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vendredi, 08 juillet 2011

Sexe-addict: quand l’amour devient obsessionnel

Pour certaines personnes, le sexe constitue une manière de soulager leur angoisse et de faire face au stress. Ces «accros» ou «drogués» du sexe peuvent avoir 21 rapports sexuels par semaine.

Qu’entendons-nous par dépendance sexuelle ?

Quels sont les signes cliniques ?

Comment peut-on traiter l’obsession sexuelle ?

Si certaines personnes sont addicts à l’alcool, la drogue ou à d’autre paradis artificiel, d’autres le sont au sexe.

Comportements sexuels compulsifs, idées obsédantes, masturbation excessive tels sont les caractéristiques des dépendants sexuels.

Pour ces personnes, le sexe constitue une manière de soulager leur angoisse et de faire face aux tensions. Autrement dit, le comportement sexuel devient le principal mécanisme de défense face au stress. «Un dépendant sexuel est une personne qui est en quête permanente de plaisir sexuel», explique le sexologue Mustapha Rassi.
En psychiatrie clinique, on parle de dépendance lorsqu’une personne aliène sa liberté et organise son existence autour d’un produit ou d’un comportement. Cela peut être le sexe, mais aussi la nourriture, le jeux etc…

Selon le Dr Rassi, plusieurs signes cliniques doivent être présents pour pouvoir parler de dépendance sexuelle. «Il faut tout d’abord qu’il y ait un besoin pathologique de passer à l’acte. Le dépendant sexuel est une personne qui a besoin de contrôler le partenaire. Dans son comportement, on relève une répétition boulimique c’est-à-dire qu’après un rapport sexuel, il éprouve à nouveau le besoin d’avoir un autre rapport. C’est une personne qui ne peut pas se retenir», souligne-t-il.

Et d’ajouter : «le dépendant sexuel n’a pas d’affection envers son partenaire qui est considéré comme un simple objet sexuel. Ce qui compte pour lui c’est de l’utiliser pour soulager une souffrance, une anxiété ou une situation de stress. Ce sont des personnes qui sont constamment à la recherche de sécurité, ils ont besoin de se sentir protégées».

Selon le Dr Rassi, la dépendance sexuelle concerne davantage les hommes que la gent féminine. «Chez les femmes, l’addiction affective ou la drague compulsive est beaucoup plus fréquente que l’addiction sexuelle».

Une personne dépendante sexuelle passe la majorité de son temps à la recherche de l’assouvissement de ses fantasmes ou de ses comportements sexuels.

«Certains ont besoin de faire l’amour 3 fois par jour. Un addict sexuel peut avoir jusqu’à 21 rapports par semaine», précise Dr Rassi.

Contrairement aux hommes et aux femmes qui trouvent dans leurs rapports sexuels un certain épanouissement, les victimes de dépendance sexuelle ont un rapport douloureux avec leur sexualité et ne sont jamais satisfaits.

«Le passage à l’acte sexuel constitue normalement un moment agréable, de bien être, qui apporte une certaine assurance. Ce qui est loin d’être le cas pour les personnes accro au sexe. La durée de satisfaction est très courte chez ces personnes», affirme Dr Rassi.

Comme dans la plupart des dépendances, l’appétit sexuel est progressif. Les dépendants sexuels ont besoin de plus de sexe, «de meilleur sexe», ou même de sexe plus varié. Ils sont engagés dans un engrenage dont ils ne peuvent plus sortir.

Et leurs comportements ne sont pas sans conséquences: négligence du partenaire, divorce, perte d’emploi, dépression, voire même suicide.

Quant au traitement, celui-ci repose sur la prise d’antidépresseurs et la thérapie comportementale.

Celle-ci permet de lutter contre l’angoisse associée à l’addiction. La psychothérapie demeure un atout essentiel puisqu’elle permet non seulement à long terme, de mettre fin au comportement addictif, mais de mieux comprendre l’origine de cette souffrance. Comme pour toute addiction, le traitement doit passer par une acceptation du problème par le patient. « La guérison demande du temps et un effort important de la part du patient. Le patient doit accepter son trouble. Le thérapeute doit le mettre en confiance et l’aider à se déculpabiliser», conclut-il.

Comment reconnaître et combattre votre dépendance au sexe• Une personne dépendante au sexe va en permanence parler de ses exploits

• Cette personne ne changera jamais sa routine même si elle change de partenaire

• La dépendance au sexe peut être accompagnée d’une dépendance à la drogue ou à l’alcool

• Évaluez le nombre de partenaires sexuels, s’il est supérieur à 1 ou 2 par mois, il y a probablement une dépendance au sexe

• Comme toute dépendance, la dépendance au sexe est destructive. Il est nécessaire d’en parler sans avoir honte. Le mieux est de s’adresser à un proche qui ne portera aucun jugement

• Si cette dépendance a des conséquences importantes sur la vie quotidienne et le rapport aux proches, alors un psychopraticien certifié est nécessaire

• Les rapports sexuels doivent être protégés

• Il faut être à l’écoute de la personne dépendante pour comprendre ses mécanismes et lui permettre de les éviter

Sources: aujourdhui.ma, Laila Zerrour

 

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jeudi, 09 juin 2011

15 ans de tabagisme majorent votre risque de cancer du sein de 34% ! Alors comment allez-vous arrêter de fumer ?

Le 47e congrès de l’ASCO (American Society of Clinical Oncology) a été l’occasion de présenter les grandes nouveautés thérapeutiques dans le domaine du cancer, mais aussi les progrès en matière de prévention.

C’est ainsi que le tabagisme est revenu sur le devant de la scène et tout particulièrement à propos du cancer du sein.

Le tabac, un puissant facteur du risque du cancer du sein

Le tabac est un puissant facteur de risque du cancer du sein, d‘autant plus chez les femmes prédisposées à ce cancer. C’est le cas notamment des femmes de plus de 60 ans, et de celles qui ont des antécédents personnels ou familiaux (cas de cancers du sein chez dans la famille).

Selon l’une des études présentées à ce congrès et ayant porté sur le suivi de plus de 10.000 femmes,

15 ans de tabagisme majorent le risque de cancer du sein de 34%.

Le potentiel cancérigène du tabac est ici aussi alarmant, justifiant les campagnes de lutte contre le tabagisme en direction des femmes.

Les facteurs protecteurs du cancer du sein

Mais pour prévenir le cancer du sein, les femmes ont d’autres cartes à jouer.

En premier lieu, l’activité physique. Une pratique physique régulière (au moins 30 minutes par jour de marche active) représente un facteur protecteur très important.

Viennent ensuite l’alimentation (consommation accrue de fruits et de légumes, limitation des acides gras trans et de l’alcool), la lutte contre le surpoids et le dépistage (dépistage personnalisé ou généralisé).

Autrement dit, toutes les femmes peuvent réduire leur risque de cancer du sein ! Le mieux étant d’arrêter de fumer…

 

Sources : 47e Congrès de l’American Society of Clinical Oncology, 3-7 juin 2011, e-sante.fr, Isabelle Eustache

 

 

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samedi, 04 juin 2011

Psychothérapie à Toulouse : voici quelques réflexions pour guérir de la boulimie et autres TCA

 

  • Mise en évidence des croyances en rapport avec l’addiction à la nourriture, voire affective,
  • Mise en évidence des croyances favorisant la réussite thérapeutique,
  • Mise en évidence des stratégies d’anorexie-boulimie,
  • Définition d’un objectif : déterminer comment transformer une demande ambivalente en objectif positif selon des critères précis,
  • La dissociation séquentielle : prendre en compte la nature très particulière de la personnalité « dissociée » d’une jeune femme dépendante et utiliser les moyens adéquats pour lui permettre de trouver d’autres moyens que la nourriture pour résoudre ses difficultés personnelles,
  • Compulsion (craving) : résoudre cette fameuse compulsion ou supprimer chez vous le besoin irrésistible de manger,
  • Prendre en compte et résoudre la culpabilité et la honte,
  • Identifier les émotions que vous ne savez pas gérer.
  • Gérer ses besoins : découvrir les besoins réels derrière le besoin de boire, de fumer, de sexe, de manger ou le refus de s’alimenter,
  • Mettre en évidence les problématiques spécifiques,
  • Créer un futur : vous apprendre à vous créer des projets d’avenir et à donner un sens à votre vie,
  • Mise en place de repères aidants,
  • La codépendance : sortir d’un schéma de codépendance,
  • Etc… etc…

vendredi, 27 mai 2011

L'addiction sexuelle : entre obsession et tabou !

Article de R. Bartet, journaliste à Carevox, publié avec son accord

Le sexe s’affiche. Il est partout et fait recette : publicité, télévision, DVD, journaux, Internet… Pourtant, il existe encore un certain tabou autour de l’addiction sexuelle. Si l’affaire Strauss-Kahn l’a largement évoquée, des anonymes sont chaque année de plus en plus nombreux, selon les psychanalystes, à franchir leurs portes pour essayer de mettre un nom autour d’un comportement compulsif des plus troublants.

Les Etats-Unis ont, comme souvent, déjà pris une longueur d’avance sur la France en la matière ! Le pays compte son lot de people « addicts sexuels » : Tiger Woods, Michael Douglas David Duchovny et Charlie Sheen, tous prétendument guéris après s’être fait soigner dans des cliniques spécialisées ou centres de désintoxication prévus à cet effet et avoir fait un mea culpa public à la Bill Clinton. En France, s’il n’existe pas encore de telles cliniques, des consultations d’addictologie dans de nombreux centres hospitaliers sont destinées à soigner un comportement « déviant » dont on parle encore assez peu : l’addictologie sexuelle.

Une véritable pathologie

Ce comportement compulsif, au même titre que la boulimie ou le jeu, entraîne une dépendance au sexe similaire à celle observée par une drogue. Le docteur Nathalie Dudoret, médecin sexologue la décrit comme « un type de conduite que le sujet est poussé à accomplir, par une contrainte interne, associée à un syndrome de manque et syndrome anxio-dépressif dont l’orgasme joue un rôle d’anxiolytique naturel ». Or l’addiction sexuelle reste honteuse, surtout si le diagnostic n’a pas été posé par un spécialiste. Selon le docteur Reed, la spirale addictive se manifeste par un cycle enchaînant 4 phases répétitives :

  • La première phase dite obsessionnelle : le malade est dans un état d’absorption interne. Son champ mental est totalement occupé par des préoccupations sexuelles. Il est alors en phase de « drague compulsive » et multiplie la recherche de partenaires.
  • La seconde phase de ritualisation intensifie les obsessions compulsives liées au sexe. L’addictif fait une véritable « fixation » amoureuse.
  • La troisième phase est la phase d’exécution proprement dite de l’acte sexuel dicté par les deux premières phases.
  • La dernière et quatrième phase est une phase de désespoir et d’impuissance du malade face à son comportement.

Serge Hefez définit ainsi le trouble : «  la compulsion, non pas du registre du désir, mais de celui du besoin : d’un besoin qui s’impose et agit contre la volonté consciente de l’individu ».

Une vie sous le signe de la dépendance

Les malades expérimentent notamment la peur du manque, aux syndromes bien réels pouvant provoquer des douleurs thoraciques, des insomnies et des angoisses. Les crises, récurrentes et irrépressibles, ne s’apaisent que grâce au passage à l’acte sexuel et à l’atteinte de l’orgasme. Mais une fois ce moment de libération et d’apaisement passé, le malade éprouve un sentiment de culpabilité et souvent de souffrance. Il risque alors une baisse de l’estime de soi et un syndrome dépressif. C’est sans compter les problèmes d’ordre psychologique, relationnels, familiaux et professionnels. Les malades, pour multiplier leur quête de sexe, se coupent de leurs réseaux et amis. Ils ont une vie cachée qui prend progressivement le dessus pour finalement ne se résumer qu’à l’assouvissement de leur besoin de sexe. La vie amoureuse devient impossible, le temps libre se rétrécit. Les addicts contractent même parfois des dettes : un article du journal britannique The Guardian de janvier 2008 révélait qu’en Angleterreune personne sur 4 contacterait un service d’aide au surendettement pour faire face à des dépenses… liées au sexe.

Il n’y a pas de profil type de l’accro au sexe

Si les addictions peuvent commencer avec des films pornographiques, des forums de rencontre et sites spécialisés sur Internet ou par une dépendance sexuelle solitaire, les malades euxproviennent de tous les milieux sociaux, culturels, toutes origines confondues. Le Professeur Thibaut, psychiatre au CHU de Rouen, estime qu’ils représentent 3 à 6 % des personnes ayant des rapports sexuels et que 80 % d’entre eux sont des hommes. Les spécialistes reconnaissent également que la plupart de ces malades sont poly-addictifs cumulant parfois leur addiction avec une autre dépendance : tabac, alcool, travail…Si les causes de cette addiction sont encore mal perçues, on les associe souvent à une vulnérabilité personnelle et psychologique liée à au vécu, des facteurs génétiques, une problématique de l’engagement ou encore un déficit d’attachement.

Les traitements : médicaments et thérapies

Les thérapies varient en fonction des médecins et des spécialistes. Le traitement médicamenteux est souvent initialement préconisé et passe par la prise d’antidépresseurs et/ou d’anxiolytiques. Il s’accompagne souvent par la suite d’unethérapie individuelle (comportementale et/ou cognitive) et/ou de couple. Lesassociations d’aide aux addicts sexuels sur le modèle américain des Alcooliques Anonymes peuvent être un bon recours, mais sont beaucoup moins florissantes qu’outre-Atlantique. Il est difficile, voire impossible, de conditionner la guérison au principe usuel de suppression totale du comportement addictif, (comme c’est le cas pour la boisson, la drogue, ou le jeu par exemple). On ne peut en effet prôner une disparition totale du sexe. Les psychiatres font en tout cas en sorte de faire retrouver à leurs patients une sexualité « normale » ou d’origine, en essayant d’éviter les rechutes et les autres formes de dépendances. Si les « drogués du sexe » nous semblent parfois relever du comique ou de la presse people, mieux vaut se souvenir que, détectée suffisamment tôt, la maladie s’en soignera d’autant mieux !

Article de R. Bartet, journaliste à Carevox, publié avec son accord écrit.

Sources :

- psychologies.com/Couple/Problemes-sexuels/Libido/Interviews/Qu-est-ce-que-l-addiction-sexuelle
- actualite.nouvelobs.com/addiction%20sexuelle/
- tempsreel.nouvelobs.com/actualite/l-affaire-dsk/20110515.OBS3194/les-agresseurs-sexuels-ne-sont-pas-des-sex
- addicts.html savoir.fr/Addictions_sexuelles maxisciences.com/d%E9sespoir/quand-la-sexualite-devient-une-obsession-et-remplie-toute-la-vie-c-est-comme-une-drogue_mrm70951.html
- doctissimo.fr/html/sexualite/mag_2000/mag0908/se_2230_addictions_sex_niv2.htm
- lefigaro.fr/sante/2011/05/21/01004-20110521ARTFIG00002-certains-seducteurs-n-acceptent-pas-la-resistance.php

mercredi, 20 avril 2011

Attention ! Regardez cette vidéo de Demi Lovato sur sa boulimie

La popstar de Disney, Demi Lovato, continue son combat contre la boulimie.

Depuis sa sortie du centre de réhabilitation de Chicago pour se soigner de ses troubles alimentaires, la chanteuse de 18 ans enchaîne les interviews afin sensibiliser les jeunes sur cette maladie.

La brunette s'est par exemple confié au magazine Seventeen et a dévoilé une vidéo dans laquelle elle soutient la "Jet Foundation" et son mouvement : "Love is Louder than the Pressure to be Perfect" (L'amour est plus fort que la pression de devenir parfait).

Ce message, qui s'adresse aux adolescentes et aux jeunes femmes toulousaines qui veulent à tout prix avoir un corps parfait au détriment de leur santé, avait été initié l'année dernière par l'actrice Brittany Snow.

Regarde ci-dessous la vidéo de Demi Lovato pour la Jet Foundation :


[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=YbH84dn5od8&feature=player_embedded]

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lundi, 11 avril 2011

La Boulimie, ça vous dire quelque chose ?

La boulimie consiste en une ingestion rapide et incontrôlable d’une quantité excessive d’aliments caloriques.

Il s’agit d’une compulsion.

Malgré le sentiment de honte et de dégout ressenti par la malade, rien ne peut arrêter la crise boulimique une fois commencée.

Cette personne sait la place énorme que tient l’obsession de la nourriture dans sa vie. Elle a cette pulsion qui la submerge en permanence, du matin au soir, gâchant sa vie. Même lorsqu’elle se retient d’avoir des crises, elle finit par arriver : la volonté n’a aucun pouvoir, sinon de retarder la crise.

La boulimique se lève le matin avec l’idée qu’elle ne va pas craquer, que ça va enfin être une bonne journée, qu’elle va pouvoir penser à autre chose. Mais plus elle se retient et plus l’obsession de la nourriture augmente. Au fur et à mesure que la journée avance, elle sente une pression de plus en plus violente.

Et puis c’est plus fort qu’elle, elle finit par craquer, même si certaines réussissent néanmoins à contrôler leur alimentation pendant de longues périodes.

vomissement, boulimie, anorexie, honte, wc, compulsion, nourritureDe plus, elle se dévalorise beaucoup et a une image d’elle-même très négative. La boulimie est une souffrance réelle, et une souffrance cachée. La vie de l’adolescente et de l’adulte est minée par le mensonge, la peur, la haine de soi. Elle se sent prisonnière de pensées intérieures négatives qui la dévalorisent sans cesse et qui sont d’une exigence terrible.

Le regard des autres, leurs opinions sont essentielles pour ces femme qui sont tout le temps à la recherche d’amour et de reconnaissance.

C’est pourquoi j’affirme que la boulimie n’est pas un problème de nutrition mais de personnalité.

Sachez aussi qu’une boulimique maintient un poids normal ou un peu au-dessus, ce qui lui permet de cacher son problème pendant des années.

Alors comment est-ce que je repère cette pathologie ? Cinq points à retenir :

1) Apparition fréquente de crises de boulimie. Une crise répond à ces deux caractéristiques : – absorption, en une période limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens mangeraient en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances, – sentiment d’une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise : ne pas pouvoir s’arrêter de manger, ne pas pouvoir contrôler ce que l’on mange ou la quantité de ce que l’on mange.

2) Comportements compensatoires inappropriés et réguliers visant à prévenir la prise de poids : vomissements provoqués, emploi abusif de laxatifs, diurétiques, lavements ou autres médicaments, jeûne, exercice physique excessif.
3) Les crises de boulimie et les comportements ci-dessus surviennent tous deux, en moyenne, au moins deux fois par semaine pendant trois mois.
4) L’estime de soi est influencée de manière excessive par le poids et la forme corporelle.
5) Le trouble ne survient pas exclusivement pendant des périodes d’anorexie mentale.

La boulimie peut engendrer un arrêt des règles avec les mêmes types de conséquences physiques que pour l’anorexie : patrimoine osseux compromis, troubles cardiaques etc… (voir mon précédent article sur l’anorexie).

Suite aux vomissements acides répétés, l’émail des dents s’altère, les rendant alors très fragiles et cassantes. Ils peuvent aussi causer des déséquilibres sur le plan des taux corporels d’acidité, de sodium et de potassium, des ulcères de l’œsophage et de l’estomac ainsi que des risques d’hémorragies œsophagiennes.

Enfin, la plupart des boulimiques présentent des symptômes de dépression.

 

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lundi, 04 avril 2011

Alcool : qu'est-ce que l'intoxication? Comment est-ce qu'on la mesure ?

Au sens clinique, l’intoxication fait référence à une altération de l’état de conscience ou des facultés, suite à une grande consommation d’alcool lors d’une occasion.

Au plan physiologique, l’intoxication résulte d’une accumulation progressive d’alcool dans le système, ce qui se produit lorsque l’absorption d’alcool est supérieure à son élimination (Nadeau & Biron, 1998). Cela peut être mesuré par le degré de concentration d’alcool dans le sang.

Cependant, cette mesure objective n’exclut pas qu’il faille déterminer un seuil au-delà duquel on considère qu’il y a altération des facultés, et donc intoxication.  Par exemple, en matière de conduite automobile, la législation canadienne fixe ce seuil à .08g par 100 ml de sang.  Ce type de mesure est notamment utilisé pour comptabiliser les cas de suicides ou d’accidents où l’intoxication peut être mise en cause.

Les mesures cliniques ou physiologiques sont cependant difficilement utilisables dans le cadre d’enquêtes populationnelles.  En l’absence de telles mesures, l’intoxication est une réalité difficile à cerner.  En effet, une même quantité d’alcool consommée lors d’une occasion n’a pas les mêmes effets physiologiques pour tous, tout dépendant de la vitesse d’absorption et d’élimination.

Il n’existe donc pas de consensus parmi les chercheurs quant à une définition opérationnelle de l’intoxication (Heath, 1995).  Les indicateurs utilisés sont plutôt des indicateurs de grands volumes consommés lors d’une occasion de consommation ou de la perception subjective de l’intoxication par les répondants (voir le tableau en annexe concernant les différentes mesures utilisées dans les diverses études mentionnées dans ce texte).

La quantité consommée

La mesure la plus couramment utilisée en Amérique du Nord est la fréquence de  cinq consommations ou plus par occasion (5+) (Room, 1990). Cependant, certaines études suggèrent également le critère de quatre consommations ou plus par occasion (4+) pour les femmes (Wechsler et al., 1995b).

Plus rarement, un critère de huit consommations ou plus par occasion (8+) est aussi utilisé (voir notamment Knupfer, 1984).  Il est à noter que ces mesures ne sont pas réellement des mesures d’intoxication puisqu’elles ne tiennent pas compte du laps de temps que dure l’occasion de consommation et ne nous renseignent donc qu’indirectement sur l’altération des facultés.

La perception subjective du répondant

Certaines enquêtes, notamment les enquêtes scandinaves (voir notamment Hauge &  Irgens-Jensen, 1986; 1990; Rossow, 1996), interrogent directement les sujets sur la fréquence à laquelle ils s’intoxiquent, sans définir le concept d’intoxication.  Dans ces pays, l’intoxication fait partie de la culture de consommation d’alcool et renvoie vraisemblablement à une consommation fort différente de celle mesurée par la fréquence de consommation de 5+.

Malgré des différences importantes dans la façon dont l’intoxication est mesurée, toutes les études convergent pour montrer l’association entre l’intoxication et la probabilité de rencontrer des problèmes de différents ordres, et ce, en contrôlant pour le volume consommé (Kuzminski & Demers, 1998).

Ainsi, l’intoxication a un effet propre qui se retrouve peu importe le type de buveur, qu’il soit dépendant ou modéré.

Cependant, dans l’état actuel des connaissances, il est impossible de chiffrer avec précision l’impact négatif global des intoxications en termes de santé et de bien-être.

En effet, le risque associé à l’intoxication varie selon la nature des problèmes, les caractéristiques des individus, le contexte culturel et, bien sûr, selon l’indicateur d’intoxication utilisé (Harford, Grant & Hasin., 1991; Hauge & Irgens-Jensen, 1986; Knupfer, 1984; Mäkelä & Mustonen, 1988).

 

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mercredi, 30 mars 2011

Alcool : liens entre votre dépendance (addiction) et vos problèmes de santé

Connaissez-vous le paradoxe préventif ?

La mise en évidence du lien entre l’intoxication et les problèmes de santé et de bien-être, amorcée par le développement du paradoxe préventif par Kreitman (1986), constitue un virage important tant pour la recherche que pour les actions préventives.

Le paradoxe préventif part du constat suivant : bien que la prévalence des problèmes associés à la consommation d’alcool soit nettement plus élevée chez les grands buveurs ou chez les buveurs dépendants, le plus grand nombre des problèmes (relations sociales, santé, bonheur, vie familiale et mariage, travail, études, situation financière) surviennent chez des buveurs modérés.

Pourquoi ? Ce paradoxe vient simplement du fait que les grands buveurs constituent une faible proportion de l’ensemble des buveurs.  Dès lors, bien qu’individuellement les grands buveurs présentent un plus grand risque que les buveurs modérés, collectivement la situation est inversée. Les buveurs modérés représentent donc un problème de santé publique plus important que les grands buveurs.

Ainsi, en 1989, 7% des Canadiens ont rapporté avoir consommé 14 verres ou plus au cours de la semaine précédant l’enquête.

Parmi ces buveurs, 32% ont rapporté avoir connu des problèmes au cours de l’année précédant l’enquête à cause de leur consommation, ce qui représente 20% de l’ensemble des buveurs ayant rapporté des problèmes.

À l’autre extrême, les buveurs qui n’ont pas consommé au cours de la semaine précédant l’enquête représentent 47% de l’ensemble des buveurs.

Toutefois, malgré que seulement 8% de ces buveurs modérés rapportent avoir connu des problèmes associés à leur consommation, à cause de leur nombre important parmi l’ensemble des buveurs, ces buveurs modérés représentent 31% de l’ensemble des buveurs rapportant des problèmes.

En mettant en évidence ce paradoxe préventif, Kreitman a attiré l’attention sur le fait que tous les buveurs sont susceptibles de rencontrer des problèmes à cause de leur consommation. Pour réduire ces problèmes au niveau populationnel, il ne suffit pas d’agir sur les gros buveurs, puisque une proportion importante des problèmes surviennent chez des buveurs modérés.

Le paradoxe préventif  a cependant été très controversé.  Les principales critiques ont été à l’effet que, dans sa démonstration empirique, Kreitman ne tient compte ni du fait que les gros buveurs sont susceptibles de connaître des problèmes plus sévères et en plus grand nombre, ni de la nature des problèmes, ou du profil de consommation des buveurs modérés (Sinclair & Sillanaukee, 1993; Skog, 1996; Stockwell et al., 1996, 1997).

Or, le paradoxe préventif ne s’appliquerait pas à tous les types de problèmes ou de consommation, mais essentiellement aux problèmes causés par l’intoxication ou par une grande consommation dans une occasion donnée, tels les suicides, les accidents ou la violence (Skog, 1996; Stockwell et al., 1996, 1997).

En somme, le paradoxe préventif s’expliquerait essentiellement par le fait que les buveurs modérés sont également sujets à s’intoxiquer à l’occasion.

En effet, comme l’expose Skog :

«Les individus ayant une faible consommation annuelle s’intoxiquent occasionnellement et, de ce fait, courent un certain risque.  Les plus gros buveurs s’intoxiquent plus fréquemment, simplement parce qu’ils boivent plus souvent, et leur risque va excéder celui des buveurs occasionnels par un facteur correspondant à la différence dans la fréquence d’intoxication…  Il apparaît enfin que le plus grand nombre des problèmes reliés à l’intoxication se trouve, non pas chez les grands buveurs, mais bien chez les buveurs modérés, puisque que c’est parmi ces derniers que l’on compte le plus grand nombre d’épisodes d’intoxication (traduction libre, Skog, 1996; pp.8-9).»

Ainsi, si l’on considère l’ensemble des épisodes d’intoxication rapportés par les buveurs québécois, on constate que 71% de ces épisodes ont été rapportés par des buveurs modérés, c’est-à dire qui consomment habituellement 14 consommations ou moins par semaine.

En fait, le paradoxe préventif, selon lequel même des buveurs modérés peuvent avoir des problèmes associés à la consommation d’alcool, disparaît lorsque l’on examine l’association entre les problèmes et la consommation d’alcool le jour où ces problèmes sont survenus.

Stockwell et al. (1996), dans une étude auprès de la population adulte australienne, constatent en effet que la consommation le jour où les problèmes sont survenus excède six consommations pour les hommes et quatre pour les femmes, dans 87% des cas, ce qui confirme que l’intoxication est un enjeu majeur en matière de santé publique, qui concerne tout un chacun.

 

Sources : Kreitman (1986), Sinclair & Sillanaukee (1993), Skog (1996), Stockwell et al. (1996, 1997)

 

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mardi, 15 mars 2011

La dépendance à l'alcool peut-elle être guérie avec des médicaments ? Non

La dépendance à l'alcool (alcoolisme) peut-elle être traitée avec des médicaments ?

Le site de l'Institut national français de la santé et de la recherche médicale (INSERM) présente les réponses du Pr Aubin (Unité Inserm 669/Groupe hospitalier Emile Roux) lors d'une rencontre débat "Alcool et recherche" organisée par la Mission Alcool Addiction de l’Institut Santé publique (Aviesan), la Mission Inserm Associations et les 6 mouvements d’entraide aux personnes en difficulté avec l’alcool (8 déc. 2010, Paris) :

"Le traitement de la dépendance alcoolique n’est pas obligatoirement médicamenteux,

mais quand il est prescrit, il doit être associé à des changements environnementaux et sociaux.

Les médicaments disponibles sont peu nombreux et d’une efficacité peu satisfaisante.

La psychothérapie cognitive et comportementale a fait ses preuves avec succès

et doit être suivie avec un psychopraticien certifié."


Quels sont les médicaments commercialisés en France ?

  • Esperal (disulfirame) : "agit sur le principe de dissuasion. La consommation d’alcool provoque des réactions désagréables. Les avis sont contrastés sur ce produit même si les études montrent un taux de succès de 56 % (contre 39 % chez les témoins sous placebo)"
  • Aotal (acamprosate) : "n’est efficace que dans la recherche d’abstinence (à 12 mois, succès 27 % contre 13 % sous placebo)"
  • ReVia (naltrexone) : "n’est pas efficace pour la recherche d’abstinence mais est intéressant pour éviter les dérapages vers des consommations à risque (> 3 verres)"

Médicaments en cours d’études cliniques:

  • Naltrexone longue durée (Vivitrol) : "administration par injection mensuelle; ne sera pas commercialisé en France"
  • Nalmefene : "vise les personnes dépendantes qui ne souhaitent pas être abstinentes"
  • Topiramate (Epitomax) : "est un anti-épileptique à l’étude pour évaluer son intérêt dans la réduction de la consommation"
  • Ondansetron (Zophren) : "vise l’alcoolo-dépendance à début précoce avant l’âge de 25 ans"

Recherche sur le Baclofène :

Le "Baclofène (lioresal) a été mis sur le marché en 1974 pour traiter les contractures musculaires d’origine neurologique à des doses de 30-75 mg/j. Dans l’alcoolisme, des études récentes montrent des résultats contrastés et une toxicité importante à forte dose. Parmi ces études, celle de O. Ameisen qui a publié son expérience personnelle de rémission de son envie de boire grâce à la prise quotidienne d’une dose massive de cette molécule (> 200 mg). Ce livre a mis celle-ci sur la sellette et a suscité des espoirs sans une base scientifique solide."

Un essai clinique, coordonné par le Pr Michel Detilleux est en projet en France. Il comparera l’efficacité du baclofène à la posologie de 90 mg/j à un placebo dans l’aide au maintien de l’abstinence de personnes alcoolo-dépendantes sevrées bénéficiant par ailleurs d’une prise en charge psycho-sociale.

Sources : psychomédia.qc.ca, Inserm

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vendredi, 11 mars 2011

Alcool et mal-être : boire un peu trop, tous les jours, abime votre santé

La consommation d’alcool a été divisée par deux en quarante ans.

Il reste néanmoins un hic : elle provoque en France plus de 35 000 décès par an.

D’où une nouvelle campagne télévisée : on y voit un quadra, en costume-cravate, boire un verre de vin rouge le midi, puis rebelote avec une bière à la sortie du travail. Arrivé à la maison, encore un petit whisky, histoire de décompresser.

La nouvelle campagne de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé entend mettre l’accent sur les méfaits de l’alcoolisation quotidienne.

Elle s’intitule : « Boire un peu trop tous les jours, c’est mettre sa vie en danger. » Elle vise l’abus d’alcool, « qui ne conduit ni à l’ivresse ni même à la perception d’un comportement à risque », explique Nora Berra, secrétaire d’État chargée de la Santé. Les hommes de 40 ans sont particulièrement visés. La consommation régulière d’alcool étant presque inexistante avant cet âge.

Les quadragénaires gardent aussi des habitudes de consommation ponctuelle importante. 45 % déclarent avoir bu au moins six verres ou plus en une même occasion, au cours des douze derniers mois (15 % des femmes).

« On a spontanément tendance à minimiser sa consommation », souligne Didier Houssin, directeur général de la Santé. « Avec le temps, on a tendance à consommer un petit peu plus et on minimise toujours. Au final, ça finit par faire une consommation importante. « Et de citer les risques : cirrhose, cancers… L’alcool est responsable d’1,3 million de séjours à l’hôpital et de 37 000 décès par an.

Psychiatre et alcoologue, Philippe Batel espère que la campagne, qui démarre dimanche, permette une prise de conscience. « Prendre un apéro à midi, deux verres de vin à table peut paraître anodin. On n’est pas dans la dépendance, on n’est pas dans l’excès perceptible, mais ça n’est pas rien. »

 

 

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jeudi, 03 mars 2011

Un peu d’humour… l’été approche !

 

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dimanche, 31 mai 2009

Débutez Votre Semaine avec un Sourire…

 
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