la contamination par les différentes stations de mesure au fur et à mesure de la progression des masses d’air contaminé, cliquer sur : http://www.bfs.de/de/ion/animation.gif

La CRIIRAD réitère avec force cet appel et précise qu’elle ne demande pas la publication de quelques chiffres, dûment sélectionnés par les gouvernements et leurs experts, elle veut TOUS LES CHIFFRES !

AUX ETATS-UNIS, le Département de l’Energie a rendu publics des résultats qui ne rendent pas compte de la réalité de la contamination.

Ce jour, 25 mars 2011 (14h30 heure française), les informations qu’il diffuse sont toujours limitées aux résultats enregistrés à Sacramento, en Californie, dans la nuit du 16 au 17 mars 2011, soit 0,165 mBq/m3 pour l’iode 131.

Or, grâce au graphique mis en ligne sur le site du BfS (4), la CRIIRAD a pu avoir accès à l’évolution de l’activité de l’air en iode depuis le 17 mars. La courbe relative à la station de mesure de Sacramento est en orange.
Accéder au graphique (données actualisées au 23 mars 2011)

On constate que, dès le lendemain, la contamination en iode 131 dépassait 4 mBq/m3, puis 10 mBq/m3 dans la nuit du 18 au 19 mars, une valeur 60 fois supérieure à celle de l’avant-veille.

Depuis lors, et jusqu’au 23 mars, l’activité de l’iode 131 dans l’air de Sacramento est restée supérieure à 1 mBq/m3. Le Département de l’Energie reçoit en continu les résultats d’analyse. Il est donc parfaitement informé et à même de mettre ces données à la disposition du public.

La CRIIRAD demande la

publication de l’intégralité des données de tous les laboratoires du réseau du CTBTO :
résultats jour par jour, pour tous les radionucléides mesurés,
pour toutes les stations de mesure, aux Etats-Unis comme dans les autres pays,
et ce depuis le 10 mars 2011 afin de disposer de valeurs de référence.

L’iode 131 n’est que l’un des nombreux radionucléides présents dans l’air.

La CRIIRAD souhaiterait par exemple connaître l’évolution de l’activité du xénon 133 enregistrée à 100 mBq/m3 par le Laboratoire National du Pacifique Nord-Ouest, dans l’Etat de Washington, entre le 16 et le 17 mars. Il s’agit d’un gaz rare radioactif, qui est généré par les fissions qui se produisent au sein des réacteurs et qui est nécessairement présent dans les rejets radioactifs de FUKUSHIMA DAIICHI.

Dans les Etats nucléarisés, les populations n’ont généralement pas été consultées sur le développement de programmes nucléaires. Quant aux habitants des Etats non nucléarisés, ils sont exposés aux risques et aux pollutions d’une technologie qu’ils n’ont pas choisie.

Dans un tel contexte, la moindre des choses est quand même de garantir une totale transparence sur les niveaux de radioactivité dans l’air que chacun respire.

L’OBLIGATION DE SUBIR
– en tout cas aujourd’hui –
NOUS DONNE LE DROIT DE SAVOIR (5)

La CRIIRAD rappelle le contenu de son communiqué du 23 mars 2011 : le fonctionnement du réseau international de laboratoires mis en place dans le cadre du traité d’interdiction complète des essais nucléaires est financé par les Etats, et donc par les citoyens de ces Etats, ceux-là même qui sont privés des informations ainsi acquises.

Si l’information est confisquée alors que les niveaux de risque radiologique sur les pays occidentaux sont, à ce jour, relativement faibles, que se passera-t-il lorsque les enjeux économiques et sanitaires seront majeurs ?

Il faut donc obtenir une transparence totale et permanente sur les résultats d’analyse du réseau international de contrôle de l’air.

TOUS LES CHIFFRES DOIVENT ETRE ACCESSIBLES :
  • CEUX D’AUJOURD’HUI afin de suivre, jour après jour, l’impact des rejets radioactifs de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI qui, deux semaines après le début de la crise, ne sont toujours pas maîtrisés.
  • CEUX D’HIER pour faire le bilan de toutes les pollutions passées, et éventuellement cachées aux populations ;
  • CEUX DE DEMAIN pour ne plus se retrouver, comme ce fut le cas pendant près d’une semaine sans aucun résultat sur l’activité de l’air alors qu’il s’agit d‘un paramètre clé pour l’évaluation du risque sanitaire.
La CRIIRAD invite chaque citoyen – en France ou à l’étranger – à intervenir auprès des autorités de son pays afin que mandat soit donné à l’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaire (OTICE/CTBTO) pour rendre publiques toutes les données relatives à la contamination de l’air.

Il importe que soient connus de tous le nom des Etats qui refusent de donner ce mandat et qui interdisent donc la publication des chiffres.

C’est aujourd’hui le cas de la France.

Saluons en revanche la position des organismes officiels en charge de cette question en Autriche et en Allemagne qui ont passé outre les interdits, considérant que le maintien du secret sur ces données n’est pas compatible avec la réglementation de leur pays.

Sans les informations – partielles mais précieuses – qu’ils ont publiées ce communiqué n’aurait jamais été rédigé.
Accéder aux données actualisées : http://www.bfs.de/de/ion/aktivitaet... Document en pdf.

Corinne CASTANIER

ANNEXES
(1) Volet n°1 : Les chiffres relatifs à la contamination de l’air existent mais ils sont confisqués par les Etats ! ( sur AgoraVox )
(2) Extrait de wikipédia : Le département de l’Énergie des États-Unis (United States Department of Energy, DoE), est un département de l’administration fédérale américaine, responsable de la politique énergétique et de la sûreté nucléaire. Ses domaines de compétences incluent le programme national d’armement nucléaire, la fabrication de réacteurs nucléaires pour la Marine des États-Unis, la gestion des économies d’énergie, la recherche liée à l’énergie, la gestion des déchets radioactifs et la production domestique d’énergie. Le ministère soutient également la recherche scientifique dans d’autres domaines, et plus que n’importe quelle autre agence fédérale américaine, notamment au travers du réseau des laboratoires nationaux. Voir : http://www.energy.gov/news/10194.htm
(3) CTBT pour Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty. Voir : www.ctbto.org
(4) Bundesamt für Strahlenschutz (Office Fédéral de Protection contre les Rayonnements). Les données publiées par le BfS proviennent du BGR (Institut Fédéral des Géosciences et des Ressources Naturelles), organisme recevant pour l’Allemagne les données du CTBTO.
(5) « L’obligation de subir nous donne le droit de savoir » Jean ROSTAND.

Source : CRIIRAD, agoravox.fr, Bundesamt für Strahlenschutz (Allemagne), Office Fédéral de Protection contre les Rayonnements)

jeudi, 24 mars 2011

Où se situe votre limite ? (entre votre travail et votre vie privée)

Il y aura toujours des accros du travail qui ne voudront rien changer. Mais quiconque est en quête d’un équilibre entre la vie privée et le travail, a intérêt à tenir compte des quelques remarques suivantes.

Réfléchissez honnêtement au temps que vous consacrez à votre travail et à la raison pour laquelle vous le faites. Est-il vraiment nécessaire de prester beaucoup d’heures supplémentaires pour achever votre travail ou bien restez-vous régulièrement plus longtemps au bureau pour d’autres raisons ? Pour impressionner votre patron ou vos collègues ? Ou parce que vous ne gérez pas bien votre temps ?
Gérez votre énergie, pas votre temps. Surveillez votre niveau d’énergie. Veillez à vous sentir plus énergique et cherchez à savoir comment vous pouvez conserver et stimuler cette énergie.
Eliminez les facteurs qui dévorent votre temps. Il peut s’agir de gens qui vous importunent, de réunions ou de tâches inutiles ou encore de vos propres mauvaises habitudes. Considérez-les d’un oeil critique et réfléchissez à la manière de vous en débarrasser.
Cherchez un mentor. Au lieu d’ennuyer votre partenaire avec vos problèmes de boulot, essayez de trouver un ou une collègue avec qui vous prendrez rendez-vous régulièrement. Vous pouvez, par exemple, prévoir une petite demi-heure par semaine ou par mois pour soulager votre coeur auprès de quelqu’un et demander conseil. Et vice versa.
Recherchez une manière de recharger vos batteries. Protégez votre temps libre autant que possible. Prenez vos distances pour garantir votre santé et celle de votre famille. Que pouvez-vous faire pour vous requinquer chaque semaine ? Du fitness, des promenades, une visite à une galerie d’art ou un restaurant ?
Qu’attendez-vous de la vie ?

Quel que soit l’amour que vous nourrissiez pour le travail, votre identité ne coïncide pas avec votre fonction.

Réfléchissez à ce que vous voulez atteindre dans la vie et à ce que le succès personnel représente pour vous. Cela vous aidera dans les moments difficiles que vous connaîtrez au boulot.

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie  -> cliquez ici

 
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