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jeudi, 20 octobre 2011

la consommation d’antidépresseurs a augmenté de 400 % en vingt ans aux Etats-Unis

Selon un rapport révélé mercredi 19 octobre, la consommation d’antidépresseurs a augmenté de 400 % en vingt ans aux Etats-Unis. Pis, un Américain sur dix en prend dès l’âge de douze ans.

Les antidépresseurs sont le troisième médicament le plus prescrit aux Américains de tous âges et le premier chez ceux âgés de 18 à 44 ans, précisent les auteurs du rapport publié par les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Cependant, les deux tiers des Américains souffrant de dépression grave ne sont apparemment pas traités, soulignent-ils, relevant aussi que plus de 8 % de ceux qui prennent des antidépresseurs n’ont pas de symptôme dépressif.

Ce dernier groupe « pourrait comprendre des sujets prenant des antidépresseurs pour d’autres raisons ou dont les symptômes dépressifs ont disparu« , note le rapport, qui s’appuie sur des statistiques allant de 2005 à 2008 et les comparant à la période 1988-1994.

RICHES OU PAUVRES, MÊME COMBAT !

Un tiers environ des Américains âgés de 12 ans et plus et ayant des « symptômes dépressifs graves » étaient traités avec des antidépresseurs, indiquent les auteurs du rapport. Ces derniers ont également constaté que les femmes sont deux fois et demie plus nombreuses que les hommes à prendre des antidépresseurs, quel que soit le degré de sévérité de la maladie dont elles souffrent.

Environ 14 % des Américains souffrant d’un état dépressif prennent leur médicament pendant dix ans ou davantage, et moins d’un tiers des personnes traitées avec un seul antidépresseur n’avaient pas vu un médecin au cours des douze derniers mois.

Les Blancs aux Etats-Unis recourent plus aux antidépresseurs que les autres groupes ethniques et les plus de 40 ans en prennent plus que les 12-39 ans, indiquent ces statistiques, qui confirment des tendances déjà révélées dans d’autres études.

Riches ou pauvres, il n’y a aucune différence dans la prise d’antidépresseurs, souligne le rapport.

Et vous, vous prenez quoi ? Depuis combien de temps ?

Sources: www.cdc.gov/nchs/data/databriefs/db76.htm, AFP, lemonde.fr

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dimanche, 30 mai 2010

Antidépresseurs = Placebo ? (3ème partie/3)


Deuxième partie ici

Le syndrôme de sevrage aux antidépresseurs

Comme l’akathisie le syndrôme de sevrage peut entraîner des pulsions meurtrières et des suicides. Les suicides étant cette fois entraînés. 50 % à 78% environ est le nombre de personnes sujettes a un syndrôme de sevrage (il varie selon les molécules) . Certains laboratoires ont été condamnés pour avoir caché cette dépendance (deroxat / seroxat / paxil par exemple). Le syndrôme prolongé de sevrage aux antidépresseurs (pouvant durer des mois ou des années) n’est pas encore reconnu en France.

Antidépresseur et acte suicidaire

Les études établissant un lien entre le risque suicidaire et la consommation d’antidépresseur sont nombreuses.

Alors que certaines études indiqueraient une réduction du taux de suicide lié à un diagnostic et une prise en charge de la dépression, d’autres tendent à montrer une augmentation significative mais faible du risque de passage à l’acte suicidaire essentiellement chez l’adulte jeune et des présomptions de risques augmentés chez les enfants et les adolescents. Ce risque de passage à l’acte suicidaire est surtout présent en début de traitement, principalement dans la période de latence, entre le début du traitement et le début des effets sur l’humeur du patient, ce qui a motivé une note d’avertissement de la FDA américaine en 2004. Ces faits restent controversés : le nombre de suicide ne semble pas, en particulier, corrélé avec le nombre de prescriptions d’antidépresseurs. De plus, la plupart des études excluent les dépressifs graves, avec un risque suicidaire maximal et pour lesquels le traitement antidépresseur aurait une efficacité maximale sur le taux de suicides, la mise de ces derniers sous placebo posant des problèmes d’éthique.

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Sources et réferences

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  56. http://www.plosmedicine.org/article/info:doi/10.1371/jour....

jeudi, 27 mai 2010

Antidépresseurs = Placebo ? (2ème partie/3)

Première partie ici

Effets secondaires des antidépresseurs

Les antidépresseurs peuvent avoir des effets secondaires . C’est la principale cause d’interruption du traitement par le patient.

Les dysfonctionnements sexuels (anorgasmie, baisse de la libido, etc.) font partie des effets secondaires les plus souvent constatés. Cette question doit être prise en compte lors d’une indication dans la mesure où ce qui s’améliore d’un côté, l’humeur du patient, peut être contrebalancé par quelque chose qui empire, la vie sexuelle avec ses répercussions sur la vie de couple. Comme dans toute indication médicale, la balance “bénéfices attendus et inconvénients” doit être sérieusement envisagée et discutée avec le patient. Un dysfonctionnement sexuel peut être la conséquence de l’utilisation d’un ISRS. Ce dysfonctionnement peut être permanent.

L’akathisie est un des effets secondaires des antidépresseurs, il est qualifié d’effet indésirable le plus meurtrier des antidépresseurs(http://akathisie.spaces.live.com). Il peut en effet entraîner des pulsions meurtrières et/ou suicidaires.

Le syndrome sérotoninergique est une complication potentiellement mortelle liée à des médicaments antidépresseurs inhibiteurs de la recapture sélective de sérotonine, IMAO, tricycliques… D’après certains auteurs, les cas de syndrome sérotoninergique sont largement sous estimés.

Effets indésirables avec les premier et deuxième groupes

  • Premier groupe : hypotension orthostatique et troubles de la conduction cardiaque (effet de type quinidine), surtout chez les personnes âgées, en cas de pathologie cardio-vasculaire préexistante et à doses élevées. En cas de surdosage, des troubles du rythme à issue éventuellement fatale peuvent survenir.
  • Premier groupe et certaines substances du deuxième groupe : effets anticholinergiques (sécheresse de la bouche, troubles mictionnels, troubles de l’accomodation…). Cela peut occasionner des problèmes chez les patients atteints d’une hypertrophie de la prostate ou d’un glaucome à angle fermé, ou en cas de traitement concomitant par d’autres médicaments à action anticholinergique.
  • Avec l’amitriptyline, la doxépine, la maprotiline, la miansérine, la mirtazapine et la trazodone : sédation. Cette propriété sédative est intéressante en cas d’anxiété associée à la dépression; la prise principale ou unique journalière se fera de préférence le soir. D’autres antidépresseurs sont peu ou pas sédatifs, ou même légèrement stimulants (désipramine, nortriptyline); ils sont parfois responsables d’anxiété, d’agitation et d’insomnie.
  • Avec la trazodone : risque de priapisme.
  • Surtout avec la miansérine (peut être aussi avec la mirtazapine apparentée) : risque d’agranulocytose.

Effets indésirables avec les ISRS

  • Effets gastro-intestinaux fréquents (nausées, diarrhée…).
  • Effets indésirables centraux fréquents (céphalées, vertiges, agitation, insomnie…).
  • Syndrome sérotoninergique chez les patients traités avec des doses élevées d’ISRS, surtout en association avec d’autres médicaments sérotoninergiques. Ce syndrome se caractérise entre autres par une hyperthermie, de l’agitation, des myoclonies et, plus rarement, des convulsions, une arythmie ventriculaire avec parfois une évolution fatale.
  • Manifestations extrapyramidales.
  • Hémorragies, p. ex. au niveau du système gastro-intestinal, de la peau et des muqueuses.
  • Hyponatrémie surtout chez les personnes âgées.

-> Précautions particulières

  • Chez les enfants et les adolescents, une efficacité n’a été suffisamment démontrée pour aucun antidépresseur. De plus, des études avec certains antidépresseurs dans cette tranche d’âge montre un risque accru des tendances suicidaires et l’automutilation, et selon certains, un tel risque ne peut être exclu pour aucun antidépresseur. Il convient d’y être attentif, surtout lors de l’instauration du traitement.
  • Lorsque l’on désire passer d’un ISRS à un autre antidépresseur, surtout lorsqu’il s’agit d’un IMAO, la longue demi-vie de certains ISRS peut poser des problèmes; ceci est surtout important pour la fluoxétine dont le métabolite actif (la norfluoxétine) à une demi-vie de plus de 7 jours. C’est pourquoi, un intervalle sans médicament de 1 à 2 semaines (5 semaines pour la fluoxétine) devrait être respecté.
  • En cas d’utilisation de miansérine ou de mirtazapine, l’apparition de fièvre, mal de gorge, etc. doit faire envisager la possibilité d’une agranulocytose.

La 3ème et dernière partie très bientôt. Sentez-vous libre de laisser vos commentaires…

mardi, 25 mai 2010

Les femmes de plus en plus nombreuses à mourir d'un cancer du poumon !


LEMONDE.FR avec AFP | 25.05.10 | 07h28


a mortalité par cancer du poumon a été divisée par deux en dix ans chez les hommes de 40 ans, alors qu'elle était multipliée par quatre en quinze ans chez les femmes du même d'âge. Cette tendance s'explique par un phénomène clairement observable : les hommes ont réduit leur consommation de tabac durant cette période, tandis que les femmes l'ont accru.

Chez les hommes, la consommation a commencé à décroître en 1980 grâce aux politiques de prévention, selon le dernier bulletin épidémiologique (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (Invs), consacré au tabac à la veille de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai. Conséquemment, la mortalité par cancer du poumon a atteint un maximum en 1993 chez les hommes et a nettement baissé depuis, diminuant de moitié en dix ans entre 35 et 44 ans.

Pour les femmes, la mortalité augmente depuis 1980 et "s'est accélérée dans les années récentes", selon une étude pilotée par Catherine Hill, de l'Institut Gustave Roussy. Elle a ainsi été multipliée par quatre entre 1984 et 1999. La mortalité par cancer du poumon chez les femmes de 35 à 54 ans en 2000-2007 "est proche de la mortalité chez les hommes de même âge observée durant les années 1950", note l'étude.

Selon cette étude, "on peut prévoir que l'épidémie va continuer chez les femmes au fur et à mesure que vieilliront les générations qui ont beaucoup fumé". Et on peut s'attendre à un ralentissement de la diminution de la mortalité chez les hommes, les ventes de cigarettes étant restées constantes de 2004 à 2009.

En effet, si l'augmentation des prix de 37 % intervenue en octobre 2003 et janvier 2004 a entraîné une baisse de 27 % des ventes de tabac, à moitié compensée par les achats frontaliers, les augmentations intervenues depuis 2007, faibles et très inégales selon les marques, n'ont pas eu d'effet sur les ventes.

 

Source : lemonde.fr

 

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jeudi, 01 avril 2010

Pourquoi la Psychiatrie a Besoin de Thérapie... Edifiant !

Ce qui démontre la santé d'une discipline c'est sa capacité de se remettre en question.

Nous ne pouvons que saluer le Professeur Edward Shoter et au travers de lui la discipline de la psychiatrie au Canada et aux Etats-Unis.

A feuilleter le dernier brouillon de l’“American Psychiatric Association's Diagnostic and Statistical Manual”, manuel de Diagnostic et Statistique de l’Association de Psychiatrie Américaine, en chantier depuis maintenant sept ans, l’on se rend compte que la discipline part dans toutes les directions. La psychiatrie semble avoir perdu son chemin dans une forêt de diagnostics pauvrement vérifiés et de médication inefficace. Les patients qui de nos jours recherchent de l’aide psychiatrique ont toutes les chances d’être diagnostiqués d’une maladie qui n’existe pas et traités avec des médicaments dont l’efficacité ne serait pas plus grande que celle d’un placebo.

La psychopharmacologie, c.à.d. le traitement de l’esprit et du cerveau par les drogues, en est arrivée à dominer le champ. L’aspect positif en est que beaucoup de maladies répondent favorablement au traitement médical. L’aspect négatif en est que l’industrie pharmaceutique recherche un marché le plus large possible pour une drogue déterminée et fait la publicité de maladies importantes, telles que les dépressions majeures et la schizophrénie, le statut scientifique de celles-ci rendant l’initié mal à l’aise.

Dans les années ‘50 et '60, quand la psychiatrie était toujours sous l’influence de la tradition scientifique européenne, les diagnostics raisonnablement fidèles étaient toujours au centre des pratiques courantes. Si vous aviez le blues, si vous vous sentiez mal à l’aise et agité, le diagnostic courant était « les nerfs ». Pour le psychiatre orienté psychothérapie, la “psychonévrose” était l’équivalent des “nerfs”. Il n’y avait pas de raison de disséquer ces termes, cliniciens et patients s’entendaient pour comprendre le fait “d’avoir les nerfs” ou bien de faire une “dépression nerveuse”.

Notre langage actuel en psychopathologie offre peu d’amélioration à cette terminologie vigoureuse. Un patient ayant les mêmes symptômes de nos jours se verrait qualifié d’une affection du type “trouble d’anxiété sociale” ou “désordre affectif saisonnier”. L’augmentation de la spécificité est fallacieuse. Il y a peu de risque de mauvais diagnostic, car les nouveaux “désordres” répondent tous à la même drogue, et donc en termes de traitement la différenciation est insensée et bénéficie principalement aux compagnies pharmaceutiques qui produisent les drogues pour ces niches.

Pour les personnes plus sérieusement malades, envisageant l’idée de suicide ou continuellement agités en affirmant “tout est de ma faute," la mélancolie était le diagnostic de choix. Ce terme existe depuis la nuit des temps.

Tous ces désordres d’humeur sérieux étaient mis techniquement dans un même sac: la maladie maniaco-dépressive, et à nouveau il y avait peu de raisons pour une différenciation, puisque les applicatifs médicaux tels que le lithium, qui fonctionnait pour la phase maniaque, pouvait aussi avoir de l’effet dans la prévention de nouveaux épisodes de dépression sérieuse.

La psychopharmacologie— le traitement des désordres de l’esprit et du cerveau par les drogues—vivait sa première grande poussée et une multitude de nouveaux agents efficaces étaient mis sur le marché. La première drogue à succès en psychiatrie apparaissait en 1955 chez Wallace Lab's Miltown, un “tranquillisant” du type dicarbamate. Le premier antidépresseur "tricyclique” (en raison de la structure chimique) était lancé aux Etats-Unis en 1959, appelé imipramine en générique et Tofranil de son nom de marque. A ce jour, celui-ci demeure toujours l’antidépresseur le plus efficace dans le traitement intermédiaire de dépression profonde.

Dans les années ‘60 apparaissait une classe totalement différente de drogues, les benzodiazépines, indiqués dans les cas d’anxiété plutôt que dans les cas de dépression. (Nous garderons cependant à l’esprit que ces indications sont plutôt du type commercial que de type scientifique, étant donné que la plupart des dépressions entraînent l’anxiété et vice versa). Dans la classe des benzodiazépines, le Librium était lancé pour le traitement de l’anxiété en 1960, le Valium en 1963. Malgré une réputation non méritée de risques addictifs, les benzos demeurent à ce jour parmi les drogues les plus utiles dans l’histoire de la psychiatrie. Elles sont efficaces à travers toute la série des maladies nerveuses. Dans une des études de la “World Health Organization” au début des années 1990, un échantillonnage de médecins de famille dans le monde entier prescrivait les benzos pour 28% de leurs patients dépressifs, 31% de leurs patients anxieux, les chiffres démontrant une répartition quasi identique. Dans les années 50 et 60, les médecins avaient à leur disposition des drogues qui étaient vraiment efficaces pour des maladies qui existaient réellement.

Et puis les années fastes se terminaient. L’article du psychiatre britannique Malcolm Lader, publié en 1978  sur les benzos et les qualifiant  d’"opium des masses", semble être un repère. Les brevets expiraient pour les drogues des années 50 et 60, et les diagnostics concrets étaient tous éliminés de la classification en 1980 avec l’apparition de la troisième édition de la série des DSM, intitulée  "DSM-III." C’était essentiellement la création du psychiatre Robert Spitzer de la Columbia University, un individu énergétique et charismatique ayant suivi l’enseignement de psychométrie. Cependant, son énergie et son charisme ont presque mis la psychiatrie au bord du gouffre.

Mr. Spitzer a été découragé de la psychanalyse et souhaitait mettre au point une nouvelle classification de maladies qui pourrait éliminer tous les vieux concepts freudiens tels que “névrose dépressive” avec leurs implications de "conflits psychiques inconscients." Mr. Spitzer et compagnie souhaitaient des diagnostics basés sur des symptômes observables, plutôt que basés sur des hypothèses à propos de l’inconscient. Ainsi lui-même et les membres de l’équipe désignée par l’Association Psychiatrique Américaine ont été mis à contribution pour concevoir une nouvelle liste de diagnostics correspondant à des entités de maladies naturelles.

Mr. Spitzer s’est pris de front la politique de cette même Association, toujours fortement influencée par la psychanalyse. Il proposa donc des diagnostics tels que "dépression majeure" et "dysthymie," diagnostics qui en soi étaient fortement hétérogènes, mettant dans un même sac une quantité de dépressions différentes. Cependant ces termes furent considérés comme politiquement acceptables.

C’est ainsi que pour le DSM-III, il y eut beaucoup de marchandage. Le mouvement à orientation biologie scientifique, les “jeunes Turcs“, se vit flanqué de dépression—dépression majeure—qui fut séparée du charabia psychanalytique. Aussi le nombre d’analystes décroissant et cependant toujours substantiel reçut le diagnostic—dysthymie—qui sonnait un peu comme leur bien-aimée "névrose de dépression" qui avait été le pilier de la pratique psychanalytique. La psychiatrie se retrouva avec deux tout nouveaux diagnostics et des critères tellement larges qu’un nombre très large de personnes pourraient s’en trouver qualifiées.Il y avait un autre arc à la psychanalyse: le DSM-III continuait à séparer ‘dépression’ de ‘anxiété’ (car les analystes estimaient que l’anxiété est le moteur qui fait tourner le tout). Ainsi en hommage à plusieurs figures importantes de la psychiatrie européenne, le DSM-III intégra le "trouble bipolaire", alternance de dépression et de manie, cependant distinct de "dépression majeure."Un mot d’explication: l’évidence est très solide quant au fait que la dépression de type "dépression majeure" et celle de "trouble bipolaire" sont en fait la même maladie. Des cliniciens d’expérience savent que dans les dépressions chroniques l’on observe des épisodes de manie et d’hypomanie; il n’est pas plausible qu’une telle occurrence changerait complètement le diagnostic de "dépression majeure" vers "trouble bipolaire", vu que ce sont des maladies classifiées comme plutôt différentes.

Ces conséquences plutôt techniques dans la classification de maladies ont provoqué des ramifications énormes dans la vraie vie. Les désordres bipolaires étaient séparés des désordres unipolaires. Aussi l’anxiété— indication d’origine pour les benzos—à été mise en veilleuse car l’on soupçonnait les benzos,  incorrectement, d’être hautement addictifs, et l’anxiété était associée à dépendance.

Les dépressions majeures devenaient le grand diagnostic des années 1980 et suivantes, remplaçant les "névroses de dépression" et la "mélancolie," même si cela combinait les maladies mélancoliques et non-mélancoliques. Ce serait comme mettre la tuberculose et les oreillons dans le même sac de types de maladies, sous prétexte qu’elles sont toutes les deux des maladies infectieuses. Aussi le  "trouble bipolaire" entama sa marche implacable, supposé être séparé de la simple vieille dépression.

De nouvelles drogues apparaissaient pour coller aux nouvelles maladies. Dans la fin des années 1980, les agents de type Prozac arrivaient sur le marché, les "ISRS’s," ou Inhibiteurs Sélectifs du Recaptage de la Sérotonine, tels que le Zoloft, Paxil, Celexa et Lexapro. Ils étaient supposés efficaces par l’augmentation de la sérotonine disponible au cerveau.

Les ISRS’s sont efficaces dans certaines indications, comme les troubles obsessionnels-compulsifs ainsi que pour certains patients atteints d’anxiété. Cependant nombreux sont ceux qui pensent qu’elles ne sont pas efficaces pour les dépressions sévères, même si elles cadrent merveilleusement dans le concept hétérogène de "dépression majeure". Ainsi, la main dans la main, ces antidépresseurs marchent avec la dépression majeure vers l’obscurité. C’étaient les drogues inefficaces pour des maladies qui n’existent pas telles que définies.La dernière mouture du DSM ne règle aucun des problèmes des séries précédentes et en crée même de nouveaux.

Un nouveau problème consiste en l’extension de la "schizophrénie" à une population plus large, avec le  "Syndrome de Risque de Psychose" Même si vous n’êtes pas un psychotique bourgeonnant avec des hallucinations, un comportement excentrique pourrait éveiller le soupçon qu’un jour vous deveniez psychotique. Admettons que vous ayez la “parole désorganisée”. Cela s’applique à environ la moitié de mes étudiants. Versez-y du Seroquel pour le « Syndrome de Risque de Psychose »!

DSM-V accélère la tendance à créer des variantes sur le spectre des comportements quotidiens vers les maladies: changeant la tristesse en dépression, l’appréhension en anxiété, le comportement enfantin en hyperactivité.

S’il y avait des traitements spécifiques pour ces différentes niches, vous pourriez argumenter que cela correspondrait à de bons diagnostics. Mais comme dans d’autres cas d’anxiété-dépression, les ISRS’s sont censé être bons pour tout. Pourtant, pour promouvoir une indication donnée, comme le désordre socio-anxieux, il est nécessaire de dépenser des centaines de millions de dollars en tentatives d’enregistrement pour convaincre la FDA que votre agent fonctionne pour cette maladie dont personne n’avait entendu parler auparavant.  Le DSM-V n’est pas composé que de mauvaises nouvelles. Il change le bric-à-brac de syndromes de désordre développemental des enfants en un seul groupe de "désordres du spectre autistique," ce qui fait sens, car avant, avec Asperger comme maladie distincte, c’était comme dessiner des lignes dans une bassine remplie d’eau. Cependant, les problèmes de base des séries DSM précédentes demeurent non adressés.

Vers où va la psychiatrie? Ce dont la discipline a terriblement besoin, c’est d’une attention rapprochée aux patients avec leurs symptômes particuliers, afin d’extraire les vraies maladies du bourbier de symptômes que le DSM continue à remodeler sous les différents "désordres." Cette attention minutieuse à ce dont les patients souffrent réellement est appelée "psychopathologie," et son absence distingue la psychiatrie américaine de la tradition européenne. Avec le DSM-V, la psychiatrie américaine fonce exactement dans la direction opposée: en définissant des cercles de plus en plus grands de la population comme souffrant de maladie mentale avec des diagnostics vagues et non différentiés et les traitant avec des drogues puissantes.

Le Nouvel Anormal (exemples de nouvelles définitions)

Une sélection de nouvelles affections dans le manuel planifié.

Tésoriser

Défini comme "difficulté persistante à se détacher de ou de s’éloigner d’objets personnels, même de ceux de valeur limitée ou inutiles, dû à des besoins urgents de préserver les objets."

Mélange Anxieté-Dépression

"Le patient a les symptômes de dépression majeure... accompagnée de détresse d’anxiété."  La combinaison de dépression et anxiété est reconnue cliniquement depuis des années, ce n’est que maintenant qu’elle apparaît dans le manuel.

Hyperphagie

Définit manger “une quantité de nourriture largement au-delà de la quantité que la plupart des personnes pourraient ingurgiter dans un période de temps et en des circonstances similaires," avec en plus “une impression de manque de contrôle dans l’acte de manger. "

Désordre Neurocognitif Mineur

"Evidence d’une décroissance mineure de la cognition par rapport à un niveau précédent de performance," une occurrence banale pour tous les gens au-delà de 50 ans.

Désordre de Dérégulation de l’Humeur avec Dysphorie

Une nouvelle définition pour tous les enfants affectés par des sautes d’humeur. Cela semble bien être une manière d’éviter d’utiliser le terme "bipolaire".

Edward Shorter est professeur d’histoire de la médecine et de la psychiatrie à la “Faculty of Medicine of the University of Toronto".Son dernier livre coécrit avec Max Fink, "Endocrine Psychiatry: Solving the Riddle of Melancholia," sera publié aux “Oxford University Press".

 

Source : http://www.ressources.be

mercredi, 17 juin 2009

Zyprexa et Personnes Agées: Marketing Illégal et Inefficacité Prouvé (selon 7 études) !

Non seulement le laboratoire Eli Lilly & Co a-t-il fait la promotion de son médicament antipsychotique Zyprexa (olanzapine) pour un usage non approuvé ("off-label use"), celui du traitement de symptômes liés à la démence chez les personnes âgées, mais il l'a fait malgré sa connaissance d'au moins 7 études qui montraient que le médicament était inefficace dans cette utilisation.

Pire, ces études montraient aussi un nombre de décès nettement plus élevé chez les personnes qui prenaient le médicament que chez celles qui prenaient un placebo.

Rappelons que la prescription "off-label" de médicaments pour des indications pour lesquelles ils n'ont pas été approuvés ("off-label") par les médecins est légale mais que le marketing de telles utilisations par les compagnies pharmaceutiques n'est pas légal parce que les bénéfices par rapport aux risques n'ont pas été démontrés.

Eli Lilly a plaidé coupable en janvier dernier d'avoir fait le marketing du Zyprexa pour des utilisations "off-label" chez des Américains âgés entre 1999 et 2001.

D'autres révélations ont été faites dans le cadre d'un procès se déroulant dans le district de New York contre Eli Lilly dans lequel des régimes de retraite et des compagnies d'assurance de soins de santé cherchent à récupérer les sommes dépensées pour l'achat de Zyprexa pour leurs clients.

Eli Lilly prétend que le marketing "off-label" pour la démence chez les personnes âgées a pris fin en 2001. Mais les groupes qui poursuivent affirment que, selon les propres emails et documents internes de la compagnie, le Zyprexa a continué à être promu auprès des médecins qui traitaient des personnes âgées après 2001, rapporte l'agence de nouvelles Bloomberg.

Des notes des représentants des ventes en 2003, notamment, témoignent d'efforts pour encourager les médecins à prescrire le Zyprexa pour des symptômes de l'humeur, l'irritabilité, l'hostilité, la pensée confuse et l'insomnie chez les personnes âgées sans toutefois continuer à mentionner la démence.

"Les assureurs et les autres tiers payeurs considèrent que Lilly devrait payer jusqu'à $6.8 milliards de dollars en dommages pour avoir minimisé les risques pour la santé du Zyprexa, incluant la prise de poids excessive et le risque de développer le diabète ainsi que pour la promotion d'usage non approuvé afin de gonfler les profits", indique Bloomberg.

Des documents internes montrent une minimisation des effets secondaires : "Reconnaissez le gain de poids mais présentez-le comme un effet secondaire gérable", conseillait Lilly à ses vendeurs. "Avec la plupart des consommateurs, nous ne continuerons à parler de la préoccupation au sujet du diabète que lorsque le sujet sera soulevé".

Enfin, des documents soumis à la cour montreraient aussi que les employés de Lilly ont écrit un certain nombre d'études médicales qui démontraient l'efficacité du Zyprexa. Les études étaient ensuite soumises à des revues médicales et publiées sous le nom de médecins qui acceptaient de signer ces études.

Les 7 études qui ne montraient pas d'efficacité du Zyprexa pour la démence n'ont pas été publiées dans des journaux médicaux.

Lilly fait face à des poursuites concernant le marketing du Zyprexa dans une douzaine d'États.

Le Zyprexa est le médicament le plus rentable de Eli Lilly, représentant des ventes internationales de $4,7 milliards de dollars en 2008 et 30% de toutes les ventes d'antipsychotiques aux États-Unis. Ce médicament a d'abord été approuvé en 1996 pour le traitement de la schizophrénie puis en 2000 pour le traitement de la phase de manie du trouble bipolaire.

Sources : Psychomédia, Blomberg, Boston Globe

mercredi, 10 juin 2009

“Les Médicamenteurs”, Documentaire sur l’Industrie du Médicament (France 5)

Mardi le 9 juin à 20h35, France 5 a diffusé le documentaire Les Médicamenteurs (rediffusion dimanche le 21 juin à 21 h 30).

Alors que la France

détient le record du monde de consommation de médicaments,

ce documentaire enquête sur

les pratiques douteuses de l’industrie pharmaceutique

Le documentaire de 52 minutes, réalisé par Brigitte Rossigneux, journaliste au Canard enchaîné, et coréalisé par Stéphane Horel et Annick Redolfi, constitue un sévère réquisitoire contre les rouages de cette industrie.

Il démarre avec l’exemple du Vioxx. “Si ce scandale a marqué les esprits, il n’a pas pour autant mis fin aux pratiques douteuses des géants pharmaceutiques. Essais cliniques tronqués, publications médicales biaisées, experts rétribués, marketing forcené, médecins harcelés… Tout est bon pour vendre un médicament.

Les enquêteurs mettent notamment au jour les défaillances des divers organismes de contrôle qui “loin d’assurer leur rôle de garde-fous, (…) participent à alimenter les appétits des labos”.

“Illustration avec l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Cette autorité délivre entre autres les autorisations de mise sur le marché (AMM). Sa « première priorité est la régulation du marché et de la santé des firmes pharmaceutiques, et non la santé des hommes », affirme le rédacteur en chef de Prescrire, seule revue médicale à pouvoir se targuer d’être indépendante. Et pour cause : le budget de la commission d’AMM est alimenté à 80 % par les laboratoires. Quant à ses experts, (…) ils collectionneraient des contrats avec les entreprises dont ils sont censés évaluer les produits.

Autre exemple : la Haute Autorité de santé (HAS), l’organisme qui évalue l’intérêt médical des médicaments. Si 75 % d’entre eux décrochent leur AMM, qu’en est-il de leur efficacité ? De la bouche du président de la HAS, on apprend que « ceux qui représentent une réelle avancée thérapeutique se comptent sur les doigts d’une main ». Ce qui n’empêchera pas les géants pharmaceutiques de commercialiser, à grand renfort de publicité, un produit aux effets peu innovants. Ainsi, le Plavix est devenu l’anticoagulant le plus prescrit au monde, alors qu’il présente « la même efficacité que l’aspirine »Pour un prix vingt-sept fois supérieur !

Le président du Formindep (pour une formation et une information médicale indépendante au service des seuls professionnels de santé et des patients) est l’invité de l’émission pour introduire et commenter le film.

Source:
France 5

samedi, 16 mai 2009

Alli: “C’est tout sauf une pilule miracle pour perdre deux kilos avant d’aller à la plage”

Alli, la nouvelle pilule anti-obésité, est un pari risqué…

Premier médicament anti-obésité vendu sans ordonnance, est commercialisé en France depuis mercredi 6 mai.

Le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) espère réaliser grâce à lui un chiffre d’affaires de 15 millions à 20 millions d’euros par an, ce qui en ferait l’un des dix produits d’automédication les plus vendus en France.

Lancé aux Etats-Unis en juin 2007, il s’agit d’une version allégée d’un médicament déjà ancien, le Xenical du suisse Roche, qui reste vendu sur ordonnance. Alli est destiné aux personnes obèses (12,4 % de la population française) ou en surpoids (29 %).

Si le timing du lancement du produit – avant les vacances d’été – est idéal, son succès commercial est loin d’être assuré du fait de ses effets secondaires désagréables. Agissant au niveau de l’estomac et de l’intestin, Alli réduit l’assimilation des lipides. Faute de suivre un régime alimentaire pauvre en graisses, le patient risque des diarrhées sévères. Aux Etats-Unis, ces effets indésirables expliquent les difficultés du produit, dont les ventes sont tombées à 84,7 millions d’euros en 2008, alors qu’elles avaient atteint 169,3 millions dans les six mois qui ont suivi son lancement.

alliLe coût du traitement, de 50 à 60 euros par mois, est aussi en cause. Les études montrent que les patients traités avec Alli perdent environ 5 % de leur poids après 16 semaines de régime et de traitement, une diminution 50 % plus importante qu’avec un placebo. Une efficacité jugée insuffisante par les autorités sanitaires françaises, qui ont décidé de ne pas rembourser Alli. “C’est tout sauf une pilule miracle pour perdre deux kilos avant d’aller à la plage, explique Vincent Cotard, président de GSK santé grand public. Pour perdre du poids, il est indispensable de l’associer à un régime alimentaire et de faire du sport.”

D’autres redoutent des dérapages, une augmentation des troubles alimentaires (notamment la boulimie…) et une automédication inadaptée. Parmi ses contre-indications, la prise de certains médicaments (ciclosporine, anticoagulants…). Les troubles digestifs (allant jusqu’aux diarrhées graisseuses) peuvent nuire à l’efficacité de la pilule contraceptive, comme le souligne l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

NON REMBOURSÉ

Alli pourrait venir allonger la liste des échecs des laboratoires dans la lutte contre l’obésité. Alors qu’un milliard de personnes dans le monde sont en surpoids ou obèses, l’industrie n’a pas réussi à lancer de nouveau médicament amaigrissant sur le marché depuis le Xenical, en 1998. Les ventes de ce dernier ont chuté de 21 % en 2008, à 332,3 millions d’euros.

Le laboratoire français Servier avait ouvert la voie dès les années 1980 avec un coupe-faim baptisé Isoméride. Mais ce produit a été retiré du marché en 1997, car il provoquait des hypertensions artérielles pulmonaires. Toujours en vente, le Sibutral (Abott) doit être prescrit par un spécialiste depuis 2002 car il peut augmenter les risques d’hypertension, d’arythmie cardiaque, voire d’infarctus.

Alors que le français Sanofi-Aventis fondait d’énormes espoirs sur l’Acomplia, son traitement anti-obésité, l’Agence européenne du médicament a suspendu son autorisation de mise sur le marché en octobre 2008. Il était soupçonné de provoquer des dépressions.

L’américain Merck a arrêté ses recherches sur une molécule similaire. Comment expliquer une telle série d’échecs ? “L’efficacité de ces médicaments n’est pas discutable, répond le professeur Bernard Guy-Grand, spécialiste de la nutrition, mais ils sont chers, non remboursés et, surtout, ils ne peuvent corriger à eux seuls une pathologie aux sources multiples.”

Jérôme Porier

Article paru dans LeMonde du 07.05.09

mardi, 28 avril 2009

“C’est suite à nos propres recherches que nous avons découvert des liens, souvent majeurs, entre certains médecins et l’industrie pharmaceutique"

LE MONDE du 27.04.09

‘information médicale est-elle transparente ?
Non, répondent sans détour le collectif Formindep (Pour une formation et une information médicales indépendantes) et l’association de consommateurs UFC-Que choisir.
Selon eux, la loi qui oblige les professionnels de santé à déclarer leurs éventuels conflits d’intérêts avec les firmes pharmaceutiques lorsqu’ils s’expriment publiquement sur un produit de santé, n’est pas respectée.

C’est pourquoi l’UFC-Que choisir a annoncé, lundi 27 avril, qu’elle portait plainte contre neuf médecins pour non-respect de l’article L.4113-13 du code de santé publique. “Nous avons, symboliquement, choisi des leaders d’opinion pour susciter un électrochoc, mais il ne s’agit que des arbres qui cachent la forêt”, explique Christophe Leguehennec, chargé de mission santé à l’UFC.

argent-labo-pharmacieCes plaintes ont pour origine l’enquête menée en avril 2008 par le Formindep. Durant un mois, ce collectif de professionnels de santé a observé les prises de position de plus de 150 médecins dans les médias et les congrès. Résultat : alors qu’aucun d’entre eux n’avait déclaré de liens d’intérêts, en réalité près d’une soixantaine en avait.

Le collectif a écrit aux conseils départementaux de l’ordre des médecins, chargé du respect de la loi et du contrôle des conventions passées entre les médecins et les laboratoires pharmaceutiques. “A de rares exceptions près, c’est l’opacité générale”, constate le docteur Philippe Foucras, responsable du Formindep. “Nous n’avons pas à répondre à vos questions extrêmement pernicieuses”, a fait valoir le secrétaire général du conseil de l’ordre de Paris.

Son homologue du Pas-de-Calais confirme que son instance est bien “garante des contrats et conventions signés entre un médecin et l’industrie” mais, ajoute-t-il, “les formations médicales continues ne pourraient pas, dans la plupart des cas, être réalisées sans le support de l’industrie pharmaceutique”.

D’autres ont rétorqué que “les documents contractuels en notre possession sont et doivent demeurer confidentiels”. Finalement, c’est suite à nos propres recherches que nous avons découvert des liens, souvent majeurs, entre certains médecins et l’industrie pharmaceutique, explique le docteur Foucras.

Directs ou indirects, durables ou ponctuels, ces liens d’intérêts peuvent recouvrir des fonctions rémunérées de consultant, de conseil, des participations à des essais cliniques, des rapports d’expertise, des conférences, des actions de formation, etc…

Les médecins mis en cause sont essentiellement des spécialistes (gynécologue, cardiologue, diabétologue, professeur de nutrition, etc.) à qui il est reproché de mettre en avant certains traitements sans préciser les liens qu’ils ont avec les laboratoires qui les commercialisent. “Tous les médecins qui ont un certain renom ont peu ou prou des liens avec l’industrie pharmaceutique et tous les congrès médicaux ainsi que la formation continue vivent en partie grâce aux laboratoires”, justifie le docteur Henri Rozenbaum, président de l’Association française pour l’étude de la ménopause (AFEM), l’un des neuf médecins visés par une plainte. “Une plainte ? Vous me l’apprenez. En 2008, j’avais un lien avec un seul labo ; je n’en ai plus aucun à l’heure actuelle et je ne crois pas avoir enfreint la loi”, souligne-t-il.

“Savoir qui parle, pouvoir distinguer la communication de l’information, n’est pas un point de détail ; c’est la qualité des soins mais aussi les répercussions sur les prescriptions et leur coût pour l’assurance-maladie qui sont en jeu”, considère l’UFC-Que choisir. L’association réclame la création “d’une base de données publique recensant les déclarations d’intérêts des médecins”.

Dans son rapport de 2007 consacré à l’information des médecins généralistes sur le médicament, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) pointait du doigt “les conflits d’intérêts omniprésents” et “la nécessité d’appliquer de manière rigoureuse la loi relative aux conventions et aux liens unissant les professionnels de santé aux entreprises”.

Sandrine Blanchard

La communication médicale encadrée
La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé encadre la communication médicale.L’article L4113-13 du code de la santé publique prévoit ainsi que : “Les membres des professions médicales qui ont des liens avec des entreprises et établissements produisant ou exploitant des produits de santé ou des organismes de conseil intervenant sur ces produits sont tenus de les faire connaître au public lorsqu’ils s’expriment lors d’une manifestation publique ou dans la presse écrite ou audiovisuelle sur de tels produits. Les manquements aux règles sont punis de sanctions prononcées par l’ordre professionnel compétent.”

Il a toutefois fallu attendre le 25 mars 2007 pour que le décret d’application de la loi soit publié.

Article paru dans l’édition du 28.04.09

jeudi, 02 avril 2009

Zyprexa : les étiquettes comporteront des avertissements concernant le gain de poids, les niveaux élevés de triglycérides, de cholestérol et de sucre sanguin !

La compagnie pharmaceutique Eli Lilly and Co a annoncé vendredi qu’elle met à jour l’étiquetage pour les États-unis de ses médicaments Zyprexa (Olanzapine) et Symbyax (combinaison d’Olanzapine et de fluoxetine - Prozac).

Cette décision intervient dans le contexte de pourparlers avec la FDA (Food and Drugs Administration), l’autorité de surveillance du médicament, a indiqué la compagnie.

Les étiquettes comporteront des avertissements concernant le gain de poids, les niveaux élevés de triglycérides, de cholestérol et de sucre sanguin.

Le Zyprexa (approuvé en 1996) est un antipsychotique atypique (ou de deuxième génération) utilisé pour le traitement de la schizophrénie et du trouble bipolaire. Le Symbyax (approuvé en 2003) est utilisé pour le traitement du trouble bipolaire.

Le Zyprexa est aussi couramment utilisé “off label” (hors approbation, mais légale) pour le traitement des troubles anxieux.

L’avertissement indiquera que les patients traités avec le Zyprexa peuvent prendre du poids jusqu’à deux ans après le début du traitement, contrairement aux affirmations précédentes de la compagnie selon lesquelles la prise de poids atteignait un plateau quelques mois après le début du traitement.

En décembre passé, dans une série d’articles, le New York Times affirmait que Lilly avait caché pendant une décennie des informations importantes aux médecins sur les liens du Zyprexa avec l’obésité et un taux de sucre sanguin élevé (hyperglycémie) qui est un facteur de risque pour le diabète.

Le Times rapportait que, selon des publications de la compagnie, 30% des patients prenant le Zyprexa ont pris 10 kilos (22 livres) en un an, certains rapportant même un gain de 45 kilos (100 livres) ou plus !

Les préoccupations sur les effets secondaires du Zyprexa ont augmenté depuis au moins 2004, rapporte cette semaine le New York Times et les prescriptions. Les parts de marché ont baissé drastiquement durant la même période.

Sources: CNN, New York Times. Ne comptez pas sur les médias français pour vous donner ce genre d’informations…

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mercredi, 01 avril 2009

Connaissez-vous la Grande Efficacité du Millepertuis contre la Dépression ?

Le millepertuis : une plante utilisée depuis longtemps en Europe pour le traitement de la dépression !

millepertuis-1Elle serait efficace pour traiter la dépression de sévérité légère à modérée selon une nouvelle étude allemande, qui a analysé 29 recherches publiées sur le sujet.

“Dans l’ensemble, nous avons constaté que des extraits de millepertuis avaient une efficacité supérieure aux placebos et égale aux antidépresseurs, avec moins d’effets secondaires, dit Klaus Linde du Centre for Complementary Medicine à Munich, principal auteur.

La plante Hypericum perforatum (millepertuis) produit différentes substances qui peuvent avoir des propriétés antidépressives, mais l’extrait entier est considéré comme plus efficace.

Les études analysées impliquaient 5489 personnes ayant les symptômes de la dépression majeure. Dans toutes ces études, la sévérité des symptômes étaient évaluée au moyen de l’Échelle de dépression de Hamilton. Les doses d’extraits de millepertuis utilisées variaient entre 500 et 1200 mg.

Non seulement le millepertuis était-il aussi efficace que les antidépresseurs pour traiter la dépression majeure de sévérité légère à modérée, mais moins de participants abandonnaient les essais en raison des effets secondaires : comparativement aux antidépresseurs ISRS, ils étaient 47% moins susceptibles d’abandonner.

Le tableau d’ensemble est cependant compliqué par le fait que les résultats sont plus favorables dans les essais menés dans des pays de langue allemande où le millepertuis a une longue tradition et est souvent prescrit par les médecins.

Les chercheurs mettent en garde contre le fait que le millepertuis peut parfois affecter l’action de certains médicaments.

Par ailleurs, précisent-ils, les produits sur le marché varient considérablement dans leur composition, ce qui est le problème courant avec les produits de phytothérapie et autres produits naturels de santé. Les résultats de cette analyse ne s’appliquent qu’aux préparations testées, commentent-ils.

millepertuis-2Des effets secondaires possibles du millepertuis seraient une photosensibilité (sensibilité à la lumière du soleil qui peut entraîner des coups de soleil, des éruptions cutanées, des maux de tête, de la fatigue et d’autres symptômes de photosensibilité), une sécheresse de la bouche, une fatigue, des nausées bénignes, des étourdissements et de la confusion.

Source: Medpage Today

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mercredi, 25 mars 2009

Les Experts Dénoncent une Dérive Inquiétante !

A l’occasion de la remise de la pilule d’or :

lors d’un débat organisé par la revue Prescrire,  des psychiatres, psychologues et chercheurs ont dénoncé une “dérive” du marché des médicaments psychotropes.

Monique Debauche, psychiatre belge, a rappelé que le volume de vente des antidépresseurs a doublé en France en 10 ans alors qu’ils peuvent être inutiles,
“la plupart des états dépressifs s’améliorant spontanément en quelques semaines”.

Elle attribue cette forte augmentation à

- la demande des patients,

- à la formation des médecins “centrés sur le médicament”,

benefices-labos-pharmaceutiques- et surtout à l’influence des firmes pharmaceutiques, “omniprésentes” dans la formation et l’information des médecins.

Barbara Mintzes, chercheur canadienne en santé publique, a dénoncé le “façonnage” de maladies, qui vise “à élargir la définition d’une maladie pour augmenter la vente de traitements.

Elle s’est insurgée contre la tendance à élargir le marché des psychotropes vers les enfants pour l’hyperactivité, la dépression et les troubles bipolaires, en dépit de leur manque d’efficacité et de l’importance des effets secondaires.

Gilles Mignot, pharmacologue, a constaté une panne de l’innovation et l’absence de progrès thérapeutique au cours des cinq dernières années dans le domaine des médicaments psychotropes.

Parmi les médicaments qui “n’apportent rien de positif pour les patients”, il a cité les antidépresseurs augmentant le taux de suicide chez les jeunes et les neuroleptiques (antipsychotiques) entraînant une surmortalité cardiovasculaire chez les personnes âgées.

La France est la championne d’Europe de la consommation de médicaments psychotropes (anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères, antipsychotiques - neuroleptiques, …)

(la pilule d’or de la revue Prescrire est un prix attribué aux médicaments qui constituent un progrès thérapeutique décisif dans un domaine où malades et praticiens étaient totalement démunis. Pour l’année 2007, elle est accordée au Carbaglu qui permet une survie normale et prolongée chez les enfants atteints d’un trouble rare et mortel du cycle de l’urée)

lundi, 10 novembre 2008

Anti-dépresseurs : les Labos Surestiment leur Efficacité

Voici l’importante conclusion d’une analyse parue dans le New England Journal of Medicine.

Les fabriquants d’antidépresseurs ont tendance à ne publier que les résultats des essais cliniques qui donnent des résultats positifs.

Résultat : cela donne une fausse image aux médecins et aux consommateurs de l’efficacité réelle de ces médicaments !

Dans les essais dont les résultats sont publiés, environ 60% des gens qui prennent un antidépresseur rapportent un soulagement significatif des symptômes de la dépression comparativement à environ 40% de ceux qui prennent un placebo (c’est-à-dire qui prennent un produit inactif alors qu’ils croient prendre un antidépresseur).

Mais quand les essais moins positifs, non publiés, sont pris en considération,

l’avantage des antidépresseurs diminue :

ils sont plus efficaces que les placebos mais par une marge modeste,

conclut le rapport.

Et d’autres études ont ensuite montré que cela est dû uniquement

à une baisse de l’efficacité des placebos…

Selon les analyses de Dr Erick H. Turner, de l’Oregon Health and Science University et ses collègues, l’efficacité des antidépresseurs, si l’on tient compte de l’ensemble des résultats incluant ceux qui n’ont pas été publiés, serait inférieure à ce que prétendent les recherches individuelles de 11% à 69% !

Parmi 74 essais cliniques, portant sur 12 antidépresseurs, soumis à la Food and Drug Administration (FDA) par des compagnies pharmaceutiques faisant une demande d’autorisation de mise en marché, 31 % n’ont jamais été publiés dans des revues médicales parce que leurs résultats ne démontraient pas une efficacité significative ou une innocuité satisfaisante.

Parmi les études ayant donné des résultats négatifs ou discutables, 89 % n’ont pas été publiées ou l’ont été avec une présentation des résultats sous un jour favorable.

Dans les essais publiés dans les revues scientifiques, 94 % ont abouti à des résultats positifs. Alors que l’analyse par la FDA de toutes les études effectuées sur ces antidépresseurs, incluant celles qui ne sont pas publiées, indique que seulement 51 % d’entre elles ont donné des résultats positifs.

Ce phénomène, est dénoncé depuis une quinzaine d’années par certains chercheurs et a fait les manchettes des journaux en 2004 lorsque le ministre de la Justice de l’État de New York a intenté un procès au fabriquant GlaxoSmithKline pour avoir caché des informations sur les résultats d’essais du Paxil, raconte le Dr Turner.

frederic-duval-levesque-psychotherapeute-guerisonLa compagnie a finalement été condamnée à une lourde amende et obligée à rendre publics sur son site Web les résultats de tous les essais cliniques qui avaient été effectués avec cet antidépresseur.

Selon le Dr David Cohen, professeur à l’École de travail social de l’université internationale de Floride et chercheur au GEIRSO-UQAM, interrogé par Le Devoir, «cela veut dire qu’une étude sur deux montre que l’antidépresseur est aussi bon que le placebo. Or il faut aussi prendre en considération le fait que les études ont souvent un biais en faveur du médicament. Les études sont méthodologiquement faites pour que le médicament ressorte comme étant supérieur au placebo.»

«On use de diverses manoeuvres pour que le médicament apparaisse sous un jour le plus favorable possible. Par exemple, on exclut souvent les personnes qui répondent très bien au placebo au tout début de l’étude afin de rehausser les résultats potentiels positifs que l’on attribuera au médicament».

«Malgré tout cela, la moitié des études n’arrivent pas à démontrer la supériorité de l’antidépresseur par rapport au placebo.

Il a peut-être un effet psychotrope, mais celui-ci est augmenté par la publicité qui réverbère partout, par les cliniciens qui sont optimistes et par l’attente créée chez le patient.

L’antidépresseur moderne est un placebo commercialisé avec une publicité», lance David Cohen.

 

Sources: Le Devoir, New York Times

Un article du journal Le Point, en complément

 

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