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jeudi, 07 juillet 2011

Pourquoi grossissez-vous ? Découvrez les 2 raisons principales

Maigrir: Découvrez la principale cause de la consommation excessive de calories selon des chercheurs

Les Américains consomment en moyenne 2,375 calories par jour, soit 570 de plus qu’en 1977, selon une étude publiée dans la revue PLoS Medicine et financée par les National Institutes of Health. Cette augmentation se traduit directement en un surplus de poids, un kilo de poids corporel correspondant environ à 7700 calories.

Selon l’analyse des données de quatre études nationalement représentative, menées entre 1977 et 2006, le plus grand contributeur de cette forte hausse a été le nombre de collations et de repas par jour. Au cours des dernières 30 années, il est passé de 3,8 en moyenne à 4,9, soit une augmentation de 29%.

La taille moyenne des portions a aussi augmenté mais d’environ 12% seulement. Et, étonnamment, le nombre moyen de calories par gramme de nourriture (la «densité énergétique») a légèrement baissé au cours de cette période, ce qui suggère que les aliments riches en calories ont joué un rôle relativement mineur dans la prise de poids.

La vraie raison pour laquelle nous consommons plus de calories est que nous mangeons souvent, conclut Barry Popkin de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill.

« Dans un environnement où la nourriture est omniprésente, nous devons être conscients de quand, combien et qu’est-ce que nous mangeons », commente Lisa Young de l’Université de New York.

Elle recommande de s’en tenir à 3 repas par jour et de choisir des collations saines, telles que des fruits et des légumes, plutôt que des aliments transformés.

Sources: psychomedia.qc.ca, CNN

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lundi, 27 juin 2011

Insatisfaite de votre apparence physique ?

Dans une enquête récente sur la préoccupation par rapport à l'image corporelle, 34% des étudiants participant ont indiqué qu'ils étaient très préoccupés par rapport à un aspect de leur apparence, 26% se considéraient comme malformés, 20% passaient beaucoup de temps à s'inquiéter de leurs défauts physiques et 18% passaient beaucoup de temps à camoufler les défauts perçus dans leur apparence.

Certaines personnes éprouvent un certain niveau d'insatisfaction léger et passager avec peu d'impact sur le fonctionnement quotidien ou l'habileté à former et maintenir des relations saines.

Mais pour d'autres, l'image corporelle négative a des conséquences dévastatrices incluant certains troubles alimentaires (dont l'anorexie et la boulimie) et la peur d'une dysmorphie corporelle.

La nature de l'image corporelle négative peut inclure une insatisfaction par rapport à la forme et la taille du corps mais peut impliquer aussi des défauts perçus de la figure, des cheveux, de la peau, du teint ou une large variété d'aspects du corps (les bras, les pieds, les mains, la poitrine, les hanches, les épaules, etc.).

Les gens affectés peuvent passer des heures chaque jour à y penser au point où cela domine leur vie. Cela arrive souvent malgré les avis et le réconfort des amis, des partenaires ou de la famille.

Pour ceux chez qui l'image corporelle négative est un trouble, elle est associée à beaucoup de détresse émotionnelle et de perturbations du fonctionnement.

-> Elle nuit au bonheur en endommageant l'estime de soi, en interférant avec les capacités de s'engager de façon significative dans la vie et de développer un sens d'appartenance et d'acceptation.

Source: psychomedia.qc.ca

 

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dimanche, 19 juin 2011

Obésité et boulimie : comment se voient les Françaises ?

Mieux comprendre les expériences vécues des Européens en situation de surpoids ou d’obésité ? C’est l’objectif de l’enquête réalisée auprès de 8 500 personnes dans 17 pays de l’Union européenne. Cette cohorte qui comptait 500 Français, était composée de sujets dont l’Indice de Masse corporelle (IMC) était supérieur à 28. Ils étaient donc en surpoids et les résultats enregistrés dans l’Hexagone, traduisent une prise de conscience insuffisante, et de réelles situations d’échec.

Petit rappel.

L’IMC idéal est compris entre 18,5 et 25. Au-delà de ce chiffre, le sujet est considéré en surpoids. Dès que l’indice atteint la valeur de 30, l’obésité est avérée. Et à partir de 35, les médecins parlent d’obésité morbide. Les auteurs de l’étude ont ainsi réparti les participants en 3 groupes, selon leur IMC.

Résultats pour la France :

1er groupe : un IMC compris entre 28 et 29,9 : 39% des Français interrogés sous-estiment leur situation ou n’ont pas conscience de leur surpoids (43% pour l’UE) ; plus étonnant sans doute, 59% n’envisagent même pas d’en parler à leur médecin. Selon les résultats, « il semble qu’une des causes de leur surpoids soit liée à leur rapport à la nourriture. Près de 30% mangent, sans se préoccuper d’avoir faim ou non ».

2e groupe : un IMC compris entre 30 et 35,9 : 68% des femmes et 70% des hommes de ce groupe interrogés en France, ont déjà perdu du poids… pour le reprendre par la suite. Plus de la moitié ( 52%) ont déjà consulté un médecin. Des taux comparables à ceux que l’on relève à l’échelle européenne. En moyenne, ces « patients » cherchent à perdre du poids depuis plus de 4 ans, et 18% y travaillent même depuis 10 ans.

3e groupe : un IMC supérieur à 36 : 46% de ces personnes (en majorité des femmes) sont en situation d’échec et reprennent le poids qu’elles avaient perdu. Dans ce cas, l’impact psychologique de l’obésité est fortement ressenti.

Prise de poids : des raisons variées

Selon les interviewés, les raisons de la prise de poids sont variées.

Près de 50% des Français pensent qu’ils se nourissent mal, et 34% qu’ils mangent trop. Des raisons plus souvent avancées par les hommes.

Les femmes pour leur part, invoquent plus volontiers un problème de santé et/ou les conséquences d’une grossesse. Elles motivent également leur volonté de perdre de poids par le besoin de retrouver leur confiance en elles ou de séduire. Les hommes au contraire, cherchent plutôt à augmenter leur espérance de vie.

Par rapport aux femmes, ils auraient d’ailleurs davantage besoin d’être soutenus. Ils sont en effet 59% à rechercher un appui familial (contre 53% pour les femmes), et 27% à attendre un soutien médical, contre 21%, pour leurs compagnes.

Source : enquête réalisée en février 2011 par ICM Research pour GlaxoSmithKline Santé Grand Public, auprès de 17 pays de l’Union européenne (500 personnes/pays) 5 mai 2011, destinationdanté.fr


jeudi, 09 juin 2011

15 ans de tabagisme majorent votre risque de cancer du sein de 34% ! Alors comment allez-vous arrêter de fumer ?

Le 47e congrès de l’ASCO (American Society of Clinical Oncology) a été l’occasion de présenter les grandes nouveautés thérapeutiques dans le domaine du cancer, mais aussi les progrès en matière de prévention.

C’est ainsi que le tabagisme est revenu sur le devant de la scène et tout particulièrement à propos du cancer du sein.

Le tabac, un puissant facteur du risque du cancer du sein

Le tabac est un puissant facteur de risque du cancer du sein, d‘autant plus chez les femmes prédisposées à ce cancer. C’est le cas notamment des femmes de plus de 60 ans, et de celles qui ont des antécédents personnels ou familiaux (cas de cancers du sein chez dans la famille).

Selon l’une des études présentées à ce congrès et ayant porté sur le suivi de plus de 10.000 femmes,

15 ans de tabagisme majorent le risque de cancer du sein de 34%.

Le potentiel cancérigène du tabac est ici aussi alarmant, justifiant les campagnes de lutte contre le tabagisme en direction des femmes.

Les facteurs protecteurs du cancer du sein

Mais pour prévenir le cancer du sein, les femmes ont d’autres cartes à jouer.

En premier lieu, l’activité physique. Une pratique physique régulière (au moins 30 minutes par jour de marche active) représente un facteur protecteur très important.

Viennent ensuite l’alimentation (consommation accrue de fruits et de légumes, limitation des acides gras trans et de l’alcool), la lutte contre le surpoids et le dépistage (dépistage personnalisé ou généralisé).

Autrement dit, toutes les femmes peuvent réduire leur risque de cancer du sein ! Le mieux étant d’arrêter de fumer…

 

Sources : 47e Congrès de l’American Society of Clinical Oncology, 3-7 juin 2011, e-sante.fr, Isabelle Eustache

 

 

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mardi, 07 juin 2011

Expérience vécue : «Dans la peau d’une personne obèse» (2/2)

En même temps, je me pose la question : sait-on réellement ce que c’est que c’est que d’être confronté aux jugements des Autres ?

Oui, vous, vous savez. Mais eux ?

C’est-à-dire ceux qui n’ont jamais essayé un corps de gros, ne serait-ce que quelques minutes ? Entendre ces remarques qui se veulent anodines et qui même si contenues ne m’en ont pas moins marqué – j’aurai cette impression du « chassez le naturel, il revient au galop ».

Tableau : devant moi, minestrone de fraise et toute petite quenelle d’amandes confites. L’assiette est raffinée, colorée et appétissante et… peu sucrée. Je joue mon rôle à fond : ce n’est pas parce que je suis momentanément obèse que je n’ai pas faim et que je n’ai pas le droit de manger. Que n’ai-je fait là ! Aussitôt la remarque fuse : « vous pouvez manger, c’est un plat bon pour vous, c’est light ».

J’en aurais presque rougi. Très bien, c’est formateur.

Poursuivons la visite, confrontons-nous encore à la foule… mais auparavant, il faut se réhydrater rapidement.

Marie est aux petits soins pour moi. Nos échanges verbaux abasourdissent l’auditoire. Elle me provoque dans mon ressenti, je lui réponds du tac au tac, consciente d’être écoutée par un public à mille lieux de se douter de la réalité.

Aucun ne voudra essayer ce costume, être acteur ne serait-ce qu’un instant. Mais vite, un verre d’eau. Je transpire abondamment. Et j’ai encore faim. Trois petits fours aux légumes engloutis et voilà deux tâches sur ma belle chemise de sumo : mais comment faire avec cette masse devant moi ? Je suis obligée de me pencher en avant exagérément pour porter la moindre nourriture à ma bouche.

Ma posture pour manger s’est modifiée. Tiens donc ! Ma démarche également. Se déplacer, se mouvoir entre les obstacles est devenu trop difficile. Même si je marche en crabe, et que je rentre le ventre au maximum. J’essaie de conserver un style mais je n’ai pas l’habitude de vivre cela au quotidien : mes cuisses se frottent l’une à l’autre. Je pense aux irritations habituelles des plis cutanés, intertrigo de leur vrai nom.

Je m’imagine en train de courir essoufflée (dyspnée au moindre effort) après un bus ? Comment monter et descendre en courant les escaliers ? « Bougez ! Faites du sport, c’est bon pour maigrir, c’est bon pour la santé ». Le sport je connais, je suis nutritionniste du sport et sportive, mais comment faire avec un centre de gravité qui n’est plus le mien ?

A.P.A ai-je l’habitude de répondre. Activité Physique Adaptée à la personne. C’est fondamental.

Et je le ressens d’autant plus en ce jour. Mais la salle se vide. Il est temps de rendre mon habit de non lumière et de retrouver ma taille 36. Et de remercier les anges du CNAO, Anne-Sophie, Marie et Valérie, pour m’avoir permis de peser le temps d’une heure, tout le poids des préjugés qui entourent la personne obèse.

 

Source : Corinne Peirano, diététicienne-nutritionniste

 

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lundi, 06 juin 2011

Expérience vécue : «Dans la peau d’une personne obèse» (1/2)

Ce n’était pas un one man show, en l’occurrence un one woman show : « Passez du 36 au 58 ! » ou « La difficile marche des obèses ».

Non, ce n’était pas d’un comique annoncé même si oser revêtir un costume de sumo et se lester de 20 kilos exigeaient, au vu des réactions dans la salle, une bonne dose d’humour relevée d’un soupçon d’insolence.

Mais que répondre au challenge lancé récemment par Marie Citrini, la secrétaire générale du CNAO : « il nous faut quelqu’un pour rentrer dans le costume » ? Forcément, la nutritionniste lève le doigt : « moi siou plait m’dame ».

Rentrer dans la peau d’une personne obèse au moins une fois dans ma vie !

Pas un délire, ni une fanfaronnade, encore moins un fantasme. Plutôt saisir l’occasion donnée pour ressentir – brièvement certes – ce que des hommes et des femmes vivent au quotidien

Influencée par des réflexes de terrain, je pousse loin l’empathie, mais ce changement d’identité corporelle, je l’assume complètement. Même sous les flashes des journalistes, même sous l’œil avide de la caméra. Et ma foi, qu’en tirer sinon une leçon supplémentaire d’humanité mêlée à un renforcement des acquis professionnels…

Volume, rondeurs, poids, surpoids, obésité : voici qu’à mon tour, je ne peux plus me baisser avec facilité. Où sont mes pieds ? Pourquoi ne puis-je ramasser sans difficulté cet objet à terre ? Il est vrai que tout déplacement devient très compliqué. Toutefois, l’expérience me permet de saisir une perte de repères dans l’espace.

J’évolue dans un corps devenu trop présent, encombrant et ce, au milieu de personnalités, gênées et médusées pour lesquelles costumes cintrés, sveltesse et escarpins sont de mises en ce jour. J’entends le murmure de tous ces gens. Les femmes, surtout, ont dans les yeux un effroi difficilement dissimulé. Du moins, ai-je le temps de le capter avant que les regards ne se détournent. De toute évidence, il y a un évitement caractérisé pour certaines.

Je sens que l’on me frôle, que l’on me bouscule. Et de mon côté, je ne cesse de m’excuser, à droite, à gauche, consciente de prendre trop de place. De fait, mon périmètre d’intimité s’est largement rétréci. Comment se déplacer sans se cogner ? Humains, chaises, tables, porte… Des obstacles à chaque pas !

Alors que la pesanteur m’enlace plus profondément, je constate que chaque déplacement me coûte en énergie. Je sens la sueur couler sous ce costume infernal. Et pourtant, j’essaie de conserver un sourire. Il ne s’agit pas d’effrayer les gens mais de leur transmettre un message qui se veut rassurant : derrière cette étoffe de gros corps, un être humain existe.

En même temps, je me pose la question :

 

La suite demain.

 

 

Source : Corinne Peirano, diététicienne-nutritionniste

 

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samedi, 04 juin 2011

Psychothérapie à Toulouse : voici quelques réflexions pour guérir de la boulimie et autres TCA

 

  • Mise en évidence des croyances en rapport avec l’addiction à la nourriture, voire affective,
  • Mise en évidence des croyances favorisant la réussite thérapeutique,
  • Mise en évidence des stratégies d’anorexie-boulimie,
  • Définition d’un objectif : déterminer comment transformer une demande ambivalente en objectif positif selon des critères précis,
  • La dissociation séquentielle : prendre en compte la nature très particulière de la personnalité « dissociée » d’une jeune femme dépendante et utiliser les moyens adéquats pour lui permettre de trouver d’autres moyens que la nourriture pour résoudre ses difficultés personnelles,
  • Compulsion (craving) : résoudre cette fameuse compulsion ou supprimer chez vous le besoin irrésistible de manger,
  • Prendre en compte et résoudre la culpabilité et la honte,
  • Identifier les émotions que vous ne savez pas gérer.
  • Gérer ses besoins : découvrir les besoins réels derrière le besoin de boire, de fumer, de sexe, de manger ou le refus de s’alimenter,
  • Mettre en évidence les problématiques spécifiques,
  • Créer un futur : vous apprendre à vous créer des projets d’avenir et à donner un sens à votre vie,
  • Mise en place de repères aidants,
  • La codépendance : sortir d’un schéma de codépendance,
  • Etc… etc…

jeudi, 02 juin 2011

Un réseau pour guérir de l'anorexie et de la boulimie (1/2)

Les causes de l’anorexie et des TCA sont multifactorielles (prédisposition, culture, environnement, mode de vie, stress…).

Le contexte social est bien sûr déterminant. L’offre alimentaire abondante, le matraquage publicitaire sur l’idéal de minceur, le temps et l’importance moindres accordés aux repas… sont autant de facteurs déclencheurs.

Aussi bien dans la boulimie que dans les autres TCA, c’est souvent la pensée anorexique qui pilote les crises. Elles reviennent avec le besoin de maigrir ou le sentiment insupportable d’être trop gros. »Dans la boulimie, les patients confondent la faim et l’envie de manger, souvent liée à des émotions qu’ils ne savent pas gérer autrement. Toutes les émotions peuvent être sources de compulsions alimentaires. Il fautapprendre à gérer les émotions autrement qu’avec la nourriture« , explique Anne-Françoise Chaperon, psychologue clinicienne spécialisée en thérapies cognitives et comportementales.

« Dans tous les cas, il y a la stigmatisation du corps non parfait », souligne Laurence Collet-Roth, psychologue.

Selon une récente étude du psychiatre Christopher Fairburn, chercheur à Oxford (Angleterre) : « Les patients basculent souvent d’un trouble à l’autre. La symptomatologie des TCA peut être commune. » Point inquiétant : « La moitié des patients souffrant de TCA n’accèdent jamais à des soins« , insiste le professeur Jean-Claude Melchior. Surtout les personnes atteintes de boulimie, puisque c’est le plus souvent une maladie non visible.

Le retard de prise en charge a de multiples raisons : « Le refus des patientes, qui restent focalisées sur leur volonté de perdre du poids et craignent toute intervention qui s’y opposerait ; les parents qui se sentent responsables dès lors que l’on évoque un problème psychiatrique et sont parfois dans l’évitement ; le médecin traitant qui a des connaissances souvent insuffisantes, énumère Renaud de Tournemire, pédiatre, responsable de l’unité de médecine de l’adolescent à l’hôpital de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

Ainsi, lorsque la situation devient grave, les familles ont souvent déjà toqué à de multiples portes. » Une perte de temps préjudiciable car, comme le souligne le docteur Nathalie Godart, « plus la prise en charge est précoce, meilleur est le pronostic de guérison ».

Même si la voie est longue et sinueuse, on peut en effet guérir de l’anorexie et de la boulimie.

Sources : Pascale Santi, lemonde.fr

mercredi, 01 juin 2011

Un réseau pour guérir de l'anorexie et de la boulimie (1/2)

dèle, 13 ans, a beaucoup maigri. Inquiets, ses parents consultent leur médecin. Celui-ci envoie la jeune fille consulter un endocrinologue. Le diagnostic tombe : « anorexie mentale », terme médical pour l’anorexie.La jeune fille est dirigée vers un psychiatre.
Semaine après semaine, Adèle continue de perdre du poids.
Son anorexie a démarré il y a environ six mois.
Elle dit s’être sentie « plutôt bouboule » et a voulu commencer à perdre du poids. Elle a arrêté le grignotage, puis les produits sucrés, les féculents…
Ses parents sont désemparés.
Conseillés par la mère d’une camarade de classe, ils appellent un service spécialisé.
Adèle pèse 25 kg et mesure 1,42 mètre. Le médecin décide de l’hospitaliser. En grande souffrance, Adèle a besoin qu’on l’aide.
Face à l’anorexie ou à la boulimie, les parents ne savent pas à qui s’adresser.
Pour répondre à leur attente, un réseau sur les troubles du comportement alimentaire (TCA) a été lancé au niveau de l’Ile-de-France, vendredi 29 janvier. « Nous voulons coordonner les structures de soin des patients souffrant de TCA », explique son président, le professeur Jean-Claude Melchior, nutritionniste à l’hôpital Raymond-Poincaré, à Garches (Hauts-de-Seine).
Les services hospitaliers spécialisés en TCA d’Ile-de-France reçoivent plusieurs dizaines d’appels chaque jour. « Le traitement de ces pathologies est axé sur le travail pluridisciplinaire« , explique l’Association française pour le développement des approches spécialisées des troubles du comportement alimentaire (Afdas-TCA).
Maladie complexe, l’anorexie mentale touche un nombre stable de Français depuis plusieurs décennies.
En revanche, même s’il n’existe que peu d’études sur l’évolution des troubles alimentaires, « la fréquence de la boulimie augmente, notamment dans les zones urbaines », explique Nathalie Godart, pédopsychiatre à l’Institut mutualiste Montsouris, dans le 14e arrondissement de Paris. 1,5 % des femmes et 0,16 % des hommes souffriraient d’anorexie mentale. Elle touche 1 % des adolescentes ; et la boulimie 3 %.
Mais les autres troubles alimentaires, comme l’hyperphagie (se lever la nuit pour dévaliser son frigo ou grignoter frénétiquement entre les repas), progressent, et concerneraient 20 à 30 % des adolescents.
Les TCA frappent davantage la gent féminine : on compte huit à neuf filles malades pour un garçon. En Ile-de-France, on dénombre 180 000 cas d’anorexie mentale chez les femmes et 19 000 cas chez les hommes.
« Beaucoup de femmes sont en boulimie chronique depuis parfois des décennies, affirme Frédéric Duval-Levesque, thérapeute en psychothérapie à Toulouse. Leurs compagnons et surtout leur entourage proche, n’est pas au courant de leur souffrance. »
Les formes intermédiaires affectent 600 000 personnes, selon les chiffres rendus publics vendredi 29 janvier par le réseau TCA d’Ile-de-France.
« Les troubles du comportement alimentaire, pas forcément sous leurs formes les plus graves mais modérées ou transitoires, ont fortement augmenté. Et particulièrement, depuis vingt ans, les crises de boulimie suivies de vomissements provoqués, qui touchent aujourd’hui une à deux jeunes filles sur dix« , explique Xavier Pommereau, psychiatre et responsable du Pôle aquitain de l’adolescence au CHU de Bordeaux.
La suite demain sur mon blog.

Sur le Web : – Anorexieboulimie-afdas.fr ; – Reseautca-idf.org.

Sources : Pascale Santi, lemonde.fr

jeudi, 26 mai 2011

Livre : Voici le "Guide de premiers secours de la grossesse" ;-)

  1. C’est un guide astucieux qui vous suit jusqu’à l’arrivée de votre bébé
  2. Des recommandations d’experts santé
  3. Mais aussi des conseils drôles qui dédramatisent intelligemment cette période
  4. Toutes les questions abordées sans langue de bois !

Votre test de grossesse est positif ? Félicitations !

Vous voilà partie pour neuf mois chrono : examens médicaux, gestion des maux de grossesse, achats de matériel pour votre bébé, choix du mode de garde, du prénom, sélection de la maternité, préparation à la naissance…

Vous ne savez pas par où commencer, ni comment faire ? Il y a des conseils concrets et efficaces de 11 experts santé (gynécologue, obstétricien, sexologue, nutritionniste etc). Ce livre vous explique toutes les solutions pratiques pour tout gérer avec sérénité, de votre santé à votre agenda médical, en passant par votre alimentation et vos conditions de travail. Sans oublier les astuces pour bien préparer vos autres enfants à l’arrivée du bébé.

Vous pourrez télécharger les fiches techniques les plus utiles sur un site internet :

www.lescarnetsdel’info.com

« Guide des premiers secours de ma grossesse », de Audrey Loubens, avec Ambre Michel, édition Les Carnets de l’info, 13.90€

lundi, 16 mai 2011

"La boulimie pour les Nuls"

La boulimie, c'est quoi?

On distingue  deux types de boulimie :

  • la boulimie avec vomissements où le poids est normal ou légèrement inférieur à la normale et qui correspond aux deux tiers des cas
  • la boulimie sans vomissements où le poids est normal ou légèrement supérieur à la normale. La boulimie masculine est beaucoup plus rare (environ un homme pour dix femmes).

Pour faire le diagnostic de boulimie on recherche essentiellement trois critères :

  • Il y a d'abord la crise de boulimie elle-même qui associe l'épisode hyperphagique (ingestion d'une grande quantité d'aliments dans un temps assez court) et le sentiment d'une perte du contrôle alimentaire à ce moment-là (de ne pas contrôler la quantité, de ne pas pouvoir s'arrêter). Cette crise se fait en cachette.
  • Un comportement compensatoire pour prévenir la prise de poids (vomissements, jeûne, prise de médicaments, exercice physique excessif).
  • Car comme dans l'anorexie il y a une perturbation de l'image corporelle (dysmorphophobie) qui se traduit ici surtout par cette obsession et cette peur panique de prendre du poids.

L'âge de survenue le plus fréquent se situe entre 18-20 ans, le plus souvent il s'agit de jeunes filles.

En général les boulimiques font au moins deux crises par semaines et peuvent faire jusqu'à plusieurs crises chaque jour. Il existe plus rarement des épisodes où les crises s'enchaînent parfois jours et nuits : on parle alors d'état de mal boulimique.

La boulimie, pourquoi?

On ne peut comprendre la boulimie sans la relier à l'anorexie. D'abord parce qu'une fois sur deux, des crises de boulimie émaillent les épisodes anorexiques. Ensuite parce que très souvent on retrouve dans les antécédents d'un patient boulimique, un court épisode anorexique passé inaperçu. Comme nous l'avons développé dans le chapitre sur l'anorexie il s'agit d'un déplacement de l'investissement affectif vers des préoccupations alimentaires. « L'objet » alimentaire, surinvesti, occupe alors tout le champ de la conscience. Mais, à la différence de l'anorexique, qui se sent toujours trop  « grosse de ses envies » et  cherche à maigrir sans fin, il y a, dans la boulimie, perte de cette maîtrise. Le passage à l'acte se termine alors par une sensation de malaise, bien sûr physique (la sensation d'avoir trop mangé), mais aussi psychique avec des idées de culpabilité et d'autodépréciation.

Quel traitement, quelle prise en charge?

Le traitement reprend les mêmes principes que celui de l'anorexie avec une prise en charge pluridisciplinaire. Cependant, s'adressant à un public de jeunes adultes et très souvent d'adultes, l'aspect familial y est beaucoup moins développé ainsi que l'aspect organique. La prise en charge la plus classique associe une thérapie bifocale, c'est à dire d'un coté des consultations régulières avec le psychiatre référent et d'un autre un suivi hebdomadaire avec un thérapeute en psychothérapie. L'aspect corporel est privilégié avec des séances de relaxation et parfois de massages. Il existe également des groupes de parole.

Quelle évolution?

La boulimie est une maladie avec une forte propension à la chronicisation cependant son intensité est très variable dans le temps. Il existe des périodes asymptomatiques qui peuvent durer plusieurs mois avant d'observer une nouvelle rechute.

Au niveau organique la complication la plus fréquente est une baisse du potassium sanguin. On note également la survenue de problèmes dentaires, oesophagiens et une augmentation caractéristique du volume des glandes parotides.

L'hyperphagie boulimique c'est quoi ?

Quand il y a des crises de boulimie (cf. ci-dessus) sans comportement compensatoire pour prévenir la prise de poids, sans préoccupations excessives sur son poids ni problème important d'estime de soi, on parle d'hyperphagie boulimique (ou d'hyperphagie incontrôlée), elle s'accompagne souvent d'une obésité.

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dimanche, 15 mai 2011

"Les régimes pour maigrir, Dukan et autres, sont dangereux" met en garde l'Anses

Le 25 novembre 2010, l'Anses a publié un rapport d'expertise sur l'évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d'amaigrissement.

Elle a soumis ce travail à consultation auprès de toutes les parties prenantes. A la lumière des éléments reçus, l'Agence rend aujourd'hui son avis et réaffirme que la pratique de régimes à visée amaigrissante n'est pas un acte anodin et nécessite un suivi personnalisé par un thérapeute.


Suite à une phase de consultation, l'Anses publie son avis sur les régimes amaigrissants

Cet automne, l'Anses a publié un rapport d'expertise sur l'évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d'amaigrissement. Considérant l'importance, la complexité et la sensibilité du sujet, l'Agence a souhaité porter ce rapport à la connaissance des membres de la communauté scientifique et médicale, des représentants associatifs et des responsables des organisations professionnelles afin de pouvoir prendre en compte d'éventuelles contributions scientifiques complémentaires dans l'élaboration de son avis.

Une dizaine de contributions ont ainsi été reçues. Elles proviennent en particulier de sociétés savantes et groupes de réflexions (fédération nationale des associations médicales de nutrition, groupe éthique et santé, groupes de réflexion sur l'obésité et le surpoids), d'associations de consommateurs (Famille de France), de promoteurs de régimes et de syndicats professionnels.

A la lumière de ces apports, l'Anses rend aujourd'hui son avis qui établit des recommandations et des conclusions définitives.

En complément, l'Agence publie également les contributions reçues ainsi que les éléments d'éclairage qu'elle apporte aux remarques des parties prenantes.

 

Régimes amaigrissants : des pratiques à risque

L'avis de l'Agence réaffirme les conclusions de son rapport : la pratique de régimes à visée amaigrissante n'est pas un acte anodin, en particulier pour des populations sensibles (adolescentes, femmes, enceintes, personnes âgées, …). Le risque d'apparition de conséquences néfastes plus ou moins graves sur la santé ne doit pas être négligé.

Cette expertise collective a en effet permis de mettre en évidence, sur la base de la littérature scientifique, des risques cliniques, biologiques, comportementaux, ou psychologiques liés à la pratique des régimes amaigrissants, menés sans recommandation ni suivi d'un spécialiste, très largement diffusés auprès du public dans le commerce et sur Internet.

L'analyse des données scientifiques établit également que la pratique des régimes peut provoquer des modifications profondes du métabolisme énergétique du corps. Ces dernières modifications sont souvent à l'origine du cercle vicieux d'une reprise de poids, éventuellement plus sévère, à plus ou moins long terme. Une des conséquences majeure et récurrente des privations et exclusions pratiquées, quelque soit le régime, est ainsi, paradoxalement, la reprise de poids, voire le surpoids : plus on fait de régimes, plus on favorise la reprise pondérale, a fortiori en l'absence d'activité physique, qui constitue un facteur essentiel de stabilisation du poids.

La conclusion centrale de ce rapport est que la recherche de perte de poids par des mesures alimentaires ne peut être justifiée médicalement que par un excès pondéral effectif et que cette démarche doit faire l'objet d'une prise en charge par des spécialistes - médecins nutritionnistes, diététiciens, thérapeutes en psychothérapie - qui seront les plus à même de proposer le régime alimentaire correspondant le mieux aux caractéristiques de la personne. L'Anses rappelle en outre que rien ne peut remplacer, en terme de santé, une alimentation équilibrée, diversifiée, en veillant à ce que les apports énergétiques journaliers ne dépassent pas les besoins. Par ailleurs, pour réduire les risques de prise de poids, l'évolution des habitudes alimentaires doit être associée à une activité physique régulière.

 

Le contexte du rapport

Le surpoids et l'obésité, qui touchent respectivement 32 % et 15 % des personnes de plus de 18 ans en France, constituent un véritable problème de santé publique qui nécessite la prise en charge par un professionnel de santé et peut justifier la mise en œuvre d'un régime alimentaire sous contrôle médical. Mais, dans de nombreux cas, des pratiques alimentaires d'amaigrissement sont adoptées en l'absence de surpoids ou de toute indication médicale, pour des raisons essentiellement esthétiques.

L'Anses a ainsi été saisie par le ministère chargé de la santé pour évaluer les risques qu'engendrent ces pratiques. L'évaluation conduite s'inscrit dans le cadre global de la problématique de « l'image du corps », prévue par le Programme National Nutrition Santé (PNNS 2 : 2006-2010). Ce rapport est le fruit d'un processus d'expertise collective réalisé par un groupe de travail composé de scientifiques et d'experts en nutrition. Ce travail, validé par le comité d'expert spécialisé « nutrition humaine » de l'Anses, s'appuie sur une revue de la littérature scientifique nationale et internationale et des auditions.

Source : anses.fr

 

 

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vendredi, 13 mai 2011

Qu’est-ce que l’anorexie mentale ? La boulimie ? En souffrez-vous ?

L’anorexie ?

Le diagnostic est retenu en cas de :

  1. - refus de maintenir un poids au-dessus d’un niveau minimum normal,
  2. - une peur intense de prendre du poids alors que celui-ci est inférieur à la normale,
  3. - la perturbation de l’estimation de son poids, de sa taille,
  4. - d’aménorrhée (absence d’au moins trois cycles menstruels consécutifs).

On distingue l’anorexie restrictive et l’anorexie avec vomissements.

La boulimie ?

C’est l’absorption, en une période de temps limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient en un laps de temps similaire et dans les mêmes circonstances.

Par peur de grossir, le sujet peut avoir des comportements compensatoires (vomissements, laxatifs, sports excessifs…).

Les autres troubles du comportement alimentaire ?

C’est le plus souvent l’hyperphagie, une prise alimentaire démesurée, dans un temps court, mais sans vomissements : grignoter de manière incontrôlée ou se lever la nuit pour dévaliser le frigo…

Et il existe aussi l’orthorexie…

Mediator : le laboratoire Servier savait depuis 1995 !

 

Selon des documents que s'est procurés "Le Monde", le laboratoire Servier savait, depuis au moins le début des années 1990, que son médicament, le Mediator, était nocif.

Selon des documents que s'est procurés Le Monde, les chercheurs des laboratoires Servier étudiaient, depuis le début des années 1990, les composés produits dans l'organisme par le Mediator, médicament interdit depuis 2009 et qui aurait provoqué de 500 à 2 000 décès en France.

Parmi eux, lanorfenfluramine (identifiée en 1995 comme responsable de la toxicité de coupe-faims de Servier), l'Isoméride et le Ponderal, tous deux interdits en 1999.

Une parenté que le laboratoire s'est toujours obstiné à minimiser, notamment dans ses documents.

EFFETS SECONDAIRES GRAVES

Une étude menée en 1993 par deux chercheurs de la filiale britannique de Servier quantifie la présence dans le sang de la norfenfluramine, en concentration, le deuxième composé dans lequel se transforme le Mediator. Or, la norfenfluramine est également le produit actif de deux coupe-faims de Servier, Isoméride et Pondéral, dont une étude démontre en 1995 qu'ils entraînent des effets secondaires graves : une hypertension artérielle pulmonaire, responsable d'insuffisances cardiaques.

Le laboratoire Servier ne pouvait donc ignorer, au moins depuis 1995, que le Mediator pouvait être suspecté de produire lui aussi des effets secondaires graves. Au lieu de quoi, il a toujours affirmé que le Mediator avait des "activités pharmacologiques radicalement différentes" de celles de l'Isoméride et du Pondéral et que sa tolérance cardiovasculaire était "satisfaisante".

Sources :  Le Monde.fr, Paul Benkimoun, AFP/Fred Tanneau

 

 

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jeudi, 12 mai 2011

Le sirop d’agave : mieux que le sucre blanc

Sucrant naturel extrait de la sève d’un cactus originaire du Mexique, le sirop d’agave a la couleur du miel. Ses avantages ? Un haut pouvoir sucrant, un index glycémique bas et un goût neutre qui facilite son utilisation. Voici un ingrédient à découvrir sans plus attendre…

Les aztèques  le surnommaient « l’eau au miel »… de la  même couleur que le nectar des ruches, le sirop d’agave a cependant une texture moins crémeuse. S’il existe plus de 100 variétés de plants d’agave, la plus utilisée est l’Agave Bleue, connue pour sa haute teneur en fructose.

Production : chercher le cœur

Le sirop d’agave provient de grandes plantes ressemblant aux yuccas dont la sève sert aussi à fabriquer la tequila. Pour l’obtenir il faut d’abord couper les feuilles de l’agave lorsque la plante atteint entre 7-10 ans. Ensuite, les producteurs récoltent le cœur, appelé la pina, qui ressemble à un ananas géant. De là, ils extraient le jus, le filtrent et le chauffent à basse température pour transformer les glucides en sucres.

Le sirop d’agave : une alternative au sucre blancSes qualités nutritionnelles et ses bienfaits santé

Ce sirop contient une grande quantité de fructose (sucre naturel du fruit)  et possède  un pouvoir sucrant supérieur au sucre blanc tout en ayant un index glycémique extrêmement faible.
Comparé au miel son index glycémique est 4 à 5 fois plus bas. Cela est important car toute la littérature scientifique pousse à penser qu’une personne qui souhaite éviter le cancer se doit de limiter sérieusement sa consommation de sucre et de farine blanche. En effet, le boom de la consommation de sucre contribue, via l’explosion du taux d’insuline dans notre organisme, à l’épidémie de cancer.  Le sirop d’agave est donc une bonne alternative qui, utilisé en quantité raisonnable, ne provoque pas de pic de glycémie dans le sang.

Conditions d’utilisation

De par ses qualités nutritionnelles, son haut pouvoir édulcorant, sa couleur claire et son goût assez neutre, il s’utilise dans de très nombreuses préparations froides ou chaudes. En règle générale, 150 g de sirop d’agave remplacent 200 g de sucre. Facile à utiliser dans les pâtes à gâteaux, il est notamment excellent pour sucrer vos yaourts, fromages blancs ou boissons chaudes. Par ailleurs, vous pouvez aussi vous en servir pour cuisiner des viandes ou des crevettes laquées. Vous trouvez ce sirop sous forme de pot dans les magasins bio.

Sources : guerir.org, Delphine Tordjman, photo:© Vladimir Mucibabic (Fotolia.com)

mercredi, 11 mai 2011

Des alternatives à l'aspartame ? Oui, c'est possible ! Découvez lesquelles

Dans le doute concernant les dangers possible de l'aspartame, demandez-vous comment faire et, surtout, par quoi le remplacer.

Voici quelques idées et conseils.

D'abord, si vous voulez vraiment éviter d'ingérer de l'aspartame, vous allez devoir faire preuve d'une grande vigilance. En effet, on en trouve dans plusieurs milliers de produits de consommation courante, sans nécessairement se douter qu'ils contiennent ce type d'additif alimentaire. Prenons les céréales par exemple : nombreux sont les fabricants qui ont remplacé le sucre part l'aspartame, afin de les rendre moins caloriques. Seule solution : bien scruter les paquets (à la recherche, rappelons-le, de la mentionE951, le code de l'aspartame pour les additifs alimentaires).

La seconde mesure, toute simple, c'est d'essayer autant que possible de vous passer du goût sucré si vous souhaitez diminuer votre consommation de sucre.

Vous pouvez tout à fait boire votre thé ou votre café sans sucre, c'est une question d'habitude.

De même que les yaourts et autres compotes n'ont pas nécessairement besoin de sucre pour être bons. Même quand vous concoctez des desserts, vous pouvez trouver des recettes où le sucre est réduit à la portion congrue.

Quant aux sodas... Optez plutôt pour un grand verre d'eau quand vous avez soif. Et comme les sodas à base d'aspartame, elle contient 0 calorie. Qui dit mieux ?

Vous ne pouvez décidément pas vous en passer ? Essayez "Just like sugar", un nouveau "faux sucre" entièrement concocté à partir d'éléments naturels et sans additif. Ou encore le sirop d'agave, à l'index glycémique particulièrement bas, 4 à 5 fois plus bas que celui du sucre blanc....

Sans oublier la fameuse stevia qui a débarqué il y peu de temps en France. Attention toutefois, il n'est pas rare qu'elle soit transformée et contienne d'autres produits, notamment pour lui donner son aspect blanc.

 

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jeudi, 05 mai 2011

Connaissez-vous le mécanisme de votre boulimie ?

Le manque de confiance et la peur de l’autre conduisent le futur malade à une crise compulsive. Cette crise l’angoisse de la peur de grossir.
Le premier vomissement apparaît, qui annule les effets de la crise, mais la transforme en un gouffre sans faim ni plaisir.
Le jeûne que le malade s’impose pour ne pas grossir renforce le besoin de faire une nouvelle crise.

Source : www.anorexie-et-boulimie.fr

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lundi, 25 avril 2011

L’orthorexie nerveuse – quand manger trop sain devient malsain (2/2) : faites le test de Bratman !

The Health Food Junkie by Dr. Steve Bratman extracts: http://www.orthorexia.com/

Test de Bratman sur l’orthorexie :
Passez-vous plus de 3 heures par jour à penser à votre régime alimentaire ?
Planifiez-vous vos repas plusieurs jours à l’avance ?
La valeur nutritionnelle de votre repas est-elle à vos yeux plus importante que le plaisir de le déguster ?
La qualité de votre vie s’est-elle dégradée, alors que la qualité de votre nourriture s’est améliorée ?
Êtes-vous récemment devenu plus exigeant(e) avec vous-même ?
Votre amour-propre est-il renforcé par votre volonté de manger sain ?
Avez-vous renoncé à des aliments que vous aimiez au profit d’aliments «sains» ?
Votre régime alimentaire gêne-t-il vos sorties, vous éloignant de votre famille et de vos amis ?
Éprouvez-vous un sentiment de culpabilité dès que vous vous écartez de votre régime ?
Vous sentez-vous en paix avec vous-même et pensez-vous bien vous contrôler lorsque vous mangez sain ?

En répondant oui à 4 ou 5 des questions ci-dessus,

vous révélez qu’en ce qui concerne votre alimentation,

mieux vaudrait avoir une attitude plus détendue.

En répondant oui à toutes les questions, vous montrez que vous êtes complètement obsédé par le fait de manger sain

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dimanche, 24 avril 2011

L’orthorexie nerveuse – quand manger trop sain devient malsain (1/2)

Les personnes obnubilées par le dogme de «l’alimentation saine» sont en train de développer une nouvelle pathologie de l’alimentation.

D’après l’Association suisse de l’alimentation, cette nouvelle obsession nutritionnelle, dénommée «orthorexia» ou «orthorexie nerveuse» – du grec «orthos» qui signifie correct et «orexis» qui signifie appétit – atteint des proportions alarmantes.

Désireux de soigner une maladie particulière ou allant trop loin dans la recherche d’aliments sains, les orthorexiques inventent leurs propres règles alimentaires.

Ils passent de plus en plus de temps à se plier aux exigences qu’ils ont eux-mêmes déterminées et se sentent obligés de planifier leurs repas plusieurs jours à l’avance. Il leur arrive même de prendre un «kit de secours» dès qu’ils sortent. Car ils ne sauraient manger des aliments tout prêts, par crainte des graisses, des produits chimiques ou de tout ce que leur fait redouter leur phobie.

Le respect de leur régime est si contraignant qu’ils se posent en donneurs de leçons et se sentent supérieurs à ceux qui ne montrent pas la même volonté de fer.

«Quelqu’un qui passe ses journées à manger du tofu et des biscuits à la quinoa se sent parfois aussi méritant que s’il avait consacré sa vie à aider les sans-abri», remarque le Dr Steve Bratman, le premier à avoir décrit l’orthorexie, en 1997. A l’inverse, si l’orthorexique déroge à son vœu et craque pour un aliment «interdit», il se sent coupable et souillé. Il se sent obligé de s’auto-punir en durcissant sans cesse ses règles alimentaires ou en pratiquant l’abstinence. Cette attitude est comparable à celle des anorexiques ou des boulimiques, à la différence près que ceux-ci se braquent sur les quantités, alors que les orthorexiques ne sont obnubilés que par la qualité.

Le consommateur européen est bombardé d’informations sur ce qui est «bon» ou «mauvais» pour sa santé. Les alertes alimentaires et les adeptes des produits biologiques ont encore ajouté à la complexité des décisions que les consommateurs doivent prendre en matière d’alimentation.

Pour le Dr Bettina Isenschmid, consultant pour les pathologies alimentaires à l’Hôpital de l’Isle de Berne, cette mobilisation sur les bons et les mauvais aliments pose problème dans la mesure où elle génère, dans les pays occidentaux, une relation à l’alimentation quelque peu névrosée. Lorsqu’ils établissent leurs menus, les Européens se préoccupent aujourd’hui de leur santé. Comment trouver le juste équilibre entre la pratique d’une alimentation saine et l’obsession de manger sain ?

Comme pour tout ce qui concerne le régime alimentaire, la modération est essentielle.

Les changements doivent avoir lieu progressivement, de manière à respecter les goûts et le style de vie de chacun. Manger sain suppose un effet positif sur la santé, mais ne doit pas s’accompagner d’une perte de la joie de vivre ni de la convivialité. Pour vérifier si une personne conserve le sens de la mesure ou au contraire tend à devenir obsédée, essayez de la soumettre au «Test de Bratman sur l’orthorexie» !

Informations complémentaires

Institut national de prévention et d’éducation pour la santé: www.ineps.sante.fr
Association suisse pour l’alimentation : www.sve.org
The Health Food Junkie by Dr. Steve Bratman extracts:http://www.orthorexia.com/

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mercredi, 20 avril 2011

Attention ! Regardez cette vidéo de Demi Lovato sur sa boulimie

La popstar de Disney, Demi Lovato, continue son combat contre la boulimie.

Depuis sa sortie du centre de réhabilitation de Chicago pour se soigner de ses troubles alimentaires, la chanteuse de 18 ans enchaîne les interviews afin sensibiliser les jeunes sur cette maladie.

La brunette s'est par exemple confié au magazine Seventeen et a dévoilé une vidéo dans laquelle elle soutient la "Jet Foundation" et son mouvement : "Love is Louder than the Pressure to be Perfect" (L'amour est plus fort que la pression de devenir parfait).

Ce message, qui s'adresse aux adolescentes et aux jeunes femmes toulousaines qui veulent à tout prix avoir un corps parfait au détriment de leur santé, avait été initié l'année dernière par l'actrice Brittany Snow.

Regarde ci-dessous la vidéo de Demi Lovato pour la Jet Foundation :


[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=YbH84dn5od8&feature=player_embedded]

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mardi, 12 avril 2011

Le régime Okinawa pour les nuls

La minceur durable. Pour vivre centenaire et en bonne santé…

Sur l’île d’Okinawa au Japon, les habitant détiennent le record mondial de longévité en bonne santé, trois fois plus qu’en France pourtant 2e pays au monde pour l’espérance de vie. Et ces vénérables centenaires sont bien portants !

Une meilleure santé

Les hormones anti-âge, naturellement sécrétées par le corps (DHEA, œstrogènes) restent à un niveau très élevé chez les séniors d’Okinawa, alors que le taux s’effondre chez nous. Les maladies cardiaques y frappent environ 80% moins que dans les pays occidentaux, les attaques cérébrales y sont moins fréquentes aussi, la tension artérielle est inférieure à celle observée chez nous, et le taux de cholestérol hyper bas. De même les Okinawans souffrent rarement de maladies inflammatoires invalidantes, et sont fort peu touchés par les cancers du côlon, du sein, de l’utérus et de la prostate. Leur squelette est solide en dépit du fait qu’ils ne consomment pas de laitages, le surpoids est rarissime et le diabète n’est qu’une curiosité. Quel est donc leur secret ?

Le bon sens !

Le « régime » Okinawa ne dépend pas de l’état de santé ou financier, ni de l’âge ou de la profession, il est fondé sur l’alimentation, et les habitudes de vie aussi. Pas de fast-food et de l’activité même « vieux » et c’est sûr qu’habiter dans la nature, vivre au calme et avoir une météo clémente facilitent les choses. Mais déjà si j’adopte leur comportement, je prolonge ma vie de quelques années.

10 règles de vie

Adopter une alimentation frugale, car plus on mange, plus le corps doit brûler de calories, et cette combustion accélère notre vieillissement.

Donc consommer de petites portions, de tout un peu, fin et délicat, à mastiquer longtemps.
Faire « hara achi bu », autrement dit ne manger qu’à 80 % de sa faim, ne pas arriver au « ventre plein ».
Raisonner végétal, forcer sur les fruits et légumes (7/j. au lieu des 5 préconisés en France), les céréales, les légumes secs, le riz et le tofu, sources de protéines afin de limiter les produits animaux.
Consommer peu de viande au profit des œufs, du poulet (quand même) et du poisson.
Limiter la cuisson des aliments. Faire cuire rapidement et légèrement, au wok, en grillades (yakitori, teriyaki), éventuellement en friture légère (tempura), poché au bouillon, et manger au maximum cru (sushi, sashimi).
Se déshabituer du sucre, à réserver pour les occasions particulières. Préférer les fruits.
Respecter l’aliment, le choisir exclusivement sain, simple, nature, de saison, et l’apprécier au calme, à la table bien dressée, bien habillé, tout un cérémonial (pas le machin gras avalé à la va-vite dans le métro).
Respecter les saisons de la terre, à Okinawa « seul le vivant peut nourrir le vivant », il faut travailler le sol sans l’abîmer (out les pesticides) et consommer de saison, rapidement pour que l’aliment soit encore frais, gorgé de vitamines ( fruits et légumes).
S’inspirer des principes de la cuisine zen. Couper chaque aliment et préparer ses petits plats soi-même plutôt que « d’ouvrir une boîte ». Regarder la bouchée avant de l’enfourner et l’apprécier en bouche pour en ressentir toutes les nuances aromatiques, plutôt que de se baffrer. Plaisir en vue…

Les 20 meilleurs aliments Okinawa

À toujours avoir dans le frigo et le placard : ail, algues, champignons, chou, citron, courgettes, gingembre, haricots rouges, huiles de colza, de soja et de sésame, nouilles de sarrazin et de blé, œuf, riz, sardine, graines de sésame, sauce soja, saumon, sushi, thé vert généralement aux fleurs de jasmin, tofu à gogo, et vinaigre de riz.

M’y mettre dare dare

Je retrouve toutes ces infos, préparatifs et recettes dans « 100 recettes express Okinawa » par Anne Dufour (5,90 €, Leduc.s Éditions).
Ainsi que tous l’aspect santé-nutrition lié à Okinawa auprès du Dr Jean-Paul Curtay qui travaille avec les Thermes d’Allevard sur des protocoles surpoids, vitalité-longévité, fibromyalgie, nutrithérapie et rhumatologie, nutrithérapie et voies respiratoires… Lire La minceur zen Okinawa.
Je trouve tous les ingrédients et accessoires de préparation à la boutique Kiria et sur le site Okinawa Trésors de Longévité fondé par Jean-Christophe Loric, selon le programme global du Dr Curtay.

Lire également Ma recette Okinawa.

 

Source : jemesensbien.fr

 

 

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lundi, 11 avril 2011

La Boulimie, ça vous dire quelque chose ?

La boulimie consiste en une ingestion rapide et incontrôlable d’une quantité excessive d’aliments caloriques.

Il s’agit d’une compulsion.

Malgré le sentiment de honte et de dégout ressenti par la malade, rien ne peut arrêter la crise boulimique une fois commencée.

Cette personne sait la place énorme que tient l’obsession de la nourriture dans sa vie. Elle a cette pulsion qui la submerge en permanence, du matin au soir, gâchant sa vie. Même lorsqu’elle se retient d’avoir des crises, elle finit par arriver : la volonté n’a aucun pouvoir, sinon de retarder la crise.

La boulimique se lève le matin avec l’idée qu’elle ne va pas craquer, que ça va enfin être une bonne journée, qu’elle va pouvoir penser à autre chose. Mais plus elle se retient et plus l’obsession de la nourriture augmente. Au fur et à mesure que la journée avance, elle sente une pression de plus en plus violente.

Et puis c’est plus fort qu’elle, elle finit par craquer, même si certaines réussissent néanmoins à contrôler leur alimentation pendant de longues périodes.

vomissement, boulimie, anorexie, honte, wc, compulsion, nourritureDe plus, elle se dévalorise beaucoup et a une image d’elle-même très négative. La boulimie est une souffrance réelle, et une souffrance cachée. La vie de l’adolescente et de l’adulte est minée par le mensonge, la peur, la haine de soi. Elle se sent prisonnière de pensées intérieures négatives qui la dévalorisent sans cesse et qui sont d’une exigence terrible.

Le regard des autres, leurs opinions sont essentielles pour ces femme qui sont tout le temps à la recherche d’amour et de reconnaissance.

C’est pourquoi j’affirme que la boulimie n’est pas un problème de nutrition mais de personnalité.

Sachez aussi qu’une boulimique maintient un poids normal ou un peu au-dessus, ce qui lui permet de cacher son problème pendant des années.

Alors comment est-ce que je repère cette pathologie ? Cinq points à retenir :

1) Apparition fréquente de crises de boulimie. Une crise répond à ces deux caractéristiques : – absorption, en une période limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens mangeraient en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances, – sentiment d’une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise : ne pas pouvoir s’arrêter de manger, ne pas pouvoir contrôler ce que l’on mange ou la quantité de ce que l’on mange.

2) Comportements compensatoires inappropriés et réguliers visant à prévenir la prise de poids : vomissements provoqués, emploi abusif de laxatifs, diurétiques, lavements ou autres médicaments, jeûne, exercice physique excessif.
3) Les crises de boulimie et les comportements ci-dessus surviennent tous deux, en moyenne, au moins deux fois par semaine pendant trois mois.
4) L’estime de soi est influencée de manière excessive par le poids et la forme corporelle.
5) Le trouble ne survient pas exclusivement pendant des périodes d’anorexie mentale.

La boulimie peut engendrer un arrêt des règles avec les mêmes types de conséquences physiques que pour l’anorexie : patrimoine osseux compromis, troubles cardiaques etc… (voir mon précédent article sur l’anorexie).

Suite aux vomissements acides répétés, l’émail des dents s’altère, les rendant alors très fragiles et cassantes. Ils peuvent aussi causer des déséquilibres sur le plan des taux corporels d’acidité, de sodium et de potassium, des ulcères de l’œsophage et de l’estomac ainsi que des risques d’hémorragies œsophagiennes.

Enfin, la plupart des boulimiques présentent des symptômes de dépression.

 

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vendredi, 08 avril 2011

Dépression/mal-être : le rôle de la vitamine D

  • Les personnes qui manquent de vitamine D pourraient être plus touchées par la dépression que les autres.
  • Mais les études sont encore trop peu nombreuses pour que l’on puisse conclure formellement.

Ce que disent les études

Un petit nombre d’études épidémiologiques ont exploré la relation entre la vitamine D et la dépression.

Dans une étude sur 25 patients hospitalisés pour dépression majeure, les patients avaient un taux moyen de vitamine D active (1,25(OH)2D) plus bas que les personnes en bonne santé, même si le taux de vitamine D de réserve (25(OH)D) n’était pas différent. On considère que la mesure de la vitamine D active renseigne mal sur le statut en vitamine D. 1

Dans une autre étude, le taux de 25(OH)D était significativement plus bas chez 89 femmes préménopausées atteintes de dépression, en comparaison avec 44 personnes en bonne santé. 2

Une autre étude récente chez 26 personnes souffrant de dépression majeure et 169 souffrant d’une forme mineure a trouvé que le score dépressif était associé au taux de 25(OH)D. 3

D’autres études épidémiologiques n’ont pas trouvé de relation entre vitamine D et dépression. Il est donc difficile de dire s’il existe vraiment un lien de causalité.

Une étude clinique récente vient pourtant soutenir l’idée d’un lien de causalité entre le statut en vitamine D et la dépression. Dans cette étude sur 441 participants des deux sexes âgés de 21 à 70 ans et en surpoids, les chercheurs ont comparé 3 traitements administrés pendant un an :

  • 2 capsule de 20000 UI de vitamine D3 par semaine soit 40000 UI
  • 20000 UI de vitamine D3 plus un placebo par semaine
  • 2 capsules de placebo par semaine

Les taux de vitamine D ont été mesurés tous les 3 mois. Les scores de dépression ont été calculés au début et à la fin de l’étude.

L’évolution des taux de 25(OH)D au cours de l’étude n’est pas associée au score dépressif. Cependant, lorsqu’on divise les participants en deux groupes, ceux dont le niveau de vitamine D est suffisant et ceux dont il est insuffisant (<40 ou ≥ 40 nmol/L), les personnes qui manquent de vitamine D, on voit que le niveau de dépression est plus élevé chez les patients manquant de vitamine D. Par ailleurs, après un an de supplémentation, l’humeur est modérément améliorée chez les 334 patients qui ont participé à l’étude jusqu’au bout, alors qu’elle ne change pas chez celles et ceux qui ont reçu un placebo.

Cette étude ouvre des perspectives intéressantes, mais il faut relever que les doses administrées étaient assez élevées (5714 UI par jour dans le premier groupe, 2857 dans le second groupe) ; malgré de telles doses, l’amélioration est restée modeste. 4

Comment ça marche

De nombreux chercheurs considèrent la vitamine D comme un neurostéroïde (au même titre que la DHEA), donc capable d’exercer des fonctions importantes dans le cerveau. Il existe des récepteurs à la vitamine D dans le système nerveux central, notamment pour le cerveau dans le cortex préfrontal, l’hippocampe, le thalamus, l’hypothalamus, la substance noire. Dans ces régions, il existe aussi des enzymes capables de transformer la vitamine D de réserve, la 25(OH)D, en vitamine D active ou 1,25(OH)2D.

On ne sait pourtant pas très clairement comment la vitamine D pourrait influencer les neurotransmetteurs impliqués dans la dépression. Il semble que la vitamine D active augmente l’expression de gènes qui permettent la synthèse de noradrénaline. La vitamine D active pourrait aussi protéger les neurones qui synthétisent la dopamine et la sérotonine. Par exemple, un déficit en vitamine D pourrait favoriser le développement de la maladie de Parkinson, qui se caractérise par la destruction des neurones dopaminergiques de la substance noire du cerveau.

Les preuves liant la vitamine D et le stress sont aussi limitées. Il semblerait par exemple qu’un « dialogue » existe entre les récepteurs à la vitamine D dans l’hippocampe, et les récepteurs aux glucocorticoïdes, les hormones du stress.

Veiller au statut en vitamine D

Même si les relations entre vitamine D et dépression restent délicates à interpréter, il est préférable de veiller au statut en vitamine D tout au long de l’année pour éviter les déficits.

Aux beaux jours, l’exposition au soleil, même minimale apporte les doses de vitamine D nécessaires.

Michael Holick a calculé que si l’on expose la moitié de sa surface corporelle pendant 12 minutes vers midi en été, on reçoit l’équivalent d’une dose orale de 3000 UI.

A la saison froide, l’exposition au soleil ne permet plus de synthétiser suffisamment de vitamine D en raison d’une variation de la longueur d’ondes du rayonnement ultraviolet B.

L’alimentation seule est elle aussi insuffisante et il faut faire appel à des compléments alimenatires.

Pour aller plus loin

Livres : La diététique anti-dépression (L. Agullo), Soleil, mensonges et propagande (Dr Houssin), Antidépresseurs, mensonges et propagande (G. Hugnet).

Compléments alimentaires : Vitamine D3 (Vit’all+) ou vitaminshoppe.com

Références

1. Schneider B, Weber B, Frensch A, Stein J, Fritze J. Vitamin D in schizophrenia, major depression and alcoholism. J Neural Transm. 2000;107:839–842. [back]
2. Eskandari F, Martinez PE, Torvik S, et al. Low bone mass in premenopausal women with depression. Arch Intern Med. 2007;167:2329–2336 [back]
3. Hoogendijk WJG, Lips P, Dik MG, Deeg DJ, Beekman ATF, Penninx BWJH. Depression is associated with decreased 25-hydroxyvitmain D and increased parathyroid hormone levels in older adults. Arch Gen Psychiatry. 2008;65:508–512. [back]
4. Beck AT, Ward CH, Mendelson M, Mock J, Erbaugh J. An inventory for measuring depression.Arch Gen Psychiatry. 1961;4:225–236.

Source : lanutrition.fr

 

 

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vendredi, 01 avril 2011

Cancer du sein : éviter les rechutes, en continuant le Tamoxifène

Cancer du sein : éviter les rechutes en continuant le TamoxifèneLes chercheurs d’une nouvelle étude parue dans le Journal of Clinical Oncology recommandent aux femmes atteintes d’un cancer du sein et prenant du Tamoxifène de poursuivre leur traitement sur cinq années.

Les effets secondaires du Tamoxifène poussent plus de la moitié des femmes atteintes du cancer du sein et prenant ce médicament à arrêter ce traitement au bout de deux ans.  Pourtant, en continuant le cycle complet de cinq ans, le risque de récidive est diminué de 17% et celui de développer une autre tumeur est diminuer de 30%, par rapport aux femmes qui arrêtent le traitement au bout de deux ans.

Ces résultats ont été obtenus après l’étude sur 15 ans de 3400 femmes séparées en  deux groupes : celles qui ont suivi le traitement deux ans et celles qui ont suivi le cycle complet.

Rappelons qu’en France, le cancer du sein touche près de 50 000 femmes par an, et ce fléau est encore responsable de 11 000 décès. Voilà donc une nouvelle qui devrait inciter beaucoup de femmes à persévérer dans la prise de leur traitement.

Source : Journal of Clinical Oncology 2011,Long-Term Benefits of 5 Years of Tamoxifen: 10-Year Follow-Up of a Large Randomized Trial in Women at Least 50 Years of Age With Early Breast Cancer, crédit photo  fotolia, guerir.org

 

 

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dimanche, 20 mars 2011

Pr Narbonne : « Notre poison quotidien », de Marie-Monique Robin, accumule les contre-vérités ! (2/2)

Sur France Culture, vous avez déploré que son film donne peu la parole aux experts…

Le choix des témoins est déterminant. Pour répondre aux questions sur les pesticides elle aurait pu interroger les experts en charge des problèmes d’impacts chez l’homme ou l’environnement. Au contraire elle interroge le chargé de communication de l’Union des industries de la protection des plantes, c’est-à-dire les fabricants de pesticides, qui depuis 20 ans tient un discours caricatural issu des meilleurs temps de la société nationale Rhône Poulenc. Son discours est une illustration de la langue de bois, qui nie toutes les évidences scientifiques et ne se base que sur les reconnaissances judiciaires des liens de causalité. Ce n’est donc pas le meilleur interlocuteur pour informer les Français sur les risques liés aux pesticides. Tout est comme ça, instruit à charge. Donc c’est les lobbies qui font la loi, les évaluations des agences ne servent à rien, les experts publics (INSERM, Université, CNRS, INRA) sont tous sous l’influence des lobbies industriels… Il devient évident que tout scientifique qui remet en cause l’interprétation des « lanceurs d’alerte » ne peut être qu’un vendu aux lobbies industriels. Cela coupe donc court à toute discussion scientifique. C’est désespérant. Elle enfonce des portes ouvertes avec une histoire cousue de fil blanc. Pourtant il y avait des choses à dire sur l’origine des maladies chroniques. A la place, on suscite l’émoi comme le fait le gouvernement en exploitant les faits divers liés à la sécurité ou à l’émigration.

Dans le film il y a aussi une séquence sur les perturbateurs endocriniens et les effets cocktails. Marie-Monique Robin laisse entendre que les agences sanitaires ne traitent pas ces problèmes.

Evidemment rien n’est plus faux. Le problème des perturbateurs endocriniens est à l’ordre du jour des agences depuis 1995, ce qui correspond d’ailleurs à la sortie du livre Our stolen future de Theo Colborn que j’avais fait inscrire à l’ordre du jour de mon groupe de travail du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF). Ce sujet a été repris par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et un pré-rapport a même été rédigé, puis plusieurs fois remanié et finalement n’a jamais été finalisé du fait de la complexité du problème. D’ailleurs après plus de 15 ans de réunions et de colloques, aucun document donnant les bases de l’évaluation des risques n’est sorti, du fait de l’absence de consensus (même entre les experts de l’Afssa/Anses).

Le problème fondamental est que l’on n’est pas sur des effets santé (type reprotoxicité ou cancérogenèse) qui peuvent se traduire par l’apparition de maladies chez le rat ou chez l’homme, mais sur un problème d’implication dans des mécanismes d’action complexes, multi-étapes, présentant un effet « hormesis » ou il n’y a pas de linéarité de la relation dose effet. Ainsi, certains experts dont je suis, proposent dans ce cas de ne pas se baser sur les DJA mais d’avoir une approche systématique MOE et MOBB comme dans le cas des cancérigènes génotoxiques (substances sans seuil). Il n’y a pas de consensus international sur une telle approche, mais c’est cette démarche que nous appliquons a titre de complément à l’approche DJA dans notre comité à l’Anses et qui est indiquée dans nos avis. Si Marie-Monique Robin avait interrogé les experts  de l’Anses au lieu de témoins improbables étrangers, on lui aurait sans difficulté présenté les bases scientifiques de nos approches. Mais évidemment cela n’aurait pas conforté le sens qu’elle avait décidé de donner à son reportage.

Revenons aux cocktails…

Pour ce qui concerne les cocktails, les scientifiques travaillent sur le sujet depuis plus de 10 ans que ce soit du point de vue moléculaire ou épidémiologique, en santé humaine ou en écotoxicologie. D’un point de vue historique nous avons toujours été exposés à des cocktails de substances synthétisées par l’homme ou de substances naturelles. Ce que l’on peut dire c’est que les doses d’expositions globales ont fortement baissé aujourd’hui par rapport aux années 1970 mais que la nature de ces cocktails a changé… D’ailleurs la première application réglementaire à des cocktails a été pour les composés dits « dioxine-like » avec le concept TEF et TEQ, s’est ensuite étendue aux composés oestrogéno-mimétiques avec le concept du EEQ (oestradiol équivalant) et est aussi utilisée par l’Anses pour les mélanges d’hydrocarbures aromatiques polycycliques avec le concept du BEQ (Benzo-a-pyrène équivalant). Dans mes cours de toxicologie je traite évidemment des effets cocktails en citant les nombreuses publications sur ce sujet depuis une dizaine d’année. On parle d’ailleurs de cocktails d’occurrence (mélange de contaminants tels que retrouvés le plus souvent dans l’environnement) ou de cocktails de produits appartenant à une même famille c’est-à-dire ayant le même mécanisme d’action. Ces travaux sur les cocktails portent aussi bien sur les mammifères que sur les animaux aquatiques, ainsi que sur de très nombreuses substances chimiques (pesticides, métaux lourds, détergents, hydrocarbures….). Ce que l’on peut dire c’est que le plus souvent c’est le phénomène d’additivité qui se rencontre et que les phénomènes de synergie existent mais sont moins fréquents. Dans plusieurs cas on ne retrouve même que l’effet d’une seule substance en général la plus toxique.

Dire qu’il n’y a que 2 laboratoires qui travaillent sur ce sujet en Europe est une évidente contre-vérité (une de plus). Qu’une journaliste d’enquête vienne expliquer aux experts ce que c’est qu’un perturbateur endocrinien est en quelque sorte le monde à l’envers. D’ailleurs que ce soit aux USA, au Canada ou en France, lorsque les agences ont demandé aux pseudos associations de scientifiques, de fournir de nouvelles bases qui d’après eux pourraient servir de base à une nouvelle évaluation des risques pour ces perturbateurs endocriniensn, aucune réponse n’a été fournie. Leur seule solution est l’application imbécile du principe de précaution, comme dans le cas des biberons au bisphénol-A (BPA). On ne répond pas à un problème sanitaire mais on fournit à un député et à son agence de communication l’occasion d’être médiatisé.

Où en est-on du suivi de la population ?

Comme indiqué plus haut, l’évaluation des risques pour la population Française se base sur les nouvelles approches en complément à la référence DJA. Au niveau de l’Anses les marges d’exposition sont calculées à partir d’études dites de diète totale dites EAT. Il y a eu deux études l’une en 2004 et une en 2010 dont les résultats sont en cours de publication. Cette dernière étude porte en particulier sur les perturbateurs endocriniens. D’autre part un plan de biomonitoring dit ENNS a été lancé par l’Institut national de veille scientifique en 2006. Comme aux Etats-Unis, en Allemagne ou au Canada, on recherche des biomarqueurs d’exposition dans les urines et le sang, comme je le préconisais dans mon livre Sang pour sang toxique. La France a pris du retard au démarrage (l’Allemagne en est à son V° programme, les Américains ont publié les résultats de leur quatrième rapport), mais les programmes sortent maintenant. Le premier programme date de 2005 et portait sur les dioxines et les PCBs. On a déjà des données très intéressantes sur les pesticides, les PCB et les métaux lourds. Il est donc étonnant que tous les résultats présentés par des ONG, des lanceurs d’alerte ou des politiques à la recherche d’électeurs soient relayés sans aucun contrôle par les médias, alors que toutes les informations diffusées par les Agences indépendantes qui ont été créées dans la période 1999-2001 sont systématiquement ignorées. Le dernier exemple caricatural  est celui des « menus toxiques » chez les enfants de 10 ans publiés par Génération Future qui parle de débordement des substances chimiques dans notre alimentation. La communication est basée sur le nombre de produits chimiques détectés (fortement sous-estimée d’ailleurs puisque ne comportant aucun polluant émergeant) et non sur les quantités détectées. Or de façon surprenante les dosages montrent des teneurs parmi les plus faibles mesurées dans les aliments des Français. On voit donc que pour susciter l’émoi dans la population on « arrange » la présentation des résultats. La manipulation ne vient donc pas uniquement des lobbies industriels mais devient aujourd’hui une spécialité de certaines ONG.

Quels enseignements peut-on tirer d’ores et déjà des études de biomonitoring ?

La question qui va se poser c’est celle de la différence entre les produits dits naturels et les produits chimiques. Aujourd’hui, parce que la réglementation est plus stricte, les doses de produits de synthèse autorisées sont de plus en plus faibles et on trouve des contaminants chimiques à des niveaux moins importants que certains produits alimentaires, c’est-à-dire le contraire de ce qui arrivait autrefois. Par exemple, on est exposé deux fois plus aux phytoestrogènes (des composés végétaux ayant des effets proches des hormones) qu’aux phtalates (plastifiants) et 100 fois plus aux phtalates qu’au bisphénol A. Quand on sait que le biberon ne représente que 4 % de l’exposition totale au bisphénol A, on s’interroge sur certains effets d’annonce comme l’interdiction des biberons contenant du bisphénol A pendant que toute la population est exposée aux phtalates dont personne ne parle. Or les Agences sanitaires ont mis comme priorité l’élimination des 4 phtalates les plus toxiques d’ici 2018 (le temps de trouver de substituts moins toxiques dans le cadre de REACH). On voit donc comment on détourne l’attention du public et comment on utilise la sensibilité du public à des fins politiques  ou commerciales (green washing).

Finalement votre livre « Sang pour sang toxique » et celui de Marie Monique Robin « Notre poison quotidien » partent des mêmes constatations sur l’augmentation des maladies, le nombre de molécules chimiques exposant le fœtus et même sur certaines pratiques des lobbies  industriels mais vos interprétations sont très divergentes.

Etant fondamentalement écologiste depuis 1968 j’ai décidé d’être un acteur dans l’amélioration de la santé de notre planète et de l’homme en m’impliquant fortement au niveau de la recherche (je suis l’un des rares pionniers des biomarqueurs en France), avec toutes les difficultés inhérentes à ma démarche (fermeture de mon laboratoire en 1998, exclusion de plusieurs comités scientifiques en France et en Europe où on n’acceptait pas mes critiques, sacrifices financiers et familiaux) mais je me suis toujours refusé d’être un protestataire systématique. Comme expert public indépendant je me suis toujours refusé à adhérer à un parti politique (ce ne sont pas les sollicitations qui ont manqué) ou à une association. Pour moi la rigueur scientifique a toujours été ma référence, l’expérience du terrain l’emportant toujours sur les dogmes.  Je me demande de quels soutiens bénéficie Marie-Monique Robin pour être aussi médiatisée et avoir micro et caméra ouverts sur les chaines de télévision. Ce que je sais c’est qu’il y a une forte tendance politique pour demander la suppression de agences sanitaires, pour un transfert de l’évaluation des risques à des lobbies associatifs privés formidablement illustrés par WWF ou le Réseau environnement santé.

C’est ce que certains appellent l’expertise citoyenne, dont on a déjà entendu parlé et qui est une déviation du rôle des associations qui ont la pleine légitimité de lanceurs d’alerte et de « boosters » des pouvoirs publics, mais qui ne doivent en aucun cas avoir des fonctions d’expertise scientifique. Nous avons proposé plusieurs fois à ces leaders d’opinions de candidater comme experts à l’Anses si le travail effectué est si critiquable puisque l’appel à expert est renouvelé tous les 3 ans. Evidemment ces personnes préfèrent manipuler l’opinion publique et nos élus que de participer dans l’ombre à l’évaluation scientifique des risques.

Qu’avez-vous pensé du débat qui a suivi la diffusion du documentaire sur Arte ?

Je crois que ceux qui ont vu le film sur Arte ont bien compris. Après la diffusion, il y avait une sorte de débat bien sûr sans contradicteurs, ni aucun des experts mis en cause dans le reportage et qui auraient pu s’expliquer.

C’est bien dommage ! On aurait pu demander à Marie-Monique Robin de préciser les conditions de tournage ou de sélection des témoins retenus au montage. Mais il y avait surtout la présence d’un porte-parole du Réseau environnement santé, et tout le monde aura compris la connivence qui existait entre Mme Robin et lui. En fait le reportage assène les mêmes contre-vérités scientifiques que celles véhiculées par cette association et réitère les mêmes accusations mensongères sur la soi-disant soumission de tous les experts des agences aux lobbies industriels. Mais comment la quarantaine d’experts venant de l’INRA, du CNRS de l’INSERM ou des universités et composant un CES pourrait-elle être vendue aux « fabricants de biberons en plastique contenant du BPA » ? Comment de tels arguments peuvent-ils avoir un début de crédibilité ?  Comment imaginer que les chercheurs membres des CES et travaillant tous les jours dans leurs laboratoires publics sur les perturbateurs endocriniens et leurs cocktails (je pense en particulier à Jean-Pierre Cravedi, du laboratoire INRA de Toulouse et travaillant en particulier sur le bisphénol-A, expert français auprès de l’EFSA, membre du réseau européen de recherches CASCADE sur les perturbateurs endocriniens) pourraient-ils rendre des avis à la solde des industriels contredisant tous les résultats de leurs recherches ? Les sommes qui devraient leur être versées pour se renier ainsi devraient les rendre redevable de l’ISF !

L’émission aurait donc pu s’appeler : comment les talents d’une journaliste d’investigation médiatisée servent des réseaux d’influence. Belle opération qui n’aura finalement pas abusé grand-monde malgré un matraquage médiatique hallucinant.

Pour aller plus loin, cliquez ici.

Ou ici.

samedi, 19 mars 2011

Pr Narbonne : "Notre poison quotidien", de Marie-Monique Robin, accumule les contre-vérités ! (1/2)

  • Le Pr Narbonne, professeur de toxicologie à l’université de Bordeaux et expert auprès de l’Anses est considéré comme l’un des meilleurs spécialistes français
  • Dans cette interview exclusive, il réagit vivement à la diffusion du film de Marie-Monique Robin, « Notre poison quotidien »

LaNutrition.fr : Quel est le point de vue du toxicologue sur le film de Marie-Monique Robin, « Notre poison quotidien » diffusé le mardi 15 mars 2011 sur Arte ?

Pr Jean-François Narbonne : Sa première enquête sur Monsanto était bienvenue. Elle montrait les enjeux économiques qui sous-tendent la stratégie de cette entreprise. Avec « Notre poison quotidien », il y a deux problèmes : ce qu’elle raconte est uniquement à charge, et comme elle n’a pas de formation en toxicologie, elle accumule les approximations. Certes, beaucoup de faits qu’elle rapporte sont exacts et ont déjà été rapportés, mais c’est l’interprétation qu’elle en fait qui est totalement orientée. On est dans le militantisme dévoyé et pas le journalisme d’enquête. C’est désespérant !

Un exemple ?

Son film commence par le problème des agriculteurs malades de leurs pesticides. Il s’agit là de la question de la reconnaissance des maladies professionnelles qui n’est que le reflet de l’état catastrophique de la médecine du travail en France. Cette absence de reconnaissance est bien connue et dénoncée depuis longtemps. Les pesticides sont par définition des substances toxiques (c’est d’ailleurs marqué sur les étiquettes avec toutes les phrases de risques associées) et leur manipulation sans précaution ne peut qu’aboutir à des maladies neurologiques, hépatiques, ou des effets cancérigènes ou reprotoxiques. Après une phase d’omerta qui a duré une trentaine d’années les études épidémiologiques  se sont multipliées en France depuis 2000 et les effets chez l’homme ne sont plus discutés aujourd’hui. En revanche, la reconnaissance comme maladie professionnelle répond à d’autres critères plus politiques, et chez les agriculteurs le problème est compliqué du fait d’une exposition à des cocktails complexes qui en plus ont évolué au cours du temps. Il est donc très difficile d’établir la traçabilité et d’identifier un responsable. On se demande donc quel est le but de cette première séquence comme illustration de « notre poison quotidien ».

Elle critique aussi le concept de dose journalière admissible ou DJA

Oui. Selon Marie Monique Robin, la DJA, sur laquelle seraient basées les évaluations des agences sanitaires ne serait pas protectrice en termes de santé publique. Pour bien comprendre la portée de cette critique il faut un rappel historique. Ce concept a été établi dans les années 1950 en recherchant par des études chez les rongeurs la dose n’ayant pas d’effets toxiques (NOAEL) et en l’extrapolant à l’espèce humaine en appliquant un facteur de sécurité qui en général est égal à 100. Quand on regarde son film, on a l’impression que ce facteur de sécurité de 100 a été adopté au petit bonheur la chance.  Rien n’est plus faux. Ce chiffre a été déterminé par le Pr René Truhaut (que j’ai eu brièvement comme professeur et dont il est d’ailleurs présenté plusieurs extraits d’interview en noir et blanc dans le film) à partir des résultats d’études toxicologiques comparatives entre plusieurs espèces (rat, chien, lapin, singe) et entre plusieurs individus (petits, adultes, males, femelles). De plus depuis 50 ans de nombreux experts ont essayé de le contester en fonction de l’évolution des connaissances. Or toutes ces tentatives n’ont fait que confirmer la pertinence de ce facteur de sécurité en lui donnant des bases toxicocinétiques et toxicodynamiques. En plus beaucoup de DJA, comme celles du cadmium, du plomb, du mercure, des PCBs ou des dioxines sont aujourd’hui basées sur des expositions fœtales ou post-natales. Je ne m’étendrai pas sur les évolutions des outils d’exploration des effets santé qui sont passés de l’histologie au microscope optique aux outils de biochimie et de biologie moléculaire.

N’y a-t-il vraiment aucun problème avec cette DJA ?

En fait le problème de la DJA, c’est qu’elle est basée sur une étude dite pivot tenant compte de l’effet le plus sensible pour une exposition pendant la vie entière. Or il peut y avoir plusieurs types d’effets tout au long de la vie. Depuis 2005, l’approche DJA a été complétée par deux nouvelles approches. La première est celle dite de margin of exposure (MOE) qui est le rapport entre le seuil auquel apparaît un effet toxique (BMDL) et le niveau d’exposition d’une population spécifique. Il suffit de lire les derniers avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour constater que c’est de cette façon que sont évalués les risques. La deuxième approche part du fait que l’on dispose de plus en plus de données sur la dose interne de contaminants chez l’homme (dosages sanguins, urinaires par exemple) et que par les résultats d’études épidémiologiques on peut situer le seuil critique à partir duquel apparaissent les effets santé. On peut donc calculer la marge existant entre la charge corporelle d’une population et le seuil critique. On appelle cela margin of body burden (MOE). Les premières évaluations de ce type en France ont commencé dés 2005 à l’initiative de l’Institut national de veille sanitaire (Invs) pour les dioxines et les PCBs, et les chiffres concernant les pesticides viennent d’être publiés. En dehors des biomarqueurs d’exposition il existe maintenant des biomarqueurs d’effets (en particulier ceux liés aux effets mutagènes, cancérigènes et perturbateurs endocriniens) applicables directement chez l’homme et participant à ce que l’on appelle l’épidémiologie moléculaire. Ces biomarqueurs et bioessais sont d’ailleurs détaillés dans mon livre Sang pour sang toxique avec des exemples d’application. Mais dans son film, Marie-Monique Robin passe sous silence cette évolution. Faire croire que rien n’a changé depuis les années 1950, c’est purement de la désinformation !

Le film revient sur les risques de cancer attribués à l’aspartame

Elle fait un sujet sur l’aspartame en nous racontant des histoires économiques sur la situation américaine et la manière dont l’aspartame y a été autorisé dans les années 1980. Tout cela est connu depuis longtemps, et surtout qu’est-ce que ça a à voir avec la situation en Europe ? En fait, les incertitudes portent sur les effets neurologiques, et non pas sur les effets cancérigènes. Le problème c’est que ses témoins ne sont pas les experts qui ont étudié le dossier mais les fonctionnaires des agences qui sont les gestionnaires des services et qui n’ont qu’une vue générale des dossiers. De plus dans de nombreux cas ces responsables viennent de l’industrie, ce dont elle a l’air de s’étonner. Mais d’où pourraient venir des personnes qui ont l’expérience de la gestion de dossiers d’homologation ou d’autorisation ? Sûrement pas majoritairement de la recherche publique. Mais ce ne sont pas eux qui font les expertises, ils ne font que la gestion des dossiers et la coordination matérielle des expertises.

Pr Narbonne : Notre poison quotidien accumule les contre-vér...

Sur l’aspartame, elle pointe des incohérences sur les raisons avancées par l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour contester les résultats de l’étude italienne de Morando Soffritti qui trouvait plus de cancers chez les rats nourris à l’aspartame.

Elle va demander à Hugues Kenigswald, qui dirige l’unité sur les additifs à l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) pourquoi cette agence a rejeté les conclusions de la première étude de Morando Soffritti. Il lui dit que c’est parce que les vieux rats ont des inflammations pulmonaires qui peuvent être la cause de cancers pulmonaires. Donc Marie-Monique Robin va voir ensuite Soffritti qui se régale de démonter l’argument en disant qu’il y a eu autant d’inflammations chez les rats nourris à l’aspartame que chez les rats témoins. Mais la vraie raison du refus de la première publication par l’EFSA (celle utilisant des doses inférieures à la DJA) c’était que l’augmentation des cancers n’est significative que chez les femelles, et que les témoins femelles (qui n’avaient pas reçu l’aspartame) présentaient deux fois moins de cancers que ce qu’on constate d’ordinaire sur les femelles appartenant à cette souche particulière (témoins historiques).

En fait il n’y avait pas augmentation des cancers chez les traités mais diminution des cancers « spontanés » chez les témoins.  C’est la raison pour laquelle on n’a pas accepté cette publication.  Les experts de l’EFSA ont d’ailleurs dû insister auprès du Dr Soffritti pour obtenir les valeurs des témoins historiques de son institut. Le problème des inflammations pulmonaires des rats en fin de vie fait partie des altérations physio-pathologiques dues à la vieillesse  (pouvant toucher aussi bien les témoins que les traités) et qui constitue une des raisons pour lesquelles le protocole officiel arrête les études de cancérogenèse après un maximum de 24 mois d’exposition et n’attend pas la mort des animaux d’expérience  contrairement au protocole « original » de l’équipe Soffritti.

Le film laisse entendre que des informations importantes seraient dissimulées au public

Pour nous persuader qu’on nous cache des choses, Marie-Monique Robin ressort le rapport de l’Académie des Sciences selon lequel les décès par cancers associés à la pollution ne représenteraient que 0,5 % des cas de cancers. Pour commencer on se demande en quoi l’Académie des Sciences ferait référence en termes de santé publique. Ensuite, ce rapport est basé sur les données de l’Agence internationale de recherches sur le cancer chargée de classer les substances cancérigènes. Ce classement se base sur des cohortes de travailleurs exposés et les cancers reconnus maladies professionnelles. Dans ce cas il n’y a aucun doute sur les substances impliquées. Il s’agit donc de très peu de substances par rapport à celles présentes dans notre environnement. Ce rapport ne répond donc pas à la question posée sur l’implication des substances chimiques dans l’augmentation de l’incidence de certaines maladies. En fait cette question a fait l’objet d’une saisine de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) et a fait l’objet d’une expertise collective de l’INSERM.  Dans l’avis rendu public, il est indiqué que plus de 50 % de l’augmentation des cancers au cours des 30 dernières années avaient une origine environnementale, avec une composante liée aux produits chimique qui ne pouvait être quantifiée, la seule relation suffisamment établie étant chez les agriculteurs.  Marie-Monique Robin ne parle évidemment pas de cet avis, puisqu’elle se positionne nettement comme un « lanceur d’alerte ». En ce qui concerne les pesticides il faut savoir que l’on est passé de 1300 substances actives à 250 aujourd’hui. Il s’agit comme d’habitude de passer sous silence ou de dénigrer tout le travail des agences sanitaires.

La suite demain !

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jeudi, 10 mars 2011

Cancer colorectal : faites-vous dépister dès 50 ans !

Les pouvoirs publics ont mis en place dès 2009, un dépistage organisé du cancer colorectal.

Mais face au manque de participation des Français, l’Institut national du cancer vient d’inaugurer une campagne d’incitation au dépistage. Intitulée « Mars bleu », elle se déroulera tout au long du mois de mars.

Rappelons qu’avec 40.000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année, le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent et la 2e cause de mortalité. Or si 50% des personnes concernées se pliaient au dépistage, la mortalité liée à ce cancer pourrait diminuer de 20%, estiment les experts… Actuellement, le taux de participation reste faible, avec 43%.

Savez-vous en quoi consiste exactement le dépistage du cancer colorectal ?

 

Il repose sur le test Hémoccult II, lequel consiste à rechercher des traces de sang dans les selles. Il suffit de demander le test à votre médecin. Ensuite, les prélèvements se font à domicile : deux prélèvements sur trois selles consécutives. Ces prélèvements sont à envoyer au laboratoire d’analyses médicales à l’adresse indiquée.

Etes-vous concerné par le dépistage du cancer colorectal ?

Tous les hommes et les femmes âgés de 50 à 74 ans sont concernés. Dans le cadre du dépistage organisé, un courrier personnalisé vous est envoyé, vous invitant à faire ce test.

En cas de résultat négatif, le test Hémoccult II est à répéter tous les deux ans.

En revanche, si le test est positif, une coloscopie est prescrite afin de dépister la présence d’éventuels polypes. Le dépistage organisé permet de diagnostiquer des polypes avant qu’ils ne deviennent cancéreux. Autrement dit, à ce stade précoce, une surveillance peut être mise en place pour prévenir l’apparition d’un cancer. Sinon, un traitement est mis en place pour guérir le cancer, avec un pronostic d’autant plus favorable que la tumeur a été détectée tôt.

Attention, en cas d’antécédent familial de cancer colorectal ou de symptômes suspects, il est recommandé de mettre en place un dépistage personnalisé en collaboration avec son médecin. Il peut être opportun de réaliser un test Hémoccult II plus précocement, voire de passer une coloscopie d’emblée.

Parlez-en à votre médecin !

Sources : Institut National du Cancer, www.e-cancer.fr ; Ministère de la santé, www.gouvernement.fr/gouvernement/l-operation-mars-bleu-pour-sensibiliser-au-depistage-du-cancer-colorectal.

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samedi, 05 mars 2011

Attention ! Ceci n’est pas un régime… mais une façon saine et naturelle de manger

Parce qu’il est temps de vous avertir…

Que le régime miracle n’existe pas…

Cette fausse croyance que l’on peut  perdre 5 à 10 kilos rapidement sans conséquences pour votre santé…

Une étude américaine publiée en octobre 2010 dans la revue Annals of Internal Medecine réalisée auprès de 130 000 personnes suivies pendant 20 ans révèle les conséquences graves pour notre santé des régimes existant pauvres en sucres et riches en protéines. L’étude montre qu’avec les régimes hyperproteinés, la mortalité est augmentée de 23% par rapport à la population générale, le risque de crise cardiaque est augmenté de 14% et le risque de décès par un cancer est de 28% plus élevé.

Il est temps de parler vrai et d’en finir avec les diktats et la maltraitance de son organisme, pour s’en remettre au bon sens en toute cohérence avec son corps et la nature, comme le reconnaissent certaines préconisations officielles (PNNS) pour consommer 5 fruits et légumes par jour.

C’est le crédo de ces 2 auteurs.

Le Docteur Lylian Le Goff est médecin environnementaliste  et expert en alimentation et Laurence SaLomon, naturopathe est Chef du restaurant Nature & Saveurs  à Annecy.

Leurs buts : renouer avec une alimentation plaisir, saine et vitalisant, consommer moins de protéines animales au profit de protéines végétales, atteindre la satiété sans culpabilisation ni frustration.

Comment faire ?

Réapprendre les fondamentaux nutritionnels. 12 aliments placard sont proposés pour constituer une base de menus et adopter de saines associations alimentaires. Une analyse objective de notre comportement émotionnel est proposée et enfin une adaptation au quotidien de ces ingrédients originels : céréales et légumineuses, huiles non dénaturées, farines complètes variées, sels et sucres non raffinés, fruits et légumes de saison.

Ils recommandent les produits bio mais pas seulement , étant conscients que tous n’ont pas encore adopté ce type de produits même si ce marché est en explosion partout en France (les achats bio des restaurants collectifs ont doublé en 1 an, la valeur de vente des produits bio est de 3 milliards d’euros en 2009  un doublement depuis 2005, 86% des surfaces agricoles biologiques en conversion, 16 449 surfaces agricoles biologiques en 2009, plus de 10 000 produits bio dans les magasins dédiés et 4000 références en moyenne dans les autres magasins, 46% des Français déclarent consommer un produit bio 1 fois par mois en 2009 (Agence Bio).

Ce qui importe dans « Ceci n’est pas un régime » c’est de se faire du bien et adopter pour toujours une alimentation saine et savoureuse.

« Une alimentation que l’on adopte pour toujours afin d’optimiser son poids et sa forme tout en tenant compte de ses envies. C’est aussi adopter un comportement alimentaire qui donne du sens à un véritable développement durable en intégrant dans ses choix des critères environnementaux, énergétiques et socioéconomiques.  Avec cette méthode on atteint son poids de forme et on le garde à vie tout en étant plus autonome et responsable » nous disent les auteurs.

Un programme qui prend le lecteur par la main, prend en compte son rythme quotidien, propose des repas sains et savoureux, nous initie à l’utilisation d’ingrédients originels et nous réconcilie avec ce corps que nous maltraitons bien trop souvent.


Source : « Ceci n’est pas un régime… », DrLylian Le Goff , Laurence Salomon, éd. Marabout

 

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vendredi, 04 mars 2011

Régime Dukan ? Attention, danger ! L’Université de Montréal dénonce ses défauts

Marie-Josée LeBlanc, nutritionniste de l’Université de Montréal met en garde les personnes qui sont attirées vers les régimes protéinés.

Comme le régime Dukan qui, déjà cet automne, a été épinglé par l’Agence nationale de santé sanitaire (ANSES) française pour les risques de carences à long terme que ce type de régimes amaigrissants engendrent, notamment pour la santé des os, du cœur et des reins.

« Le Régime Dukan est le genre de régime faible en glucides (Atkins, Montignac, South Beach Diet) dont on entend parler très souvent.

Les aliments permis sont très riches en protéines et il n’y a pratiquement pas de glucides, surtout durant les premières étapes. Les régimes faibles en glucides et élevé en protéines, comme c’est le cas pour le régime Dukan, peut entraîner des carences alimentaires étant donné le manque de variété des aliments permis. Ce type de régime pose un risque de carence qui peut mener entre autres à l’anémie, à un manque de calcium et à l’ostéoporose*.

Cela fonctionne le premier mois, mais est-ce qu’on peut tenir longtemps ?

Les études démontrent qu’à long terme, on risque de reprendre le poids perdu, voire en gagner davantage. La méthode Dukan continuera donc à les attirer parce qu’elle permet d’en perdre vite, du moins  à court terme… ».

Or souligne Marie-Josée LeBlanc, « 50% des femmes en bonne santé estiment qu’elles devraient perdre du poids ».

A ces femmes – et aux hommes qui sont également très nombreux dans ce cas – l’ANSES rappelle qu’il est impératif de consulter « un spécialiste – médecin nutritionniste, diététicien, psychopraticien spécialisé en addiction – qui pourra leur proposer le régime correspondant aux caractéristiques de chacun ».

*Ces risques ont été confirmés en France par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) : le besoin nutritionnel moyen en vitamine C de l’adulte n’était pas couvert par les trois premières phases du régime et qu’au cours de la phase 1 et 2, l’apport en fibres serait dix fois moindre que le niveau conseillé.

 

Sources : ANSES, 25 novembre 2010 ; Université de Montréal, 2 mars 2011, site Internet www.extenso.org, du Centre universitaire de nutrition préventive NUTRIUM de l’Université de Montréal ; Rapport de l’ANSES, Evaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement.

 

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jeudi, 03 mars 2011

Un peu d’humour… l’été approche !

 

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