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mercredi, 14 septembre 2011

Addictions (boulimie, sexe etc) : arrêtez de vous enfoncer !

Voici quelques pistes de réflexion utiles :

  • Mise en évidence de vos croyances en rapport avec l’addiction à la nourriture, au sexe, au jeu, voire affective,
    Mise en évidence de vos croyances favorisant la réussite thérapeutique,
    Mise en évidence de vos stratégies d’anorexie-boulimie, de dépendance,
  • Définition d’un objectif : déterminer comment transformer une demande ambivalente en objectif positif, selon des critères précis,
    La dissociation séquentielle : prendre en compte la nature très particulière de la personnalité « dissociée » d’une personne dépendante et utiliser les moyens adéquats pour lui permettre de trouver d’autres moyens que la nourriture ou ses substituts pour résoudre ses difficultés personnelles,
  • Compulsion (craving) : résoudre cette fameuse compulsion ou supprimer chez vous le besoin irrésistible de manger ou satisfaire votre compulsion sexuelle,
    Prendre en compte et résoudre la culpabilité et la honte,
    Identifier les émotions que vous ne savez pas gérer,
  • Gérer ses besoins : découvrir les besoins réels derrière le besoin de boire, de fumer, de sexe, de manger ou le refus de s’alimenter,
    Mettre en évidence les problématiques spécifiques,
    Créer un futur : vous apprendre à vous créer des projets d’avenir et à donner un sens à votre vie,
  • Mise en place de repères aidants,
    La codépendance : sortir d’un schéma de codépendance,
    Etc… etc…

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vendredi, 12 juin 2009

Edito du Journal Le Monde : Libertés.fr !

Il est rare que le Conseil constitutionnel censure les dispositions centrales d’une loi, au point de la vider de sa substance. Il ne le fait que lorsque les libertés fondamentales, dont il est le garant ultime, sont en jeu. C’est le sens de sa décision du 9 juin à l’encontre du projet de loi “Création et Internet”.

 

Objet de controverses infinies et de débats parlementaires laborieux, ce texte visait à endiguer le développement massif des échanges illégaux, sur Internet, de films et de titres musicaux, afin de protéger le droit des auteurs. Une surveillance étroite de la Toile était donc prévue pour repérer les “pirates”, ainsi qu’un système de “riposte graduée” : après deux avertissements, le téléchargeur pourrait se voir couper son abonnement à Internet, sanction prononcée par une nouvelle autorité administrative, la Haute Autorité de protection des droits sur Internet (Hadopi).

C’est ce dispositif de sanction par l’Hadopi que les juges constitutionnels ont censuré, au terme d’un réquisitoire sans appel. Invoquant, d’une part, l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789, qui fait de “la libre communication des pensées et des opinions un des droits les plus précieux” et soulignant, d’autre part, “l’importance prise par les services en ligne pour la participation à la vie démocratique et l’expression des idées et des opinions”, ils ont en effet jugé que ce droit “implique la liberté d’accès” à Internet.

A leurs yeux, porter atteinte à cette liberté est une prérogative trop grave pour être confiée à une autorité administrative, et non à la justice.

C’est donc la philosophie même de la loi – dépénaliser la chasse aux “pirates” pour la faciliter et la généraliser – qui est récusée. En outre, le Conseil a jugé qu’en obligeant l’internaute à prouver qu’il n’est pas responsable d’un éventuel téléchargement illégal, la loi renverse la charge de la preuve et introduit une “présomption de culpabilité”, contraire au principe fondamental de la présomption d’innocence.

Sans même se préoccuper des risques techniques de contournement de la loi, qui rendaient déjà improbable son application effective, le Conseil a tranché sur la base de principes fondamentaux. Et incontestables.

Pour Internet, c’est la reconnaissance de son rôle désormais essentiel dans l’espace démocratique.

Pour le président de la République, qui en avait fait une cause personnelle, c’est un camouflet cinglant.

Pour les créateurs et les auteurs, c’est une Berezina.

Pour tous, le casse-tête reste entier : comment rémunérer et protéger les artistes à l’âge d’Internet.


Article paru dans l’édition du Monde du 12.06.09
 
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