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samedi, 23 avril 2011

3 millions de dépressifs par an ! Etes-vous à l'abri ?

Selon le baromètre santé 2005 qu’a publié l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), la prévalence des épisodes dépressifs caractérisés l’année dernière s’élève à 7,8 %, « ce qui représente 3 millions de personnes chaque année ».

Un chiffre impressionnant auquel il faut ajouter les troubles sub-syndromiques, soit 8 millions de malades supplémentaires. Mais restons-en aux épisodes dépressifs caractérisés, qu’ils soient légers (0,4 %), moyens (4,2 %) ou sévères (3,2 %). Tout d’abord les auteurs notent qu’ils ont tendance à être récurents.

En effet, si 2,9 % en sont à leur premier et unique épisode, on dénombre 3,8 % des personnes interrogées à présenter un trouble dépressif récurrent (et 1,2 % à souffrir de dépression chronique). Globalement, les femmes sont deux fois plus nombreuses à avoir souffert d’un EDC dans l’année qui a précédé l’enquête (10,4 % versus 5,2 %) et elles sont aussi plus nombreuses à avoir présenté un EDC d’intensité sévère. Une différence de genre que l’on découvre toutes tranches d’âge confondues.

Les chercheurs de l’Inpes notent aussi qu’il existe deux pics d’importance : le premier à 20-25 ans (10,9 % tous sexes confondus), le second à 35-44 ans (9,5 %).

Un patient sur trois ne cherche pas d’aide…

Curieusement, « l’importance des épisodes dépressifs diminue plus tardivement chez les femmes que chez les hommes ». Alors qu’elle commence entre 45 et 55 ans chez les hommes, il faut attendre la tranche d’âge 55-64 ans pour observer le même phénomène chez les femmes. L’enquête confirme le poids de la dépression en cas de maladie chronique : « Ce sont les personnes atteintes d’une IST et d’un cancer qui souffrent le plus souvent d’une dépression comorbide à leur trouble (respectivement 19,1 % et 16,1 %) » mais les problèmes articulaires, les rhumatismes, l’asthme et le diabète accroissent aussi le risque dépressif. Enfin, il faut se souvenir que seules deux personnes sur trois cherchent de l’aide en cas d’EDC et que les hommes de 15 à 19 ans, en particulier, sont les plus réticents à le faire.

Outre ces données démographiques, le médecin peut repérer d’autres drapeaux rouges qui doivent le mettre en alerte. Par exemple, être célibataire, séparé(e) ou veuf(ve) augmente le risque de dépression par rapport au fait de vivre en couple, alors que le fait d’avoir des enfants (ou pas) ne change rien. De même, « le type de catégorie socio-professionnelle, le diplôme, le revenu du foyer et la taille de l’agglomération n’ont pas d’effets significatifs sur le fait de connaître un EDC ».

Moins surprenant, chômage et dépression augmentent le risque. Le retentissement de la dépression sur l’activité professionnelle est majeur : « Plus d’un tiers des personnes ont dû arrêter leur travail en raison de problèmes psychologiques. Lorsque l’intensité de l’épisode est sévère, elles sont près de 50 % à interrompre leur activité ». Le taux d’interruption est de l’ordre de 40 % dans deux cas : lorsque l’on rencontre pour la première fois un EDC et lorsque les troubles durent depuis plus de deux ans. Quant à la durée moyenne de l’arrêt de travail, elle est de 81 jours mais varie considérablement en fonction de la sévérité de l’atteinte : 10 jours dans l’EDC léger, 49 jours dans l’EDC moyen et 108 jours dans l’EDC sévère.

« Pour deux tiers des personnes, la durée d’arrêt de travail n’excède pas un mois, tandis que la durée est supérieure à trois mois pour près d’une personne sur cinq environ », note l’Inpes.

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