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mercredi, 30 juin 2010

« Mesdames, voici 7 Conseils Réussir Votre Business ! »

D’après une étude américaine, il y aurait cinq types de femmes d’affaires.

Les femmes qui réussissent le mieux auraient cinq fois plus de chances de développer une entreprise qui réussit qu’une femme d’affaires dite moyenne.

Voici les sept caractéristiques d’une super businesswoman :

  1. Elle se concentre avant tout sur la croissance de son entreprise. Les détails, les heures à facturer et les retards de paiement passent au second plan.
  2. Elle connaît ses limites et sait donc comment former une équipe pour lui déléguer diverses responsabilités.
  3. Elle donne la priorité aux activités qui lui rapportent le plus tout en lui coûtant le moins possible d’efforts.
  4. Elle démarre son business en ayant une vision très claire et le développe de manière à pouvoir le transmettre un jour à ses enfants.
  5. Elle sépare sa vie privée de sa vie professionnelle. Elle travaille beaucoup mais veille à ne pas emporter de dossiers à la maison.
  6. Elle sait se vendre ainsi que son entreprise.
  7. Elle sait relativiser. Lorsque les affaires vont moins bien, elle étudie les challenges de manière objective et regarde à long terme.

dimanche, 30 mai 2010

Antidépresseurs = Placebo ? (3ème partie/3)


Deuxième partie ici

Le syndrôme de sevrage aux antidépresseurs

Comme l’akathisie le syndrôme de sevrage peut entraîner des pulsions meurtrières et des suicides. Les suicides étant cette fois entraînés. 50 % à 78% environ est le nombre de personnes sujettes a un syndrôme de sevrage (il varie selon les molécules) . Certains laboratoires ont été condamnés pour avoir caché cette dépendance (deroxat / seroxat / paxil par exemple). Le syndrôme prolongé de sevrage aux antidépresseurs (pouvant durer des mois ou des années) n’est pas encore reconnu en France.

Antidépresseur et acte suicidaire

Les études établissant un lien entre le risque suicidaire et la consommation d’antidépresseur sont nombreuses.

Alors que certaines études indiqueraient une réduction du taux de suicide lié à un diagnostic et une prise en charge de la dépression, d’autres tendent à montrer une augmentation significative mais faible du risque de passage à l’acte suicidaire essentiellement chez l’adulte jeune et des présomptions de risques augmentés chez les enfants et les adolescents. Ce risque de passage à l’acte suicidaire est surtout présent en début de traitement, principalement dans la période de latence, entre le début du traitement et le début des effets sur l’humeur du patient, ce qui a motivé une note d’avertissement de la FDA américaine en 2004. Ces faits restent controversés : le nombre de suicide ne semble pas, en particulier, corrélé avec le nombre de prescriptions d’antidépresseurs. De plus, la plupart des études excluent les dépressifs graves, avec un risque suicidaire maximal et pour lesquels le traitement antidépresseur aurait une efficacité maximale sur le taux de suicides, la mise de ces derniers sous placebo posant des problèmes d’éthique.

Pour toute information, précise, concernant une aide ou un soutien psychologique, ou une thérapie pour guérir, cliquez ici. Un entretien gratuit de 30 à 45 minutes vous est aussi proposé, sans engagement

Sources et réferences

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  56. http://www.plosmedicine.org/article/info:doi/10.1371/jour....

jeudi, 27 mai 2010

Antidépresseurs = Placebo ? (2ème partie/3)

Première partie ici

Effets secondaires des antidépresseurs

Les antidépresseurs peuvent avoir des effets secondaires . C’est la principale cause d’interruption du traitement par le patient.

Les dysfonctionnements sexuels (anorgasmie, baisse de la libido, etc.) font partie des effets secondaires les plus souvent constatés. Cette question doit être prise en compte lors d’une indication dans la mesure où ce qui s’améliore d’un côté, l’humeur du patient, peut être contrebalancé par quelque chose qui empire, la vie sexuelle avec ses répercussions sur la vie de couple. Comme dans toute indication médicale, la balance “bénéfices attendus et inconvénients” doit être sérieusement envisagée et discutée avec le patient. Un dysfonctionnement sexuel peut être la conséquence de l’utilisation d’un ISRS. Ce dysfonctionnement peut être permanent.

L’akathisie est un des effets secondaires des antidépresseurs, il est qualifié d’effet indésirable le plus meurtrier des antidépresseurs(http://akathisie.spaces.live.com). Il peut en effet entraîner des pulsions meurtrières et/ou suicidaires.

Le syndrome sérotoninergique est une complication potentiellement mortelle liée à des médicaments antidépresseurs inhibiteurs de la recapture sélective de sérotonine, IMAO, tricycliques… D’après certains auteurs, les cas de syndrome sérotoninergique sont largement sous estimés.

Effets indésirables avec les premier et deuxième groupes

  • Premier groupe : hypotension orthostatique et troubles de la conduction cardiaque (effet de type quinidine), surtout chez les personnes âgées, en cas de pathologie cardio-vasculaire préexistante et à doses élevées. En cas de surdosage, des troubles du rythme à issue éventuellement fatale peuvent survenir.
  • Premier groupe et certaines substances du deuxième groupe : effets anticholinergiques (sécheresse de la bouche, troubles mictionnels, troubles de l’accomodation…). Cela peut occasionner des problèmes chez les patients atteints d’une hypertrophie de la prostate ou d’un glaucome à angle fermé, ou en cas de traitement concomitant par d’autres médicaments à action anticholinergique.
  • Avec l’amitriptyline, la doxépine, la maprotiline, la miansérine, la mirtazapine et la trazodone : sédation. Cette propriété sédative est intéressante en cas d’anxiété associée à la dépression; la prise principale ou unique journalière se fera de préférence le soir. D’autres antidépresseurs sont peu ou pas sédatifs, ou même légèrement stimulants (désipramine, nortriptyline); ils sont parfois responsables d’anxiété, d’agitation et d’insomnie.
  • Avec la trazodone : risque de priapisme.
  • Surtout avec la miansérine (peut être aussi avec la mirtazapine apparentée) : risque d’agranulocytose.

Effets indésirables avec les ISRS

  • Effets gastro-intestinaux fréquents (nausées, diarrhée…).
  • Effets indésirables centraux fréquents (céphalées, vertiges, agitation, insomnie…).
  • Syndrome sérotoninergique chez les patients traités avec des doses élevées d’ISRS, surtout en association avec d’autres médicaments sérotoninergiques. Ce syndrome se caractérise entre autres par une hyperthermie, de l’agitation, des myoclonies et, plus rarement, des convulsions, une arythmie ventriculaire avec parfois une évolution fatale.
  • Manifestations extrapyramidales.
  • Hémorragies, p. ex. au niveau du système gastro-intestinal, de la peau et des muqueuses.
  • Hyponatrémie surtout chez les personnes âgées.

-> Précautions particulières

  • Chez les enfants et les adolescents, une efficacité n’a été suffisamment démontrée pour aucun antidépresseur. De plus, des études avec certains antidépresseurs dans cette tranche d’âge montre un risque accru des tendances suicidaires et l’automutilation, et selon certains, un tel risque ne peut être exclu pour aucun antidépresseur. Il convient d’y être attentif, surtout lors de l’instauration du traitement.
  • Lorsque l’on désire passer d’un ISRS à un autre antidépresseur, surtout lorsqu’il s’agit d’un IMAO, la longue demi-vie de certains ISRS peut poser des problèmes; ceci est surtout important pour la fluoxétine dont le métabolite actif (la norfluoxétine) à une demi-vie de plus de 7 jours. C’est pourquoi, un intervalle sans médicament de 1 à 2 semaines (5 semaines pour la fluoxétine) devrait être respecté.
  • En cas d’utilisation de miansérine ou de mirtazapine, l’apparition de fièvre, mal de gorge, etc. doit faire envisager la possibilité d’une agranulocytose.

La 3ème et dernière partie très bientôt. Sentez-vous libre de laisser vos commentaires…

mercredi, 26 mai 2010

Antidépresseurs = Placebo ? (1ère partie/3)

Un antidépresseur est un médicament principalement prescrit dans le traitement de certaines dépressions et de certains troubles anxieux. Les effets apparaissent après deux ou trois semaines.

Il existe différentes classes d’antidépresseurs.

Toutefois leur efficacité n’était jusqu’ici démontrée et affirmée que par des études commanditées par des laboratoires producteurs de ces drogues.

Une grande étude réalisée par d’éminents scientifiques

sur les données soumises à la FDA aux USA (Food and Drug Administration)

remet complètement en question l’utilité de toutes les classes d’antidépresseurs connus

Le professeur Irving Kirsch du département de Psychologie de l’Université de Hull au Royaume Uni en collaboration avec le professeur Brett Deacon de l’Université du Wyoming, le professeur Tania B. Huedo Medina du centre de Santé de l’Université du Connecticut et le Professeur Alan Scoboria du département de Psychologie de l’Université de Windsor, Ontario, Canada avec le professeur Thomas J. Moore de l’institut pour les  pratiques médicales sans danger d’Untington Valley en Pennsylvanie ont réalisé une méta-analyse des données soumises à la Food and Drug Administration concernant les résultats des antidépresseurs sur des populations de dépressifs sévères, sur des dépressifs de niveau modéré et des dépressifs légers.  Ces résultats ont été comparé à ceux des groupes qui ont reçu un placebo (un simulacre de médicament mais ne contenant en réalité aucune substance active).

Mécanismes d’action

Pour rappel, le mécanisme d’action des antidépresseurs est généralement lié à un effet sur les neurotransmetteurs (en particulier la sérotonine et la noradrénaline).

  • Les ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) augmentent la concentration de sérotonine dans la synapse en empêchant sa recapture dans le neurone pré-synaptique (voir synapse) : fluoxetine, venlafaxine, nefazodone et paroxetine. Cette classe d’antidépresseurs est récente. Le célèbre Prozac en fait partie.
  • Les IMAO (Inhibiteurs des monoamine oxydases) augmentent la concentration en sérotonine en inhibant les enzymes (les monoamines oxydases ou MAO) chargées de sa dégradation. Leur usage requiert une surveillance très contraignante de l’alimentation et ils ne sont maintenant que très rarement utilisés.
  • Les antidépresseurs tricycliques empêchent la recapture de divers neurotransmetteurs, y compris la sérotonine, la noradrénaline et la dopamine. Ces antidépresseurs sont les plus anciens et restent très efficaces malgré des effets secondaires parfois gênants.
  • Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSNa) inhibent de façon sélective la recapture de la noradrénaline et de la sérotonine.

Résultats

Pas de différence de résultat pour les dépressifs légers et les dépressifs de niveau modéré !

Une relative petite différence pour les dépressifs sévères. L’étude conclu en outre que la – petite – différence de résultats entre les deux groupes de dépressifs sévères (le groupe placebo et le groupe expérimental)  est plus due au manque de réponse suite à des prises répétées de placebo, plus qu’à une augmentation de la  réponse à la médication. Les antidépresseurs qui ont été testé sont ceux en prescription actuellement .
En conclusion, TOUS les antidépresseurs n’ont pas plus d’effet que les simulacres de médication en d’autres termes ils ne sont pas plus efficace que le pouvoir d’auto-guérison dont nous sommes tous doté ni n’importe quelle manoeuvre censée aider le patient à condition que la relation entre le soigné et le soignant soit de qualité. Ces résultats sont en effet consternants quand on connaît le budget que constitue la prescription systématique et acharnée sur les populations locales mais aussi leurs effets secondaires.

La 2ème partie en cliquant ici

mardi, 25 mai 2010

Les femmes de plus en plus nombreuses à mourir d'un cancer du poumon !


LEMONDE.FR avec AFP | 25.05.10 | 07h28


a mortalité par cancer du poumon a été divisée par deux en dix ans chez les hommes de 40 ans, alors qu'elle était multipliée par quatre en quinze ans chez les femmes du même d'âge. Cette tendance s'explique par un phénomène clairement observable : les hommes ont réduit leur consommation de tabac durant cette période, tandis que les femmes l'ont accru.

Chez les hommes, la consommation a commencé à décroître en 1980 grâce aux politiques de prévention, selon le dernier bulletin épidémiologique (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (Invs), consacré au tabac à la veille de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai. Conséquemment, la mortalité par cancer du poumon a atteint un maximum en 1993 chez les hommes et a nettement baissé depuis, diminuant de moitié en dix ans entre 35 et 44 ans.

Pour les femmes, la mortalité augmente depuis 1980 et "s'est accélérée dans les années récentes", selon une étude pilotée par Catherine Hill, de l'Institut Gustave Roussy. Elle a ainsi été multipliée par quatre entre 1984 et 1999. La mortalité par cancer du poumon chez les femmes de 35 à 54 ans en 2000-2007 "est proche de la mortalité chez les hommes de même âge observée durant les années 1950", note l'étude.

Selon cette étude, "on peut prévoir que l'épidémie va continuer chez les femmes au fur et à mesure que vieilliront les générations qui ont beaucoup fumé". Et on peut s'attendre à un ralentissement de la diminution de la mortalité chez les hommes, les ventes de cigarettes étant restées constantes de 2004 à 2009.

En effet, si l'augmentation des prix de 37 % intervenue en octobre 2003 et janvier 2004 a entraîné une baisse de 27 % des ventes de tabac, à moitié compensée par les achats frontaliers, les augmentations intervenues depuis 2007, faibles et très inégales selon les marques, n'ont pas eu d'effet sur les ventes.

 

Source : lemonde.fr

 

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lundi, 17 mai 2010

Si Vous Maigrissez Rapidement, c’est Plus Efficace à Long Terme que les Petits Changements de Comportements ?


Le rythme optimal pour perdre du poids fait l'objet de controverse...

Une récente étude, publiée dans l'International Journal of Behavioral Medicine, suggère que maigrir assez rapidement au départ pourrait être plus favorable, même à long terme. Et les programmes de perte de poids devraient encourager des grands changements de comportements dès le début plutôt que de petits changements, considère les auteurs.

Lisa Nackers de l'Université de Floride et ses collègues ont analysé les données concernant 262 femmes obèses (IMC de 36), âgées en moyenne de 59 ans, qui participaient à un programme de perte de poids pendant six mois dans lequel elles étaient encouragées à couper les calories pour perdre un demi kilo par semaine et faire plus d'exercice. Elles étaient ensuite suivies pendant un an au moyen de contacts bimensuels par newsletter ou appels téléphoniques.

Celles qui ont perdu du poids à un rythme plus rapide durant le premier mois, c'est-à-dire plus que 0.68 kilo par semaine, ont perdu plus à long terme que celles qui perdaient à un rythme plus lent de 0.22 kilo par semaine ou moins. Elles étaient 5 fois plus susceptibles d'avoir perdu 10 % de leur poids initial au bout de 18 mois et elles ne reprenaient pas plus le poids perdu.

Les femmes qui perdaient plus rapidement persistaient mieux dans la tenue d'un journal alimentaire et prenaient moins de calories.

Cela montre qu'un démarrage rapide rapporte plus à long terme que de faire de petits changements comportementaux, conclut Nackers. "Perdre à un rythme plus rapide est peut-être plus renforçant dans la période d'apprentissage des comportements", dit-elle. "L'apparence physique, l'image corporelle, l'augmentation de l'énergie et la meilleure mobilité peuvent être plus rapidement améliorés, ce qui peut être plus encourageant plus atteindre ses buts".

Sources:

Los Angeles Times, Emax Health, psychomédia.qc. ca

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vendredi, 07 mai 2010

Michel Onfray : "Psychanalystes, encore un effort si vous voulez être républicains…"



ocrate a raison, ô combien !, d'affirmer qu'il vaut mieux subir l'injustice que la commettre. Dans le flot de haine qui a accueilli un livre d'un million de signes qu'on n'aura pas eu le temps de lire vraiment pour le critiquer dignement, j'aurais au moins eu la satisfaction d'opposer ma décence et ma retenue en ne tombant pas dans le caniveau où d'aucuns souhaitaient me conduire.

Pour ma part, en effet, je n'ai traité personne de nazi, de fasciste, de pétainiste, de vichyste alors qu'il m'aurait été facile de souligner le paradoxe qu'il y a à m'invectiver avec pareilles insultes pour sauver Freud qui , lui, a manifesté sa sympathie pour Mussolini et l'austro-fascisme du Chancelier Dollfuss, avant de travailler avec les envoyés de l'Institut Göring pour que la psychanalyse puisse continuer à exister dans un régime national-socialiste ; je n'ai pas eu non plus recours aux facilités d'une psychanalyse sauvage de tel ou tel de mes adversaires pour attaquer sa vie privée, salir son père ou sa mère, stigmatiser son enfance comme il a été fait à mon propos ; de même, je n'ai pas utilisé les nombreuses informations qui m'ont été données depuis par d'anciens patients sur le comportement délinquant et délictuel de certains analystes très en vue à Paris qui utilisent le divan d'une façon qui pourrait les conduire en correctionnelle si les victimes osaient parler ; enfin, je n'ai pas effectué d'attaques ad hominem, tout ceci est vérifiable.

QUANT À L'ARGENT, QU'ON ME PERMETTE DE SOURIRE

On a cru voir dans un livre qui d'ores et déjà est un succès de librairie une stratégie médiatique de ma part sous tendue par un goût de l'argent ! Faut-il croire qu'en plus de leurs vices déjà bien connus les journalistes soient serviles avec un philosophe qui ne dispose d'aucun moyen de nuire comme ils le sont habituellement avec les grands de ce monde , les politiciens en particulier ? Les ministres ou le président de la République convoquent la presse, qui accourt, mais elle ne se déplace pas pour un philosophe qu'on s'évertue en même temps et sans craindre la contradiction à présenter comme un négligeable "penseur du bocage normand"… Elle est tout juste dans son rôle qui consiste à arriver après, car la rumeur est la seule maîtresse du journaliste. Le crépuscule d'une idole est mon cinquante troisième livre, combien ont été des succès de librairie ? Combien de livres ai-je publié sans bénéficier d' un seul papier dans la presse, sans une seule invitation à la télévision, ou à la radio ? Soyons sérieux…

Quant à l'argent, qu'on me permette de sourire : la création de l' Université Populaire de Caen en 2002 que j'anime bénévolement depuis huit années avec des amis eux aussi bénévoles, celle de l'Université Populaire du goût d'Argentan depuis 2006, sans parler d'autres activités gratuites que je ne vais pas ici détailler, montrent qu'en effet, c'est le lucre qui me guide ! J'assure vingt-et-une séances chaque année, chacune est constituée de deux heures, la première est un exposé qui me demande environ une trentaine d'heures de travail pour lequel je ne suis pas payé. Faudrait-il que je renonce aussi à publier ce cours et à vivre des droits d'auteur que m'accordent les lecteurs qui achètent mes livres ?

Car ce texte de plus de six cent pages sur Freud, rappelons le, est issu de ma huitième année de cours à l'UP de Caen. Il n'est pas question pour moi de faire un petit commerce lucratif de ce personnage dans les années à venir.

Ici comme ailleurs, certains me prêtent des travers qui sont les leurs ou qu'ils auraient à ma place. J'ai commencé mon cours en 2002 avec Leucippe et Démocrite, personne ne me reprochait alors de vouloir faire de l'argent ! J'ai continué l'année suivante avec les gnostiques licencieux, les Frères et Sœurs du Libre Esprit, puis plus tard avec les libertins baroques : des sujets racoleurs pour engranger de substantiels bénéfices ? L'an dernier il était question de Jean-Marie Guyau : pour me remplir les poches ? L'an prochain, je réhabiliterai le freudo-marxisme contre la psychanalyse freudienne : là encore pour remplir mon portefeuille ? Après dix années de labeur, j'aurais mené à bien mon travail de Contre histoire de la philosophie dans un séminaire tenu en Normandie, sans gagner d'autre argent que celui des droits d'auteur de mon cours. Je ne détaillerai pas combien de refus j'ai signifié de faire mon UP à Paris pour de l'argent sonnant et trébuchant…

L'Université Populaire, UN LIEU DE DÉBAT

Cette Université Populaire est ma création. Des amis m'ont apporté leur concours dès la première année. Nous existons depuis huit années. Aujourd'hui, il existe dix-sept séminaires – dont un de psychanalyse. En 2002, j'avais rencontré un psychanalyste de Caen pour lui proposer d'enseigner les grands concepts de sa discipline. Il a refusé de s'associer bénévolement à cette aventure. L'année suivante, j'ai sollicité Françoise Gorog qui, avec son équipe de Sainte-Anne, a assuré bénévolement elle aussi, quatre années de cours. L'an dernier, j'ai demandé à Myriam Illouz, psychanalyste, ( la compagne de Jean-Yves Clément, un ami de plus de vingt-cinq ans qui anime pour sa part un séminaire musique), d'assurer ce séminaire.

Car l'UP est un lieu de débat : je n'ai jamais caché mon athéisme, et pour cause, le Traité d'athéologie témoigne, toutefois, à ma demande, une amie catholique pratiquante qui enseigne également au séminaire de Caen assure un cours de littérature contemporaine ; je n'ai jamais fait mystère de mes positions de gauche antilibérale, mais un autre ami, libéral affiché, propose un séminaire d'idées politique , et ce depuis la première année ; je consacre mon travail de cette session 2009/2010 à Freud, et, en même temps, on peut assister à un cours de défense et illustration de la psychanalyse. Car le libertaire que je suis n'aspire pas à une UP dirigée de main de maître idéologique par un gourou : dans notre aventure, c'est l'autonomie, sinon l'autogestion qui fait la loi. Je crois aux vertus du débat, du dialogue et de l'échange afin de solliciter la pensée critique des auditeurs. Je n'aspire pas à ce qu'on pense comme moi, mais qu'on s'interroge et réfléchisse à partir des propositions faites par l'UP, dont moi parmi d'autres.

Voilà pourquoi, puisque l'invective et la haine ont tenu lieu de "débat", je souhaite dire que j'aimerais que ce livre soit aussi et surtout l'occasion de penser une psychothérapie pour aujourd'hui. Dès lors que je ne peux me prévaloir de la clinique, il n'est pas question pour moi d'élaborer seul et pour le papier une psychanalyse post-freudienne. Je crois aux vertus de ce que Bourdieu nommait "un intellectuel collectif" , un groupe de travail dans lequel chacun se soucie moins de faire triompher les passions tristes, la haine en premier lieu, que les passions de ce que Habermas nomme "l'agir communicationnel".

LE MARXISME EST MORT DE N'AVOIR PAS SU ÊTRE DIALECTIQUE

Le marxisme se présentait comme un matérialisme dialectique , il est mort de n'avoir pas su être dialectique. De la même manière, la psychanalyse meurt de n'avoir pas été, elle non plus, dialectique. Elle s'est trop souvent fossilisée dans un corpus daté, historiquement dépassé, contextuellement suranné. Elle a transformé la vérité solipsiste freudienne en vérité universelle anhistorique. Le lacanisme a moins été une Réforme au sens de Luther qu'une contre-réforme freudienne. Pour en rester à la France : le coup de génie sartrien de la psychanalyse existentielle dans L'Etre et le Néant, puis dans L'idiot de la famille, la proposition faite par Politzer d'une psychologie scientifique, les immenses potentialités freudo-marxistes, L'anti-Œdipe de Deleuze et Guattari ou Le psychanalysme de Robert Castel, sinon les pages extrêmement critiques de Derrida contre la psychanalyse dans un livre d'entretien avec une certaine… Elisabeth Roudinesco intitulé De quoi demain…, ou bien encore les acquis des sciences nouvelles, de l'éthologie aux neurosciences en passant par la biologie moléculaire, toutes ces critiques fournissent pourtant depuis un demi-siècle de véritables occasions philosophiques de réforme – elle n'a pas eu lieu.

On peut ne pas vouloir débattre, ne pas entendre les voix discordantes, les criminaliser de la façon la plus pitoyable qui soit : ça n'est pas ainsi qu'on sauve un bateau qui coule. L'an prochain, quand les vociférations parisiennes et médiatiques auront cessé, dans le calme provincial de l'UP de Caen, je poursuivrai mon travail de contre histoire de la philosophie en examinant la richesse potentielle des œuvres de Reich, de Fromm et de Marcuse. L'UP accueillerait volontiers des voix de psychanalystes libres avec lesquels un véritable dialogue pourrait se nouer afin d'envisager la positivité d'une psychanalyse post-freudienne. Mais la positivité est une aspiration si peu dans l'air du temps…

Michel Onfray est philosophe et écrivain

 

Source : lemonde.fr

lundi, 03 mai 2010

Cancer : « On est à 60 % en taux de survie», dit le Pr Dominique Maraninchi, président de l’INCa

Interview avec le président de l’Institut national du cancer (Inca) :

L’INCa a annoncé il y a quelques années qu’on guérissait un cancer sur deux. Peut-on parler de guérison, s’agissant d’une pathologie à propos de laquelle on parlait plutôt de rémission jusqu’alors ?

Pr Dominique Maraninchi : “Quand on évoque 50% de guérison, on parle de survie à cinq ans. Le risque résiduel entre cinq et dix ans, et au-delà de 10 ans, est infime pour la majorité des cancers. Donc les personnes sont guéries, pas en rémission. Dans un rapport que l’INCa s’apprête à publier, nous distinguons trois catégories. La première concerne les cancers de bon pronostic – dont l’espérance de vie est supérieure à 80% – qui représentent 42% des 25 cancers les plus fréquents. La deuxième concerne ceux qui ont moins de 20% d’espérance de vie à cinq ans. Parmi ceux-ci un cancer très fréquent, le cancer du poumon, ou d’autres, comme les tumeurs du système nerveux central, le cancer du pancréas, ou le cancer du foie. Mais cette catégorie ne représente que 17 % des cancers. Enfin, le troisième groupe, intermédiaire – entre 20 et 80% d’espérance de vie – représente 33 % des cancers. Certains sont à près de 80% comme le cancer du col de l’utérus, certains sont à 50%, comme les cancers colorectaux. Mais au stade 1 et 2, ils ont 90% de chances de guérison.”

Peut-on rapidement aller au-delà de ce seuil de 50% ?

Pr Dominique Maraninchi : “Je pense qu’il est déjà franchi. Ce chiffre d’un cancer sur deux porte sur des résultats issus d’une projection sur les malades traités pendant les années 90. Aujourd’hui, les données les plus récentes concernent uniquement les Etats-Unis qui ont déjà les données de 2000-2005. Ils sont à 66 %. Les résultats que l’INCa s’apprête à publier et qui portent sur un total de 6 millions de cas – Union européenne et Etats-Unis – devraient, finalisés, être aux alentours de 60 % en termes de taux de survie.”

Dans ces conditions, faut-il sortir certains malades du régime ALD comme le prévoit le dernier PLFSS ?

Pr Dominique Maraninchi : “Le but est d’éviter de maintenir en ALD les malades que l’on considère aujourd’hui guéris, ce qui, de plus, je pense, leur nuit, pour accéder à des assurances. Mais pour la traduction concrète dans l’évolution du système de prise en charge par la collectivité, il y a des pré-requis : le premier, c’est la nécessité de guides de prise en charge du cancer et de l’après-cancer à cinq ans que nous allons diffuser à destination des patients et des médecins généralistes. Ensuite, il y a des guide-lines à faire sur le suivi après cinq ans. Une fois que ce sera fait avec la communauté scientifique, les pouvoirs publics trancheront. Mais, de toutes façons, l’article du PLFSS que vous évoquez ouvrait la possibilité que des examens de surveillance puissent continuer à être remboursés à 100 %, même après la maladie.”

Les progrès en termes d’espérance de vie, doivent-ils conduire à améliorer l’assurabilité des malades dans le cadre du dispositif AERAS ?

Pr Dominique Maraninchi : “C’est pour cela que l’on s’interroge sur le fait de savoir s’il faut continuer à maintenir le régime de l’ALD 30 chez les malades guéris. Mais, pour y parvenir, il faut que ce soit établi à partir de données objectives. Dans le dispositif actuel, on mélange le cancer de la lèvre et celui du pancréas qui n’ont rien à voir. Oui, les cancers sont de plus en plus souvent guéris. Le rôle de l’INCa est d’apporter des données d’expertise.”

vendredi, 30 avril 2010

Cancer : “plus de 50% de survie après 5 ans et près de 40 % de guérison”

Sur 320 000 patients diagnostiqués chaque année avec un cancer, plus de 50 % seront vivants après 5 ans et au moins 123 000 (38 %) guériront, selon un rapport de l’Institut national du cancer (INCa).

Ces chiffres sont d’autant plus encourageants qu’ils sont issus, pour les données françaises, cohérentes avec les données internationales, d’études portant sur des patients traités avant l’année 2000, avec un recul de plus de dix ans et des taux estimés minimaux.

« Grâce à des diagnostics plus précoces et des traitements plus efficaces, souligne l’INCa*, la survie à 5 ans des patients diagnostiqués en 2005, voire en 2010, est et sera meilleure. »

Les données montrent également que la survie à 5 ans est prédictive de la survie à 10 ans pour la plupart des localisations et en particulier pour les stades précoces.

Reste que, bien sûr, le pronostic dépend du type de cancer. Les cancers de bon pronostic, dont la survie à 5 ans est supérieure ou égale à 80 % sont ceux du sein et de la prostate, le mélanome, le cancer de la thyroïde, la leucémie lymphoïde chronique, le cancer des testicules, la maladie de Hodgkin et le cancer des lèvres. Ces localisations représentaient 42 % des cas en 2005, soit près de 135 000 personnes. Parmi elles, 91 000 au moins devraient guérir.

Les cancers de pronostic intermédiaire, avec une survie à 5 ans variant entre 20 et 80 % selon le type de maladie et surtout son stade d’extension sont : côlon et rectum, bouche et pharynx, lymphomes non hodgkiniens, vessie, rein, estomac, corps et col de l’utérus, myélome, ovaire, larynx et leucémies aiguës. Ces 12 cancers représentent un tiers des cas, 110 000 diagnostics annuels et 32 000 guérisons au moins.

Les cancers du poumon etde la plèvre, du foie, du pancréas, de l’œsophage et du système nerveux central sont, eux, de mauvais pronostic, avec une survie à 5 ans inférieure ou égale à 20 %. Ces cancers sont heureusement moins fréquents : 17 % du total, 55 000 patients (dont plus de 30 000 pour le poumon).

De plus en plus de personnes vivront après un diagnostic de cancer, résume l’INCa, en soulignant les implications pour l’organisationdes soins, avec la nécessité de soins au long cours dans le cadre d’une maladie qui se chronicise ou d’un suivi pour ceux qui guérissent. Cette évolution favorable a aussi des conséquences pour la recherche : il importe de mieux connaître les interactions entre les comorbidités, fréquentes chez des sujets âgés, et les conséquences de l’exposition à un cancer et à ses traitements au cours d’une vie.

C’est, enfin, conclut le rapport, « un enjeu à l’échelle de la société, en termes d’accompagnement dans un projet de vie comprenant, par exemple, une réinsertion professionnelle de personnes de plus en plus nombreuses vivant avec un cancer ou ayant guéri d’un cancer ».

* Disponible sur www.e-cancer.fr.

Sources : Inca, quotimed.com

jeudi, 29 avril 2010

Dépression puis Chocolat ou Chocolat puis Dépression ? C’est la question gourmande du Jour…

Confirmation du lien entre chocolat et dépression !

L’étude de l’Université de Californie publié lundi ne tranche pas sur les vertus ou les effets néfastes du chocolat sur l’humeur.

Mais elle confirme eux choses : les hommes et les femmes dépressifs mangent plus de chocolat et la quantité ingurgitée augmente selon la sévérité de leur dépression. Ca, c'est une nouvelle !

Ces chercheurs ont examiné la relation entre la consommation de chocolat et l'humeur d'environ un millier d'adultes qui ne prenaient pas d'antidépresseurs et ne souffraient d'aucune maladie cardiovasculaire ou de diabète. «Notre étude confirme le vieux soupçon selon lequel les personnes consomment du chocolat quand elles sont déprimées», observe le Dr Beatrice Golomb, professeur adjoint à la faculté de médecine de l'Université de Californie à San Diego (Ouest), un des co-auteurs de ces travaux parus dans les Archives of Internal Medicine datées du 26 avril.

Mais, cette chercheuse reconnait que «dans la mesure où il s'agit d'une étude portant sur une période de temps donnée, il n'est pas possible de savoir si le fait de consommer du chocolat a accru ou décru les symptômes dépressifs.» Les auteurs de l'étude ont découvert que les hommes et femmes les plus dépressifs - consommaient près de 12 portions (une portion équivalent à environ 28 grammes) par mois comparativement à cinq portions sur la même période chez les sujets sans aucun symptôme dépressif. Les sujets moyennement dépressifs avaient consommé huit portions par mois.

Au fait, vous reprendriez un autre carré de ce délicieux chocolat noir ?

mercredi, 28 avril 2010

Régime avant l’été (et après Vos Vacances !): Quelle Motivation Avez-Vous ?


Des chercheurs ont étudié l’influence de deux types de motivation, la motivation interne et la motivation externe pour réussir à maigrir.

Avec la motivation interne, une personne a le sentiment que l’atteinte d’un objectif est la meilleure façon de s’aider soi-même et elle fait des changements pour des raisons personnelles. Avec la motivation externe, une personne est motivée par les contrôles externes et des sentiments de culpabilité.

Kelly H. Webber et ses collègues des universités du Kentucky et de Caroline du Nord à Chapell Hill ont mené cette étude avec 66 participants pendant 16 semaines. Plus de la moitié (37 sur 66) ont réussi à perdre 5% de leur poids initial pendant cette période… grâce aussi à une psychothérapie de soutien.

Quatre semaines après le début du programme, la motivation interne et la motivation externe étaient plus grandes qu’au début chez la majorité des participants (possiblement en raison d’un début de perte de poids). Ceux qui avaient une grande motivation interne avaient perdu plus de poids que ceux qui avaient une grande motivation externe.

Ceux qui ont réussi à perdre 5% de leur poids au cours des 16 semaines ont réussi à maintenir leur motivation interne tout au long de cette période, alors que ceux qui n’ont pas perdu autant ont connu une diminution de la motivation interne et de la motivation externe.

La motivation pour des raisons personnelles à 4 semaines prédisait les comportements de gestion de sa perte de poids (self-monitoring) et la réussite.

Cette meilleure gestion (se peser régulièrement, évaluer ses progrès dans les changements alimentaires, choisir des ajustements, évaluer le résultat de la mise en œuvre des ajustements, choisir des ajustements, soutien psychologique …) semble être la façon dont la motivation interne se traduit en plus grande perte de poids.

Sources : psychomédia.qc. ca, Journal of Nutrition Education

Pour toute information, précise, concernant une aide ou un soutien psychologique, ou une thérapie pour guérir, cliquez ici. Un entretien gratuit de 30 à 45 minutes vous est aussi proposé, sans engagement

mardi, 27 avril 2010

"Mais pourquoi ils font pas comme ça, les profs français ?" dit un enfant bon dernier en classe...

lundi, 26 avril 2010

Phobie/anxiété sociale: "Suivez une Psychothérapie de Soutien pour Guérir"

Les personnes souffrant de phobie sociale (ou anxiété sociale) ont besoin d'améliorer leurs habiletés sociales afin de briser le cycle du rejet social, selon une récente recherche publiée dans le British Journal of Clinical Psychology.

Des recherches précédentes avaient indiqué que les personnes souffrant d'anxiété sociale sont considérées comme moins aimables, moins amicales et de contact moins confortable que les personnes qui ne sont pas aussi anxieuses.

Dans cette recherche de l'Université Maastricht, des personnes atteintes de phobie sociale ont été observées durant deux tâches sociales : parler devant un groupe et participer à une conversation pour faire connaissance. Des observateurs et des participants rapportaient comment ils se sentaient vis-à-vis les personnes anxieuses socialement.

Les personnes ayant une anxiété sociale ne performaient pas bien dans ces situations et leur faible performance amenait les observateurs à avoir des sentiments négatifs à leur égard, ce qui conduisait au rejet.

"La peur du rejet est un des problèmes centraux pour les gens qui souffrent d'anxiété sociale, mais nous avons constasté que leur comportement anxieux provoque le rejet", dit Marisol Voncken, auteure principale.

"Ces personnes auraient besoin d'aide pour trouver des façons d'être moins centrées sur elles-mêmes et devraient être encouragées à socialiser avec des personnes qui ont des caractéristiques et des intérêts similaires", dit Mme Voncken.

Sources : psychomédia.qc. ca, The British psychological Society

Pour toute information, précise, concernant une aide ou un soutien psychologique, ou une thérapie pour guérir, cliquez ici. Un entretien gratuit de 30 à 45 minutes vous est aussi proposé, sans engagement

mercredi, 21 avril 2010

Un Français sur 12 a eu une Dépression en 2009 ! Et Vous ?

Un Français sur 12 a vécu un épisode dépressif majeur dans la dernière année…

Entre 5 à 8% des Français ont souffert d’un épisode dépressif majeur au cours de la dernière année selon des enquêtes (1) présentées par l’Institut de veille sanitaire (InVS) dans un numéro thématique du Bulletin épidémiologique hebdomadaire sur la santé mentale en France.

Un épisode dépressif majeur est d’un épisode d’une durée d‘au moins 15 jours d’humeur déprimée (triste ou sans espoir) ou de manque d’intérêt presque toute la journée et tous les jours.

Cette humeur est accompagnée de certains des symptômes suivants (3 ou 4) tels que des pertubations du sommeil, des perturbations de l’appétit et du poids, des problèmes de concentration, un manque d’énergie ou une fatigue, un sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessifs et des pensées suicidaires. La dépression est ainsi à distinguer de périodes de tristesse normale. (2)

Jusqu’à 19% de la population auraient présenté, au cours de l’année, un niveau « subsyndromique » de dépression: certains symptômes étaient présents sans que les critères diagnostiques soient rencontrés.

Les épisodes dépressif majeur sont souvent chroniques, 48% des personnes qui ont présenté un tel épisode au cours des 12 derniers mois en ont eu au moins deux et 15% présentent un trouble chronique. Les épisodes étaient sévères dans 3,2% à 2,6% des cas.

Les épisodes dépressif majeur sont deux fois plus fréquents chez les femmes. Des situations fortement associées à la dépression sont, selon ces enquêtes, le veuvage, le divorce, le chômage, l’invalidité et le congé maladie.

(1) Baromètre santé 2005 et Anadep.

(2) Il s’agit des critères du DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l’American Psychiatric Association. Un épisode de dépression majeure peut être léger, modéré ou sévère.

Source: psychomedia.qc.ca, Bulletin épidémiologique hebdomadiare, InVS

Pour toute information, précise, concernant une aide ou un soutien psychologique, ou une thérapie pour guérir, cliquez ici. Un entretien de 30 à 45 minutes vous est aussi proposé, gratuit et sans engagement

vendredi, 16 avril 2010

« Le Macho pour une Nuit et le Sensible pour la Vie ? Ça fait un peu Cliché, non ? »

Les machos, c’est pas pour la vie !

Les mâles aux traits « masculins » ne seraient pas envisagés par ces dames comme des partenaires « à long terme ». Au contraire les hommes plus féminins sont perçus comme de bons compagnons.

Quel type d’homme plaît aux femmes ?
Un grand, un fort, un tatoué ?
Viril, limite macho ?
Bref : un homme, un vrai !

Détrompez-vous. Si les femmes sont – certes – tout à fait capables de s’accommoder de ce type de partenaire, ce n’est pas, et de loin, le genre d’homme avec lequel elles rêvent de faire leur vie.
Surprenant ? Ce sont pourtant les résultats obtenus par une équipe de psychologue britanniques de l’université de Durham.

Pour savoir comment les différents « types » d’hommes étaient perçus, le Dr Lynda Boothroyd a montré à 400 personnes des photos de visages d’hommes retravaillées par ordinateur. Les uns présentaient des caractéristiques typiquement masculines : grand front, petits yeux, mâchoire bien développée. Les autres avaient un visage plus « féminin » : traits fins, lèvres plus grosses, grands yeux, longs cils. Les chercheurs ont ensuite demandé aux participants comment ils imaginaient la personnalité et le comportement sexuel des hommes présentés sur les photos.

Résultat : les hommes à l’apparence virile et masculine ont été catalogués comme des « mâles dominants »,  macho, infidèles et probablement mauvais pères ! Au contraire ces messieurs aux traits fins et à l’air angéliques ont été considérés comme des hommes fidèles et même, comme de futurs pères exemplaires.

Bref : le compagnon de route idéal.

La virilité n’attirerait pas ces dames… Mais que vont devenir les machos ? Rassurez-vous messieurs : selon les chercheurs, ces mâles virils ne sont pas pour déplaire aux femmes non plus. Pour le Dr Boothroyd, « la préférence pour l’un ou l’autre de ces types d’hommes dépend de ce qu’attend une femme d’une relation amoureuse, cela varie selon les périodes de la vie ».

Le macho pour une nuit et le sensible pour la vie ? Ça fait un peu cliché non ? Bah, si c’est scientifiquement prouvé…

Sources : LaNutrition.fr, et Lynda G. Boothroyd, Benedict C. Jones, D. Michael Burt and David I. Perrett Partner characteristics associated with masculinity, health and maturity in male faces Personality and Individual Differences, Volume 43, Issue 5, October 2007, Pages 1161-1173

samedi, 10 avril 2010

« L’effet anticancer des fruits et légumes est maximum quand il est combiné avec… » par David Servan-Schreiber

Une analyse récente de données collectées dans la population européenne (l’étude EPIC), réalisée au Mount Sinai Tisch Cancer Institute (New York) a conclu que manger plus de fruits et légumes a « un effet protecteur contre le cancer », mais que « l’effet anticancer de ces aliments est modeste, au mieux. » (Bofetta et al., 2010). Ces résultats doivent être mis en perspective.

Le Dr Boffetta et ses collègues, dans leur étude publiée en ligne dans le Journal of the National Cancer Institute le 6 avril 2010, mettent en évidence une relation inverse entre la consommation élevée de fruits et légumes et le risque global de cancer : dans la population étudiée, une augmentation de 200 grammes par jour de fruits et légumes a entraîné une réduction d’environ 3 pour cent du risque de cancer. C’est un chiffre certes significatif, mais faible.

Je pense qu’il est essentiel de mettre ces résultats en perspective pour bien comprendre ce qu’ils peuvent — ou ne peuvent pas — dire, concernant l’importance de l’alimentation en termes de prévention du cancer, ou de ralentissement de son développement.

- Tout d’abord, la consommation de  « plus de fruits et légumes » prise isolément des autres changements de style de vie est très limitatif. On ne peut pas s’attendre à vaincre le cancer avec une seule intervention. On ne demande pas, par exemple, à un médicament de chimiothérapie d’être efficace tout seul quand il s’agit de cancer. Ces médicaments sont presque toujours combinés entre eux, et souvent associés à d’autres modalités comme la chirurgie et la radiothérapie. Il serait difficile d’imaginer que les fruits et légumes, pris isoléments, puissent avoir un effet majeur contre  la maladie.

- Deuxièmement il y a de solides preuves que l’adhésion à un régime méditerranéen  — qui ne se réduit pas au slogan « cinq fruits et légumes par jour » — diminue le risque de développer un cancer de près de 50% (Knoops et al . 2004). Cela justifie une recommandation d’utiliser plusieurs interventions alimentaires en même temps — comme dans le régime méditerranéen — pour combiner leurs effets anticancer : notamment consommer des acides gras oméga-3, des terpènes de herbes aromatiques, des légumineuses et des céréales complètes, diminuer les doses de sucre raffiné, etc.). Aucun nutriment, aucun aliment ou groupe d’aliments pris isolément ne peut, à lui seul, produire de différence majeur. Mais un régime anticancer global lui, en est capable.

- Troisièmement, une étude de l’UCLA (Pierce et al. 2007) démontre aussi l’intérêt de combiner une intervention nutritionnelle avec une autre intervention de style de vie, en l’occurrence, l’activité physique.Dans cette étude, des femmes suivies après la fin d’un traitement complet du cancer du sein, modifiaient, ou non, leur consommation de fruits et légumes et leur niveau d’activité physique. Les femmes qui avaient ajouté plus de fruits et légumes à leur alimentation amélioraient faiblement leurs courbes de survie. Celles qui avaient commencé une activité physique régulière de 30 minutes, 5 jours par semaine, amélioraient leur survie modestement au cours des 6 premières années, mais quelques années plus tard, elles ne se différentiaient pas des femmes qui n’avaient rien changé dans leurs comportements après leurs traitements. En revanche, chez les femmes qui avaient suivi les DEUX recommandations (ajouter plus de fruits et légumes ET faire plus d’activité physique) on a observé une amélioration très significative de la survie au cours des 9 années après traitement. De façon évidente,  il semble important de combiner les actions de changement de style de vie anticancer afin d’obtenir des effets notables sur le cours de la maladie.

- Quatrièmement, considérer « les fruits et légumes » comme une catégorie générale, c’est un peu comme parler de « médicaments » comme d’une catégorie générale. Les bananes et les pommes de terre par exemple, peuvent augmenter la glycémie et contribuer à l’inflammation plutôt que de contribuer à ralentir le cancer. Ainsi, les études qui ne précisent pas quels fruits et légumes (c’est hélas généralement le cas) courent le risque de ne pas ajouter grand-chose au débat. Il serait plus utile de mesurer la quantité de légumes crucifères, d’alliacés (oignons/ail /poireaux), de champignons, de fruits rouges, de fruits à noyaux, etc – c.a.d les légumes et les fruits qui ont une activité anticancer documentée.

Mon conseil : ne vous laissez pas démotiver par les commentaires trop rapides que vous pourrez lire sur internet au sujet de la récente publication du Journal of the National Cancer Institute. Continuez à prendre en main votre santé grâce à un style de vie anticancer. Et, surtout, continuez de manger de nombreux légumes et fruits, en privilégiant ceux qui ont une activité anticancer documentée.

Références

Boffetta, P., et al., Fruit and Vegetable Intake and Overall Cancer Risk in the European Prospective Investigation Into Cancer and Nutrition (EPIC). J. Natl. Cancer Inst., 2010: p. djq072.

Knoops, K.T.B., et al., Mediterranean Diet, Lifestyle Factors, and 10-Year Mortality in Elderly European Men and Women – The HALE Project. JAMA, 2004. 292: p. 1433-1439.

Pierce, J.P., et al., Greater Survival After Breast Cancer in Physically Active Women With High Vegetable-Fruit Intake Regardless of Obesity. Journal of Clinical Oncology, 2007. 25(17): p. 2345-2351.

Source : http://www.guerir.org

vendredi, 26 mars 2010

Professionnels de Santé ET Associations de Malades : Méfiance ou Confiance ?

Monsieur le Professeur R. Bugat, responsable du service Formation Cancérologique à l'Institut Claudius Régaud (ICR),
Monsieur le Docteur P. Martel, responsable des Conférences de l'ICR,
vous informent et vous invitent à participer aux conférences suivantes  :

Dans le cadre de la 3ème rencontre régionale Coopération Santé *:

MERCREDI 31 MARS de 16h à 19 h 45 à l'Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse
(Grand Amphi - 20 bd Lascrosses - entrée libre et gratuite)

PROFESSIONNELS DE SANTÉ ET ASSOCIATIONS DE MALADES : MEFIANCE ou CONFIANCE ?


Rencontres entre Professionnels de Santé et Associations de Malades,
Présentation d'expériences de coopérations et résultats obtenus
Rôles des Associations de Malades dans la mise en place de l'Education Thérapeutique en Midi-Pyrénées
*renseignements : cooperation santé - tel : 04 67 57 98 98

mercredi, 17 juin 2009

Zyprexa et Personnes Agées: Marketing Illégal et Inefficacité Prouvé (selon 7 études) !

Non seulement le laboratoire Eli Lilly & Co a-t-il fait la promotion de son médicament antipsychotique Zyprexa (olanzapine) pour un usage non approuvé ("off-label use"), celui du traitement de symptômes liés à la démence chez les personnes âgées, mais il l'a fait malgré sa connaissance d'au moins 7 études qui montraient que le médicament était inefficace dans cette utilisation.

Pire, ces études montraient aussi un nombre de décès nettement plus élevé chez les personnes qui prenaient le médicament que chez celles qui prenaient un placebo.

Rappelons que la prescription "off-label" de médicaments pour des indications pour lesquelles ils n'ont pas été approuvés ("off-label") par les médecins est légale mais que le marketing de telles utilisations par les compagnies pharmaceutiques n'est pas légal parce que les bénéfices par rapport aux risques n'ont pas été démontrés.

Eli Lilly a plaidé coupable en janvier dernier d'avoir fait le marketing du Zyprexa pour des utilisations "off-label" chez des Américains âgés entre 1999 et 2001.

D'autres révélations ont été faites dans le cadre d'un procès se déroulant dans le district de New York contre Eli Lilly dans lequel des régimes de retraite et des compagnies d'assurance de soins de santé cherchent à récupérer les sommes dépensées pour l'achat de Zyprexa pour leurs clients.

Eli Lilly prétend que le marketing "off-label" pour la démence chez les personnes âgées a pris fin en 2001. Mais les groupes qui poursuivent affirment que, selon les propres emails et documents internes de la compagnie, le Zyprexa a continué à être promu auprès des médecins qui traitaient des personnes âgées après 2001, rapporte l'agence de nouvelles Bloomberg.

Des notes des représentants des ventes en 2003, notamment, témoignent d'efforts pour encourager les médecins à prescrire le Zyprexa pour des symptômes de l'humeur, l'irritabilité, l'hostilité, la pensée confuse et l'insomnie chez les personnes âgées sans toutefois continuer à mentionner la démence.

"Les assureurs et les autres tiers payeurs considèrent que Lilly devrait payer jusqu'à $6.8 milliards de dollars en dommages pour avoir minimisé les risques pour la santé du Zyprexa, incluant la prise de poids excessive et le risque de développer le diabète ainsi que pour la promotion d'usage non approuvé afin de gonfler les profits", indique Bloomberg.

Des documents internes montrent une minimisation des effets secondaires : "Reconnaissez le gain de poids mais présentez-le comme un effet secondaire gérable", conseillait Lilly à ses vendeurs. "Avec la plupart des consommateurs, nous ne continuerons à parler de la préoccupation au sujet du diabète que lorsque le sujet sera soulevé".

Enfin, des documents soumis à la cour montreraient aussi que les employés de Lilly ont écrit un certain nombre d'études médicales qui démontraient l'efficacité du Zyprexa. Les études étaient ensuite soumises à des revues médicales et publiées sous le nom de médecins qui acceptaient de signer ces études.

Les 7 études qui ne montraient pas d'efficacité du Zyprexa pour la démence n'ont pas été publiées dans des journaux médicaux.

Lilly fait face à des poursuites concernant le marketing du Zyprexa dans une douzaine d'États.

Le Zyprexa est le médicament le plus rentable de Eli Lilly, représentant des ventes internationales de $4,7 milliards de dollars en 2008 et 30% de toutes les ventes d'antipsychotiques aux États-Unis. Ce médicament a d'abord été approuvé en 1996 pour le traitement de la schizophrénie puis en 2000 pour le traitement de la phase de manie du trouble bipolaire.

Sources : Psychomédia, Blomberg, Boston Globe

mercredi, 10 juin 2009

“Les Médicamenteurs”, Documentaire sur l’Industrie du Médicament (France 5)

Mardi le 9 juin à 20h35, France 5 a diffusé le documentaire Les Médicamenteurs (rediffusion dimanche le 21 juin à 21 h 30).

Alors que la France

détient le record du monde de consommation de médicaments,

ce documentaire enquête sur

les pratiques douteuses de l’industrie pharmaceutique

Le documentaire de 52 minutes, réalisé par Brigitte Rossigneux, journaliste au Canard enchaîné, et coréalisé par Stéphane Horel et Annick Redolfi, constitue un sévère réquisitoire contre les rouages de cette industrie.

Il démarre avec l’exemple du Vioxx. “Si ce scandale a marqué les esprits, il n’a pas pour autant mis fin aux pratiques douteuses des géants pharmaceutiques. Essais cliniques tronqués, publications médicales biaisées, experts rétribués, marketing forcené, médecins harcelés… Tout est bon pour vendre un médicament.

Les enquêteurs mettent notamment au jour les défaillances des divers organismes de contrôle qui “loin d’assurer leur rôle de garde-fous, (…) participent à alimenter les appétits des labos”.

“Illustration avec l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Cette autorité délivre entre autres les autorisations de mise sur le marché (AMM). Sa « première priorité est la régulation du marché et de la santé des firmes pharmaceutiques, et non la santé des hommes », affirme le rédacteur en chef de Prescrire, seule revue médicale à pouvoir se targuer d’être indépendante. Et pour cause : le budget de la commission d’AMM est alimenté à 80 % par les laboratoires. Quant à ses experts, (…) ils collectionneraient des contrats avec les entreprises dont ils sont censés évaluer les produits.

Autre exemple : la Haute Autorité de santé (HAS), l’organisme qui évalue l’intérêt médical des médicaments. Si 75 % d’entre eux décrochent leur AMM, qu’en est-il de leur efficacité ? De la bouche du président de la HAS, on apprend que « ceux qui représentent une réelle avancée thérapeutique se comptent sur les doigts d’une main ». Ce qui n’empêchera pas les géants pharmaceutiques de commercialiser, à grand renfort de publicité, un produit aux effets peu innovants. Ainsi, le Plavix est devenu l’anticoagulant le plus prescrit au monde, alors qu’il présente « la même efficacité que l’aspirine »Pour un prix vingt-sept fois supérieur !

Le président du Formindep (pour une formation et une information médicale indépendante au service des seuls professionnels de santé et des patients) est l’invité de l’émission pour introduire et commenter le film.

Source:
France 5

dimanche, 07 juin 2009

Trouble de la Personnalité Limite (Borderline) : Sous-Diagnostiqué par les Psychiatres !

 

 

Le trouble de la personnalité limite (borderline) pourrait être sous-diagnostiqué selon une étude de l'École de médecine du Mont Sinai (New York) présentée au congrès annuel de l'American Psychiatric Association. L'étude portait sur les antécédents de diagnostics et de traitements chez 70 personnes rencontrant les critères de ce trouble.

"Le diagnostic de trouble de la personnalité limite peut être difficile à poser parce que les symptômes de ce trouble chevauchent ceux d'autres troubles", explique David Meyerson de l'Université DePaul (Chicago) qui a dirigé l'étude.

Une autre difficulté est "qu'en théorie, deux personnes rencontrant les critères du diagnostic pourraient ne présenter qu'un seul symptôme en commun", note-t-il.

 

Le diagnostic est posé si une personne rencontre au moins 5 des critères suivants:

  • efforts pour éviter l'évitement
  • relations interpersonnelles instables et intenses
  • perturbation de l'identité
  • impulsivité
  • tendance suicidaire
  • instabilité de l'humeur
  • sentiment de vide chronique
  • colère intense inappropriée
  • survenue transitoire, dans des situations de stress aigu, d'idéations paranoïdes ou dissociation

Parmi les participants, 34% avaient déjà reçu un ou plusieurs diagnostics psychiatriques erronés.

Les plus fréquents étaient le trouble bipolaire, aussi appelé psychose maniaco-dépressive ou maniaco-dépression (17%), la dépression (13%), les troubles anxieux (10%) et les troubles alimentaires (1%).

Par ailleurs, 74% de ceux qui rencontraient les critères du trouble n'ont jamais reçu ce diagnostic dans le passé, malgré qu'ils consultaient en psychiatrie depuis 10.4 ans en moyenne. Pour le 26% qui avaient reçu le diagnostic, il s'était écoulé en moyenne 4.68 ans entre le premier contact avec un professionnel de la santé et le diagnostic.

"Le traitement le plus efficace pour ce trouble est la psychothérapie comportementale (ou cognitivo-comportementale), les médicaments ne soulageant que des symptômes spécifiques", note Meyerson.

"Parmi ceux dont le trouble n'avait pas été identifié, 69% avaient déjà été traités avec des médicaments pour d'autres diagnostics. Et, 78% de ceux qui avaient reçu un diagnostic de personnalité limite avaient reçu des médicaments alors qu'il ne s'agit pas du traitement le plus efficace pour ce trouble", dit-il. "Ceux qui avaient reçu un autre diagnostic avaient reçu la médication la plus lourde".

Un diagnostic exact est plus probable quand les psychiatres utilisent au moins un interview clinique semi-structuré, insiste-t-il. Un autre indice pour le diagnostic différentiel est la différence qualitative de l'impulsivité dans le trouble de personnalité limite (difficulté de planifier et de penser aux conséquences) comparativement avec l'impulsivité du trouble bipolaire (les idées qui se bousculent).

"Un facteur de diagnostic inexact est la compensation financière", note-il. Les patients reçoivent souvent un autre diagnostic officiellement, tel que le trouble bipolaire, si leurs compagnies d'assurance ne remboursent pas pour le trouble de personnalité limite.

Source: Medpage Today

mardi, 28 avril 2009

“C’est suite à nos propres recherches que nous avons découvert des liens, souvent majeurs, entre certains médecins et l’industrie pharmaceutique"

LE MONDE du 27.04.09

‘information médicale est-elle transparente ?
Non, répondent sans détour le collectif Formindep (Pour une formation et une information médicales indépendantes) et l’association de consommateurs UFC-Que choisir.
Selon eux, la loi qui oblige les professionnels de santé à déclarer leurs éventuels conflits d’intérêts avec les firmes pharmaceutiques lorsqu’ils s’expriment publiquement sur un produit de santé, n’est pas respectée.

C’est pourquoi l’UFC-Que choisir a annoncé, lundi 27 avril, qu’elle portait plainte contre neuf médecins pour non-respect de l’article L.4113-13 du code de santé publique. “Nous avons, symboliquement, choisi des leaders d’opinion pour susciter un électrochoc, mais il ne s’agit que des arbres qui cachent la forêt”, explique Christophe Leguehennec, chargé de mission santé à l’UFC.

argent-labo-pharmacieCes plaintes ont pour origine l’enquête menée en avril 2008 par le Formindep. Durant un mois, ce collectif de professionnels de santé a observé les prises de position de plus de 150 médecins dans les médias et les congrès. Résultat : alors qu’aucun d’entre eux n’avait déclaré de liens d’intérêts, en réalité près d’une soixantaine en avait.

Le collectif a écrit aux conseils départementaux de l’ordre des médecins, chargé du respect de la loi et du contrôle des conventions passées entre les médecins et les laboratoires pharmaceutiques. “A de rares exceptions près, c’est l’opacité générale”, constate le docteur Philippe Foucras, responsable du Formindep. “Nous n’avons pas à répondre à vos questions extrêmement pernicieuses”, a fait valoir le secrétaire général du conseil de l’ordre de Paris.

Son homologue du Pas-de-Calais confirme que son instance est bien “garante des contrats et conventions signés entre un médecin et l’industrie” mais, ajoute-t-il, “les formations médicales continues ne pourraient pas, dans la plupart des cas, être réalisées sans le support de l’industrie pharmaceutique”.

D’autres ont rétorqué que “les documents contractuels en notre possession sont et doivent demeurer confidentiels”. Finalement, c’est suite à nos propres recherches que nous avons découvert des liens, souvent majeurs, entre certains médecins et l’industrie pharmaceutique, explique le docteur Foucras.

Directs ou indirects, durables ou ponctuels, ces liens d’intérêts peuvent recouvrir des fonctions rémunérées de consultant, de conseil, des participations à des essais cliniques, des rapports d’expertise, des conférences, des actions de formation, etc…

Les médecins mis en cause sont essentiellement des spécialistes (gynécologue, cardiologue, diabétologue, professeur de nutrition, etc.) à qui il est reproché de mettre en avant certains traitements sans préciser les liens qu’ils ont avec les laboratoires qui les commercialisent. “Tous les médecins qui ont un certain renom ont peu ou prou des liens avec l’industrie pharmaceutique et tous les congrès médicaux ainsi que la formation continue vivent en partie grâce aux laboratoires”, justifie le docteur Henri Rozenbaum, président de l’Association française pour l’étude de la ménopause (AFEM), l’un des neuf médecins visés par une plainte. “Une plainte ? Vous me l’apprenez. En 2008, j’avais un lien avec un seul labo ; je n’en ai plus aucun à l’heure actuelle et je ne crois pas avoir enfreint la loi”, souligne-t-il.

“Savoir qui parle, pouvoir distinguer la communication de l’information, n’est pas un point de détail ; c’est la qualité des soins mais aussi les répercussions sur les prescriptions et leur coût pour l’assurance-maladie qui sont en jeu”, considère l’UFC-Que choisir. L’association réclame la création “d’une base de données publique recensant les déclarations d’intérêts des médecins”.

Dans son rapport de 2007 consacré à l’information des médecins généralistes sur le médicament, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) pointait du doigt “les conflits d’intérêts omniprésents” et “la nécessité d’appliquer de manière rigoureuse la loi relative aux conventions et aux liens unissant les professionnels de santé aux entreprises”.

Sandrine Blanchard

La communication médicale encadrée
La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé encadre la communication médicale.L’article L4113-13 du code de la santé publique prévoit ainsi que : “Les membres des professions médicales qui ont des liens avec des entreprises et établissements produisant ou exploitant des produits de santé ou des organismes de conseil intervenant sur ces produits sont tenus de les faire connaître au public lorsqu’ils s’expriment lors d’une manifestation publique ou dans la presse écrite ou audiovisuelle sur de tels produits. Les manquements aux règles sont punis de sanctions prononcées par l’ordre professionnel compétent.”

Il a toutefois fallu attendre le 25 mars 2007 pour que le décret d’application de la loi soit publié.

Article paru dans l’édition du 28.04.09

lundi, 27 avril 2009

Près de 50 ans après la célèbre expérience de Milgram, les résultats font toujours froid dans le dos...

Près de 50 ans après la célèbre expérience de Milgram, les résultats font toujours froid dans le dos.

Un psychologue social américain l’a reproduite et a constaté que les gens sont toujours aussi disposés à administrer à d’autres ce qu’ils croient être des chocs électriques douloureux quand ils se le font demander par une figure d’autorité.

milgramDans l’expérience de Stanley Milgram de l’Université Yale, publiée en 1963, des volontaires, croyant qu’ils testaient les effets de la punition sur l’apprentissage, administraient ce qu’ils croyaient être des chocs électriques, d’intensités de plus en plus grandes, à une autre personne (qui était en fait un acteur) se trouvant dans une pièce séparée.

Un expérimentateur demandait aux participants de donner des chocs, de plus en plus forts, chaque fois que la personne donnait une réponse erronée. Après avoir entendu les premiers cris de douleur, à 150 volts, 82.5% des participants continuaient à administrer les chocs, et de ceux-ci, 79% ont continué à en donner jusqu’à la puissance maximale du générateur, soit 450 volts.

Jerry M. Burger, de l’Université Santa Clara (Californie), a reproduit l’expérience avec 70 participants (29 hommes et 41 femmes). Il a constaté que les taux d’obéissance aux demandes de l’expérimentateur étaient à peine plus faibles que ceux constatés par Milgram: 70% des participants poursuivaient au-delà de 150 volts, après des cris de douleur de l’acteur. L’expérience était alors arrêtée.

“Dans l’expérience de Milgram, presque 4 participants sur 5 qui continuaient après 150 volts, poursuivaient jusqu’à la limite de la machine de 450 volts”, dit Burger.

L’expérience de Milgram avait été vivement critiquée en raison de la détresse qu’elle faisait vivre aux participants. Depuis, les expériences psychologiques sont soumises à des normes éthiques plus restrictives. Certes, mais cela n’enlèvent rien aux conclusions de l’expérience

Dans cette dernière expérience de Burger, les participants se faisaient dire, au moins trois fois, qu’ils pouvaient se retirer de l’expérience en tout temps et qu’ils recevraient quand même leur paiement de $50. Avant de commencer à donner les chocs, ils recevaient eux-mêmes un exemple de choc de faible voltage, 15 volts (comparativement à 45 volts dans l’expérience de Milgram).

Comme dans l’expérience de Milgram, aucune différence n’a été constatée entre les hommes et les femmes.

“Lorsqu’ils sont sous pression, les gens peuvent faire des choses effrayantes” dit l’auteur. “Bien qu’il soit difficile de transposer ce travail de laboratoire dans le monde réel, dit-il, le phénomène démontré peut expliquer partiellement que, dans des temps de conflit, les gens puissent prendre part à des génocides”.

Le phénomène, mentionne l’auteur, n’est pas étranger à la culture de la société. Culture où le conformisme est une valeur dominante.

Ces résultats sont rapportés dans le numéro de janvier de la revue American psychologist.


Sources: American Psychological Association, BBC


Jugez vous-même. Compte rendu d’une expérimentation :

  • Le sujet : C’est pas possible. Je ne vais tout de même pas tuer cet homme. Vous l’entendez hurler ?
  • L’expérimentateur : Je vous l’ai déjà dit, même si les chocs sont douloureux, ils…
  • Le sujet : Mais il hurle ! Ca lui fait sûrement très mal. Qu’est-ce qui va lui arriver ?
  • L’expérimentateur : (ton de voix patient) : l’expérience exige que vous continuiez, monsieur…
  • Le sujet : Ben…tout de même…je veux pas ce rendre ce type malade…vous me comprenez ?
  • L’expérimentateur : Que cela plaise ou non à l’élève, nous devons continuer à lui apprendre à mémoriser.
    Le sujet : Oui, mais moi, je ne veux pas en être responsable. Il n’arrête pas de hurler !
  • L’expérimentateur : il est absolument essentiel que vous continuiez, monsieur.
  • Le sujet : Y a trop de questions ! S’il les loupe toutes… Je veux dire, qui est-ce qui sera responsable s’il arrive quelque chose à ce monsieur ?
  • L’expérimentateur : Je prends toute la responsabilité. Continuez s’il vous plaît
  • Le sujet : Alors ça va. Quel est l’intrus dans cette liste : lent, pas, camion, esprit, débit. Répondez s’il vous plait (un bourdonnement indique que l’élève a donné sa réponse) Faux ! 195 volts. C’était esprit.
  • L’élève (criant) : Laissez-moi partir d’ici …
  • L’expérimentateur : Nous devons poursuivre. Continuez s’il vous plaît.
  • Le sujet : Vous voulez dire quoi ? Lui donner 220 volts ?
  • L’expérimentateur : c’est bien ça. Continuez.
  • Le sujet : Blanc, nuage, cheval, rocher, iglou. Répondez s’il vous plaît.

(un bourdonnement indique que l’élève a donné sa réponse)

-> Le sujet : Faux ! 220 volts. C’était cheval (et il abaisse la manette…)

A 450 volts , l’expérimentateur devra arrêter l’expérience…

 

L’expérience a été répétée des dizaines de fois, avec de nombreuses variations (plusieurs « autorités », contact plus ou moins proche entre le sujet et le comédien, entre le sujet et l’autorité…). Globalement, les sujets vont plus loin dans la délivrance des chocs, lorsque l’autorité est multiple (dilution de la responsabilité), et bien sur, si le sujet «interrogé » est plus loin, voire non visible, et si leur niveau d’éducation est faible. Les sujets sont certes soumis à un stress majeur (3 syncopes sur 40, transpiration, rires nerveux….), mais ils obéissent.

 

Annexe : “I… comme Icare”, d’Henri Verneuil, avec Yves Montand

 

NB : l’autorité est utile.

Mais elle est dangereuse quand elle entre en conflit avec les valeurs de la personne.

mercredi, 22 avril 2009

Cancer: L’Art-Thérapie Réduit l’Anxiété, la Dépression et la Douleur


art-therapie-cancer-guerison-remission-frederic-duval-levesqueUne recherche montre l’efficacité de l’art-thérapie pour réduire certains symptômes chez les gens souffrant de cancer : la douleur, l’anxiété, la dépression, le manque d’appétit, la difficulté à respirer et la fatigue.

Cinquante personnes, âgées de 19 à 82 ans et souffrant de différents cancers, participaient pendant quatre mois à des séances d’art-thérapie leur permettant de se détendre et d’exprimer des émotions. Les activités incluaient le dessin, la peinture, la sculpture et diverses formes d’artisanat.

Les participants évaluaient avant et après les sessions leurs symptômes sur une échelle de 0 à 10. Le seul symptôme mesuré qui n’était pas amélioré par les scéances était la nausée.

La majorité des participants étaient désireux de poursuivre cette activité après la recherche. 90% d’entre eux rapportaient que celle-ci les distrayait et centrait leur attention sur quelque chose de positif.

La plupart des participants prenaient une médication pour la douleur. Une co-auteure avance l’hypothèse que l’art-thérapie peut aider à réduire la douleur en favorisant la production naturelle d’opiacé dans le cerveau. Les sessions ont aussi aidé plusieurs participants à retrouver un sentiment d’identité qui est affecté par la maladie.

Source: http://www.psycport.com

 

Plus d’infos ici

dimanche, 05 avril 2009

Autisme: des Traitements Relevant de la Maltraitance Dénoncés en France !

L‘association contre l’autisme “Léa pour Samy” mène pendant 15 jours sa première campagne de sensibilisation et d’appel aux dons.

Cette campagne se déroule en marge de la Journée mondiale de l’autisme, qui a eu lieu le 2 avril. L’association dénonce le « retard scientifique et médical » français en matière de prise en charge des enfants autistes.

Alors que l’autisme est reconnu comme une maladie neurologique à travers le monde, elle est trop souvent prise pour une psychose en France, ce qui s’accompagne de traitements inadéquats, en décalage avec les méthodes éducatives et comportementales développées internationalement.

Logo de l'association Léa pour SamyElle dénonce des traitements qui relèvent de la maltraitance physique et psychique, en particulier le “packing” (”barbare et archaïque”), pratique qui consiste à enrouler la personne dans des draps trempés dans l’eau froide. Ce “traitement” est utilisé sur les enfants (et adultes) atteints d’autisme par quelques 300 hôpitaux français et structures médicalisées, “sans protocole, sans évaluation ni résultat”, dénonce l’association.

Alors que la plan autiste gouvernemental annoncé en mai dernier vise à favoriser le développement des approches éducatives et à prendre du recul par rapport aux approches de la psychiatrie et de la psychanalyse, les pratiques de prise en charge dans les établissements évoluent très peu.

Depuis des décennies, l’autisme est traité en France par diverses méthodes obscures, scandaleuses et inutiles, dénonce l’association. Elle cite dans son dossier de presse:

“Le packing : (ou séances d’enveloppements dans des draps froids et humides) est proposé pour le traitement des enfants et adolescents autistes dans les hôpitaux psychiatriques pour enfants (hôpitaux de jour). Le packing a pour but d’aider le patient à retrouver une image corporelle en privilégiant ses vécus sensoriels et émotionnels.La pataugeoire : piscine thérapeutique où l’on observe les enfants et où on les prépare à une psychothérapie, un grand classique dans les hôpitaux de jour.

Le holding : découle du courant psychanalytique selon lequel les TED sont causés par un déséquilibre émotionnel dominé par l’anxiété, qui résulterait d’un manque de lien entre la mère et l’enfant. La holding thérapie se propose de restaurer ce lien lors de sessions de 45 minutes durant lesquelles les parents sont encouragés à contenir leur enfant en lui exprimant des affects positifs et en le regardant dans les yeux.

Les animaux (zoothérapies, équithérapies, etc.), les fermes thérapeutiques, la musico-thérapie : ces « thérapies » sont considérées comme un traitement pour soigner une maladie au lieu d’être considérées comme un loisir.

Les psychotropes et neuroleptiques sont utilisés non pas de manière ponctuelle pour faire face à certains troubles violents, mais comme manière de rendre léthargique, d’assommer les « patients ».”

D’autres méthodes (comme l’oxygénation hyperbare) n’ont pas fait l’objet de validation scientifique, sont pratiquées sur les enfants sans évaluation voire sans suivi médical et coûte une fortune aux familles, met en garde l’association qui réclame que le Ministère de la Santé se prononce sur ces traitements.


Source: www.leapoursamy.com

jeudi, 02 avril 2009

Zyprexa : les étiquettes comporteront des avertissements concernant le gain de poids, les niveaux élevés de triglycérides, de cholestérol et de sucre sanguin !

La compagnie pharmaceutique Eli Lilly and Co a annoncé vendredi qu’elle met à jour l’étiquetage pour les États-unis de ses médicaments Zyprexa (Olanzapine) et Symbyax (combinaison d’Olanzapine et de fluoxetine - Prozac).

Cette décision intervient dans le contexte de pourparlers avec la FDA (Food and Drugs Administration), l’autorité de surveillance du médicament, a indiqué la compagnie.

Les étiquettes comporteront des avertissements concernant le gain de poids, les niveaux élevés de triglycérides, de cholestérol et de sucre sanguin.

Le Zyprexa (approuvé en 1996) est un antipsychotique atypique (ou de deuxième génération) utilisé pour le traitement de la schizophrénie et du trouble bipolaire. Le Symbyax (approuvé en 2003) est utilisé pour le traitement du trouble bipolaire.

Le Zyprexa est aussi couramment utilisé “off label” (hors approbation, mais légale) pour le traitement des troubles anxieux.

L’avertissement indiquera que les patients traités avec le Zyprexa peuvent prendre du poids jusqu’à deux ans après le début du traitement, contrairement aux affirmations précédentes de la compagnie selon lesquelles la prise de poids atteignait un plateau quelques mois après le début du traitement.

En décembre passé, dans une série d’articles, le New York Times affirmait que Lilly avait caché pendant une décennie des informations importantes aux médecins sur les liens du Zyprexa avec l’obésité et un taux de sucre sanguin élevé (hyperglycémie) qui est un facteur de risque pour le diabète.

Le Times rapportait que, selon des publications de la compagnie, 30% des patients prenant le Zyprexa ont pris 10 kilos (22 livres) en un an, certains rapportant même un gain de 45 kilos (100 livres) ou plus !

Les préoccupations sur les effets secondaires du Zyprexa ont augmenté depuis au moins 2004, rapporte cette semaine le New York Times et les prescriptions. Les parts de marché ont baissé drastiquement durant la même période.

Sources: CNN, New York Times. Ne comptez pas sur les médias français pour vous donner ce genre d’informations…

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mercredi, 01 avril 2009

Connaissez-vous la Grande Efficacité du Millepertuis contre la Dépression ?

Le millepertuis : une plante utilisée depuis longtemps en Europe pour le traitement de la dépression !

millepertuis-1Elle serait efficace pour traiter la dépression de sévérité légère à modérée selon une nouvelle étude allemande, qui a analysé 29 recherches publiées sur le sujet.

“Dans l’ensemble, nous avons constaté que des extraits de millepertuis avaient une efficacité supérieure aux placebos et égale aux antidépresseurs, avec moins d’effets secondaires, dit Klaus Linde du Centre for Complementary Medicine à Munich, principal auteur.

La plante Hypericum perforatum (millepertuis) produit différentes substances qui peuvent avoir des propriétés antidépressives, mais l’extrait entier est considéré comme plus efficace.

Les études analysées impliquaient 5489 personnes ayant les symptômes de la dépression majeure. Dans toutes ces études, la sévérité des symptômes étaient évaluée au moyen de l’Échelle de dépression de Hamilton. Les doses d’extraits de millepertuis utilisées variaient entre 500 et 1200 mg.

Non seulement le millepertuis était-il aussi efficace que les antidépresseurs pour traiter la dépression majeure de sévérité légère à modérée, mais moins de participants abandonnaient les essais en raison des effets secondaires : comparativement aux antidépresseurs ISRS, ils étaient 47% moins susceptibles d’abandonner.

Le tableau d’ensemble est cependant compliqué par le fait que les résultats sont plus favorables dans les essais menés dans des pays de langue allemande où le millepertuis a une longue tradition et est souvent prescrit par les médecins.

Les chercheurs mettent en garde contre le fait que le millepertuis peut parfois affecter l’action de certains médicaments.

Par ailleurs, précisent-ils, les produits sur le marché varient considérablement dans leur composition, ce qui est le problème courant avec les produits de phytothérapie et autres produits naturels de santé. Les résultats de cette analyse ne s’appliquent qu’aux préparations testées, commentent-ils.

millepertuis-2Des effets secondaires possibles du millepertuis seraient une photosensibilité (sensibilité à la lumière du soleil qui peut entraîner des coups de soleil, des éruptions cutanées, des maux de tête, de la fatigue et d’autres symptômes de photosensibilité), une sécheresse de la bouche, une fatigue, des nausées bénignes, des étourdissements et de la confusion.

Source: Medpage Today

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samedi, 14 mars 2009

Cancer Colorectal : Qu’attendez-Vous pour Vous Faire Dépister ?

C’est au médecin traitant que revient la mission d’inciter ses patients de 50 à 74 ans à se faire dépister.

En se familiarisant avec l’usage bisannuel du test de recherche de sang dans les selles.

cancer-colorectalAvec plus de 37 000 nouveaux cas estimés en 2005, le cancer colorectal occupe la troisième place - en fréquence -, derrière les cancers de la prostate et du sein. Mais la deuxième pour la mortalité (17 000 décès), devancé par le poumon.

Expérimenté dès 2002, le dépistage organisé est généralisé à l’ensemble du territoire depuis la fin 2008.

Le plus souvent dépisté à temps, un cancer colorectal n’est pas méchant. On sait que dans 9 cas sur 10 diagnostiqués, la guérison est possible.

Du 9 au 29 mars 09, les chaînes de télévision hertziennes, et la radio, du 21 mars au 7 avril, valoriseront les bénéfices du dépistage, comme elles l’ont fait en septembre et octobre derniers. Le message mettra l’accent sur les modalités pratiques du test : courrier bisannuel adressé aux 50-74 ans, visite chez le praticien qui remet un test Hemoccult et, en cas de résultat positif, coloscopie.

 

 

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jeudi, 05 mars 2009

Institut national du cancer: Avons-Nous les Experts les Plus Nuls au Monde ?

Le rapport de l’Institut national du cancer sur l’alimentation et le cancer continue de susciter de nombreux commentaires négatifs.

Y compris dans la communauté médicale et scientifique !

Le Pr Bernard Debré (Hôpital Cochin) se dit révolté.

Il dénonce « une étude sans queue ni tête, sans réel fondement scientifique ». Et s’insurge : « C’est scandaleux de publier des choses pareilles. Tout cela inquiète l’opinion publique et me choque profondément.

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Hier encore, les études mettaient en exergue le bénéfice d’une consommation modérée de vin pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires. Le revirement, auquel on assiste, traduit une volonté d’hygiénisme bien pensante. »

Chez les chercheurs, c’est aussi la consternation.Et ce sont les Américains qui montent au secours du modèle alimentaire français !
« Ce rapport et notamment le passage sur le vin ne reflète pas l’état des connaissances », dit à LaNutrition.fr l’un des plus grands spécialistes américains de santé publique. « C’est de la mauvaise science. On a l’impression que ses auteurs ont voulu servir une certaine idéologie, peut-être en vogue au plus haut niveau de l’Etat. C’est ça le problème récurrent avec l’expertise française en matière de santé : la science passe trop souvent au second plan. »De fait, le rapport de l’Institut national du Cancer vient allonger la liste des « avis » et « expertises » qui conduisent à se demander si nos experts sont toujours vraiment compétents.
« L’alcool favorise le cancer dès le premier verre » : la stupidité de l’Institut national du cancer, (février 2009)

Les auteurs de la brochure de l’Institut national du cancer, publiée le 17 février, affirment que la consommation d’alcool augmente le risque de cancer dès le premier verre , et ce quel que soit le type d’alcool (“le risque de cancer apparaît dès le premier verre de vin”, assure la ministre de la santé Roselyne Bachelot). Le président de cet institut assure que ce sont les petites doses les plus nocives. Au passage, l’Institut national du cancer remet en cause l’idée que l’alcool soit bénéfique au système cardiovasculaire.
Voici la vérité prouvé par toutes les études françaises et internationales :

La consommation modérée d’alcool diminue la mortalité cardiovasculaire et la mortalité toutes causes confondues.

La consommation modérée et régulière de vin, elle, diminue le risque de très nombreux cancers en plus d’être bénéfique pour les artères.

La brochure de l’Institut national du cancer sur l’alimentation et la santé, qui affirme notamment qu’un verre de vin quotidien peut donner le cancer, est en passe de discréditer durablement cette institution. Ce ne serait pas la première fois que des « experts » officiels français se mettraient en porte-à-faux avec les connaissances scientifiques.

Si ces dérapages sont inquiétants, la propension des grands médias à les répercuter sans distance l’est tout autant.

« Les médias prennent avec des pincettes les informations fournies par l’industrie pharmaceutique ou l’industrie agro-alimentaire, mais ils relaient sans se poser la moindre question les avis officiels », commente Thierry Souccar, Directeur de la rédaction de LaNutrition.fr et auteur avec Maître Isabelle Robard, de Santé, mensonges et propagande. « C’est étrange, on pourrait pourtant penser qu’avec le temps ils ont appris que toute information, y compris officielle, doit être vérifiée… Mais non ! C’est à chaque fois les mêmes tambours et les mêmes trompettes. Une fois sur deux, ils sonnent faux, mais le mal est fait…»

lundi, 16 février 2009

Arrêter de Fumer ? Que des Bénéfices !

L‘interdiction de fumer dans les cafés et restaurants s’est accompagnée d’une “baisse brutale”, de l’ordre de 15%, du taux d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux en moins de deux mois ! (étude remise au ministère de la Santé)

Selon cette évaluation des bénéfices de l’interdiction de fumer, “l’interdiction de fumer dans le secteur CHRD (cafés-hôtels-restaurants-discothèques) montre une baisse brutale - de l’ordre de 15% - du taux d’infarctus du myocarde et du taux d’accidents vasculaires cérébraux, accompagnant la baisse de l’exposition dans le secteur CHRD qui restait très forte en décembre 2007″.

“Cet important et rapide bénéfice pour la santé des Français est à confirmer dans les deux mois qui viennent et constitue un encouragement à appliquer strictement ce décret dans tous les secteurs”, commente son auteur, le Pr Bertrand Dautzenberg.infarctus

Il a été chargé, en novembre 2006, d’effectuer une surveillance mensuelle des effets de la loi entrée en vigueur partiellement en février 2007 et étendue aux cafés-restaurants en janvier 2008.

“J’ai été surpris pas la rapidité des effets sur la santé, ce qui prouve que le tabagisme passif tue vite, et beaucoup, a déclaré à l’AFP le Pr Dautzenberg.

 

Pour arrêter - définitivement - de fumer, c’est ici.

mercredi, 28 janvier 2009

Cancer : l’Efficacité d’un traitement médical Avec une Psychothérapie est Prouvé !

porte-qui-souvre

 

Savez-vous qu’une psychothérapie peut doubler

les chances de guérison d’un cancer ?

Chez les personnes en vie, deux ans après l’annonce du diagnostic, en suivant une psychothérapie comportementale et cognitive :

  1. Maladie stabilisée : 27 %
  2. Aucun signe de la maladie : 22 %
  3. Tumeur en train de régresser : 19 %
  4. Croissance de la tumeur (rechute) : 32 %

Ce qu’il faut retenir : pour 68 % des malades, l’efficacité d’un traitement médical, avec une psychothérapie, est prouvé.

Egalement, les personnes vivantes ont, en moyenne, vécu deux fois plus longtemps que celles ayant reçu seulement un traitement médical. Leur qualité de vie s’est grandement amélioré.

Même les personnes qui sont décédées ont quand même vécu une fois et demi plus longtemps que ceux du groupe sans psychothérapie.

Je précise que tous les participants qui ont suivis cette étude étaient considérés médicalement condamnés, avec moins d’un an à vivre, au début de l’étude…

(Source : thérapie cognitivo-comportementale appliquée à la santé, Simonton, Siegel et Cunningham)

Vous n’êtes plus seul à vous battre contre la maladie !

 

 

 

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