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vendredi, 01 mars 2013

Accro au cyber porno

Comme l’alcool ou la drogue, la consommation de pornographie en ligne provoque de graves addictions.

Absentéisme au travail, ruptures familiales, problèmes de couple et de sexualité, la boulimie de sexe virtuel peut avoir des conséquences inattendues.

Et comme l’accès aux sites pornos est souvent gratuit et illimité, le nombre de consommateurs ne cesse d’exploser.

Au plus fort de sa dépendance, Alain passait 6 heures par jour devant des vidéos porno sur son ordinateur. Il avait alors centré sa vie sur son addiction à la pornographie, au point de perdre ses amis et de gâcher sa vie amoureuse. Comme Alain, de nombreux hommes développent une porno-dépendance. Certains y laissent même leur emploi.

Aujourd’hui, après l’affaire DSK, ils acceptent de se livrer, de raconter leur détresse. Car c’est bien d’une souffrance qu’il s’agit. Les psychopraticiens spécialisés sont d’ailleurs formels, la dépendance à la pornographie est une pathologie à prendre au sérieux. Aux Etats-Unis, on estime qu’elle concerne 200 000 personnes, hommes et femmes…

En Europe, en France surtout, la maladie est encore peu documentée mais elle se répand à grande vitesse.

En raison surtout de l’apparition, sur Internet, de nouveaux sites pornographiques qui proposent gratuitement, sur le modèle de Youtube, des milliers d’heures de vidéo.

Chez les jeunes, le succès de ces sites est tel que les filles deviennent parfois elles-aussi des consommatrices compulsives.

Or les vidéos proposées n’ont rien d’anodin. Elles mettent en scène des pratiques sexuelles très violentes, souvent à la limite de la légalité.

Alors réagissez, avant qu’il ne soit trop tard.

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mercredi, 26 octobre 2011

Addiction : Plaisir et...

Remplacez la cigarette par le jeu, le sexe, la nourriture,

et

vous avez les symptômes et conséquences désastreuses

de votre maladie !

mardi, 04 octobre 2011

Dépendance-addiction au sexe : foire aux questions

1) Qu’est-ce que la dépendance sexuelle ?

La dépendance sexuelle est pour certaines personnes une manière de soigner leurs sentiments et/ou de faire face aux tensions, de telle sorte que leurs addictions sexuels deviennent le principal mécanisme de défense face au stress ou au changement.

En général, la personne concernée ne peut pas supporter d’être privée de relations sexuelles pendant tout le temps où elle est seule.

Une personne dépendante sexuelle passe beaucoup de temps à la recherche de l’assouvissement de ses fantasmes ou de ses comportements sexuels. Elle peut encore être sous l’emprise de pratiques sexuelles particulières ou déviantes.

 
2) Pourquoi devient-on dépendant sexuel ?

Cela diffère selon les personnes, mais de manière générale, il existe des raisons biologiques, psychologiques et spirituelles. Voici une – courte – explication des raisons qui font que quelqu’un devient dépendant sexuel.

La raison biologique, c’est quand quelqu’un a habitué son corps à recevoir de l’endorphine et des enképhalines, ce qui se fait principalement quand on fantasme au moment de l’éjaculation, et ce qui produit alors dans le cerveau ces deux produits chimiques.

La raison psychologique vient du besoin de guérir ou d’échapper à des abus sexuels, émotionnels ou physiques. Ceci se trouverait dans une substance produite par l’activité sexuelle, habituellement avant l’alcool et les drogues.

Et spirituellement, ce serait une manière de combler le manque de Dieu. Dans ce cas-là, le sexe devient une spiritualité qui réconforte, qui glorifie la personne et qui est toujours disponible et actuel.

Les dépendants sexuels combinent souvent deux de ces raisons, voire les trois. C’est pour cette raison qu’il vaut mieux s’adresser à un psychopraticien (thérapeute en psychothérapie) quand on veut se libérer d’une dépendance sexuelle. Un psychiatre vous donnera des médicaments… longtemps, et des conseils de bon sens.

 
3) Quelle est la différence entre dépendance sexuelle et grande activité sexuelle ?

Cette question est posée à chaque émission radio ou télé sur le sujet. Une personne qui a une grande activité sexuelle est satisfaite sexuellement.

Cela n’a rien à voir avec une fixation car face à un refus, cette personne ne s’imagine ni être totalement rejetée, ni être obligée de rompre ou de quitter les lieux à cause de cela, ou ce genre de choses.

Si un refus de relation sexuelle vous pousse à ce type de fonctionnement, vous pourriez bien avec des problèmes de dépendance sexuelle.

 
4) Peut-on être dépendant de la masturbation ?

Oui, et c’est la dépendance sexuelle la plus répandue.

C’est habituellement le premier comportement sexuel que l’on a régulièrement. C’est en général par là que commencent les compulsions sexuelles de dépendances, et ce comportement, sans tenir compte des autres comportements acquis, reste en général actif.

 
5) La pornographie joue-t-elle un rôle dans les dépendances sexuelles ?

La pornographie associée à l’habitude de se masturber est souvent la pierre d’angle des dépendances sexuelles.

Beaucoup de dépendants sexuels ont de grandes difficultés à se libérer de cette combinaison de comportements.

La pornographie et ses fantasmes créent un monde irréel que les dépendants sexuels traversent pendant leur adolescence.

Cela se développe ensuite et crée un objet relationnel qui conditionne leurs émotions et leur sexualité de telle sorte qu’ils éprouvent du plaisir ainsi des centaines de fois avant d’avoir une relation sexuelle avec une personne réelle.

 
6) Peut-on être dépendant sexuel et ne pas avoir de relation sexuelle avec son partenaire ?

OUI!  On appelle cela de l’anorexie sexuelle.

Cela advient quand la personne préfère les fantasmes et le monde des fantasmes avec elle-même au détriment de la relation sexuelle avec son partenaire. Le dépendant sexuel évite en fait les relations sexuelles.

Ces couples n’ont donc que peu de relations sexuelles, et quand ils en ont, c’est à la demande de celui des deux qui n’est ni dépendant, ni anorexique sexuel.

 
7) A quoi cela ressemble-t-il d’être le partenaire d’un dépendant sexuel ?

Les avis sont partagés. Le sentiment de solitude, ainsi que l’impression que l’autre ne peut pas s’ouvrir et montrer sa véritable nature, sont toujours ressentis.

Il y a aussi la confusion venant de l’impuissance que l’on ressent devant l’insatisfaction de l’autre en dépit de tous nos efforts.

On peut aussi ressentir de la colère à cause des nombreux besoins qui ne sont pas comblés en tant que personne.

 
8 ) Est-ce que les partenaires de dépendants sexuels peuvent se faire aider, même s’ils sont seuls à recevoir de l’aide ?

Oui, même si la dépendance est niée.

Les sentiments de colère, de perte, de solitude et autres vont au fil des ans affecter le partenaire d’un dépendant sexuel. Il faut affronter ces sentiments et les traiter, que l’on reste en couple ou non.

La dépendance ne dépend en effet pas du partenaire, car elle a souvent commencé avant même que le couple ne se forme. Cette dépendance aurait grandi et fait du mal à tout autre partenaire.

 
9) Peut-on en guérir ?

Oui, on peut guérir de la dépendance sexuelle.

Cela demande du temps et des efforts, de venir aux séances prévues avec le psychopraticien (thérapeute en psychothérapie), mais avec de l’aide et du soutien, le dépendant sexuel peut être guéri dans ses aspects émotionnels, relationnels, sexuels, financiers. La psychanalyse ? Elle n’a pas fait la preuve de son efficacité à guérir définitivement d’une addiction jusqu’ici.

 
10) Peut-on se procurer des études sur les dépendances sexuelles ?

Des recherches et des études ont été faites. Leur liste est mise à jour chaque semaine par les centres de conseil: “Heart to Heart Counselling” aux USA, ainsi que des procédés pratiques de guérison tels que “101 Practical Exercises for sexual addiction recovery ” (101 exercices pratiques pour se libérer de la dépendance sexuelle) ou des groupes de discussions tels que “Twelve Step” (Douze étapes).

 
11) Les femmes peuvent-elles aussi être dépendantes sexuelles ?

Oui ! Le nombre de femmes désirant se libérer d’une dépendance sexuelle ne cesse d’augmenter.

Les comportements sont les mêmes que pour les hommes: masturbation, pornographie, activité sur internet, rencontres et relations amoureuses anonymes.

Une vingtaine de femmes guéries ont écrit ensemble le livre  “She Has a Secret: Understanding Female Sexual Addiction” (Elle a un secret – Comprendre les dépendances sexuelles des femmes). C’est un livre excellent pour toutes les femmes concernées.

 
12) Y a-t-il moyen d’éviter cela à vos enfants ?

Oui ! Même si de nombreux patients racontent que leurs pères étaient des dépendants sexuels (pornographie, relations extra conjugales, prostituées, etc.), ils disent aussi avoir reçu de mauvaises ou peu d’informations sexuelles pour compenser.

Si vous comprenez l’anglais, la vidéo “Good Enough to Wait” est la première vidéo de cette sorte qui aident les enfants à comprendre le lien entre les pensée et le sexe, les effets pervers de la pornographie, comment avoir des relations sexuelles satisfaisantes à long terme, etc.

C’est la meilleure combinaison d’étude sexuelle et de principes spirituels qui offre aux jeunes des informations à la fois bonnes et actuelles.

 
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lundi, 03 octobre 2011

Relation à deux : attention à votre prise de poids...

Le début et la fin d'une vie de couple propices à la prise de poids...

Après 30 ans, le début et la fin d'une vie de couple sont liés à un plus grand risque de prise de poids, selon une étude présentée au congrès annuel de l’American Sociological Association. Les hommes et les femmes sont toutefois vulnérables différemment.

Dmitry Tumin et Zhenchao Qian, chercheurs en sociologie à l'Université Ohio, State, ont analysé les données concernant 10.071 personnes interrogées tous les 2 ans depuis le début d'une étude nationale en 1979 alors qu'elles étaient âgées entre 14 à 22 ans. Les chercheurs ont analysé les changements de poids dans les deux ans suivant le début et la fin d'une vie commune.

Le début et la fin de la vie commune peuvent entraîner une légère prise de poids surtout après 30 ans. Mais le risque d'une prise de poids importante est plus important pour les femmes au début de la vie commune et pour les hommes après une séparation.

Les chercheurs font l'hypothèse que les femmes ont souvent un rôle plus important autour de la maison que les hommes et qu'elles peuvent ainsi avoir moins de temps pour l'exercice et rester en forme que même les femmes célibataires.

D'autre part, des études montrent que la vie de couple apporte un bénéfice pour sa santé chez les hommes mariés, et ils peuvent perdre cet avantage lors d'une séparation, ce qui peut conduire à leur gain de poids.

Source : Psychomédia, American Sociological Association

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jeudi, 22 septembre 2011

Jeux d’argent : 600.000 Français totalement accros. Et vous ?

Jeux d’argent : 600.000 Français totalement accros

Addiction aux jeux de tirage, Rapido, paris sportifs… Quelque 600.000 Français (1,3% de la population) sont concernés, selon la première enquête menée en France sur ce sujet par le très sérieux Observatoire des drogues et toxicomanies.

L’enquête, réalisée en juin 2010, avant l’ouverture du marché français des jeux en ligne, a été menée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) dans le cadre du Baromètre santé 2010, auprès de 25.034 personnes.

L’addiction aux jeux d’argent et de hasard est une pathologie comparable à la dépendance à l’alcool, à la nourriture, au tabac ou au cannabis.

Les enquêteurs ont mesuré l’addiction grâce à l’outil de repérage du jeu « problématique », dit « indice canadien du jeu excessif » (ICJE). Il permet de calculer, parmi les joueurs actifs, la proportion de joueurs à « risque modéré » et de joueurs « excessifs ».

Les jeux concernés sont ceux de tirage, de grattage, le Rapido, le PMU, les paris sportifs, les machines à sous et le poker (casinos), et les jeux sur internet.

Parmi les joueurs problématiques, 0,9% (400.000 personnes) présentent un « risque modéré » et 0,4% sont des joueurs « excessifs » (200.000 personnes), soit 1,3% de joueurs « problématiques » en France.

Le profil du joueur « excessif » : des hommes à 75%, jeunes (41 ans en moyenne). Près de la moitié d’entre eux (47%) dépensent plus de 1.500 euros par an contre 7,1% pour l’ensemble des joueurs actifs.

« On peut considérer qu’il y a addiction à partir du moment où la personne concernée essaye de réduire sa conduite sans y parvenir, » explique Marc Valleur, psychiatre et médecin chef de l’hôpital Marmottan spécialisé dans les soins et l’accompagnement des pratiques addictives.

« La dépendance aux jeux est un peu comparable à une dépendance aux excitants. Les jeux de sensations sont des décharges d’adrénaline réputées. »

Les opérateurs de jeux en ligne demandent une réforme fiscale afin de rendre les paris sportifs et hippiques et le poker en ligne « plus attractifs ». Ils attendent une réponse du gouvernement à l’automne…

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

Sources : franceinfo.fr, Nathanaël Charbonnier

 

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mercredi, 07 septembre 2011

Qu’est-ce que l’addiction sexuelle ? Comment s’en sortir ?

L’affaire DSK a popularisé la notion d’ « addiction sexuelle ».

Je le vois bien aux demandes de thérapie que je reçois depuis ce printemps !

Considérée comme une pathologie très sérieuse aux Etats-Unis, la dépendance au sexe reste encore assez controversée en France.

De quoi s’agit-il au juste ?

Et qui sont les « drogués du sexe » ?

Le terme d’« addiction sexuelle » est employé pour la première fois en 1983 par un psychologue américain, Patrick Carnes, pour rendre compte des « drogués du sexe ». On ne se situe pas dans le cadre de la simple boulimie sexuelle, mais dans « le développement d’une dépendance, avec ses critères traditionnels (perte du contrôle, poursuite malgré les conséquences négatives), vis-à-vis de n’importe quelle forme de sexualité » ( 1).

L’addiction sexuelle n’est pas unanimement reconnue dans le milieu psychiatrique comme une perversion, mais certains spécialistes la considèrent comme une réelle aliénation, qui toucherait aux Etats-Unis 6 % des hommes et des femmes.

Le « sex-addict » peut tout sacrifier à sa dépendance, travail, vie sociale et familiale. Obsédé par ses pensées sexuelles, il a besoin sans cesse d’expériences érotiques, nouvelles et multiformes, du cybersexe à la pornographie, de la sexualité collective à la prostitution.

Préférant une sexualité anonyme, détachée de toute émotion, le sujet ressent d’abord le soulagement procuré par l’acte, puis une culpabilité teintée de honte.

L’addiction serait une solution comportementale pour faire face à des difficultés psychologiques, notamment une faible estime de soi. Ce point correspond également au départ du cycle dans lequel le sex-addict entre peu à peu.

Insatisfait par sa vie, il s’isole dans ses fantasmes, qui seront ensuite mis en acte. Puis il s’enferme dans un scénario répétitif : culpabilité-lutte pour ne pas « replonger », puis échec-augmentation du malaise-passage à l’acte pour se sentir mieux.

Les hypothèses sur l’origine de l’addiction, trouble encore peu reconnu en France, sont multiples : psychologiques, médicales…

Une étude de P. Carnes recense un grand nombre d’abus sexuels (82 % des cas) survenus dans l’enfance, ainsi que de fréquents comportements addictifs sexuels ou non (alcoolisme, boulimie) dans l’entourage familial.

 

Les femmes peuvent-elles aussi être dépendantes sexuelles?

Oui ! Le nombre de femmes désirant se libérer d’une dépendance sexuelle ne cesse d’augmenter. Les comportements sont les mêmes que pour les hommes: masturbation, pornographie, activité sur Internet, rencontres et relations amoureuses anonymes.

Une vingtaine de femmes guéries ont écrit ensemble le livre  « She Has a Secret: Understanding Female Sexual Addiction » (Elle a un secret – Comprendre les dépendances sexuelles des femmes).

C’est un livre excellent pour toutes les femmes concernées.

(1) Encore plus ! Jeu, sexe, travail, argent , de Jean Adès et Michel Lejoyeux, Odile Jacob, 2001

Sources : Gilles Marchand , Manuel de psychiatrie (par Julien-Daniel Guelfi,Frédéric Rouillon), P. Carnes

 

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jeudi, 07 juillet 2011

Pourquoi grossissez-vous ? Découvrez les 2 raisons principales

Maigrir: Découvrez la principale cause de la consommation excessive de calories selon des chercheurs

Les Américains consomment en moyenne 2,375 calories par jour, soit 570 de plus qu’en 1977, selon une étude publiée dans la revue PLoS Medicine et financée par les National Institutes of Health. Cette augmentation se traduit directement en un surplus de poids, un kilo de poids corporel correspondant environ à 7700 calories.

Selon l’analyse des données de quatre études nationalement représentative, menées entre 1977 et 2006, le plus grand contributeur de cette forte hausse a été le nombre de collations et de repas par jour. Au cours des dernières 30 années, il est passé de 3,8 en moyenne à 4,9, soit une augmentation de 29%.

La taille moyenne des portions a aussi augmenté mais d’environ 12% seulement. Et, étonnamment, le nombre moyen de calories par gramme de nourriture (la «densité énergétique») a légèrement baissé au cours de cette période, ce qui suggère que les aliments riches en calories ont joué un rôle relativement mineur dans la prise de poids.

La vraie raison pour laquelle nous consommons plus de calories est que nous mangeons souvent, conclut Barry Popkin de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill.

« Dans un environnement où la nourriture est omniprésente, nous devons être conscients de quand, combien et qu’est-ce que nous mangeons », commente Lisa Young de l’Université de New York.

Elle recommande de s’en tenir à 3 repas par jour et de choisir des collations saines, telles que des fruits et des légumes, plutôt que des aliments transformés.

Sources: psychomedia.qc.ca, CNN

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samedi, 04 juin 2011

Psychothérapie à Toulouse : voici quelques réflexions pour guérir de la boulimie et autres TCA

 

  • Mise en évidence des croyances en rapport avec l’addiction à la nourriture, voire affective,
  • Mise en évidence des croyances favorisant la réussite thérapeutique,
  • Mise en évidence des stratégies d’anorexie-boulimie,
  • Définition d’un objectif : déterminer comment transformer une demande ambivalente en objectif positif selon des critères précis,
  • La dissociation séquentielle : prendre en compte la nature très particulière de la personnalité « dissociée » d’une jeune femme dépendante et utiliser les moyens adéquats pour lui permettre de trouver d’autres moyens que la nourriture pour résoudre ses difficultés personnelles,
  • Compulsion (craving) : résoudre cette fameuse compulsion ou supprimer chez vous le besoin irrésistible de manger,
  • Prendre en compte et résoudre la culpabilité et la honte,
  • Identifier les émotions que vous ne savez pas gérer.
  • Gérer ses besoins : découvrir les besoins réels derrière le besoin de boire, de fumer, de sexe, de manger ou le refus de s’alimenter,
  • Mettre en évidence les problématiques spécifiques,
  • Créer un futur : vous apprendre à vous créer des projets d’avenir et à donner un sens à votre vie,
  • Mise en place de repères aidants,
  • La codépendance : sortir d’un schéma de codépendance,
  • Etc… etc…

jeudi, 02 juin 2011

Un réseau pour guérir de l'anorexie et de la boulimie (1/2)

Les causes de l’anorexie et des TCA sont multifactorielles (prédisposition, culture, environnement, mode de vie, stress…).

Le contexte social est bien sûr déterminant. L’offre alimentaire abondante, le matraquage publicitaire sur l’idéal de minceur, le temps et l’importance moindres accordés aux repas… sont autant de facteurs déclencheurs.

Aussi bien dans la boulimie que dans les autres TCA, c’est souvent la pensée anorexique qui pilote les crises. Elles reviennent avec le besoin de maigrir ou le sentiment insupportable d’être trop gros. »Dans la boulimie, les patients confondent la faim et l’envie de manger, souvent liée à des émotions qu’ils ne savent pas gérer autrement. Toutes les émotions peuvent être sources de compulsions alimentaires. Il fautapprendre à gérer les émotions autrement qu’avec la nourriture« , explique Anne-Françoise Chaperon, psychologue clinicienne spécialisée en thérapies cognitives et comportementales.

« Dans tous les cas, il y a la stigmatisation du corps non parfait », souligne Laurence Collet-Roth, psychologue.

Selon une récente étude du psychiatre Christopher Fairburn, chercheur à Oxford (Angleterre) : « Les patients basculent souvent d’un trouble à l’autre. La symptomatologie des TCA peut être commune. » Point inquiétant : « La moitié des patients souffrant de TCA n’accèdent jamais à des soins« , insiste le professeur Jean-Claude Melchior. Surtout les personnes atteintes de boulimie, puisque c’est le plus souvent une maladie non visible.

Le retard de prise en charge a de multiples raisons : « Le refus des patientes, qui restent focalisées sur leur volonté de perdre du poids et craignent toute intervention qui s’y opposerait ; les parents qui se sentent responsables dès lors que l’on évoque un problème psychiatrique et sont parfois dans l’évitement ; le médecin traitant qui a des connaissances souvent insuffisantes, énumère Renaud de Tournemire, pédiatre, responsable de l’unité de médecine de l’adolescent à l’hôpital de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

Ainsi, lorsque la situation devient grave, les familles ont souvent déjà toqué à de multiples portes. » Une perte de temps préjudiciable car, comme le souligne le docteur Nathalie Godart, « plus la prise en charge est précoce, meilleur est le pronostic de guérison ».

Même si la voie est longue et sinueuse, on peut en effet guérir de l’anorexie et de la boulimie.

Sources : Pascale Santi, lemonde.fr

mercredi, 01 juin 2011

Un réseau pour guérir de l'anorexie et de la boulimie (1/2)

dèle, 13 ans, a beaucoup maigri. Inquiets, ses parents consultent leur médecin. Celui-ci envoie la jeune fille consulter un endocrinologue. Le diagnostic tombe : « anorexie mentale », terme médical pour l’anorexie.La jeune fille est dirigée vers un psychiatre.
Semaine après semaine, Adèle continue de perdre du poids.
Son anorexie a démarré il y a environ six mois.
Elle dit s’être sentie « plutôt bouboule » et a voulu commencer à perdre du poids. Elle a arrêté le grignotage, puis les produits sucrés, les féculents…
Ses parents sont désemparés.
Conseillés par la mère d’une camarade de classe, ils appellent un service spécialisé.
Adèle pèse 25 kg et mesure 1,42 mètre. Le médecin décide de l’hospitaliser. En grande souffrance, Adèle a besoin qu’on l’aide.
Face à l’anorexie ou à la boulimie, les parents ne savent pas à qui s’adresser.
Pour répondre à leur attente, un réseau sur les troubles du comportement alimentaire (TCA) a été lancé au niveau de l’Ile-de-France, vendredi 29 janvier. « Nous voulons coordonner les structures de soin des patients souffrant de TCA », explique son président, le professeur Jean-Claude Melchior, nutritionniste à l’hôpital Raymond-Poincaré, à Garches (Hauts-de-Seine).
Les services hospitaliers spécialisés en TCA d’Ile-de-France reçoivent plusieurs dizaines d’appels chaque jour. « Le traitement de ces pathologies est axé sur le travail pluridisciplinaire« , explique l’Association française pour le développement des approches spécialisées des troubles du comportement alimentaire (Afdas-TCA).
Maladie complexe, l’anorexie mentale touche un nombre stable de Français depuis plusieurs décennies.
En revanche, même s’il n’existe que peu d’études sur l’évolution des troubles alimentaires, « la fréquence de la boulimie augmente, notamment dans les zones urbaines », explique Nathalie Godart, pédopsychiatre à l’Institut mutualiste Montsouris, dans le 14e arrondissement de Paris. 1,5 % des femmes et 0,16 % des hommes souffriraient d’anorexie mentale. Elle touche 1 % des adolescentes ; et la boulimie 3 %.
Mais les autres troubles alimentaires, comme l’hyperphagie (se lever la nuit pour dévaliser son frigo ou grignoter frénétiquement entre les repas), progressent, et concerneraient 20 à 30 % des adolescents.
Les TCA frappent davantage la gent féminine : on compte huit à neuf filles malades pour un garçon. En Ile-de-France, on dénombre 180 000 cas d’anorexie mentale chez les femmes et 19 000 cas chez les hommes.
« Beaucoup de femmes sont en boulimie chronique depuis parfois des décennies, affirme Frédéric Duval-Levesque, thérapeute en psychothérapie à Toulouse. Leurs compagnons et surtout leur entourage proche, n’est pas au courant de leur souffrance. »
Les formes intermédiaires affectent 600 000 personnes, selon les chiffres rendus publics vendredi 29 janvier par le réseau TCA d’Ile-de-France.
« Les troubles du comportement alimentaire, pas forcément sous leurs formes les plus graves mais modérées ou transitoires, ont fortement augmenté. Et particulièrement, depuis vingt ans, les crises de boulimie suivies de vomissements provoqués, qui touchent aujourd’hui une à deux jeunes filles sur dix« , explique Xavier Pommereau, psychiatre et responsable du Pôle aquitain de l’adolescence au CHU de Bordeaux.
La suite demain sur mon blog.

Sur le Web : – Anorexieboulimie-afdas.fr ; – Reseautca-idf.org.

Sources : Pascale Santi, lemonde.fr

lundi, 16 mai 2011

"La boulimie pour les Nuls"

La boulimie, c'est quoi?

On distingue  deux types de boulimie :

  • la boulimie avec vomissements où le poids est normal ou légèrement inférieur à la normale et qui correspond aux deux tiers des cas
  • la boulimie sans vomissements où le poids est normal ou légèrement supérieur à la normale. La boulimie masculine est beaucoup plus rare (environ un homme pour dix femmes).

Pour faire le diagnostic de boulimie on recherche essentiellement trois critères :

  • Il y a d'abord la crise de boulimie elle-même qui associe l'épisode hyperphagique (ingestion d'une grande quantité d'aliments dans un temps assez court) et le sentiment d'une perte du contrôle alimentaire à ce moment-là (de ne pas contrôler la quantité, de ne pas pouvoir s'arrêter). Cette crise se fait en cachette.
  • Un comportement compensatoire pour prévenir la prise de poids (vomissements, jeûne, prise de médicaments, exercice physique excessif).
  • Car comme dans l'anorexie il y a une perturbation de l'image corporelle (dysmorphophobie) qui se traduit ici surtout par cette obsession et cette peur panique de prendre du poids.

L'âge de survenue le plus fréquent se situe entre 18-20 ans, le plus souvent il s'agit de jeunes filles.

En général les boulimiques font au moins deux crises par semaines et peuvent faire jusqu'à plusieurs crises chaque jour. Il existe plus rarement des épisodes où les crises s'enchaînent parfois jours et nuits : on parle alors d'état de mal boulimique.

La boulimie, pourquoi?

On ne peut comprendre la boulimie sans la relier à l'anorexie. D'abord parce qu'une fois sur deux, des crises de boulimie émaillent les épisodes anorexiques. Ensuite parce que très souvent on retrouve dans les antécédents d'un patient boulimique, un court épisode anorexique passé inaperçu. Comme nous l'avons développé dans le chapitre sur l'anorexie il s'agit d'un déplacement de l'investissement affectif vers des préoccupations alimentaires. « L'objet » alimentaire, surinvesti, occupe alors tout le champ de la conscience. Mais, à la différence de l'anorexique, qui se sent toujours trop  « grosse de ses envies » et  cherche à maigrir sans fin, il y a, dans la boulimie, perte de cette maîtrise. Le passage à l'acte se termine alors par une sensation de malaise, bien sûr physique (la sensation d'avoir trop mangé), mais aussi psychique avec des idées de culpabilité et d'autodépréciation.

Quel traitement, quelle prise en charge?

Le traitement reprend les mêmes principes que celui de l'anorexie avec une prise en charge pluridisciplinaire. Cependant, s'adressant à un public de jeunes adultes et très souvent d'adultes, l'aspect familial y est beaucoup moins développé ainsi que l'aspect organique. La prise en charge la plus classique associe une thérapie bifocale, c'est à dire d'un coté des consultations régulières avec le psychiatre référent et d'un autre un suivi hebdomadaire avec un thérapeute en psychothérapie. L'aspect corporel est privilégié avec des séances de relaxation et parfois de massages. Il existe également des groupes de parole.

Quelle évolution?

La boulimie est une maladie avec une forte propension à la chronicisation cependant son intensité est très variable dans le temps. Il existe des périodes asymptomatiques qui peuvent durer plusieurs mois avant d'observer une nouvelle rechute.

Au niveau organique la complication la plus fréquente est une baisse du potassium sanguin. On note également la survenue de problèmes dentaires, oesophagiens et une augmentation caractéristique du volume des glandes parotides.

L'hyperphagie boulimique c'est quoi ?

Quand il y a des crises de boulimie (cf. ci-dessus) sans comportement compensatoire pour prévenir la prise de poids, sans préoccupations excessives sur son poids ni problème important d'estime de soi, on parle d'hyperphagie boulimique (ou d'hyperphagie incontrôlée), elle s'accompagne souvent d'une obésité.

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vendredi, 13 mai 2011

Mediator : le laboratoire Servier savait depuis 1995 !

 

Selon des documents que s'est procurés "Le Monde", le laboratoire Servier savait, depuis au moins le début des années 1990, que son médicament, le Mediator, était nocif.

Selon des documents que s'est procurés Le Monde, les chercheurs des laboratoires Servier étudiaient, depuis le début des années 1990, les composés produits dans l'organisme par le Mediator, médicament interdit depuis 2009 et qui aurait provoqué de 500 à 2 000 décès en France.

Parmi eux, lanorfenfluramine (identifiée en 1995 comme responsable de la toxicité de coupe-faims de Servier), l'Isoméride et le Ponderal, tous deux interdits en 1999.

Une parenté que le laboratoire s'est toujours obstiné à minimiser, notamment dans ses documents.

EFFETS SECONDAIRES GRAVES

Une étude menée en 1993 par deux chercheurs de la filiale britannique de Servier quantifie la présence dans le sang de la norfenfluramine, en concentration, le deuxième composé dans lequel se transforme le Mediator. Or, la norfenfluramine est également le produit actif de deux coupe-faims de Servier, Isoméride et Pondéral, dont une étude démontre en 1995 qu'ils entraînent des effets secondaires graves : une hypertension artérielle pulmonaire, responsable d'insuffisances cardiaques.

Le laboratoire Servier ne pouvait donc ignorer, au moins depuis 1995, que le Mediator pouvait être suspecté de produire lui aussi des effets secondaires graves. Au lieu de quoi, il a toujours affirmé que le Mediator avait des "activités pharmacologiques radicalement différentes" de celles de l'Isoméride et du Pondéral et que sa tolérance cardiovasculaire était "satisfaisante".

Sources :  Le Monde.fr, Paul Benkimoun, AFP/Fred Tanneau

 

 

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jeudi, 05 mai 2011

Connaissez-vous le mécanisme de votre boulimie ?

Le manque de confiance et la peur de l’autre conduisent le futur malade à une crise compulsive. Cette crise l’angoisse de la peur de grossir.
Le premier vomissement apparaît, qui annule les effets de la crise, mais la transforme en un gouffre sans faim ni plaisir.
Le jeûne que le malade s’impose pour ne pas grossir renforce le besoin de faire une nouvelle crise.

Source : www.anorexie-et-boulimie.fr

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mercredi, 20 avril 2011

Attention ! Regardez cette vidéo de Demi Lovato sur sa boulimie

La popstar de Disney, Demi Lovato, continue son combat contre la boulimie.

Depuis sa sortie du centre de réhabilitation de Chicago pour se soigner de ses troubles alimentaires, la chanteuse de 18 ans enchaîne les interviews afin sensibiliser les jeunes sur cette maladie.

La brunette s'est par exemple confié au magazine Seventeen et a dévoilé une vidéo dans laquelle elle soutient la "Jet Foundation" et son mouvement : "Love is Louder than the Pressure to be Perfect" (L'amour est plus fort que la pression de devenir parfait).

Ce message, qui s'adresse aux adolescentes et aux jeunes femmes toulousaines qui veulent à tout prix avoir un corps parfait au détriment de leur santé, avait été initié l'année dernière par l'actrice Brittany Snow.

Regarde ci-dessous la vidéo de Demi Lovato pour la Jet Foundation :


[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=YbH84dn5od8&feature=player_embedded]

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lundi, 11 avril 2011

La Boulimie, ça vous dire quelque chose ?

La boulimie consiste en une ingestion rapide et incontrôlable d’une quantité excessive d’aliments caloriques.

Il s’agit d’une compulsion.

Malgré le sentiment de honte et de dégout ressenti par la malade, rien ne peut arrêter la crise boulimique une fois commencée.

Cette personne sait la place énorme que tient l’obsession de la nourriture dans sa vie. Elle a cette pulsion qui la submerge en permanence, du matin au soir, gâchant sa vie. Même lorsqu’elle se retient d’avoir des crises, elle finit par arriver : la volonté n’a aucun pouvoir, sinon de retarder la crise.

La boulimique se lève le matin avec l’idée qu’elle ne va pas craquer, que ça va enfin être une bonne journée, qu’elle va pouvoir penser à autre chose. Mais plus elle se retient et plus l’obsession de la nourriture augmente. Au fur et à mesure que la journée avance, elle sente une pression de plus en plus violente.

Et puis c’est plus fort qu’elle, elle finit par craquer, même si certaines réussissent néanmoins à contrôler leur alimentation pendant de longues périodes.

vomissement, boulimie, anorexie, honte, wc, compulsion, nourritureDe plus, elle se dévalorise beaucoup et a une image d’elle-même très négative. La boulimie est une souffrance réelle, et une souffrance cachée. La vie de l’adolescente et de l’adulte est minée par le mensonge, la peur, la haine de soi. Elle se sent prisonnière de pensées intérieures négatives qui la dévalorisent sans cesse et qui sont d’une exigence terrible.

Le regard des autres, leurs opinions sont essentielles pour ces femme qui sont tout le temps à la recherche d’amour et de reconnaissance.

C’est pourquoi j’affirme que la boulimie n’est pas un problème de nutrition mais de personnalité.

Sachez aussi qu’une boulimique maintient un poids normal ou un peu au-dessus, ce qui lui permet de cacher son problème pendant des années.

Alors comment est-ce que je repère cette pathologie ? Cinq points à retenir :

1) Apparition fréquente de crises de boulimie. Une crise répond à ces deux caractéristiques : – absorption, en une période limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens mangeraient en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances, – sentiment d’une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise : ne pas pouvoir s’arrêter de manger, ne pas pouvoir contrôler ce que l’on mange ou la quantité de ce que l’on mange.

2) Comportements compensatoires inappropriés et réguliers visant à prévenir la prise de poids : vomissements provoqués, emploi abusif de laxatifs, diurétiques, lavements ou autres médicaments, jeûne, exercice physique excessif.
3) Les crises de boulimie et les comportements ci-dessus surviennent tous deux, en moyenne, au moins deux fois par semaine pendant trois mois.
4) L’estime de soi est influencée de manière excessive par le poids et la forme corporelle.
5) Le trouble ne survient pas exclusivement pendant des périodes d’anorexie mentale.

La boulimie peut engendrer un arrêt des règles avec les mêmes types de conséquences physiques que pour l’anorexie : patrimoine osseux compromis, troubles cardiaques etc… (voir mon précédent article sur l’anorexie).

Suite aux vomissements acides répétés, l’émail des dents s’altère, les rendant alors très fragiles et cassantes. Ils peuvent aussi causer des déséquilibres sur le plan des taux corporels d’acidité, de sodium et de potassium, des ulcères de l’œsophage et de l’estomac ainsi que des risques d’hémorragies œsophagiennes.

Enfin, la plupart des boulimiques présentent des symptômes de dépression.

 

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samedi, 05 mars 2011

Attention ! Ceci n’est pas un régime… mais une façon saine et naturelle de manger

Parce qu’il est temps de vous avertir…

Que le régime miracle n’existe pas…

Cette fausse croyance que l’on peut  perdre 5 à 10 kilos rapidement sans conséquences pour votre santé…

Une étude américaine publiée en octobre 2010 dans la revue Annals of Internal Medecine réalisée auprès de 130 000 personnes suivies pendant 20 ans révèle les conséquences graves pour notre santé des régimes existant pauvres en sucres et riches en protéines. L’étude montre qu’avec les régimes hyperproteinés, la mortalité est augmentée de 23% par rapport à la population générale, le risque de crise cardiaque est augmenté de 14% et le risque de décès par un cancer est de 28% plus élevé.

Il est temps de parler vrai et d’en finir avec les diktats et la maltraitance de son organisme, pour s’en remettre au bon sens en toute cohérence avec son corps et la nature, comme le reconnaissent certaines préconisations officielles (PNNS) pour consommer 5 fruits et légumes par jour.

C’est le crédo de ces 2 auteurs.

Le Docteur Lylian Le Goff est médecin environnementaliste  et expert en alimentation et Laurence SaLomon, naturopathe est Chef du restaurant Nature & Saveurs  à Annecy.

Leurs buts : renouer avec une alimentation plaisir, saine et vitalisant, consommer moins de protéines animales au profit de protéines végétales, atteindre la satiété sans culpabilisation ni frustration.

Comment faire ?

Réapprendre les fondamentaux nutritionnels. 12 aliments placard sont proposés pour constituer une base de menus et adopter de saines associations alimentaires. Une analyse objective de notre comportement émotionnel est proposée et enfin une adaptation au quotidien de ces ingrédients originels : céréales et légumineuses, huiles non dénaturées, farines complètes variées, sels et sucres non raffinés, fruits et légumes de saison.

Ils recommandent les produits bio mais pas seulement , étant conscients que tous n’ont pas encore adopté ce type de produits même si ce marché est en explosion partout en France (les achats bio des restaurants collectifs ont doublé en 1 an, la valeur de vente des produits bio est de 3 milliards d’euros en 2009  un doublement depuis 2005, 86% des surfaces agricoles biologiques en conversion, 16 449 surfaces agricoles biologiques en 2009, plus de 10 000 produits bio dans les magasins dédiés et 4000 références en moyenne dans les autres magasins, 46% des Français déclarent consommer un produit bio 1 fois par mois en 2009 (Agence Bio).

Ce qui importe dans « Ceci n’est pas un régime » c’est de se faire du bien et adopter pour toujours une alimentation saine et savoureuse.

« Une alimentation que l’on adopte pour toujours afin d’optimiser son poids et sa forme tout en tenant compte de ses envies. C’est aussi adopter un comportement alimentaire qui donne du sens à un véritable développement durable en intégrant dans ses choix des critères environnementaux, énergétiques et socioéconomiques.  Avec cette méthode on atteint son poids de forme et on le garde à vie tout en étant plus autonome et responsable » nous disent les auteurs.

Un programme qui prend le lecteur par la main, prend en compte son rythme quotidien, propose des repas sains et savoureux, nous initie à l’utilisation d’ingrédients originels et nous réconcilie avec ce corps que nous maltraitons bien trop souvent.


Source : « Ceci n’est pas un régime… », DrLylian Le Goff , Laurence Salomon, éd. Marabout

 

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vendredi, 04 mars 2011

Régime Dukan ? Attention, danger ! L’Université de Montréal dénonce ses défauts

Marie-Josée LeBlanc, nutritionniste de l’Université de Montréal met en garde les personnes qui sont attirées vers les régimes protéinés.

Comme le régime Dukan qui, déjà cet automne, a été épinglé par l’Agence nationale de santé sanitaire (ANSES) française pour les risques de carences à long terme que ce type de régimes amaigrissants engendrent, notamment pour la santé des os, du cœur et des reins.

« Le Régime Dukan est le genre de régime faible en glucides (Atkins, Montignac, South Beach Diet) dont on entend parler très souvent.

Les aliments permis sont très riches en protéines et il n’y a pratiquement pas de glucides, surtout durant les premières étapes. Les régimes faibles en glucides et élevé en protéines, comme c’est le cas pour le régime Dukan, peut entraîner des carences alimentaires étant donné le manque de variété des aliments permis. Ce type de régime pose un risque de carence qui peut mener entre autres à l’anémie, à un manque de calcium et à l’ostéoporose*.

Cela fonctionne le premier mois, mais est-ce qu’on peut tenir longtemps ?

Les études démontrent qu’à long terme, on risque de reprendre le poids perdu, voire en gagner davantage. La méthode Dukan continuera donc à les attirer parce qu’elle permet d’en perdre vite, du moins  à court terme… ».

Or souligne Marie-Josée LeBlanc, « 50% des femmes en bonne santé estiment qu’elles devraient perdre du poids ».

A ces femmes – et aux hommes qui sont également très nombreux dans ce cas – l’ANSES rappelle qu’il est impératif de consulter « un spécialiste – médecin nutritionniste, diététicien, psychopraticien spécialisé en addiction – qui pourra leur proposer le régime correspondant aux caractéristiques de chacun ».

*Ces risques ont été confirmés en France par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) : le besoin nutritionnel moyen en vitamine C de l’adulte n’était pas couvert par les trois premières phases du régime et qu’au cours de la phase 1 et 2, l’apport en fibres serait dix fois moindre que le niveau conseillé.

 

Sources : ANSES, 25 novembre 2010 ; Université de Montréal, 2 mars 2011, site Internet www.extenso.org, du Centre universitaire de nutrition préventive NUTRIUM de l’Université de Montréal ; Rapport de l’ANSES, Evaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement.

 

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jeudi, 03 mars 2011

Un peu d’humour… l’été approche !

 

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jeudi, 20 mai 2010

Anorexie-Boulimie : Allez à cette Conférence Gratuite, à Toulouse !

ABMP vous invite à découvrir un concept nouveau (cela dépend pour qui, cela fait des années que je l’utilise pour mes patientes…) en psychologie : la co-dépendance.

Pour vous guider, la psychologue clinicienne Daisy Planas vous parlera de “La co-dépendance, ou quand l’alimentation occulte toute relation sociale, et notamment familiale”

Rencontre gratuite, suivie d’un débat ouvert à tous

Lieu : la CMS, 2 rue Malbec, 31000 Toulouse

Renseignements : 0561579102

ABMP : Anorexie-Boulimie Midi-Pyrénées

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lundi, 17 mai 2010

Si Vous Maigrissez Rapidement, c’est Plus Efficace à Long Terme que les Petits Changements de Comportements ?


Le rythme optimal pour perdre du poids fait l'objet de controverse...

Une récente étude, publiée dans l'International Journal of Behavioral Medicine, suggère que maigrir assez rapidement au départ pourrait être plus favorable, même à long terme. Et les programmes de perte de poids devraient encourager des grands changements de comportements dès le début plutôt que de petits changements, considère les auteurs.

Lisa Nackers de l'Université de Floride et ses collègues ont analysé les données concernant 262 femmes obèses (IMC de 36), âgées en moyenne de 59 ans, qui participaient à un programme de perte de poids pendant six mois dans lequel elles étaient encouragées à couper les calories pour perdre un demi kilo par semaine et faire plus d'exercice. Elles étaient ensuite suivies pendant un an au moyen de contacts bimensuels par newsletter ou appels téléphoniques.

Celles qui ont perdu du poids à un rythme plus rapide durant le premier mois, c'est-à-dire plus que 0.68 kilo par semaine, ont perdu plus à long terme que celles qui perdaient à un rythme plus lent de 0.22 kilo par semaine ou moins. Elles étaient 5 fois plus susceptibles d'avoir perdu 10 % de leur poids initial au bout de 18 mois et elles ne reprenaient pas plus le poids perdu.

Les femmes qui perdaient plus rapidement persistaient mieux dans la tenue d'un journal alimentaire et prenaient moins de calories.

Cela montre qu'un démarrage rapide rapporte plus à long terme que de faire de petits changements comportementaux, conclut Nackers. "Perdre à un rythme plus rapide est peut-être plus renforçant dans la période d'apprentissage des comportements", dit-elle. "L'apparence physique, l'image corporelle, l'augmentation de l'énergie et la meilleure mobilité peuvent être plus rapidement améliorés, ce qui peut être plus encourageant plus atteindre ses buts".

Sources:

Los Angeles Times, Emax Health, psychomédia.qc. ca

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mercredi, 14 avril 2010

« Que faire ? Mon enfant est trop gros ! »

Obésité de l’enfant :
stabiliser le poids d’abord !
Pourquoi dépister tôt ?

Un enfant obèse a 2 à 6 fois plus de risque qu’un enfant de poids normal de le rester à l’âge adulte. Le risque est d’autant plus grand que le surpoids s’est installé précocement et/ou qu’il persiste tard dans l’enfance.

Ainsi, 30 à 50 % des enfants obèses à huit ans et 70 à 80 % des adolescents obèses le resteront à l’âge adulte (1, 2). L’idéal est ainsi d’agir sur le surpoids avant l’âge de huit ans. Les conséquences de l’obésité de l’enfant sont importantes, les études épidémiologiques montrant, en effet, que l’obésité est associée à une augmentation de 50 à 80 % de la mortalité à l’âge adulte (1).

Y a t-il des enfant à risque de surpoids ?

Il est nécessaire de surveiller attentivement les enfants, en particulier ceux qui présentent un risque de surpoids. Les enfants ayant un poids faible à la naissance < 2,5 kilos souvent lié au tabagisme maternel et ceux ayant un poids de naissance > 4 kilos présentent un risque de surpoids. Un rebond de corpulence (ou rebond d’adiposité) précoce avant l’âge de 6 ans est un facteur de risque de surpoids. Le facteur héréditaire jouant un rôle majeur dans le surpoids, les enfants nés de parents en situation d’obésité sont à risque (4). Tous les déséquilibres psychologiques personnels et familiaux (en particulier les décès) peuvent avoir un retentissement sur l’alimentation et la déséquilibrer. Par ailleurs, les familles migrantes dont les habitudes alimentaires ne sont plus celles du pays d’origine sont à risque de surpoids (Maghreb, Afrique noire notamment), ainsi que les familles ayant un niveau socio-économique bas. En revanche, l’allaitement maternel diminue le risque d’obésité de l’enfant (3). Une étude réalisée sur 134 000 enfants montre très clairement une diminution du risque d’obésité avec la durée de l’allaitement.

Comment détecter le surpoids ?

L’indice de masse corporelle (IMC) est utilisable dès le plus jeune âge et varie en fonction de l’âge. La plupart des obésités s’installent entre l’âge de 2 à 6 ans. Pour détecter tôt un surpoids, il est ainsi indispensable de mesurer et de reporter très régulièrement les valeurs de l’indice de masse corporelle (IMC) de l’enfant depuis la toute petite enfance, en pratique tous les trois mois. Depuis 1995, une courbe d’IMC est intégrée au carnet de santé des enfants. Dès que le poids dépasse le 97e percentile, l’enfant est en surpoids, il faut en parler avec l’enfant et ses parents et instituer un suivi rapproché.

Comment agir ?

L’objectif de la prise en charge d’un surpoids doit être réaliste.

Le temps où la perte de poids était l’objectif à atteindre est révolu.

Les soignants ont compris que stabiliser le poids est déjà un succès qui signifie que les habitudes de vie de l’enfant (et de sa famille) ont évolué.

La perte de poids est un idéal, mais nous savons tous que l’idéal est souvent inaccessible !

• Le traitement consiste à introduire des changements progressifs et durables, chez l’enfant et sa famille tant au plan alimentaire qu’à celui de l’activité physique.

L’élément le plus important consiste à devenir l’allié de l’enfant. Il est indispensable d’établir avec lui une connivence. On ne peut pas agir sur le poids d’un enfant contre lui, mais uniquement avec lui. Ainsi, toutes les interdictions sont… interdites ! Il est indispensable de respecter les goûts de l’enfant, de s’entendre avec lui, de passer des accords successifs avec lui et sa famille pour qu’il modifie certaines habitudes, sans le priver de ce qu’il aime. S’il aime les sodas sucrés, on ne l’en prive pas, on définit avec lui des quantités raisonnables. En quelque sorte, on passe avec l’enfant et ses parents un contrat.

• En pratique, chaque consultation doit poursuivre un objectif principal pour qu’en sortant de celle-ci l’enfant ait retenu cet objectif. Les consultations où l’enfant est vu seul se révèlent ainsi particulièrement importantes pour lui donner la parole, l’écouter, lui donner confiance et établir du lien.

On sait, d’autre part, que les paroles prononcées avec douceur sont intégrées par l’enfant et produisent petit à petit leurs effets.

Faire bouger l’enfant davantage est une priorité. Tous les moyens sont bons. Ainsi, si l’enfant aime l’ordinateur, plutôt que de lui interdire, il est possible pour le faire bouger de lui proposer la Wii Fit. L’activité physique en famille constitue un plus, jouer au football avec le père étant une solution intéressante.

• Le rôle du généraliste est important pour repérer les enfants ayant un problème de surpoids. Cependant, la prise en charge demande du temps et nécessite le plus souvent une prise en charge spécialisée.

Faut-il une psychothérapie ? Oui.

La psychothérapie (personnelle ou familiale) est utile lorsque des conflits psychologiques internes ou externes sont présents. Lorsqu’ils ne sont pas évidents, la baisse des résultats scolaires est un indicateur révélateur (1) et doit retenir l’attention.

Le double en 30 ans
En France, 13 % des enfants et adolescents (de 2 à 17 ans) sont en surpoids ou obèses. Dès 4 ans, plus d’un enfant sur 10 est en surpoids (1).Le nombre d’enfants obèses a doublé en trente ans.

Bibliographie

1– Expertise collective. Obésité. Dépistage et prévention chez l’enfant. Editons de l’Inserm. 2000.

2- Jouret B. et al. Obésité de l’enfant et de l’adulte. Rev. Prat. 2004 ; 54 (9) : 997-1005.

3 – Von Kries R. et al. Breast Feeding and Obesity : Cross Sectional Study. BMJ 1999 ; 319 (7203) : 147-50

4 – Tounian P. Obésité infantile : bousculons les idées reçues. Réalités en nutrition 2007 ; 2 : 31-6.

lundi, 08 mars 2010

« Les personnes obèses ont un risque accru de 55% de développer une dépression avec le temps, alors que les personnes déprimées ont un risque accru de 58% de devenir obèses… »

Plus de poids, plus de dépression ? Plus de dépression, plus de poids ?

L’obésité semble associée à un risque de dépression, et la dépression apparaît également associée à un risque accru d’obésité, selon une analyse publiée dans les Archives of General Psychiatry.

Floriana S. Luppino de l’Université Leiden (Pays-Bas) et ses collègues ont analysé les résultats de 15 études impliquant 58,745 participants.

« Nous avons constaté des associations bidirectionnelles entre la dépression et l’obésité: les personnes obèses ont un risque accru de 55% de développer une dépression avec le temps, alors que les personnes déprimées ont un risque accru de 58% de devenir obèses« , écrivent les auteurs.

Des sous-analyses montrent que l’association entre obésité et dépression ultérieure était plus prononcée chez les Américains et que chez les Européens. Elle est aussi lus importante en cas de diagnostic de dépression que de symptômes dépressifs qui ne rencontrent pas les critères diagnostiques.

Plusieurs hypothèses explicatives ont été proposées. L’obésité peut être considérée comme un état inflammatoire, et l’inflammation est associée au risque de dépression. Parce que la minceur est considérée comme un idéal de beauté, être en surpoids ou obèse peut contribuer à une insatisfaction corporelle et une faible estime de soi qui peuvent mettre à risque de dépression. Inversement, la dépression peut augmenter le poids par le biais d’une interférence avec le système endocrinien ou des effets secondaires des médicaments antidépresseurs.

Source : psychomedia, Archives of General Psychhiatry

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dimanche, 31 mai 2009

Débutez Votre Semaine avec un Sourire…

samedi, 16 mai 2009

Alli: “C’est tout sauf une pilule miracle pour perdre deux kilos avant d’aller à la plage”

Alli, la nouvelle pilule anti-obésité, est un pari risqué…

Premier médicament anti-obésité vendu sans ordonnance, est commercialisé en France depuis mercredi 6 mai.

Le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) espère réaliser grâce à lui un chiffre d’affaires de 15 millions à 20 millions d’euros par an, ce qui en ferait l’un des dix produits d’automédication les plus vendus en France.

Lancé aux Etats-Unis en juin 2007, il s’agit d’une version allégée d’un médicament déjà ancien, le Xenical du suisse Roche, qui reste vendu sur ordonnance. Alli est destiné aux personnes obèses (12,4 % de la population française) ou en surpoids (29 %).

Si le timing du lancement du produit – avant les vacances d’été – est idéal, son succès commercial est loin d’être assuré du fait de ses effets secondaires désagréables. Agissant au niveau de l’estomac et de l’intestin, Alli réduit l’assimilation des lipides. Faute de suivre un régime alimentaire pauvre en graisses, le patient risque des diarrhées sévères. Aux Etats-Unis, ces effets indésirables expliquent les difficultés du produit, dont les ventes sont tombées à 84,7 millions d’euros en 2008, alors qu’elles avaient atteint 169,3 millions dans les six mois qui ont suivi son lancement.

alliLe coût du traitement, de 50 à 60 euros par mois, est aussi en cause. Les études montrent que les patients traités avec Alli perdent environ 5 % de leur poids après 16 semaines de régime et de traitement, une diminution 50 % plus importante qu’avec un placebo. Une efficacité jugée insuffisante par les autorités sanitaires françaises, qui ont décidé de ne pas rembourser Alli. “C’est tout sauf une pilule miracle pour perdre deux kilos avant d’aller à la plage, explique Vincent Cotard, président de GSK santé grand public. Pour perdre du poids, il est indispensable de l’associer à un régime alimentaire et de faire du sport.”

D’autres redoutent des dérapages, une augmentation des troubles alimentaires (notamment la boulimie…) et une automédication inadaptée. Parmi ses contre-indications, la prise de certains médicaments (ciclosporine, anticoagulants…). Les troubles digestifs (allant jusqu’aux diarrhées graisseuses) peuvent nuire à l’efficacité de la pilule contraceptive, comme le souligne l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

NON REMBOURSÉ

Alli pourrait venir allonger la liste des échecs des laboratoires dans la lutte contre l’obésité. Alors qu’un milliard de personnes dans le monde sont en surpoids ou obèses, l’industrie n’a pas réussi à lancer de nouveau médicament amaigrissant sur le marché depuis le Xenical, en 1998. Les ventes de ce dernier ont chuté de 21 % en 2008, à 332,3 millions d’euros.

Le laboratoire français Servier avait ouvert la voie dès les années 1980 avec un coupe-faim baptisé Isoméride. Mais ce produit a été retiré du marché en 1997, car il provoquait des hypertensions artérielles pulmonaires. Toujours en vente, le Sibutral (Abott) doit être prescrit par un spécialiste depuis 2002 car il peut augmenter les risques d’hypertension, d’arythmie cardiaque, voire d’infarctus.

Alors que le français Sanofi-Aventis fondait d’énormes espoirs sur l’Acomplia, son traitement anti-obésité, l’Agence européenne du médicament a suspendu son autorisation de mise sur le marché en octobre 2008. Il était soupçonné de provoquer des dépressions.

L’américain Merck a arrêté ses recherches sur une molécule similaire. Comment expliquer une telle série d’échecs ? “L’efficacité de ces médicaments n’est pas discutable, répond le professeur Bernard Guy-Grand, spécialiste de la nutrition, mais ils sont chers, non remboursés et, surtout, ils ne peuvent corriger à eux seuls une pathologie aux sources multiples.”

Jérôme Porier

Article paru dans LeMonde du 07.05.09

samedi, 07 mars 2009

Comment Perdre 5 à 10 kg par An !

regime

Comment perdre 5 à 10 kilos par année

en enlevant - seulement -

100 calories par jour !

 

Des façons simples de couper de l'alimentation ou dépenser 100 calories par jour peuvent vous aider à perdre (ou ne pas prendre) 10 livres (environ 5 kilos) par année.

Les experts de la perte de poids s'entendent pour dire que la meilleure façon pour réussir à perdre du poids et maintenir cette perte n'est pas à travers des régimes stricts mais à travers des petits changements que vous pouvez maintenir toute la vie.

Il s'agit simplement de faire des petits changements dans la routine de tous les jours. Un certain temps d'ajustement est souvent nécessaire afin d'implanter une nouvelle habitude puis elle devient automatique... Facile ;-)

La calorie est une mesure d'énergie : si vous prenez 100 calories de moins par jour ou en dépenser 100 de plus, cela fait une différence d'environ 10 livres (environ 5 kilos) à la fin de l'année.

Une livre (1/2 kilo) de graisse correspond à 3 500 calories. Sauver 100 calories par jour pendant 365 jours donne environ 36 500 calories, ce qui équivaut à 10 livres . Vous pouvez doubler le résultat, c'est-à-dire perdre ou éviter de prendre 20 livres, en coupant 100 calories de votre alimentation et en dépensant 100 calories supplémentaires par jour.

En choisissant les bons aliments - fruits, légumes, légumineuses, grains entiers, protéines maigres et produits laitiers faibles en gras - vous pouvez avoir suffisamment d'énergie et satisfaire votre faim.

5 recettes pour brûler 100 calories par jour:

- Marcher environ 1 km et demi de plus par jour (environ 20 minutes)
- Acheter un pédomètre et mesurer le nombre de pas que vous faites par jour, en ajouter environ 2000
- Faire 10 minutes de jogging
- Faire 30 minutes de plus d'entretien domestique
- Faire 15 minutes de vélo stationnaire, de natation ou d'exercices à l'aide d'un vidéo.

15 astuces  d'enlever 100 calories de l'alimentation :

- Mangez des céréales de grains entiers riches en fibres plutôt que des céréales sucrées au déjeuner
- Utilisez de la moutarde ou une mayonnaise faible en gras dans votre sandwich plutôt que la mayonnaise régulière
- Remplacez une collation de biscuits ou de chips par un fruit frais

- Remplacez une boisson gazeuse sucrée par une boisson diète. Une seule canette de boisson gazeuse sucrée par jour pendant un an vous fera engraisser de 6,5 kilos
- Choisissez un sorbet, ou une crème glacée faible en gras plutôt que la crème glacée régulière
- Utilisez de la margarine légère fouettée plutôt que la régulière

- Coupez le bacon de votre sandwich ou de votre déjeuner
- Choisissez du pain plutôt qu'un croissant
- Laissez tomber le fromage de votre hamburger ou sandwic

- Prenez une vinaigrette légère plutôt que régulière
- Prenez du lait écrémé plutôt que entier

- Prenez des fromages et yogourts légers

- Prenez 1/2 tasse de moins de pâte ou de riz
- Enlevez la peau de votre portion de poulet
- Partagez votre dessert avec votre chéri(e)

Si vous avez d'autres idées, laissez un commentaire ;-)

mercredi, 12 novembre 2008

Déplacement Professionnel à Lyon, du 22 au 30 novembre 2008

Bonne semaine à tous mes clients et à mes nombreux lecteurs depuis plus d’un an et demi déjà…

Je serai à Lyon, en consultation, du 22 au 30 novembre inclus. Auprès de clients atteints de cancer, afin de leur apprendre ce qu’ils peuvent faire de plus pour augmenter leurs chances de rémission / guérison en complément de leurs traitements, et de personnes souffrant de dépendance, de dépression, d’anxiété ou d’alcoolisme.

Je ne serai joignable qu’au 06 23 39 07 07.

Retour à Toulouse : lundi 1er décembre 2008.

Merci et bonne semaine….

 

Frédéric Duval-Levesque

lundi, 03 novembre 2008

Hyperphagique ? Vous ?

L‘hyperphagie boulimique, qui consiste à manger en quantité déraisonnable et hors de contrôle de façon assez fréquente, est le trouble alimentaire le plus fréquent.

Il dépasse l’anorexie et la boulimie, selon des chercheurs en psychiatrie de l’Université Harvard.

Selon l’auteur principal de cette recherche, le Dr. James I. Hudson, il s’agit bel et bien d’un trouble alimentaire. Cela mériterait plus d’attention de la part des professionnels de la santé.

Ce trouble est fortement lié à l’obésité. Dans un épisode d’hyperphagie, une personne peut, par exemple, prendre un repas complet, suivi d’un litre de crème glacée pour dessert et d’un sac de chip sans être capable de s’arrêter.

Selon cette recherche, pour laquelle 9 000 participants ont été interrogés, 20% des femmes et 10 % des hommes font de l’hyperphagie, définie comme des épisodes de consommation excessive et incontrôlée de nourriture, bien au-delà de la satiété, qui se produisent au moins trois fois par mois.

Comparativement, l’anorexie est présente chez moins de 5% des femmes et 2,5% des hommes et la boulimie se retrouve chez 10% des femmes et 5% des hommes.

L’hyperphagie met à risque élevé d’obésité, de diabète, de maladie cardiaque, d’accident cérébro-vasculaire et de certains cancers.

Si la personne ne suit pas une psychothérapie comportementale et cognitive, les comportements d’hyperphagie persisteraient en moyenne environ 8 ans, tout comme la boulimie. Et à une moyenne d’environ 2 ans pour l’anorexie. Avec les graves complications sur la santé que cela représente.

J’ai constaté que ces trois troubles, hyperphagie, boulimie et anorexie coïncident souvent avec des troubles de l’humeur comme la dépression et l’anxiété.

La prévalence de troubles alimentaires est la plus grande chez les 18-29 ans et la moins grande chez les plus de 60 ans.

Les chercheurs considèrent que ces résultats amènent des arguments scientifiques supplémentaires en faveur de l’inclusion de l’hyperphagie dans la prochaine édition du DSM IV.


 

Source: Journal Biological Psychiatry, February 2007.

 

NB : L’hyperphagie boulimique (parfois appelée alimentation compulsive) est un trouble des conduites alimentaires considéré comme requiérant davantage d’études avant une éventuelle inclusion dans le manuel diagnostique des troubles mentaux (le DSM-IV). La boulimie et l’anorexie sont les seuls troubles alimentaires formellement reconnus.

 

Pour un entretien gratuit et sans engagement, cliquez là

dimanche, 19 octobre 2008

2ème Journée Anorexie-Boulimie, à Toulouse : entrée libre !

L‘association de familles et de proches Anorexie-Boulimie Midi-Pyrénées organise, sous la présidence du Pr Jean-Philippe Raynaud, cette deuxième journée régionale. Elle rassemble familles et professionnels autour des troubles des conduites alimentaires (TCA)

De 8h30 à 17h, c’est un programme d’interventions dense pour cette journée du samedi 25 octobre 2008, qui a nécessité beaucoup de travail…

Jugez vous-même :

8h30 - accueil des participants et allocutions de bienvenue de Nicole Pons (présidente de l’ABMP), du Dr Françoise Galinon (psychiatre) et des représentants municipaux. Conclusion des allocutions par le Pr Jean-Philippe Raynaud

9h30 - Etat des lieux des TCA et des prises en charge, par le Dr François Granier

10h15 - Le travail avec les parents, par le Pr Phlippe Jeammet

11h - L’anorexie mentale chez les garçons, par le Dr Jean Chambry

11h45 - Table ronde entre les intervenants et discussion avec la salle, suivie d’une pause déjeuner libre

14h - L’aide aux familles et aux proches, avec les Drs Christian Soler (médecin généraliste) et Philippe Boudergues (psychiatre), l’ABMP (représentée par Francis Edouard), l’association de professionnels TKP (représentée par le Dr Dany Benarous, Jean-Luc Sudres, Daisy Planas, Anne-Marie Bosc, Emmanuelle Lefevre et Nathalie Marty) et l’Udaf

15h30 - L’aide aux patients, avec le Dr Marc Uzan (endocrinologue), le Dr Catherine Amoyal (psychiatre), le Dr Franck Hazane (psychiatre) et l’association d’usagers Gem No’mad

Un témoignage d’espoir de Manuela précédera la clôture de la journée par le Dr Marie-France Moles (psychiatre)

 

Inscription gratuite, mais obligatoire, en appelant le 05 61 57 91 02.

 
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