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mercredi, 06 juillet 2011

Attention, danger démocratique : Hadopi menace votre Liberté depuis cette nuit !

Hadopi : des dommages et intérêts dommageables pour les Internautes

Entre les mots et les faits, il y a parfois un écart gigantesque.

La Hadopi n’a pas cessé de claironner que son dispositif de « riposte graduée » était avant tout pédagogique. A grand renfort de pubs niaises, l’internaute était tour à tour informé puis culpabilisé.

Aujourd’hui, tenez-vous bien, on vient d’apprendre qu’en plus de vous couper Internet, vous allez devoir payer aux ayant-droits des dommages et intérêts… sans que vous puissiez vous défendre devant un juge !

Vous ne rêvez pas. L‘assemblée nationale a adopté la nuit dernière une loi permettant aux ayant-droits de réclamer des dommages et intérêts dans le cadre d’une ordonnance pénale.

Comme moi non plus, je ne savais pas ce qu’était une ordonnance pénale, j’ai attentivement lu l’article du Monde sur le sujet et voici ce qu’ils en disent :

« [L'ordonnance pénale] est couramment utilisée pour sanctionner les délits routiers. Rendue par un juge, l’ordonnance pénale n’a pas à être motivée, et est rendue sans que l’accusé soit entendu. Jusqu’à présent, les ordonnances pénales ne permettaient pas aux parties civiles de demander des dommages et intérêts, pour lesquels une procédure contradictoire était obligatoire. »

Oui, c’est la pédagogie selon l’Hadopi.

Les ayant-droits ont maintenant tous les droits.

En plus d’utiliser les fonds publics pour faire valoir leurs droits, en plus de vouloir poser des mouchards dans les ordinateurs des honnêtes internautes, en plus de pouvoir couper vos connexions Internet, ils vont aussi pouvoir exiger des dommages et intérêts.

Et la question qui tue : Comment un juge va-t-il évaluer le préjudice subi par les ayants-droits ?

Je rappelle que, pour l’ONU, la riposte graduée viole les droits de l’homme.

Et que le graphiste de l’Hadopi s’était mélangé les pinceaux en utilisant une police sans en avoir les droits.

Dans ce monde, il y a ceux qui font les lois et ceux qui les subissent… [Le Monde]

Nota Bene :

Il est fortement recommandé de faire opposition aux ordonnances pénales , qui sont des jugements arbitraires puisque la défense n’y est pas représentée.
Cette opposition vous renvoie devant un tribunal de police normal (pour une contravention) et a pour conséquence d’annuler l’ordonnance pénale et tout ses effets vis – à vis du prévenu. Comme si elle n’avait jamais existé !
Autre point : une ordonnance pénale n’est applicable que si elle a été signifiée au prévenu (information du prévenu par un courrier recommandé ou par huissier, un simple courrier ou un mail n’a aucune valeur juridique)

 

Sources:
Gizmodo.fr en partenariat avec 20minutes.fr
Photo : © Pakhay Oleksandr – Fotolia.com

samedi, 18 juin 2011

Connaissez-vous le quotidien d’un service de cancérologie ?

Dans le quotidien d’un service de cancérologie…

Une des photos de l'exposition./Photo Stéphane Régnier pour AstraZeneca
Une des photos de l’exposition.

Réunions d’équipe, regards croisés au bloc opératoire ou encore soins esthétiques.

Tous ces moments capturés dans le quotidien du service d’oncologie cervico-thoracique de l’hôpital Larrey, le photographe Stéphane Régnier en a fait un livre.

« Quotidiens partagés », un projet du laboratoire AstraZeneca Oncologie, offre des instantanés de la vie quotidienne dans différents services oncologiques en France.

À Toulouse, où il a passé trois jours, ses images sont exposées dans le hall d’accueil de l’hôpital Larrey.

« Ce sont des scènes rarement prises en photo. Elles nous correspondent, elles valorisent toute l’équipe, parce qu’on parle moins souvent des kinés, des aides-soignantes ou des psychologues » souligne le professeur Julien Mazières, à la tête de ce jeune service ouvert en 2008 dans le cadre du plan cancer. Il accueille 400 nouveaux patients chaque année dont 90 % atteints du cancer du poumon.

« Quand on parle d’oncologie, on pense souvent à la chimiothérapie, aux traitements. Ces photos montrent aussi le contact humain, la prise en charge. Nous sommes là pour faire bénéficier les patients des dernières techniques mais aussi pour leur tenir la main », ajoute le professeur.

Exposition « Quotidiens partagés » du 14 au 24 juin, hall d’accueil de l’hôpital Larrey

Source : ladepeche.fr, photo Stéphane Régnier pour AstraZeneca

 

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samedi, 11 juin 2011

La nouvelle patronne de l’INCA veut un accès à « une médecine de pointe pour tous »

Agnès Buzyn, qui vient d’être nommée à la tête de l’Institut national du cancer (INCa), veut favoriser l’accès rapide aux soins de qualité pour les patients atteints de cancer, qui « ne doivent pas être inquiets de savoir dans quel centre de soins ils tombent ».

« Ils doivent avoir la certitude que le centre où ils vont être soignés leur garantit d’emblée une médecine de pointe, souligne le professeur d’hématologie dans une interview à l’AFP.Ma ligne de mire c’est qu’un patient, où qu’il soit traité, ne se dise pas : j’ai moins de chance que quelqu’un traité dans un centre reconnu ».

Le Pr Buzyn parle à ce sujet de la nécessité que les professionnels harmonisent leurs pratiques et les protocoles qu’ils suivent, afin qu’ils « ne soient pas différents d’un centre à l’autre, c’est le minimum qu’on doit à nos concitoyens ».

Elle insiste aussi sur la nécessité d’offrir « un accès rapide à l’innovation, aux nouvelles molécules, pour que les patients gardent espoir » et insiste à cet égard sur le rôle que peuvent jouer les nouveaux centres labellisés de phase précoce.

Elle souhaite aussi développer l’accompagnement du patient dans le pendant et après cancer, le retour à la vie ordinaireChanger l’image de la maladie dans la société est un point majeur » estime-t-elle.

Le Pr Buzyn va abandonner la plupart de ses autres fonctions, mais elle ne quittera pas la présidence du conseil d’administration de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN) avant de terminer son travail sur le dossier Fukushima.

Pour le reste, Agnès Buzyn, responsable depuis 1992 de l’unité de soins intensifs d’hématologie et de greffe de moelle osseuse à l’hôpital Necker-Enfants malades (Paris), va abandonner ses activités cliniques, en gardant seulement une consultation d’une demi-journée.

Source : legeneraliste.fr

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jeudi, 09 juin 2011

15 ans de tabagisme majorent votre risque de cancer du sein de 34% ! Alors comment allez-vous arrêter de fumer ?

Le 47e congrès de l’ASCO (American Society of Clinical Oncology) a été l’occasion de présenter les grandes nouveautés thérapeutiques dans le domaine du cancer, mais aussi les progrès en matière de prévention.

C’est ainsi que le tabagisme est revenu sur le devant de la scène et tout particulièrement à propos du cancer du sein.

Le tabac, un puissant facteur du risque du cancer du sein

Le tabac est un puissant facteur de risque du cancer du sein, d‘autant plus chez les femmes prédisposées à ce cancer. C’est le cas notamment des femmes de plus de 60 ans, et de celles qui ont des antécédents personnels ou familiaux (cas de cancers du sein chez dans la famille).

Selon l’une des études présentées à ce congrès et ayant porté sur le suivi de plus de 10.000 femmes,

15 ans de tabagisme majorent le risque de cancer du sein de 34%.

Le potentiel cancérigène du tabac est ici aussi alarmant, justifiant les campagnes de lutte contre le tabagisme en direction des femmes.

Les facteurs protecteurs du cancer du sein

Mais pour prévenir le cancer du sein, les femmes ont d’autres cartes à jouer.

En premier lieu, l’activité physique. Une pratique physique régulière (au moins 30 minutes par jour de marche active) représente un facteur protecteur très important.

Viennent ensuite l’alimentation (consommation accrue de fruits et de légumes, limitation des acides gras trans et de l’alcool), la lutte contre le surpoids et le dépistage (dépistage personnalisé ou généralisé).

Autrement dit, toutes les femmes peuvent réduire leur risque de cancer du sein ! Le mieux étant d’arrêter de fumer…

 

Sources : 47e Congrès de l’American Society of Clinical Oncology, 3-7 juin 2011, e-sante.fr, Isabelle Eustache

 

 

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lundi, 30 mai 2011

Cancer de la prostate : combien d'heures de marche rapide hebdomadaires pour freiner la progression de la maladie

Cancer de la prostate : 3 heures de marche rapide hebdomadaires freinent la progression de la maladie

Cancer de la prostate : 3 heures de marche rapide hebdomadaires freinent la progression de la maladie

D’après une récente étude publiée dans Cancer Research, quelques heures de marche rapide par semaine suffisent pour stopper la progression d’un cancer de la prostate. Outre ses nombreux bienfaits pour la santé, la marche, accessible à tous, serait ainsi pour certains une véritable bouée de sauvetage.

Pratiquer 3 heures de marche rapide ou plus toutes les semaines diminue de 57% le risque de propagation d’un cancer de la prostate, par rapport aux hommes qui marchent plus lentement ou moins de 3 heures par semaine.

A noter que plus le rythme de marche est rapide, plus le risque de progression de la maladie diminue. Mais la durée de marche n’est pas associée à un risque plus faible lorsque l’intensité n’est plus prise en compte. C’est donc bien l’association de 3 heures de marche par semaine, à un rythme soutenu, qui est associée à une diminution du risque de progression d’un cancer de la prostate.

Ces résultats sont issus d’une étude menée sur près de 1500 hommes diagnostiqués d’un cancer précoce de la prostate, qui ont donné les informations concernant leur alimentation et leur activité physique sur 2 ans (2004 à 2005). Les participants de l’étude ont rempli un questionnaire concernant leur pratique de la marche ou de la randonnée, de la course, l’aérobie, l’aviron, le cyclisme ou encore le squash. Les réponses allaient de « jamais » à « 11 heures par semaine ». Ces hommes ont également été interrogés sur leur rythme de marche.

Les chercheurs concluent que la marche rapide après le diagnostic peut empêcher ou retarder la progression du cancer de la prostate, lorsque le cancer est cliniquement localisé.

Comment expliquer un tel résultat ? La marche rapide pourrait affecter la prolifération des cellules cancéreuses de la prostate de diverses façons, notamment en réduisant la résistance à l’insuline et l’inflammation.

Source: guerir.org, Cancer Research; 71(11); 1-7 doi: 10.1158/0008-5472.CAN-10-3932  Physical Activity after Diagnosis and Risk of Prostate Cancer Progression: Data from the Cancer of the Prostate Strategic Urologic Research Endeavor. AACR Brisk Walking Could Improve Prostate Cancer Outcomes

Crédit photo : fotolia.com

 

 

 

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jeudi, 12 mai 2011

Le sirop d’agave : mieux que le sucre blanc

Sucrant naturel extrait de la sève d’un cactus originaire du Mexique, le sirop d’agave a la couleur du miel. Ses avantages ? Un haut pouvoir sucrant, un index glycémique bas et un goût neutre qui facilite son utilisation. Voici un ingrédient à découvrir sans plus attendre…

Les aztèques  le surnommaient « l’eau au miel »… de la  même couleur que le nectar des ruches, le sirop d’agave a cependant une texture moins crémeuse. S’il existe plus de 100 variétés de plants d’agave, la plus utilisée est l’Agave Bleue, connue pour sa haute teneur en fructose.

Production : chercher le cœur

Le sirop d’agave provient de grandes plantes ressemblant aux yuccas dont la sève sert aussi à fabriquer la tequila. Pour l’obtenir il faut d’abord couper les feuilles de l’agave lorsque la plante atteint entre 7-10 ans. Ensuite, les producteurs récoltent le cœur, appelé la pina, qui ressemble à un ananas géant. De là, ils extraient le jus, le filtrent et le chauffent à basse température pour transformer les glucides en sucres.

Le sirop d’agave : une alternative au sucre blancSes qualités nutritionnelles et ses bienfaits santé

Ce sirop contient une grande quantité de fructose (sucre naturel du fruit)  et possède  un pouvoir sucrant supérieur au sucre blanc tout en ayant un index glycémique extrêmement faible.
Comparé au miel son index glycémique est 4 à 5 fois plus bas. Cela est important car toute la littérature scientifique pousse à penser qu’une personne qui souhaite éviter le cancer se doit de limiter sérieusement sa consommation de sucre et de farine blanche. En effet, le boom de la consommation de sucre contribue, via l’explosion du taux d’insuline dans notre organisme, à l’épidémie de cancer.  Le sirop d’agave est donc une bonne alternative qui, utilisé en quantité raisonnable, ne provoque pas de pic de glycémie dans le sang.

Conditions d’utilisation

De par ses qualités nutritionnelles, son haut pouvoir édulcorant, sa couleur claire et son goût assez neutre, il s’utilise dans de très nombreuses préparations froides ou chaudes. En règle générale, 150 g de sirop d’agave remplacent 200 g de sucre. Facile à utiliser dans les pâtes à gâteaux, il est notamment excellent pour sucrer vos yaourts, fromages blancs ou boissons chaudes. Par ailleurs, vous pouvez aussi vous en servir pour cuisiner des viandes ou des crevettes laquées. Vous trouvez ce sirop sous forme de pot dans les magasins bio.

Sources : guerir.org, Delphine Tordjman, photo:© Vladimir Mucibabic (Fotolia.com)

mercredi, 11 mai 2011

Des alternatives à l'aspartame ? Oui, c'est possible ! Découvez lesquelles

Dans le doute concernant les dangers possible de l'aspartame, demandez-vous comment faire et, surtout, par quoi le remplacer.

Voici quelques idées et conseils.

D'abord, si vous voulez vraiment éviter d'ingérer de l'aspartame, vous allez devoir faire preuve d'une grande vigilance. En effet, on en trouve dans plusieurs milliers de produits de consommation courante, sans nécessairement se douter qu'ils contiennent ce type d'additif alimentaire. Prenons les céréales par exemple : nombreux sont les fabricants qui ont remplacé le sucre part l'aspartame, afin de les rendre moins caloriques. Seule solution : bien scruter les paquets (à la recherche, rappelons-le, de la mentionE951, le code de l'aspartame pour les additifs alimentaires).

La seconde mesure, toute simple, c'est d'essayer autant que possible de vous passer du goût sucré si vous souhaitez diminuer votre consommation de sucre.

Vous pouvez tout à fait boire votre thé ou votre café sans sucre, c'est une question d'habitude.

De même que les yaourts et autres compotes n'ont pas nécessairement besoin de sucre pour être bons. Même quand vous concoctez des desserts, vous pouvez trouver des recettes où le sucre est réduit à la portion congrue.

Quant aux sodas... Optez plutôt pour un grand verre d'eau quand vous avez soif. Et comme les sodas à base d'aspartame, elle contient 0 calorie. Qui dit mieux ?

Vous ne pouvez décidément pas vous en passer ? Essayez "Just like sugar", un nouveau "faux sucre" entièrement concocté à partir d'éléments naturels et sans additif. Ou encore le sirop d'agave, à l'index glycémique particulièrement bas, 4 à 5 fois plus bas que celui du sucre blanc....

Sans oublier la fameuse stevia qui a débarqué il y peu de temps en France. Attention toutefois, il n'est pas rare qu'elle soit transformée et contienne d'autres produits, notamment pour lui donner son aspect blanc.

 

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samedi, 30 avril 2011

Pas facile de retravailler après un cancer...

Pas facile de retravailler après un cancer !

Quatre Français sur dix pensent que la réinsertion professionnelle est la principale difficulté de l’après-maladie, selon un sondage.

Et de leur côté, les patients confirment.

Dans une autre étude présentée jeudi à l’Institut Curie auprès de plus de 400 malades salariés, ceux-ci soulignent les difficultés de reprise de la vie professionnelle.

La première info est une bonne nouvelle. Près de huit salariés sur dix victimes d’un cancer retravaillent après leur maladie et d’ailleurs près d’un tiers des malades touchés par un cancer continuent de travailler. La seconde en revanche tire la sonnette d’alarme sur les conditions effectives du retour à l’activité professionnelle des personnes ayant été traitées pour un cancer. Selon le sondage que VIAVOICE* vient de réaliser pour l’institut Curie, si 43% des Français considèrent que la réinsertion professionnelle est la principale difficulté rencontrée après un cancer, ils sont tout de même 66% estimer que l’on peut parfaitement retravailler après un cancer.

La perception par les malades ou ex-malades est encore moins optimiste. A écouter Monique Sevellec, psychosociologue à l’Institut Curie et co-auteur d’une deuxième étude, « Répercussions du cancer sur la vie professionnelle » réalisée auprès de 402 salariés atteints d’un cancer en Ile-de-France, « le patient et l’entreprise ne sont généralement pas prêts à ce retour au travail. » Le résultat de cette enquête permet de définir les principaux obstacles à une reprise professionnelle réussie.

Côté patients, 61% se disent plus fatigués, 41% ont des troubles de sommeil et 33% de la mémoire et de la concentration. Perte de l’estime de soi, de confiance liée à la peur de la récidive sont par ailleurs les éléments les plus cités. Pire même, environ 20% des salariés « disent avoir été pénalisés dans leur emploi à cause de la maladie ». Côté vie de l’entreprise, on relève encore au chapitre des critiques formulées «l’incompréhension de la hiérarchie et des collègues », mais aussi « le dialogue insuffisant avec le médecin du travail.» Un dernier grief qui s’explique par le fait que pour 92% des salariés malades, ce dernier n’a pas été en contact avec les équipes soignantes. Quant à la fameuse «consultation de reprise», elle n’a concerné qu’à peine un quart des salariés. Certes, elle n’est pas obligatoire, mais tout de même...

Afin de lever ces obstacles, l’Institut Curie, par la voix de Monique Sevellec et du Dr Bernard Asselain, proposent « la mise en place d’actions concertées entre les différents acteurs ». Objectif : faciliter le passage du statut de malade à celui de personne de retour dans la vie. Dans l’immédiat, cette démarche prendra la forme d’un livret d’information « reprenant l’expérience d’anciens patients, qui permettrait au salarié une meilleure anticipation de sa situation ». Et demain, de la création de cellules de dialogue impliquant tous les acteurs concernés (salarié, médecin traitant, médecin du travail, oncologue, ressources humaines).

« Tout doit être mis en oeuvre pour aider les patients à entrer dans l’après cancer », affirme le Dr Laure Copel, responsable de l’Unité mobile d’accompagnement et de soins continus de l’Institut Curie. Pour mémoire, le Plan Cancer 2009-2013 fait de cette phase de reconstruction essentielle l’un de ses axes prioritaires. Chaque année, en France, près de 350 000 personnes sont touchées par un cancer. 100 000 d’entre elles travaillent.

* sondage réalisé par téléphone en deux étapes auprès d’un échantillon de 1007 et de 1006 personnes selon la méthode des quotas.

Sources : legeneraliste.fr,François Petty


mardi, 19 avril 2011

Vivre avec le cancer : « Cancer : le malade est une personne », d’Antoine Spire et Mano Siri

Ne plus être considéré comme des cellules cancéreuses mais comme des personnes, c’est la demande de patients atteints de cancer.

Et si les derniers chiffres de la mortalité indiquent une baisse de 22 % chez l’homme et de 14 % chez la femme en vingt ans, selon un rapport de l’Institut national du cancer (INCa), le cancer reste la première cause de mortalité chez l’homme et la deuxième chez la femme.

« Si la science a beaucoup progressé ces dernières années, avec des traitements de plus en plus personnalisés, les médecins perdent de vue leurs patients », dit Antoine Spire, journaliste, longtemps producteur à France Culture. Pendant trois ans, avec la philosophe Mano Siri, il a observé des cancéreux. Le professeur David Khayat, alors président de l’INCa, lui avait donné carte blanche, en 2005, en créant le département recherche en sciences humaines de l’INCa. « Le changement de présidence de l’INCa (Dominique Maraninchi en a pris la présidence en 2006) a compromis cet effort et réduit à presque rien ce département de sciences humaines », regrette-t-il.

Au cours de ces centaines de consultations auxquelles il a assisté, Antoine Spire constate « la mort de la clinique, du soin que l’on donne au malade ». Bien souvent, le médecin est penché sur les résultats en biologie, en imagerie, mais ne prend pas en compte l’histoire de la personne, son travail, son rapport au conjoint, aux enfants« J’ai constaté une grande lacune », déplore-t-il. Beaucoup de patients ne se sentent pas écoutés, et nombreux sont ceux qui se tournent vers les médecines parallèles (acupuncture, homéopathie…).

Autre écueil, la France compte 0,7 oncologue pour 100 000 habitants, pointe Antoine Spire. « L’oncologie médicale est sinistrée et délaissée », lançait, en 2009, le professeur Daniel Serin, cancérologue. Les suppressions de postes prévues par le gouvernement risquent de ne pas améliorer la situation.

Le moment de l’annonce d’un cancer est capital. Un tremblement de terre, une sidération, un traumatisme, un choc… pour le malade, et pour le médecin qui l’assène. Le malade a l’impression que sa vie bascule. Un dispositif d’annonce a certes été mis en place par les institutions, mais il y a encore beaucoup à faire, d’autant plus que la qualité de l’annonce joue sur le parcours thérapeutique.

« Il n’y a pas que les malades qui manifestent leur insatisfaction », insiste Antoine Spire, mais aussi le praticien, « ce funeste messager », en demande de formation. Pourtant, l’annonce n’est abordée ni au cours des études de médecine, ni dans la formation continue. « Je plaide pour une nouvelle impulsion du travail en sciences humaines articulé avec la médecine la plus performante. Les malades du cancer en ont urgemment besoin. Ils y ont droit », ajoute Antoine Spire. C’est pour lui « une révolution dans la réflexion et la pratique des équipes de cancérologie invitées à retourner à la clinique, à l’art médical individualisé, sans rien perdre de ses avancées technologiques ».

C’est un appel qui est lancé pour une médecine à dimension humaine, dont le cancérologue serait le vecteur idéal. Les deux auteurs prônent avant tout une meilleure relation médecin-patient, pour le bénéfice des deux parties.

Sources : lemonde.fr, « Cancer : le malade est une personne » d’Antoine Spire et Mano Siri, édition Odile Jacob

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mercredi, 13 avril 2011

Cancer et guérison : le témoignage de Guy Corneau

Il y a trois ans, Guy Corneau apprend qu’il est atteint d’un lymphome cancéreux de grade 4.

Dans le bureau de son oncologue, qui lui apprend la nouvelle, il n’est plus ce célèbre psychanalyste, mais un homme seul et anonyme, qui n’a pas dormi la veille, et s’accroche à un petit espoir.

Avec humour et humilité, il se livre dans un récit personnel et intime. Etape par étape, émotion par émotion, il fait partager ses rencontres et ses découvertes sur son chemin de guérison, du désespoir à la joie; quand il est au plus mal, il dialogue avec ses états intérieurs et parvient à les transformer.

Il nous entraîne aussi aux côtés de son amie, Yanna, atteinte du même mal que lui, et qu’il a accompagnée jusqu’au bout.

Dans la vie comme dans la mort, l’amour demeure le maître invisible…

Au delà du témoignage, Guy Corneau raconte dans son livre « Revivre ! » les moments clefs de son expérience avec tous ceux (malades et accompagnants) qui sont confrontés à l’épreuve du cancer. Il propose aussi quelques exercices en cours de route. Son livre ne se présente jamais  avec la prétention d’un guide infaillible, mais avec l’humanité d’un ami qui partage et conseille son expérience de vie.

« Revivre ! » est également un plaidoyer sans ambiguïté pour l’alliance de trois types de médecine : la médecine moderne, la médecine des plantes, et la médecine énergétique. De la chimiothérapie à la radiothérapie, de la diététique à la visualisation, de la méditation à la re-découverte d’une vie remplie de par l’amitié et l’affection, il s’agit d’offrir à son corps et à son esprit toutes les chances de guérir.

Il retrace les étapes d’un parcours qui l’a ramené, il y a quelques mois, dans le bureau de la même oncologue qui lui a dit : « Je ne sais pas ce que vous avez fait, mais ça a marché ».

 

Source : Revivre ! de Guy Corneau, aux Editions de l'Homme et Versilio, 310 pages, publié fin janvier 2011

 

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vendredi, 01 avril 2011

Cancer du sein : éviter les rechutes, en continuant le Tamoxifène

Cancer du sein : éviter les rechutes en continuant le TamoxifèneLes chercheurs d’une nouvelle étude parue dans le Journal of Clinical Oncology recommandent aux femmes atteintes d’un cancer du sein et prenant du Tamoxifène de poursuivre leur traitement sur cinq années.

Les effets secondaires du Tamoxifène poussent plus de la moitié des femmes atteintes du cancer du sein et prenant ce médicament à arrêter ce traitement au bout de deux ans.  Pourtant, en continuant le cycle complet de cinq ans, le risque de récidive est diminué de 17% et celui de développer une autre tumeur est diminuer de 30%, par rapport aux femmes qui arrêtent le traitement au bout de deux ans.

Ces résultats ont été obtenus après l’étude sur 15 ans de 3400 femmes séparées en  deux groupes : celles qui ont suivi le traitement deux ans et celles qui ont suivi le cycle complet.

Rappelons qu’en France, le cancer du sein touche près de 50 000 femmes par an, et ce fléau est encore responsable de 11 000 décès. Voilà donc une nouvelle qui devrait inciter beaucoup de femmes à persévérer dans la prise de leur traitement.

Source : Journal of Clinical Oncology 2011,Long-Term Benefits of 5 Years of Tamoxifen: 10-Year Follow-Up of a Large Randomized Trial in Women at Least 50 Years of Age With Early Breast Cancer, crédit photo  fotolia, guerir.org

 

 

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jeudi, 31 mars 2011

Radioactivité de l’air avec FUKUSHIMA: les dissimulations de la France (encore !) et du département américain de l’énergie

COLERE ET INDIGNATION !

Alors que les masses d’air contaminé ont été détectées en Islande, en Suède, en Finlande et en Allemagne, la CRIIRAD dénonce les dissimulations du Département de L’Energie des Etats-Unis (2).

Elle réitère son appel à se mobiliser afin que tous les résultats d’analyse du réseau du CTBTO soient rendus publics.

Les Etats qui s’y opposent doivent être identifiés :
c’est par exemple le cas de la France.

Chaque citoyen doit connaitre l’identité de ceux qui le privent d’informations fiables sur le niveau de radioactivité de l’air qu’il respire.

La CRIIRAD a lancé, mercredi 23 mars, un appel international pour que soient rendus publics tous les résultats d’analyse de la radioactivité de l’air.

L’appel concernait tout particulièrement les données du réseau international mis en place dans la cadre du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires (TICE ou CTBT) (3). Ayant en effet mission de détecter toute élévation de la radioactivité de l’air susceptible d’indiquer qu’un essai nucléaire a été effectué en violation du traité, les laboratoires du réseau sont équipés d’instruments de détection très performants et répartis sur l’ensemble de la planète. Chaque Etat a accès aux résultats de l’ensemble du réseau ; les résultats d’analyse lui sont envoyés quotidiennement.

Pour visualiser l’animation montrant la détection de la contamination par les différentes stations de mesure au fur et à mesure de la progression des masses d’air contaminé, cliquer sur : http://www.bfs.de/de/ion/animation.gif

La CRIIRAD réitère avec force cet appel et précise qu’elle ne demande pas la publication de quelques chiffres, dûment sélectionnés par les gouvernements et leurs experts, elle veut TOUS LES CHIFFRES !

AUX ETATS-UNIS, le Département de l’Energie a rendu publics des résultats qui ne rendent pas compte de la réalité de la contamination.

Ce jour, 25 mars 2011 (14h30 heure française), les informations qu’il diffuse sont toujours limitées aux résultats enregistrés à Sacramento, en Californie, dans la nuit du 16 au 17 mars 2011, soit 0,165 mBq/m3 pour l’iode 131.

Or, grâce au graphique mis en ligne sur le site du BfS (4), la CRIIRAD a pu avoir accès à l’évolution de l’activité de l’air en iode depuis le 17 mars. La courbe relative à la station de mesure de Sacramento est en orange.
Accéder au graphique (données actualisées au 23 mars 2011)

On constate que, dès le lendemain, la contamination en iode 131 dépassait 4 mBq/m3, puis 10 mBq/m3 dans la nuit du 18 au 19 mars, une valeur 60 fois supérieure à celle de l’avant-veille.

Depuis lors, et jusqu’au 23 mars, l’activité de l’iode 131 dans l’air de Sacramento est restée supérieure à 1 mBq/m3. Le Département de l’Energie reçoit en continu les résultats d’analyse. Il est donc parfaitement informé et à même de mettre ces données à la disposition du public.

La CRIIRAD demande la

publication de l’intégralité des données de tous les laboratoires du réseau du CTBTO :
résultats jour par jour, pour tous les radionucléides mesurés,
pour toutes les stations de mesure, aux Etats-Unis comme dans les autres pays,
et ce depuis le 10 mars 2011 afin de disposer de valeurs de référence.

L’iode 131 n’est que l’un des nombreux radionucléides présents dans l’air.

La CRIIRAD souhaiterait par exemple connaître l’évolution de l’activité du xénon 133 enregistrée à 100 mBq/m3 par le Laboratoire National du Pacifique Nord-Ouest, dans l’Etat de Washington, entre le 16 et le 17 mars. Il s’agit d’un gaz rare radioactif, qui est généré par les fissions qui se produisent au sein des réacteurs et qui est nécessairement présent dans les rejets radioactifs de FUKUSHIMA DAIICHI.

Dans les Etats nucléarisés, les populations n’ont généralement pas été consultées sur le développement de programmes nucléaires. Quant aux habitants des Etats non nucléarisés, ils sont exposés aux risques et aux pollutions d’une technologie qu’ils n’ont pas choisie.

Dans un tel contexte, la moindre des choses est quand même de garantir une totale transparence sur les niveaux de radioactivité dans l’air que chacun respire.

L’OBLIGATION DE SUBIR
– en tout cas aujourd’hui –
NOUS DONNE LE DROIT DE SAVOIR (5)

La CRIIRAD rappelle le contenu de son communiqué du 23 mars 2011 : le fonctionnement du réseau international de laboratoires mis en place dans le cadre du traité d’interdiction complète des essais nucléaires est financé par les Etats, et donc par les citoyens de ces Etats, ceux-là même qui sont privés des informations ainsi acquises.

Si l’information est confisquée alors que les niveaux de risque radiologique sur les pays occidentaux sont, à ce jour, relativement faibles, que se passera-t-il lorsque les enjeux économiques et sanitaires seront majeurs ?

Il faut donc obtenir une transparence totale et permanente sur les résultats d’analyse du réseau international de contrôle de l’air.

TOUS LES CHIFFRES DOIVENT ETRE ACCESSIBLES :
  • CEUX D’AUJOURD’HUI afin de suivre, jour après jour, l’impact des rejets radioactifs de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI qui, deux semaines après le début de la crise, ne sont toujours pas maîtrisés.
  • CEUX D’HIER pour faire le bilan de toutes les pollutions passées, et éventuellement cachées aux populations ;
  • CEUX DE DEMAIN pour ne plus se retrouver, comme ce fut le cas pendant près d’une semaine sans aucun résultat sur l’activité de l’air alors qu’il s’agit d‘un paramètre clé pour l’évaluation du risque sanitaire.
La CRIIRAD invite chaque citoyen – en France ou à l’étranger – à intervenir auprès des autorités de son pays afin que mandat soit donné à l’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaire (OTICE/CTBTO) pour rendre publiques toutes les données relatives à la contamination de l’air.

Il importe que soient connus de tous le nom des Etats qui refusent de donner ce mandat et qui interdisent donc la publication des chiffres.

C’est aujourd’hui le cas de la France.

Saluons en revanche la position des organismes officiels en charge de cette question en Autriche et en Allemagne qui ont passé outre les interdits, considérant que le maintien du secret sur ces données n’est pas compatible avec la réglementation de leur pays.

Sans les informations – partielles mais précieuses – qu’ils ont publiées ce communiqué n’aurait jamais été rédigé.
Accéder aux données actualisées : http://www.bfs.de/de/ion/aktivitaet... Document en pdf.

Corinne CASTANIER

ANNEXES
(1) Volet n°1 : Les chiffres relatifs à la contamination de l’air existent mais ils sont confisqués par les Etats ! ( sur AgoraVox )
(2) Extrait de wikipédia : Le département de l’Énergie des États-Unis (United States Department of Energy, DoE), est un département de l’administration fédérale américaine, responsable de la politique énergétique et de la sûreté nucléaire. Ses domaines de compétences incluent le programme national d’armement nucléaire, la fabrication de réacteurs nucléaires pour la Marine des États-Unis, la gestion des économies d’énergie, la recherche liée à l’énergie, la gestion des déchets radioactifs et la production domestique d’énergie. Le ministère soutient également la recherche scientifique dans d’autres domaines, et plus que n’importe quelle autre agence fédérale américaine, notamment au travers du réseau des laboratoires nationaux. Voir : http://www.energy.gov/news/10194.htm
(3) CTBT pour Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty. Voir : www.ctbto.org
(4) Bundesamt für Strahlenschutz (Office Fédéral de Protection contre les Rayonnements). Les données publiées par le BfS proviennent du BGR (Institut Fédéral des Géosciences et des Ressources Naturelles), organisme recevant pour l’Allemagne les données du CTBTO.
(5) « L’obligation de subir nous donne le droit de savoir » Jean ROSTAND.

Source : CRIIRAD, agoravox.fr, Bundesamt für Strahlenschutz (Allemagne), Office Fédéral de Protection contre les Rayonnements)

dimanche, 20 mars 2011

Pr Narbonne : « Notre poison quotidien », de Marie-Monique Robin, accumule les contre-vérités ! (2/2)

Sur France Culture, vous avez déploré que son film donne peu la parole aux experts…

Le choix des témoins est déterminant. Pour répondre aux questions sur les pesticides elle aurait pu interroger les experts en charge des problèmes d’impacts chez l’homme ou l’environnement. Au contraire elle interroge le chargé de communication de l’Union des industries de la protection des plantes, c’est-à-dire les fabricants de pesticides, qui depuis 20 ans tient un discours caricatural issu des meilleurs temps de la société nationale Rhône Poulenc. Son discours est une illustration de la langue de bois, qui nie toutes les évidences scientifiques et ne se base que sur les reconnaissances judiciaires des liens de causalité. Ce n’est donc pas le meilleur interlocuteur pour informer les Français sur les risques liés aux pesticides. Tout est comme ça, instruit à charge. Donc c’est les lobbies qui font la loi, les évaluations des agences ne servent à rien, les experts publics (INSERM, Université, CNRS, INRA) sont tous sous l’influence des lobbies industriels… Il devient évident que tout scientifique qui remet en cause l’interprétation des « lanceurs d’alerte » ne peut être qu’un vendu aux lobbies industriels. Cela coupe donc court à toute discussion scientifique. C’est désespérant. Elle enfonce des portes ouvertes avec une histoire cousue de fil blanc. Pourtant il y avait des choses à dire sur l’origine des maladies chroniques. A la place, on suscite l’émoi comme le fait le gouvernement en exploitant les faits divers liés à la sécurité ou à l’émigration.

Dans le film il y a aussi une séquence sur les perturbateurs endocriniens et les effets cocktails. Marie-Monique Robin laisse entendre que les agences sanitaires ne traitent pas ces problèmes.

Evidemment rien n’est plus faux. Le problème des perturbateurs endocriniens est à l’ordre du jour des agences depuis 1995, ce qui correspond d’ailleurs à la sortie du livre Our stolen future de Theo Colborn que j’avais fait inscrire à l’ordre du jour de mon groupe de travail du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF). Ce sujet a été repris par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et un pré-rapport a même été rédigé, puis plusieurs fois remanié et finalement n’a jamais été finalisé du fait de la complexité du problème. D’ailleurs après plus de 15 ans de réunions et de colloques, aucun document donnant les bases de l’évaluation des risques n’est sorti, du fait de l’absence de consensus (même entre les experts de l’Afssa/Anses).

Le problème fondamental est que l’on n’est pas sur des effets santé (type reprotoxicité ou cancérogenèse) qui peuvent se traduire par l’apparition de maladies chez le rat ou chez l’homme, mais sur un problème d’implication dans des mécanismes d’action complexes, multi-étapes, présentant un effet « hormesis » ou il n’y a pas de linéarité de la relation dose effet. Ainsi, certains experts dont je suis, proposent dans ce cas de ne pas se baser sur les DJA mais d’avoir une approche systématique MOE et MOBB comme dans le cas des cancérigènes génotoxiques (substances sans seuil). Il n’y a pas de consensus international sur une telle approche, mais c’est cette démarche que nous appliquons a titre de complément à l’approche DJA dans notre comité à l’Anses et qui est indiquée dans nos avis. Si Marie-Monique Robin avait interrogé les experts  de l’Anses au lieu de témoins improbables étrangers, on lui aurait sans difficulté présenté les bases scientifiques de nos approches. Mais évidemment cela n’aurait pas conforté le sens qu’elle avait décidé de donner à son reportage.

Revenons aux cocktails…

Pour ce qui concerne les cocktails, les scientifiques travaillent sur le sujet depuis plus de 10 ans que ce soit du point de vue moléculaire ou épidémiologique, en santé humaine ou en écotoxicologie. D’un point de vue historique nous avons toujours été exposés à des cocktails de substances synthétisées par l’homme ou de substances naturelles. Ce que l’on peut dire c’est que les doses d’expositions globales ont fortement baissé aujourd’hui par rapport aux années 1970 mais que la nature de ces cocktails a changé… D’ailleurs la première application réglementaire à des cocktails a été pour les composés dits « dioxine-like » avec le concept TEF et TEQ, s’est ensuite étendue aux composés oestrogéno-mimétiques avec le concept du EEQ (oestradiol équivalant) et est aussi utilisée par l’Anses pour les mélanges d’hydrocarbures aromatiques polycycliques avec le concept du BEQ (Benzo-a-pyrène équivalant). Dans mes cours de toxicologie je traite évidemment des effets cocktails en citant les nombreuses publications sur ce sujet depuis une dizaine d’année. On parle d’ailleurs de cocktails d’occurrence (mélange de contaminants tels que retrouvés le plus souvent dans l’environnement) ou de cocktails de produits appartenant à une même famille c’est-à-dire ayant le même mécanisme d’action. Ces travaux sur les cocktails portent aussi bien sur les mammifères que sur les animaux aquatiques, ainsi que sur de très nombreuses substances chimiques (pesticides, métaux lourds, détergents, hydrocarbures….). Ce que l’on peut dire c’est que le plus souvent c’est le phénomène d’additivité qui se rencontre et que les phénomènes de synergie existent mais sont moins fréquents. Dans plusieurs cas on ne retrouve même que l’effet d’une seule substance en général la plus toxique.

Dire qu’il n’y a que 2 laboratoires qui travaillent sur ce sujet en Europe est une évidente contre-vérité (une de plus). Qu’une journaliste d’enquête vienne expliquer aux experts ce que c’est qu’un perturbateur endocrinien est en quelque sorte le monde à l’envers. D’ailleurs que ce soit aux USA, au Canada ou en France, lorsque les agences ont demandé aux pseudos associations de scientifiques, de fournir de nouvelles bases qui d’après eux pourraient servir de base à une nouvelle évaluation des risques pour ces perturbateurs endocriniensn, aucune réponse n’a été fournie. Leur seule solution est l’application imbécile du principe de précaution, comme dans le cas des biberons au bisphénol-A (BPA). On ne répond pas à un problème sanitaire mais on fournit à un député et à son agence de communication l’occasion d’être médiatisé.

Où en est-on du suivi de la population ?

Comme indiqué plus haut, l’évaluation des risques pour la population Française se base sur les nouvelles approches en complément à la référence DJA. Au niveau de l’Anses les marges d’exposition sont calculées à partir d’études dites de diète totale dites EAT. Il y a eu deux études l’une en 2004 et une en 2010 dont les résultats sont en cours de publication. Cette dernière étude porte en particulier sur les perturbateurs endocriniens. D’autre part un plan de biomonitoring dit ENNS a été lancé par l’Institut national de veille scientifique en 2006. Comme aux Etats-Unis, en Allemagne ou au Canada, on recherche des biomarqueurs d’exposition dans les urines et le sang, comme je le préconisais dans mon livre Sang pour sang toxique. La France a pris du retard au démarrage (l’Allemagne en est à son V° programme, les Américains ont publié les résultats de leur quatrième rapport), mais les programmes sortent maintenant. Le premier programme date de 2005 et portait sur les dioxines et les PCBs. On a déjà des données très intéressantes sur les pesticides, les PCB et les métaux lourds. Il est donc étonnant que tous les résultats présentés par des ONG, des lanceurs d’alerte ou des politiques à la recherche d’électeurs soient relayés sans aucun contrôle par les médias, alors que toutes les informations diffusées par les Agences indépendantes qui ont été créées dans la période 1999-2001 sont systématiquement ignorées. Le dernier exemple caricatural  est celui des « menus toxiques » chez les enfants de 10 ans publiés par Génération Future qui parle de débordement des substances chimiques dans notre alimentation. La communication est basée sur le nombre de produits chimiques détectés (fortement sous-estimée d’ailleurs puisque ne comportant aucun polluant émergeant) et non sur les quantités détectées. Or de façon surprenante les dosages montrent des teneurs parmi les plus faibles mesurées dans les aliments des Français. On voit donc que pour susciter l’émoi dans la population on « arrange » la présentation des résultats. La manipulation ne vient donc pas uniquement des lobbies industriels mais devient aujourd’hui une spécialité de certaines ONG.

Quels enseignements peut-on tirer d’ores et déjà des études de biomonitoring ?

La question qui va se poser c’est celle de la différence entre les produits dits naturels et les produits chimiques. Aujourd’hui, parce que la réglementation est plus stricte, les doses de produits de synthèse autorisées sont de plus en plus faibles et on trouve des contaminants chimiques à des niveaux moins importants que certains produits alimentaires, c’est-à-dire le contraire de ce qui arrivait autrefois. Par exemple, on est exposé deux fois plus aux phytoestrogènes (des composés végétaux ayant des effets proches des hormones) qu’aux phtalates (plastifiants) et 100 fois plus aux phtalates qu’au bisphénol A. Quand on sait que le biberon ne représente que 4 % de l’exposition totale au bisphénol A, on s’interroge sur certains effets d’annonce comme l’interdiction des biberons contenant du bisphénol A pendant que toute la population est exposée aux phtalates dont personne ne parle. Or les Agences sanitaires ont mis comme priorité l’élimination des 4 phtalates les plus toxiques d’ici 2018 (le temps de trouver de substituts moins toxiques dans le cadre de REACH). On voit donc comment on détourne l’attention du public et comment on utilise la sensibilité du public à des fins politiques  ou commerciales (green washing).

Finalement votre livre « Sang pour sang toxique » et celui de Marie Monique Robin « Notre poison quotidien » partent des mêmes constatations sur l’augmentation des maladies, le nombre de molécules chimiques exposant le fœtus et même sur certaines pratiques des lobbies  industriels mais vos interprétations sont très divergentes.

Etant fondamentalement écologiste depuis 1968 j’ai décidé d’être un acteur dans l’amélioration de la santé de notre planète et de l’homme en m’impliquant fortement au niveau de la recherche (je suis l’un des rares pionniers des biomarqueurs en France), avec toutes les difficultés inhérentes à ma démarche (fermeture de mon laboratoire en 1998, exclusion de plusieurs comités scientifiques en France et en Europe où on n’acceptait pas mes critiques, sacrifices financiers et familiaux) mais je me suis toujours refusé d’être un protestataire systématique. Comme expert public indépendant je me suis toujours refusé à adhérer à un parti politique (ce ne sont pas les sollicitations qui ont manqué) ou à une association. Pour moi la rigueur scientifique a toujours été ma référence, l’expérience du terrain l’emportant toujours sur les dogmes.  Je me demande de quels soutiens bénéficie Marie-Monique Robin pour être aussi médiatisée et avoir micro et caméra ouverts sur les chaines de télévision. Ce que je sais c’est qu’il y a une forte tendance politique pour demander la suppression de agences sanitaires, pour un transfert de l’évaluation des risques à des lobbies associatifs privés formidablement illustrés par WWF ou le Réseau environnement santé.

C’est ce que certains appellent l’expertise citoyenne, dont on a déjà entendu parlé et qui est une déviation du rôle des associations qui ont la pleine légitimité de lanceurs d’alerte et de « boosters » des pouvoirs publics, mais qui ne doivent en aucun cas avoir des fonctions d’expertise scientifique. Nous avons proposé plusieurs fois à ces leaders d’opinions de candidater comme experts à l’Anses si le travail effectué est si critiquable puisque l’appel à expert est renouvelé tous les 3 ans. Evidemment ces personnes préfèrent manipuler l’opinion publique et nos élus que de participer dans l’ombre à l’évaluation scientifique des risques.

Qu’avez-vous pensé du débat qui a suivi la diffusion du documentaire sur Arte ?

Je crois que ceux qui ont vu le film sur Arte ont bien compris. Après la diffusion, il y avait une sorte de débat bien sûr sans contradicteurs, ni aucun des experts mis en cause dans le reportage et qui auraient pu s’expliquer.

C’est bien dommage ! On aurait pu demander à Marie-Monique Robin de préciser les conditions de tournage ou de sélection des témoins retenus au montage. Mais il y avait surtout la présence d’un porte-parole du Réseau environnement santé, et tout le monde aura compris la connivence qui existait entre Mme Robin et lui. En fait le reportage assène les mêmes contre-vérités scientifiques que celles véhiculées par cette association et réitère les mêmes accusations mensongères sur la soi-disant soumission de tous les experts des agences aux lobbies industriels. Mais comment la quarantaine d’experts venant de l’INRA, du CNRS de l’INSERM ou des universités et composant un CES pourrait-elle être vendue aux « fabricants de biberons en plastique contenant du BPA » ? Comment de tels arguments peuvent-ils avoir un début de crédibilité ?  Comment imaginer que les chercheurs membres des CES et travaillant tous les jours dans leurs laboratoires publics sur les perturbateurs endocriniens et leurs cocktails (je pense en particulier à Jean-Pierre Cravedi, du laboratoire INRA de Toulouse et travaillant en particulier sur le bisphénol-A, expert français auprès de l’EFSA, membre du réseau européen de recherches CASCADE sur les perturbateurs endocriniens) pourraient-ils rendre des avis à la solde des industriels contredisant tous les résultats de leurs recherches ? Les sommes qui devraient leur être versées pour se renier ainsi devraient les rendre redevable de l’ISF !

L’émission aurait donc pu s’appeler : comment les talents d’une journaliste d’investigation médiatisée servent des réseaux d’influence. Belle opération qui n’aura finalement pas abusé grand-monde malgré un matraquage médiatique hallucinant.

Pour aller plus loin, cliquez ici.

Ou ici.

samedi, 19 mars 2011

Pr Narbonne : "Notre poison quotidien", de Marie-Monique Robin, accumule les contre-vérités ! (1/2)

  • Le Pr Narbonne, professeur de toxicologie à l’université de Bordeaux et expert auprès de l’Anses est considéré comme l’un des meilleurs spécialistes français
  • Dans cette interview exclusive, il réagit vivement à la diffusion du film de Marie-Monique Robin, « Notre poison quotidien »

LaNutrition.fr : Quel est le point de vue du toxicologue sur le film de Marie-Monique Robin, « Notre poison quotidien » diffusé le mardi 15 mars 2011 sur Arte ?

Pr Jean-François Narbonne : Sa première enquête sur Monsanto était bienvenue. Elle montrait les enjeux économiques qui sous-tendent la stratégie de cette entreprise. Avec « Notre poison quotidien », il y a deux problèmes : ce qu’elle raconte est uniquement à charge, et comme elle n’a pas de formation en toxicologie, elle accumule les approximations. Certes, beaucoup de faits qu’elle rapporte sont exacts et ont déjà été rapportés, mais c’est l’interprétation qu’elle en fait qui est totalement orientée. On est dans le militantisme dévoyé et pas le journalisme d’enquête. C’est désespérant !

Un exemple ?

Son film commence par le problème des agriculteurs malades de leurs pesticides. Il s’agit là de la question de la reconnaissance des maladies professionnelles qui n’est que le reflet de l’état catastrophique de la médecine du travail en France. Cette absence de reconnaissance est bien connue et dénoncée depuis longtemps. Les pesticides sont par définition des substances toxiques (c’est d’ailleurs marqué sur les étiquettes avec toutes les phrases de risques associées) et leur manipulation sans précaution ne peut qu’aboutir à des maladies neurologiques, hépatiques, ou des effets cancérigènes ou reprotoxiques. Après une phase d’omerta qui a duré une trentaine d’années les études épidémiologiques  se sont multipliées en France depuis 2000 et les effets chez l’homme ne sont plus discutés aujourd’hui. En revanche, la reconnaissance comme maladie professionnelle répond à d’autres critères plus politiques, et chez les agriculteurs le problème est compliqué du fait d’une exposition à des cocktails complexes qui en plus ont évolué au cours du temps. Il est donc très difficile d’établir la traçabilité et d’identifier un responsable. On se demande donc quel est le but de cette première séquence comme illustration de « notre poison quotidien ».

Elle critique aussi le concept de dose journalière admissible ou DJA

Oui. Selon Marie Monique Robin, la DJA, sur laquelle seraient basées les évaluations des agences sanitaires ne serait pas protectrice en termes de santé publique. Pour bien comprendre la portée de cette critique il faut un rappel historique. Ce concept a été établi dans les années 1950 en recherchant par des études chez les rongeurs la dose n’ayant pas d’effets toxiques (NOAEL) et en l’extrapolant à l’espèce humaine en appliquant un facteur de sécurité qui en général est égal à 100. Quand on regarde son film, on a l’impression que ce facteur de sécurité de 100 a été adopté au petit bonheur la chance.  Rien n’est plus faux. Ce chiffre a été déterminé par le Pr René Truhaut (que j’ai eu brièvement comme professeur et dont il est d’ailleurs présenté plusieurs extraits d’interview en noir et blanc dans le film) à partir des résultats d’études toxicologiques comparatives entre plusieurs espèces (rat, chien, lapin, singe) et entre plusieurs individus (petits, adultes, males, femelles). De plus depuis 50 ans de nombreux experts ont essayé de le contester en fonction de l’évolution des connaissances. Or toutes ces tentatives n’ont fait que confirmer la pertinence de ce facteur de sécurité en lui donnant des bases toxicocinétiques et toxicodynamiques. En plus beaucoup de DJA, comme celles du cadmium, du plomb, du mercure, des PCBs ou des dioxines sont aujourd’hui basées sur des expositions fœtales ou post-natales. Je ne m’étendrai pas sur les évolutions des outils d’exploration des effets santé qui sont passés de l’histologie au microscope optique aux outils de biochimie et de biologie moléculaire.

N’y a-t-il vraiment aucun problème avec cette DJA ?

En fait le problème de la DJA, c’est qu’elle est basée sur une étude dite pivot tenant compte de l’effet le plus sensible pour une exposition pendant la vie entière. Or il peut y avoir plusieurs types d’effets tout au long de la vie. Depuis 2005, l’approche DJA a été complétée par deux nouvelles approches. La première est celle dite de margin of exposure (MOE) qui est le rapport entre le seuil auquel apparaît un effet toxique (BMDL) et le niveau d’exposition d’une population spécifique. Il suffit de lire les derniers avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour constater que c’est de cette façon que sont évalués les risques. La deuxième approche part du fait que l’on dispose de plus en plus de données sur la dose interne de contaminants chez l’homme (dosages sanguins, urinaires par exemple) et que par les résultats d’études épidémiologiques on peut situer le seuil critique à partir duquel apparaissent les effets santé. On peut donc calculer la marge existant entre la charge corporelle d’une population et le seuil critique. On appelle cela margin of body burden (MOE). Les premières évaluations de ce type en France ont commencé dés 2005 à l’initiative de l’Institut national de veille sanitaire (Invs) pour les dioxines et les PCBs, et les chiffres concernant les pesticides viennent d’être publiés. En dehors des biomarqueurs d’exposition il existe maintenant des biomarqueurs d’effets (en particulier ceux liés aux effets mutagènes, cancérigènes et perturbateurs endocriniens) applicables directement chez l’homme et participant à ce que l’on appelle l’épidémiologie moléculaire. Ces biomarqueurs et bioessais sont d’ailleurs détaillés dans mon livre Sang pour sang toxique avec des exemples d’application. Mais dans son film, Marie-Monique Robin passe sous silence cette évolution. Faire croire que rien n’a changé depuis les années 1950, c’est purement de la désinformation !

Le film revient sur les risques de cancer attribués à l’aspartame

Elle fait un sujet sur l’aspartame en nous racontant des histoires économiques sur la situation américaine et la manière dont l’aspartame y a été autorisé dans les années 1980. Tout cela est connu depuis longtemps, et surtout qu’est-ce que ça a à voir avec la situation en Europe ? En fait, les incertitudes portent sur les effets neurologiques, et non pas sur les effets cancérigènes. Le problème c’est que ses témoins ne sont pas les experts qui ont étudié le dossier mais les fonctionnaires des agences qui sont les gestionnaires des services et qui n’ont qu’une vue générale des dossiers. De plus dans de nombreux cas ces responsables viennent de l’industrie, ce dont elle a l’air de s’étonner. Mais d’où pourraient venir des personnes qui ont l’expérience de la gestion de dossiers d’homologation ou d’autorisation ? Sûrement pas majoritairement de la recherche publique. Mais ce ne sont pas eux qui font les expertises, ils ne font que la gestion des dossiers et la coordination matérielle des expertises.

Pr Narbonne : Notre poison quotidien accumule les contre-vér...

Sur l’aspartame, elle pointe des incohérences sur les raisons avancées par l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour contester les résultats de l’étude italienne de Morando Soffritti qui trouvait plus de cancers chez les rats nourris à l’aspartame.

Elle va demander à Hugues Kenigswald, qui dirige l’unité sur les additifs à l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) pourquoi cette agence a rejeté les conclusions de la première étude de Morando Soffritti. Il lui dit que c’est parce que les vieux rats ont des inflammations pulmonaires qui peuvent être la cause de cancers pulmonaires. Donc Marie-Monique Robin va voir ensuite Soffritti qui se régale de démonter l’argument en disant qu’il y a eu autant d’inflammations chez les rats nourris à l’aspartame que chez les rats témoins. Mais la vraie raison du refus de la première publication par l’EFSA (celle utilisant des doses inférieures à la DJA) c’était que l’augmentation des cancers n’est significative que chez les femelles, et que les témoins femelles (qui n’avaient pas reçu l’aspartame) présentaient deux fois moins de cancers que ce qu’on constate d’ordinaire sur les femelles appartenant à cette souche particulière (témoins historiques).

En fait il n’y avait pas augmentation des cancers chez les traités mais diminution des cancers « spontanés » chez les témoins.  C’est la raison pour laquelle on n’a pas accepté cette publication.  Les experts de l’EFSA ont d’ailleurs dû insister auprès du Dr Soffritti pour obtenir les valeurs des témoins historiques de son institut. Le problème des inflammations pulmonaires des rats en fin de vie fait partie des altérations physio-pathologiques dues à la vieillesse  (pouvant toucher aussi bien les témoins que les traités) et qui constitue une des raisons pour lesquelles le protocole officiel arrête les études de cancérogenèse après un maximum de 24 mois d’exposition et n’attend pas la mort des animaux d’expérience  contrairement au protocole « original » de l’équipe Soffritti.

Le film laisse entendre que des informations importantes seraient dissimulées au public

Pour nous persuader qu’on nous cache des choses, Marie-Monique Robin ressort le rapport de l’Académie des Sciences selon lequel les décès par cancers associés à la pollution ne représenteraient que 0,5 % des cas de cancers. Pour commencer on se demande en quoi l’Académie des Sciences ferait référence en termes de santé publique. Ensuite, ce rapport est basé sur les données de l’Agence internationale de recherches sur le cancer chargée de classer les substances cancérigènes. Ce classement se base sur des cohortes de travailleurs exposés et les cancers reconnus maladies professionnelles. Dans ce cas il n’y a aucun doute sur les substances impliquées. Il s’agit donc de très peu de substances par rapport à celles présentes dans notre environnement. Ce rapport ne répond donc pas à la question posée sur l’implication des substances chimiques dans l’augmentation de l’incidence de certaines maladies. En fait cette question a fait l’objet d’une saisine de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) et a fait l’objet d’une expertise collective de l’INSERM.  Dans l’avis rendu public, il est indiqué que plus de 50 % de l’augmentation des cancers au cours des 30 dernières années avaient une origine environnementale, avec une composante liée aux produits chimique qui ne pouvait être quantifiée, la seule relation suffisamment établie étant chez les agriculteurs.  Marie-Monique Robin ne parle évidemment pas de cet avis, puisqu’elle se positionne nettement comme un « lanceur d’alerte ». En ce qui concerne les pesticides il faut savoir que l’on est passé de 1300 substances actives à 250 aujourd’hui. Il s’agit comme d’habitude de passer sous silence ou de dénigrer tout le travail des agences sanitaires.

La suite demain !

Pour aller plus loin, cliquez ici.

Ou ici.

jeudi, 10 mars 2011

Cancer colorectal : faites-vous dépister dès 50 ans !

Les pouvoirs publics ont mis en place dès 2009, un dépistage organisé du cancer colorectal.

Mais face au manque de participation des Français, l’Institut national du cancer vient d’inaugurer une campagne d’incitation au dépistage. Intitulée « Mars bleu », elle se déroulera tout au long du mois de mars.

Rappelons qu’avec 40.000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année, le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent et la 2e cause de mortalité. Or si 50% des personnes concernées se pliaient au dépistage, la mortalité liée à ce cancer pourrait diminuer de 20%, estiment les experts… Actuellement, le taux de participation reste faible, avec 43%.

Savez-vous en quoi consiste exactement le dépistage du cancer colorectal ?

 

Il repose sur le test Hémoccult II, lequel consiste à rechercher des traces de sang dans les selles. Il suffit de demander le test à votre médecin. Ensuite, les prélèvements se font à domicile : deux prélèvements sur trois selles consécutives. Ces prélèvements sont à envoyer au laboratoire d’analyses médicales à l’adresse indiquée.

Etes-vous concerné par le dépistage du cancer colorectal ?

Tous les hommes et les femmes âgés de 50 à 74 ans sont concernés. Dans le cadre du dépistage organisé, un courrier personnalisé vous est envoyé, vous invitant à faire ce test.

En cas de résultat négatif, le test Hémoccult II est à répéter tous les deux ans.

En revanche, si le test est positif, une coloscopie est prescrite afin de dépister la présence d’éventuels polypes. Le dépistage organisé permet de diagnostiquer des polypes avant qu’ils ne deviennent cancéreux. Autrement dit, à ce stade précoce, une surveillance peut être mise en place pour prévenir l’apparition d’un cancer. Sinon, un traitement est mis en place pour guérir le cancer, avec un pronostic d’autant plus favorable que la tumeur a été détectée tôt.

Attention, en cas d’antécédent familial de cancer colorectal ou de symptômes suspects, il est recommandé de mettre en place un dépistage personnalisé en collaboration avec son médecin. Il peut être opportun de réaliser un test Hémoccult II plus précocement, voire de passer une coloscopie d’emblée.

Parlez-en à votre médecin !

Sources : Institut National du Cancer, www.e-cancer.fr ; Ministère de la santé, www.gouvernement.fr/gouvernement/l-operation-mars-bleu-pour-sensibiliser-au-depistage-du-cancer-colorectal.

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

mercredi, 09 mars 2011

« Dis, c’est quoi une mammographie ? »

La mammographie est un examen qui utilise les rayons X pour produire des images du sein.

Réalisée soit dans un cabinet de radiologie, soit dans un service hospitalier de radiologie, la mammographie repose aujourd’hui sur la technique du numérique.

Quelles sont les indications ?

Elle peut être réalisée dans le cadre d’un test de dépistage ou de diagnostic d’un cancer du sein. Dans le premier cas, l’examen vise à détecter un cancer encore trop petit pour être décelé par un auto-examen ou un médecin. Dans le second cas l’objectif est de déterminer avec précision la taille et l’emplacement de la lésion. L’examen permet de reproduire en images le tissu et les ganglions lymphatiques environnants.

Comment se déroule une mammographie ?

La mammographie s’effectue en position debout. Le sein est positionné entre un porte-cassette et un dispositif de compression. Dans la grande majorité des cas, deux clichés sont effectués pour chaque sein : un de face et un avec une incidence oblique, soit un total de 4 clichés.

Des risques ?

La mammographie n’expose à aucun risque. Les doses d’irradiation utilisées sont faibles. Lors de l’examen, il est nécessaire pour obtenir des images de qualité de comprimer le sein, ce qui peut occasionner un inconfort. Il est conseillé de faire une mammographie en première partie du cycle menstruel, ou durant une période d’interruption du traitement hormonal de la ménopause.

Source : AFSSaPS, 2005, Collège national des gynécologues et obstétriciens français, 2009

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

mardi, 08 mars 2011

Mobilisation, toute la semaine, pour le don de moelle osseuse : appel à votre générosité !

La 6e semaine de mobilisation pour le don de moelle osseuse s’ouvre à partir de lundi.

Le registre français des volontaires au don de moelle osseuse compte aujourd’hui 190.000 inscrits.

L’objectif de l’Agence de la biomédecine est d’atteindre 240.000 à l’horizon 2015, dont 18.000 nouveaux inscrits dès 2011.

Chaque année, 2.000 personnes ont besoin d’une greffe de moelle osseuse pour remplacer leur système immunitaire déficient. En 2009, 1.538 greffes avec donneur ont été réalisées en France, la majorité (60%) faisant appel à un donneur anonyme, extérieur à la fratrie.

La 6e semaine nationale de mobilisation «a pour but de recruter de nouveaux donneurs, mais aussi de rendre hommage à leur communauté», a indiqué à la presse la directrice générale de l’agence, Emmanuelle Prada-Bordenave. Le but est aussi de diversifier les profils génétiques des donneurs.

Symboliquement, une grande veilleuse rouge illumine ce week-end le Parvis des droits de l’Homme du Trocadéro, à Paris. En région, des manifestations seront organisées les 11 et 12 mars à Bordeaux, Rennes, Rouen, Strasbourg, Grenoble, Limoges, Marseille et Nice.

 

 

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jeudi, 09 juillet 2009

Comment Lutter avec Efficacité Contre le Cancer Colorectal

Prévention et dépistage.
Deux mots clefs pour une lutte efficace contre le cancer colorectal, une maladie qui fait plus de 16 000 morts par an, en France.

Avec 36 000 nouveaux cas annuels, le cancer colorectal se place en troisième position des cancers les plus répandus en France, derrière les cancers du sein et de la prostate. Il se hisse même à la seconde place en terme de mortalité avec 16 000 décès par an, suivant de peu le cancer du poumon.

Des chiffres élevés mais qui peuvent aisément diminuer, le cancer colorectal étant une maladie curable dont le dépistage précoce améliore nettement le pronostic. Il allonge la survie aussi.

Partant de ce constat, le gouvernement a choisi de faire de la lutte contre le cancer colorectal un des objectifs prioritaires du Plan Cancer lancé en 2003. Ce Plan vise à faire avancer les comportements vis-à-vis de la prévention et du dépistage, en proposant notamment un dépistage gratuit à toutes les personnes âgées de 50 à 74 ans.

Dépistage de masse = Hemoccult II

Simple, facilement acceptable, sans danger, peu onéreux et efficace. Autant de qualités que se devait de présenter l’outil diagnostic d’une campagne de dépistage à échelle nationale. Le choix s’est arrêté sur le test Hemoccult II.

Le test Hemoccult II consiste en une prise d’échantillons à deux endroits différents de ses selles, trois jours de suite. L’ensemble des échantillons est ensuite adressé à un laboratoire qui procède à des analyses permettant de repérer une éventuelle présence de sang dans les selles.

Dépistage individuel = coloscopie

En cas de réponse positive au test Hemoccult II ou pour toute personne souhaitant se faire dépister à titre individuel, la coloscopie s’avère incontournable. Seul examen ayant démontré sa capacité de réduire la mortalité du cancer colorectal, elle permet de repérer 90% des polypes et de les retirer au cours de la même intervention.

Seuls points “négatifs” de la coloscopie : des préparatifs contraignants (régime alimentaire spécifique et purge), une anesthésie générale et un risque de complications (0,6 pour 10 000 cas).

Technologies d’avenir ?

Si la coloscopie reste la référence en matière de dépistage, de nouvelles méthodes telles l’analyse génétique ou des examens biologiques ciblés pourraient un jour faire leur apparition. Ces techniques, prometteuses dans leur facilité de réalisation, s’avèrent cependant délicates à mettre au point.

Plus avancée, la coloscopie virtuelle est une technologie utilisant un scanner hélicoïdal et un traitement informatisé des images pour obtenir une visualisation en trois dimensions du côlon.

Moins contraignante qu’une coloscopie réelle (seule la purge reste nécessaire) la coloscopie virtuelle nécessite des spécialistes parfaitement formés à analyser les clichés. De plus, la détection des polypes de diamètre inférieur à 5 mm étant mauvaise, les experts de l’ANAES (Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé) estiment que “la coloscopie virtuelle est une technique d’imagerie encore au stade du développement et que ses modalités de réalisation ne sont pas optimisées”.

Prévention primaire

En amont du dépistage, la prévention se révèle être l’arme la plus efficace contre le développement du cancer colorectal. Une hygiène de vie alliant activité physique régulière et alimentation saine suffit à faire régresser les risques de près de 50%.

Facteurs augmentant les risques de développer un cancer colorectal :

  • Grignotage à excès calorique

  • excès pondéral

  • sédentarité (risque multiplié par trois)

  • consommation de graisses et de protéines

  • alcool

  • tabac

  • sucres

Facteurs diminuant les risques de développer un cancer colorectal :

  • activité physique

  • trois repas/jour, d’une durée normale

  • consommation de viandes maigres, de poissons, de végétaux et de fibres

  • calcium

  • vitamines

  • café

Source : Conférence “Prévention et dépistage du cancer colorectal” par le Dr Philippe Godeberge. Salon Forme & santé, Paris, 19-22 Octobre 2006.

 

Pour toute information, précise, concernant une aide ou un soutien psychologique, ou une thérapie pour guérir, cliquez ici. Un entretien de 30 à 45 minutes vous est aussi proposé, gratuit et sans engagement

dimanche, 31 mai 2009

Débutez Votre Semaine avec un Sourire…

mercredi, 22 avril 2009

Cancer: L’Art-Thérapie Réduit l’Anxiété, la Dépression et la Douleur


art-therapie-cancer-guerison-remission-frederic-duval-levesqueUne recherche montre l’efficacité de l’art-thérapie pour réduire certains symptômes chez les gens souffrant de cancer : la douleur, l’anxiété, la dépression, le manque d’appétit, la difficulté à respirer et la fatigue.

Cinquante personnes, âgées de 19 à 82 ans et souffrant de différents cancers, participaient pendant quatre mois à des séances d’art-thérapie leur permettant de se détendre et d’exprimer des émotions. Les activités incluaient le dessin, la peinture, la sculpture et diverses formes d’artisanat.

Les participants évaluaient avant et après les sessions leurs symptômes sur une échelle de 0 à 10. Le seul symptôme mesuré qui n’était pas amélioré par les scéances était la nausée.

La majorité des participants étaient désireux de poursuivre cette activité après la recherche. 90% d’entre eux rapportaient que celle-ci les distrayait et centrait leur attention sur quelque chose de positif.

La plupart des participants prenaient une médication pour la douleur. Une co-auteure avance l’hypothèse que l’art-thérapie peut aider à réduire la douleur en favorisant la production naturelle d’opiacé dans le cerveau. Les sessions ont aussi aidé plusieurs participants à retrouver un sentiment d’identité qui est affecté par la maladie.

Source: http://www.psycport.com

 

Plus d’infos ici

Anti-Cancer : Vous êtes invité à la Conférence Gratuite de David Servan-Schreiber

anti-cancer-david-servan-schreiberDavid Servan-Schreiber est l’invité du Cercle PRG de Toulouse le 6 mai prochain pour une conférence publique et gratuite intitulée “Anti-cancer” à Toulouse.

Cette conférence associera également le professeur de cancérologie Roland Bugat.

Cette conférence débutera à 19h à la Salle de Barcelone située allées de Barcelone (à quelques pas de la sation de métro ligne B Compans Cafarelli).

Plus d’infos sur guérir.fr ou ici

lundi, 03 novembre 2008

Cancer : Image de Soi et Mal-Etre

La Ligue contre le Cancer va lancer une nouvelle forme de soutien aux malades, basée sur des soins esthétiques (onco-esthétique) et la pratique d’activités physiques adaptées.

Peut-etre en avez-vous entendu parler ?

Baptisé APESEO (pour Activités Physiques Et Soins Esthétiques en Oncologie), ce projet vise à aider les patients à mieux gérer le « bouleversement de l’image corporelle » qui accompagne souvent la maladie cancéreuse.

«Par le biais des soins esthétiques, les personnes malades peuvent se ressourcer et se réapproprier leur corps », souligne la Ligue. Quant aux activités physiques, elles sont réalisées en groupe.

« Des professeurs aident les patients à reprendre confiance en leur capacité corporelle. Ce rassemblement permet aussi de rompre l’isolement des participants et les incite à se confronter au regard de l’autre ».

Si l’onco-esthétique est pratiquée depuis quelques année en France, la nouveauté du service APESEO est de l’associer à des activités physiques (gymnastique douce, randonnée…).

Le premier site d’expérimentation a été ouvert à Montpellier le 22 septembre dernier. Cinq autres vont suivre à Annonay, Brest, Bordeaux, Nantes et Saint-Etienne.

Et après l’image corporelle, si l’on s’intéressait au mental du malade ?

Le soutien psychologique peut faire la différence entre l’échec ou la réussite d’un traitement. Voyez, dans ma page “Qui suis-je ? De quoi s’agit-il ?”, ce que je fais en thérapie comportementale et cognitive.

 

 

Pour un entretien gratuit et sans engagement, cliquez là

 

Pour en savoir davantage sur le sujet : www.ligue-cancer.net

 
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